les porteurs de maillots

19 - VINOKOUROV Alexandre1 - ARMSTRONG Lance106 - HUSHOVD Thor57 - RASMUSSEN Mickael7 - POPOVYCH Yaroslav

LA COURSE EN DIRECT

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le film de l'étape

Vinokourov toujours là

L’enjeu de l’ultime étape paraît clair au départ de Corbeil-Essonnes. D’une part, une chasse au maillot vert est organisée par le duo d’Australiens McEwen-O’Grady, qui ont encore de maigres espoirs de faire vaciller Thor Hushovd. D’autre part, la victoire d’étape de prestige sur les Champs-Elysées vaut toujours son pesant d’or. Mais rien ne presse pour le peloton, qui sacrifie comme le veut la tradition aux séances de photos et aux dégustations de champagne dans la première partie de l’étape.

C’est bien sûr à l’entrée dans Paris que la balade devient une course. Philippe Gilbert tente le premier une attaque juste avant l’entrée dans Paris, mais une chute dans les rangs de Discovery Channel (Hincapie et Popovych) l’incite à se relever. Une foule de candidats se précipitent à corps perdus à l’avant de la course dès le deuxième tour de circuit, bien que le chrono ait été officiellement arrêté en raison des raisons climatiques jugées dangereuses. Da Cruz le premier, mais aussi Jalabert, Tankink, Albasini, Knaven et d’autres, tentent leur chance. A 9 km de l’arrivée, la course semble toutefois verrouillée par les équipiers des sprinteurs, qui ont travaillé sans relâche pour reformer le peloton.

Le scénario prévu est chamboulé par Laurent Brochard et Alexandre Vinokourov, qui attaquent à 3km. Le Français ne tient pas le rythme, mais il est remplacé dans la roue du Kazakh par Krivtsov, puis McGee. Au passage sous la flamme rouge, Vinokourov n’est plus accompagné que de McGee, avec 50 mètres d’avance sur le peloton. Il place son accélération à 300 m de la ligne s’impose en puissance. Il prend la 5ème place du classement général, devient le premier « attaquant » vainqueur sur les Champs depuis Eddy Seigneur en 1994. Sa deuxième victoire d’étape est également un message pour l’avenir. Une manière de dire « Je suis encore là ».

Car le héros du jour, héros du Tour au sens large, n’est autre que Lance Armstrong, qui a parachevé son œuvre sur les Champs-Elysées en y promenant pour la septième et dernière fois le maillot jaune du vainqueur final. L’Américain, qui a repoussé les limites de sa propre légende en rendant son record un peu plus inaccessible, fait tomber le rideau sur une carrière d’exception entièrement vouée au Tour. Le chef d’œuvre est accompli. Armstrong est le premier des grands champions du Tour à s’arrêter en pleine gloire.

Les enseignements de ce septième acte, qui ne comporte finalement aucune surprise, résident surtout dans la confirmation du statut d’Armstrong et de sa maîtrise totale du sujet. Manifestement, le « boss » ne connaît ni l’usure physique, ni la baisse de motivation. Le degré de perfection dans son approche du Tour a même semblé inégalé : Armstrong a remporté en 2005 la plus « facile » de ses victoires.

La méthode est globalement inchangée. Marquer les esprits dans le premier contre-la-montre, où il s’est certes classé 2ème derrière Zabriskie, mais a surtout relégué tous ses rivaux directs. Enfoncer le clou dès les premières étapes de montagne. C’est chose faite à Gerardmer puis à Mulhouse, où Vinokourov, Ullrich et Basso s’usent déjà les mollets dans de vaines tentatives d’attaque. Les mêmes persistent jour après jour à travers les Alpes et les Pyrénées. Armstrong contrôle et réprime systématiquement leurs ambitions. Enfin, il paraphe sa démonstration par une victoire dans l’ultime contre-la-montre, comme il l’avait déjà fait à cinq reprises par le passé (1999-2000-01-02-04).

Quelles sont donc les nouveautés du Lance Armstrong version 2005 ? D’abord, l’Américain n’a remporté aucune étape en ligne sur ce Tour. Cette application de la stratégie Indurain, déjà adoptée en 2000, dénote cette fois un état d’esprit différent. Si la concentration reste une des clés de voûte du système Armstrong, elle s’accompagne d’une forme de décontraction inédite. A cet égard, les victoires d’étapes d’Hincapie au Pla d’Adet et de Salvodelli à Revel sont significatives : il s’agit des uniques succès « d’Armstrong’s boys » depuis le début de son règne. D’ailleurs, le chef de bande a donné l’impression, particulièrement dans l’étape de Gerardmer, qu’il était en mesure d’agir seul en cas de défaillance de son entourage. Une façon de plus de prouver que le « boss », c’était bien lui.

Dépêches

18:06 - Le Top 10 final du classement général

1. Lance Armstrong (Usa)
2. Ivan Basso (Ita), à 4’40"
3. Jan Ullrich (All), à 6’21"
4. Francisco Mancebo (Esp), à 9’59"
5. Alexandre Vinokourov (Kaz), à 11’01"
6. Levi Leipheimer (Usa), à 11’21"
7. Mickael Rasmussen (Dan), à 11’33"
8. Cadel Evans (Aus), à 11’55"
9. Floyd Landis (Usa), à 12’44"
10. Oscar Pereiro Sio (Esp), à 16’14"

17:34 - Le Top 10 de l’étape

1. Alexandre Vinokourov (Kaz)
2. Brad McGee (Aus)
3. Fabian Cancellara (Sui)
4. Robbie McEwen (Aus)
5. Stuart O’Grady (Aus)
6. Allan Davis (Aus)
7. Thor Hushovd (Nor)
8. Baden Cooke (Aus)
9. Bernhard Eisel (Aut)
10. Robert Forster (All)

17:27 - Victoire de Vinokourov

Le Kazakh a gagné en puissance dans les 300 derniers mètres. Il prend la cinquième place du classement général...

17:26 - Les deux hommes sur les Champs-Elysées

Cancellara est sorti du peloton, mais Vino attaque

17:25 - La flamme rouge

McGee et Vinokourov sont ensemble, navec 50 mètres d’avance

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