L'éditorial

C’est une pièce en trois actes, à la formule spécifique et parfaitement équilibrée, et qui ne laisse que peu de place au hasard. Tous les ans, à l’orée du printemps, le triptyque du Critérium International consacre en effet un coureur en forme optimale. Ainsi Bobby Julich avait-il triomphé l’an dernier, dans la foulée de son succès dans Paris-Nice, réalisant un doublé que nul n’avait plus réussi depuis dix ans et la saison majuscule de Laurent Jalabert.

Chacune des trois étapes a ses caractéristiques propres : l'étape initiale du samedi d'abord, dans la plaine, d'ordinaire dévolue aux sprinters et qui mènera cette fois le peloton de Sedan à Charleville-Mézières. La course de côtes du dimanche matin ensuite, qui utilise au mieux le relief ardennais et qui sera encore densifiée cette année avec l'ajout d'une nouvelle difficulté, le Roc la Tour, montée de plus de trois kilomètres avec des passages à 10%. Le classique et décisif contre-la-montre enfin, dans le merveilleux écrin de la Place Ducale, pour départager les meilleurs à coups de secondes.

À Charleville-Mézières, élue il y a deux ans ville la plus sportive de France, sur les terrains probants et variés du département des Ardennes, le Critérium International se sent bien. Son cœur bat ici depuis cinq ans. Un premier bail a déjà été renouvelé. Jamais deux sans trois ?

Christian PRUDHOMME