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Communiqué

Le crack Erik croque Alessandro tout cru : qui l'eût cru ?

On attendait Alessandro Petacchi, venu chercher à Tours sa 25e victoire de la saison, mais l’irrésistible sprinter italien, pourtant idéalement lancé par ses équipiers dans l’avenue de Grammont, a coincé dans les dix derniers mètres, coiffé sur le fil par ce diable d’Erik Zabel, dont la longévité au plus niveau est tout simplement prodigieuse. N’a-t-il pas remporté cette même course en 1994, année de sa première participation au Tour de France. Neuf ans déjà… Tel le chat, dont on dit qu’il a neuf vies, Erik Zabel, souple et véloce comme un félin, étoffe chaque année un palmarès unique, le plus riche du cyclisme allemand. Dans un style complètement différent, tout en punch et en aérodynamisme, Paolo Bettini a fait le spectacle en s’échappant dans la dernière difficulté du jour, obligeant la formation Fassa Bortolo à lancer la chasse très loin de la ligne d’arrivée… Il termine à la 11e place, ce qui est suffisant pour s’adjuger la Coupe du Monde UCI, confirmant la supériorité actuelle du cyclisme italien, largement en tête au classement par nation. Gageons que la Squadra Azzura profitera de cette force collective dans une semaine aux Championnats du Monde d’Hamilton (Canada).


Dépêches

17:10 - Bettini couronné !
En prenant la 11e place, juste derrière son grand rival Peter Van Petegem, Paolo Bettini s’adjuge pour la seconde année consécutive la Coupe du Monde UCI, disputée sur dix manches réparties tout au long de la saison. Il ne lui reste plus qu'à remporter la semaine prochaine le titre de champion du monde pour couronner une saison exceptionnelle.





16:39 - Victoire d'Erik Zabel
Débouchant seul dans la ligne droite finale, il ne résiste pas au retour du peloton et à la chevauchée fantastique d’Erik Zabel, qui s’impose au sprint devant Petacchi et O’Grady, neuf ans après sa première victoire dans Paris-Tours.

16:33 - Bettini en tête !
Le rythme infernal n’empêche pas Moreni et Bettini d’attaquer et de prendre quelques longueurs d’avance. L’Italien se détache dans la dernière difficulté (côte du Petit Pas de l’Ane), pris en chasse par le peloton.

16:19 - Echappée terminée
A Joué-les-Tours (Km 240,5), l’écart n’est plus que de 15 secondes. Au Km 243, le peloton met un terme à cette échappée de 240 kilomètres.

16:10 - Au chat et à la souris
A 20 kilomètres de l’arrivée, l’écart se stabilise autour de 30 secondes. Le peloton garde les échappés en ligne de mire.

16:03 - Résultat de Paris-Tours Espoirs
La course Espoirs a été remportée par le jeune Français Mathieu Claude (Equipe VendéeU-Pays de Loire).

15:45 - Le peloton se rapproche
Alors qu’il reste 45 kilomètres à parcourir, les échappés ne comptent plus que 45 secondes d’avance. Les chances de Boonen et Dumoulin, vainqueurs de Paris-Tours Espoirs en 2000 et 2001, de rééditer leur exploit à l’échelon supérieur, semblent réduites à néant.

15:27 - Belle résistance
A Amboise (Km 196,5), l’écart est tombé à 1’40’’, ce qui n’empêche pas les échappés, bénéficiant d'un vent favorable, de continuer sur un rythme d’enfer : 50,5 kilomètres parcourus au cours de la première heure, 43 au cours de la deuxième, 46,6 au cours de la troisième et 51,5 au cours de la quatrième.

13:57 - Un scénario prévisible.
Les choses se gâtent pour les hommes de tête qui, après avoir compté 5’15’’ d’avance, sont pris en chasse par les équipes Saeco, Fassa Bortolo, Lotto – Domo et Telekom. A Cormenon (Km 123), l’écart est tombé à quatre minutes.

