Le départ de cette étape clé de Paris-Nice à été donné ce matin à 12h02 pour les 154 rescapés d’une édition marquée par des conditions météorologiques très éprouvantes pour les organismes. Néanmoins la perspective de retrouver les rivages de la Méditerranée a dû donner des idées au peloton qui se montre très remuant dès les premiers kilomètres. Les attaques se succèdent aux avant-postes sans que personne ne parvienne à creuser d’écart significatif avant le passage au sommet de la Côte de Cride (Cat 3 km 11). Bessy (Cof ) y pointe en tête devant Contador (LSW) et Osa (IBA).
Dans la descente, Jalabert (PHO) et Engoulvent (COF) placent une attaque qui surprend le peloton. Leur avantage augmente peu à peu et les deux hommes se présentent détachés au sprint-bonification de Peyrolles en Provence (km 33,5). Jalabert y devance Engoulvent et Niermann (RAB) qui emmène le peloton avec un retard de 30’’. Les deux hommes voient finalement leur avance fondre et sont repris au kilomètre 50.
Au kilomètre 53, Serpellini (GER), Hayman (RAB), Jalabert et Fritsch (SDV) trouvent l’ouverture pour entrer dans la zone de ravitaillement avec 3’30’’ d’avance sur Bodrogi (CA) parti en contre et 4’10’’ sur le peloton. Bodrogi est finalement repris mais les trois échappés augmentent régulièrement l’écart. Au sommet de la Côte de Mazaugues (Cat 3 – Km 107), Serpellini bascule en tête devant Jalabert et Fritsch alors que le peloton, emmené par l’équipe Fassa Bortolo pointe à 4’45’’.
Au sprint-bonification de Signes (km 128), Serpellini passe à nouveau en tête devant Jalabert et Hayman alors que l’écart avec le peloton conduit désormais par les coureurs de la formation Illes Balears se stabilise à 5’. La poursuite s’engage orchestrée cette fois par l’équipe Liberty Séguros-Wurth Team et l’avance des échappés diminue assez nettement : 4’ au kilomètre 130, 3’40’’au kilomètre 132 et à peine 2’50’’ au pied de la Côte de Beausset (Cat 3 – Km 146,6). Au sommet, Fritsch prend cette fois le meilleur sur Serpellini et Jalabert, mais le peloton s’est rapproché à 2’25’’ sous l’impulsion des coureurs de l’équipe T-Mobile.
Le rythme de la chasse s’intensifie et De Weert (QSD) tente même de partir en contre dans l’ascension de la Côte de Sainte-Anne d’Evenos.
Il est repris par le peloton. Au sommet, Fritsch bascule en première position devant Serpellini, Hayman et Jalabert. Mais ils ne comptent plus qu’une minute d’avance sur leurs poursuivants. L’écart tombe même à 50’’ au pied du Col du Corps-de-Garde (Cat 2).
Dans la montée, les tentatives de contre se multiplient en tête du peloton. Fritsch passe néanmoins en tête devant Serpellini. L’écart avec les poursuivants n’est alors plus que de 40’’. Dans la descente, le sort de l’échappée semble scellé. L’écart passe sous les 30’’ à moins de 10 kilomètres de l’arrivée.
Le dernier acte de la journée se joue dans le Mont-Faron. Au pied de l’ultime difficulté de l’étape, les échappés sont repris par le peloton.
Aux avants-postes, les leaders tentent de se placer, entourés de leurs lieutenants. L’équipe CSC imprime un train soutenu dès les premières pentes, relayée par les Liberty Seguros et l’ensemble des gros bras du peloton. A deux kilomètres de l’arrivée, Simoni (LAM) place une attaque qui surprend le peloton. Il compte 10’’ sur Gomez intercalé 20’’ d’avance sur quatre poursuivants emmenés par Moncoutié (COF) et Cadel Evans (DVL) sous la flamme rouge alors que Voigt (CSC) et Jaksche (LSW) sont distancés.
Finalement, Simoni s’impose devant Evans et Moncoutié, alors que Julich (CSC) s’empare du maillot jaune et blanc de leader devant Zaballa (SDV) et Valverde (IBA).