Chris Froome : « Une étape de 65 km, c’est un nouveau territoire »

3 329 km de route, un important kilométrage de pavés, un chemin de terre sur le Plateau des Glières, des étapes de montagne aux formats variés dont un défi ultra-dynamique de 65 kilomètres avec arrivée au col de Portet… les temps forts du Tour 2018 ont tenu en haleine les spectateurs présents au Palais des Congrès à Paris. Et en particulier les acteurs attendus en juillet prochain. 

Si l’attente des 4 000 spectateurs du Palais des Congrès était fixée sur le détail du parcours de l’édition 2018, Christian Prudhomme a prolongé le suspense en ouverture de son discours, rappelant que « le Tour doit être utile ». En l’occurrence, il s’agissait avant tout de défendre la sécurité de tous les cyclistes, soutenus ici par la voie de la plus grande course du monde. « Stop au massacre », a interpellé le directeur de l’épreuve avant de brandir le maillot de la campagne « La route se  partage ». Le sujet principal de la cérémonie a ensuite pris sa place, le public réagissant avec un enthousiasme manifeste à l’annonce d’un kilométrage important de pavés dans l’étape de Roubaix ; avec solennité en apprenant que le peloton se rendrait pour la première fois au Plateau des Glières lors de l’étape du Grand-Bornand ; et avec envie en revisionnant les images de la victoire de Thibaut Pinot à l’Alpe d’Huez, où sera jugée l’arrivée de la 12e étape. Mais à l’applaudimètre, la star du parcours reste le sprint montagnard qui attend les coureurs sur l’étape de Saint-Lary-Soulan, avec trois redoutables ascensions et une arrivée inédite au col de Portet (2215m)… en seulement 65 km.

A l’unisson du public de connaisseurs réuni à Paris, les favoris du prochain Tour de France se montrent également intrigués et excités par cette explication qui pourra se révéler décisive à quatre jours de l’arrivée. A commencer par le quadruple vainqueur de l’épreuve, Chris Froome, tout frais lauréat du Vélo d’Or pour la troisième fois de sa carrière : « Pour moi, c’est comme un nouveau territoire ! Ça va attaquer dès les premiers kilomètres entre les favoris de la course, ce sera une des clés de ce Tour de France ». L’enjeu est peut-être moins impressionnant pour Warren Barguil, qui ne sera « pas là pour le général », mais le maillot à pois 2017 ne reste pas insensible à ce petit morceau de choix : « Une étape de 65 km, je ne crois pas que j’ai déjà fait ça depuis que je roulais en cadets. Ce sera sur le bouton ‘on’ du début à la fin, il y aura du spectacle ». Romain Bardet, 2e en 2016 et 3e en 2017, s’intéresse forcément aux conséquences que pourra avoir cette étape sur la conquête du titre, avec la perspective d’une bataille magistrale : « Les leaders seront rapidement mis les uns face aux autres. Cela donne beaucoup d’espace, je m’attends à une course vraiment folle ce jour-là ! Je ne serais pas surpris qu’on y enregistre les plus gros écarts de ce Tour de France ».

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