Daniel Martin : « Je suis en état de choc »

interview21.04.2013La course- Liège / Ans

Quelle était la stratégie du jour au sein, et comment l'avez-vous appliquée ?
L'idée, c'était d'avoir quelqu'un devant, et c'est ce que Ryder est parvenu à faire. Moi, je me suis contenté de m'accrocher pour rester avec les autres. Je n'arrive toujours pas à croire à quel point je me sentais bien dans la côte de Saint-Nicolas : j'avais la situation sous contrôle, et je me sentais capable de répondre à n'importe quelle attaque. Avec Ryder à l'avant, j'étais dans une position idéale. Nous l'avons rejoint au sommet de la côte, et il a continué de se « mettre à la planche » pour moi. C'était en fait un formidable effort collectif de toute l'équipe. Chacun de nous a donné ses tripes aujourd'hui. L'année dernière, nous étions tous les deux dans le Top 10, et aujourd'hui c'est une course exceptionnelle pour nous.

Vous imposer sur cette course après Sean Kelly, vainqueur en 1984 et 1989, c'est une belle référence…
Cette nuit, quelqu'un m'a envoyé un texto en me rappelant que Kelly avait gagné son premier Liège-Bastogne-Liège  en 1984 après avoir gagné sur le Tour de Catalogne. En fait j'y avais déjà pensé toute la semaine, c'était comme un signe. Et après avoir pris la 4ème place sur le Flèche Wallonne, je me suis dit que je pouvais peut-être gagner. Toutes ces petites choses se sont additionnées. Et au total, j'étais dans un état complètement zen. Simplement tranquille.

Comment analysez-vous votre cheminement jusqu'à cette victoire dans Liège-Bastogne-Liège ?
Je crois que j'ai atteint une forme de maturité physique, et cela s'accompagne aussi d'une plus grande confiance. J'ai vraiment franchi un palier cet hiver. Peut-être que le Tour de l'année dernière m'a beaucoup apporté. En tout cas, je constate une différence énorme de mon corps par rapport à ce qu'il pouvait donner l'année dernière. Ce doit être aussi une question d'âge. Sur ce genre de courses, les garçons les plus mûrs s'en sortent mieux. Et il y a aussi la confiance de l'équipe dans son ensemble, bien sûr. Ces espoirs placés en moi m'ont donné un supplément de motivation.

Quelle a été votre récation au moment de l'arrivée ?
J'étais en état de choc. Je n'arrivais pas à y croire. J'ai roulé à l'instinct. Pendant la course, j'ai juste fait mon maximum pour gagner. Et au final, se retrouver sur la ligne d'arrivée de Liège-Bastogne-Liège avec les bras en l'air, c'est incroyable.

La course Liège / Ans

parcours journal de l'épreuve

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