Ca commence fort
Dès le début de la course, l’ambiance est électrique. Chacun sait que celui qui s’imposera au sommet du Mont-Faron aura de grande chances de l’emporter dimanche sur la promenade des Anglais. Alors, plutôt que de tergiverser, et de laisser la main à un adversaire, les gros bras du peloton multiplient les attaques. Après à peine quelques centaines de mètres de course, Virenque lance la première offensive, suivi comme son ombre par Zaballa. Mais l’entreprise avorte et les deux audacieux sont vite repris par le peloton.
C’est alors Vandenbroucke qui prend l’initiative. Le grand Belge peut faire la différence sur la partie plate du parcours, alors il attaque, en force, et porte son avance à 25 secondes. Mais au pied du col des portes le peloton le reprend. L’allure se durcit et le peloton s’étire sous l’impulsion des Phonak . Pourtant, Vandenbroucke ne se laissent pas impressionner, et sur les pentes de cette première ascension, il tente une nouvelle échappée. Au sommet, il compte même 20 secondes d’avance sur ses poursuivants emmenés par Pineau et Cardoso.
Dans la descente, Perez, suivi par 13 autres coureurs, dont Chavanel, sort du peloton à la poursuite de Vandenbroucke. Et une nouvelle fois le Belge est rejoint. Ils sont donc maintenant quinze en tête, bien organisés, et bien décidé à creuser le trou. Rapidement, l’écart augmente jusqu’à 35 secondes. Mais en tête du peloton, les Telekom veillent.
Au premier sprint bonification, au kilomètre 29,5, Trenti passe en tête devant Chavanel et Kristensen. Mais le peloton n’est plus qu’à 25 secondes.
Encore et toujours Vandenbroucke
Après ce sprint, Vandenbroucke repart à l’attaque, imité par Perez . Les deux homme se détachent. Et au ravitaillement, au kilomètre 77,5, les échappés compte même 3 minutes 50 secondes d’avance sur le peloton, toujours emmené par les Telekom et le jeune Pineau.
Mais inexorablement, l’écart se réduit. 3 minutes, puis 2 minutes 30 puis 50 secondes au pied de la côte du Bausset. Parmi les hommes frais en tête du peloton, Moos, Cardoso, Casar ou encore Vinokourov s’observent pour savoir quand placer une attaque qui pourra enfin être décisive. C’est Moos qui prend l’initiative mais il ,est repris par Brochard et Casar dans le col du corps de garde. Derrière, Vinokourov reste en embuscade à 25 secondes, dans le peloton emmené par Bölts..
Vinokourov au bout de l’effort
Dès le pied du Mont Faron, Brochard tente de s’échapper seul. Pendant longtemps on pense même qu’il peut gagner. Mais à 2km de l’arrivée, Vinokourov abat ses cartes et double Brochard à 1500 mètres de l’arrivée. Derrière lui, le peloton explose. Vinoukourov s’impose, les bras levés vers le ciel, comme pour tendre la main vers son ami qui l’a quitté, Andreï Kivilev. |