13:34 - Bettini en roue libre...
Paolo Bettini est indiscutablement le coureur qui aura marqué de son empreinte la saison 2003. Le leader de la Coupe du Monde, qu’il devrait logiquement remporter pour la seconde année consécutive, est actuellement n°1 mondial au classement individuel établi par l’UCI, un rang que lui ravirait son compatriote Petacchi si le leader de l’équipe Fassa Bortolo triomphait ce soir à Tours. Ses succès dans Milan-San Remo, la Hew Cyclassics Cup et la Clasika San Sebastian ajoutés à sa troisième place dans le Grand Prix de Zürich lui octroient une confortable avance de 146 points sur Boogerd et de 147 points sur Van Petegem, d’autant plus confortable que le Néerlandais n’est pas aujourd’hui sur la liste des partants et que le Belge est loin de la forme qui lui avait permis de dominer ses adversaires dans le Tour des Flandes et Paris-Roubaix. Autant dire que le suspens sur le résultat final de la Coupe du Monde UCI n’est plus digne d’un scénario hitchkockien. Car le sprinter italien l'a annoncé : il ne prendra pas de risques inconsidérés pour s'imposer à Tours, son ambition étant de devenir champion du monde dans une semaine sur le circuit d'Hamilton.

12:58 - Une échapée qui a de l'allure !
La configuration de la course n’a guère changé. A Dangeau (Km 76), les huit échappés continuent à creuser l’écart sur le peloton (3’45’’). Un peloton qui, après plusieurs bordures, a fini par se regrouper pour finalement ralentir son allure. Un relâchement qui devrait servir les dessins des hommes de tête, manifestement décidés à mener grand train : 50,5 kilomètres parcourus au cours de la première heure…

12:27 - Les paris sont ouverts !
Paris-Tours est une course idéale pour les sprinters et les équipes l’ont bien compris, engageant leurs hommes les plus véloces dans l’espoir de les voir s’imposer ce soir sur l’Avenue de Grammont. Le pronostic n’est pas aisé, mais parions sur l’équipe Fassa Bortolo, qui compte dans ses rangs le nouveau roi du sprint, Alessandro Petacchi, lequel a remporté la bagatelle de quinze étapes dans les trois grands tours cette année ; l’homme le plus rapide du peloton sera épaulé par Michele Bartoli et Serguei Ivanov, des équipiers de rêve… Mais la liste des sprinters engagée est impressionnante : Erik Zabel, Oscar Freire, Robbie McEwen, Jaan Kirsipuu, Stuart O’Grady, Baden Cooke et Fabio Baldao. Il sera difficile d’éviter le sprint massif, objectif qui sera cependant partagé par les baroudeurs du peloton, tels Jacky Durand (déjà à l’attaque), Jakob Piil, Tom Boonen, Johan Museeuw, Cédric Vasseur, sans compter sur le tempérament des jeunes Français qui auront à cœur de s’illustrer à une semaine des Championnats du Monde d’Hamilton (Canada)…

11:55 - Pas de répit !
La course n’a pas tardé à s’animer… Dès le départ, donné à 11h11, Samuel Dumoulin s’est échappé, entraînant dans son sillage sept hommes : Michaelsen, Boonen, Lang, Righi, Kupfernagel, Durand et Liese. Au Km 29, l’écart entre l’échappée et le peloton s’élève déjà à deux minutes.

10:32 - Bienvenue à tous !
Bienvenue sur le site officiel de Paris-Tours, 9e et avant-dernière manche de la Coupe du Monde. Le départ sera donné de Saint-Arnoult-en-Yvelines à 11h15 ; les 197 coureurs s’élanceront pour une course longue de 257,5 kilomètres, essentiellement tracée sur un terrain plat, bien que le final présente un relief accidenté, avec trois côtes dans les dix derniers kilomètres : la côte de l’Epan (500 mètres à 8%), la côte du Pont Volant (400 mètres à 7%) et la côte du Petit Pas de l’Ane (400 mètres à 7%). Depuis 1998, ce parcours s’est montré favorable aux attaquants et aux baroudeurs, puisque Jacky Durand, Marc Wauters, Andrea Tafi, Richard Virenque et Jakob Piil ont tour à tour réussi à déjouer les tactiques des équipes de sprinters et à résister au retour du peloton sur la longue avenue de Grammont (2.600 mètres). Des succès qui donneront probablement des idées à ceux dont la pointe de vitesse n’est pas l’arme préférée…