les porteurs de maillots

126 - MONCOUTIE David57 - RASMUSSEN Mickael, VIRENQUE Richard1 - ARMSTRONG Lance106 - HUSHOVD Thor38 - VALVERDE Alejandro

LA COURSE EN DIRECT

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le film de l'étape

La formule Moncoutié

Gagner le Tour de France, c’est un peu trop demander à David Moncoutié. Vivre des moments d’exception sur un vélo, faire vibrer les spectateurs et « sentir » les coups à sa portée, il sait faire. Comme l’année dernière entre St-Flour et Figeac, Moncoutié a bâti son succès sur son inspiration, son tempérament et sa persévérance.

Le peloton ne manque pas de baroudeurs. Dans une des rares étapes qui leur est promise, les candidats sont si nombreux que le peloton ne sait où donner de la tête en début de journée. Après une succession de tentatives avortées, un groupe de 11 coureurs se détache au km 70. Moncoutié a la bonne idée d’en être. Hushovd et O’Grady, relancés dans la bataille au maillot vert par le désistement de Tom Boonen, compliquent un peu plus la donne en rejoignant la bande au km 80.

Merckx élimine les indésirables

Dans un groupe de tête où se joue également une lutte entre sprinters, la collaboration devient rapidement inégale. Mais le travail des Davitamon-Lotto et des Discovery Channel manquant un peu de conviction, les échappés parviennent à maintenir un écart stable : avec 3’35’’ au km 133, chacun peut y croire.

Dans l’ascension du Col du Corobin, le peloton abdique. Axel Merckx, qui se rappelle peut-être que son illustre géniteur est le dernier vainqueur d’une arrivée du tour à Digne, en 1969, tente un coup à 8 km du sommet. Son accélération a le mérite de désorganiser le groupe, et notamment de décrocher les « indésirables » Hushovd et O’Grady, mais ne s’avère pas décisive. C’est à ce moment précis que le flair rentre en ligne de compte. David Moncoutié en a à revendre, il passe à l’action un kilomètre plus tard, appuie plus longtemps son effort et creuse un petit écart sur ses poursuivants, qui ne sont plus que sept.

Moncoutié s’accroche

Mais rien n’est joué, car avec 38’’ d’avance au sommet du Col (7’40’’ sur le peloton !), il faut encore tenir 30 km. La stratégie est simple pour Moncoutié : ne pas se retourner, et tout donner. Il lui reste 30’’ à 15 km de l’arrivée. En plus de sa foi à toute épreuve, il bénéficie de circonstances de course doublement favorable. D’abord parce que ses ex-compagnons d’échappée perdent plus de temps à s’observer qu’à organiser la chasse, ensuite parce que ses compatriotes Halgand et Casar oeuvrent pour la cause nationale… en restant calmes.

Résultat, Moncoutié a toujours 30’’ d’avance à 10 km, 28’’ à 5 km… Sous la flamme rouge, il est acquis que l’attentisme des poursuivants va profiter à Moncoutié. Il remporte sa deuxième victoire sur le Tour après une attaque portée à 37 km du but. Casar remporte le sprint pour la deuxième place en guise de lot de consolation. Armstrong conserve le maillot jaune.

Dépêches

16:46 - Le Top 10 de l’étape

1. David Moncoutié (Fra) COF
2. Sandy Casar (Fra) FDJ, à 57"
3. Angel Vicioso (Esp) LSW, à 57"
4. Patrice Halgand (Fra) C.A, à 57"
5. Jose Luis Arrieta (Esp) IBA, à 57"
6. Franco Pellizotti (Ita) LIQ, à 57"
7. Axel Merckx (Bel) DVL, à 57"
8. Juan Manuel Garate (Esp) SDV, à 57"
9. Thor Hushovd (Nor) C.A, à 3’15"
10. Stuart O’Grady (Aus) COF, à 3’15"

16:18 - Casar 2ème

Sandy Casar a gagné le sprint pour la 2ème place

16:16 - Victoire de Moncoutié

Première victoire française sur le Tour 2005, le jour de la fête nationale

16:15 - Moncoutié sous la flamme rouge

A plus de 30 secondes derrière lui, les autres se préparent pour le sprint de la 2ème place !!

16:14 - Moncoutié à 3 km de la ligne

Toujours 28’’ d’avance, et pas d’attaque dans le groupe des 7 poursuivants

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