La Méditerranée accueille le peloton de Paris-Nice à bras ouverts. Du soleil, des paysages magnifiques, la chaleur du sud et pour pimenter le tout, un coup de mistral qui risque de jouer un grand rôle dans l’étape du jour entre La Crau et Cannes. Pour preuve le rythme très rapide et les nombreuses attaques qui animent les premiers kilomètres.
Puis, au kilomètre 7, Kemps (LSW), Ziegler (GER), Schmitz (TMO), Posthuma (RAB), Lotz (QST), Sanchez (FDJ), Ludewig (DOM) et Dessel (A2R) sortent du peloton et creusent progressivement un écart intéressant. Au sommet du Col de Taillude (Cat 3 – Km 33), Ludewig devance Schmitz et Posthuma alors que le peloton accuse un retard de 3’40. Sous l’influence du mistal, les échappés maintiennent une allure très soutenue et augmentent encore leur avance. Ils comptent 4’40’’ après les 42,9 kilomètres parcourus
pendant la première de course. A l’approche du sprint-bonification de La Garde-Freinet (km 55,5), les hommes de tête intensifient encore leur effort mais le peloton ne accélère à son tour et se rapproche. Sur la ligne du sprint, Ludewig prend le meilleur sur Sanchez et Lotz mais leur avantage s’est réduit à 4’20’’.
Au pied de la Côte de Taradeau (Cat 2 – km 81), les leaders ont reconstruit leur pécule. Ils attaquent les premières pentes de cette deuxième ascension avec 4’50’’ d’avance sur leurs poursuivants emmenés par l’équipe CSC.
Dessel bascule en tête au sommet suivi de Lotz, Posthuma, Schmitz et Ziegler. Derrière, l’équipe CSC assure toujours le train avec un retard de 4’40. L’écart se maintient et les échappés franchissent la Côte des Tuillières (Cat 2 – km 95,5) emmenés par Ludewig, Dessel, Posthuma, Kemps et Ziegler avec un avantage de 4’35’’. A l’entrée de la zone de ravitaillement de Callas (km 101,5) les hommes de tête possèdent toujours 4’40’’ d’avance sur le peloton. Mais il semble que le peloton s’applique plus à contrôler la latitude
laissée aux échappés qu’à revenir sur eux. Néanmoins, en tête de course, chacun assure sa part de travail pour maintenir l’écart. Tant et si bien que l’écart augmente à 6’20’’ à l’heure de franchir le Col de Saint Arnoux ( Cat 3 – km 118,5). Dessel se présente en tête devant Ludewig et Lotz alors que le peloton pointe encore à 6’.
Au pied du Col de Bourigaille ( Cat 1 – km 130 ) les échappés se regardent un peu, certains se laissent distancer, d’autres tentent de prendre le large… La belle entente qui leur avait permis de compter plus de 6’ d’avance semble s’effriter. A mi-pente, le peloton se rapproche à 5’15’’. Ludewig marque une nouvelle accélération qui laisse Sanchez sur place. En tête du peloton, Schleck (CSC), Danielson (DSC), Rodriguez (SDV) et Kasheshkin (CA) sortent en contre. Cette tentative a pour effet de faire réagir le peloton qui reprend les contre-attaquant sous la conduite des CSC et se rapproche à 4’10’’.
Au sommet Ludewig passe en tête devant Dessel Posthuma, Lotz, Schmitz, Kemps et Sanchez. Mais les poursuivants se font de plus en plus menaçants à 3’20’’ derrière. A la faveur de la descente, les échappés
reprennent un peu de champ. A l’entrée de Tourettes (km 138,5), ils disposent désormais de 3’50’’. Mais les poursuivants s’agitent. Gilbert (FDJ) et Hulsmans partent en contre. Ils se rapprochent à 3’35’’ alors le peloton qui accuse 4’10’’ de retard à la sortie de Fayence (Km 139,5). Sur la ligne du sprint-bonification de Montauroux (km 149), Kemps s’impose devant Lotz et Dessel. Les deux poursuivants sont à 3’10’’ alors que le peloton compte 4’10’’.
Ludewig part à nouveau à l’offensive. Mais cette fois, aucun de ses compagnons d’échappés ne réagit. Il augmente son avance rapidement jusqu’à 25’’ au pied du Col du Tanneron (Cat 2 – km 163,5) sur ses 7 poursuivants. D
ans l’ascension Ludewig est rejoint par Posthuma. Gilbert et Hulsman sont eux repris par le peloton. Au sommet, Posthuma devance Ludewig. Il reste alors 20 kilomètres à parcourir et le groupe de poursuivants immédiats s’est fractionné. De son côté le peloton est à 2’30’’. Posthuma accélère à nouveau dans la descente du Tanneron et distance Ludwig.
À l’approche de l’arrivée, Posthuma augmente encore son avantage. Il s’impose sur le front de mer avec près de 40’’ d’avance sur Ludewig. Ses anciens compagnons d’échappée rejoignent quant à eux l’arrivée en ordre dispersé avant que le peloton se présente à son tour avec 4’05’’ de retard sur le vainqueur.
Julich, arrivé avec le peloton, conserve son maillot de leader. Les huit premiers restent d’ailleurs les mêmes. Le suspens reste donc à son comble à la veille de l’arrivée sur la Promenade des Anglais.