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| Samedi 30 octobre 2004 |
| Étape 4 | Sikasso > Orodara - 96,5 km |
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| Un duo belge |
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 Pour son retour au Burkina-Faso, le leader du classement général A.Wahab Sawadogo s'est fait déposséder du maillot jaune par le Belge Karel Pattyn, qui le talonnait de quatre secondes. Son équipe Vaso-Avia-Modemakers a d'ailleurs fait coup double puisque Gunter Cuylits remporte l'étape après être sorti du peloton au kilomètre 29. Toutefois, les Burkinabè n'ont pas dit leur dernier mot, Tidiane Ouedraogo occupant la deuxième place du général à seulement une seconde de Pattyn. D'ailleurs, parmi les six premiers coureurs, qui se tiennent 1'03'', les Européens et les Burkinabè sont à égalité parfaite, 3-3. Avec trois leaders différents en quatre jours, le Tour du Faso a rarement semblé aussi ouvert.
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Le maillot jaune se montre
 L'incursion du Tour au Mali étant programmée pour une seule étape, le peloton quitte Sikasso pour le voyage retour vers Orodara en empruntant la même route, à la différence près que l'arrivée ne comporte pas de circuit en ville à effectuer. Le peloton prend une allure rapide dès le départ et le Belge Gunter Cuylits place rapidement sa première attaque, accompagné du maillot jaune A.Wahab Sawadogo et d'Alexandre Perret (Fra). Le trio est repris 5 km plus loin. Jérémie Ouedraogo (Bur) est ensuite le plus volontaire avec deux tentatives en 15 km, une première avec Bart Vendrig (Hol), la deuxième avec Yann Baefcop (Fra). Aucune des deux paires ne creuse plus de 20 secondes d'écart avant d'être reprise par le peloton.
Cuylits sort pour les points
Porteur du maillot rose, Gunter Cuylits (Bel) sort du peloton au km 29 avec l'intention de défendre son bien sans batailler au sprint intermédiaire de Ziekorobougou (km 36), mais sans prétendre à la victoire d'étape, tout au moins dans un premier temps. Car l'initiative de trois coureurs intercalés, à savoir Jérémie Ouedraogo (Bur), Mahamadi Sawadogo (Bur) et José Lopes Pires (Ang), change les plans de Cuylits. L'arrivée dans le groupe de Fabrice Debrabant (Fra) et Saïdou Tall (Bur),  au km 46, confirme les possibilités de l'échappée.
Les deux dauphins en chasse
Au km 68, Karel Pattyn (Bel) et Tidiane Ouedraogo (Bur), soit les deux poursuivants du maillot jaune au classement général, partent à la poursuite du groupe de tête avec l'Angolais Mucanza. Mais au même moment, Cuylits et M.Sawadogo, qui n'a toujours pas quitté le maillot de la combativité depuis la première étape, attaquent pour se réserver une explication finale à deux.
Deux Burkinabè en embuscade
 A dix kilomètres de l'arrivée, les deux hommes comptent une quarantaine de secondes d'avance sur leur ancien groupe, qui a subi des modifications avec l'arrivée notamment de Thierry David (Fra). Après la victoire de Cuylits, détaché d'une dizaine de mètres de Sawadogo, c'est d'ailleurs lui qui parvient à se classer troisième et du même coup à s'emparer du maillot vert. A. Wahad Sawadogo, qui franchit la ligne avec 49'' de retard, cède le maillot jaune à Pattyn mais reste avec T.Ouedraogo en embuscade sur le podium provisoire du Tour.
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Le Mali en fête
Hier, le Tour du Faso a vécu une journée historique. Pour la première fois, le parcours de la plus grande course à étapes d'Afrique est sorti des frontières de son pays. Une véritable révolution  culturelle pour les Burkinabè, qui avaient déjà dû « accepter » qu'A.S.O. modifie les étapes immuables depuis la création de l'épreuve en 1987. Désormais, suivant l'exemple de son grand frère de France, qui a pris l'habitude des incursions en pays amis, le Tour du Faso a choisi le Mali pour sa première visite extérieure. Et Sikasso comme première ville-étape.
Située à 30 kilomètres de la frontière, Sikasso a semblé attendre le Tour toute sa vie, si l'on en juge à l'enthousiasme qu'ont manifesté ses habitants durant les trois tours de circuit effectués en centre-ville. Le Ministre des sports Burkinabè Tondoun Sessouma, qui voyageait pour l'occasion dans la voiture de Jean-Claude Hérault, ne s'y est d'ailleurs pas trompé : « On se croirait à l'Alpe-d'Huez ! », s'exclama-t-il à l'entrée dans Sikasso.
Si le relief manque un peu pour oser la comparaison, il s'agissait bien d'un défi à la hauteur pour les coureurs maliens, fiers comme des coqs à l'idée d'accueillir le Tour. Certes, la lanterne rouge du classement général  est bien Moussa Diallo, qui comptait à Sikasso près de deux heures de retard sur A.Wahab Sawadogo, leader du classement général. Mais en entrant sur leur territoire, il fallait impérativement porter haut les couleurs du pays. Le champion national Siakab Diallo étant diminué par une crise de paludisme, la responsabilité pesait sur les épaules du jeune Adama Bagayoko.
Et pourquoi pas devenir, justement aujourd'hui, le premier malien à remporter une étape du Tour du Faso ? C'est à coup sûr l'idée fixe qui a habité Bagayoko durant toute l'étape, bien qu'il n'ait pas réussi à accrocher la bonne échappée. Malgré cela, il s'est démené comme un diable pour sortir du peloton dans le dernier tour de circuit et aller chercher une honorable 11ème place. De quoi le remplir d'honneurs dans son pays pour l'année. Ses coéquipiers n'ont pas tous eu la chance de briller devant leur public. Par exemple, Fousseyni Di Ourte a ressenti tout le poids du ciel lui  tomber sur la tête en crevant sa roue arrière dès les premiers mètres parcourus dans Sikasso.
Si aucun Malien n'a pu éprouver la fierté de remporter un maillot, l'ensemble des suiveurs se sont félicités de cette première expérience. Les nombreuses écharpes mises en jeu par les partenaires du Tour à chaque étape ont d'ailleurs symboliquement récompensé la volonté des coureurs maliens. En ce qui concerne les autorités, le ministre des sports, déjà ravi, s'est empressé de renouveler la candidature malienne pour accueilli le Tour l'an prochain. Au vu de la réussite de cette journée, les prétendants des autres pays de la sous-région ne manqueront pas au balcon de Jean-Claude Hérault.
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