L'Equipe revient dans le détail sur la journée de rêve vécue hier par Thomas Voeckler, et tire les conclusions de l'étape de Bagnères-de-Luchon au classement général, notamment la déroute de Cadel Evans. Philippe Le Gars est allé sentir l'ambiance de résignation qui régnait dans le clan BMC : « Cadel Evans n'est pas quelqu'un à s'enflammer, même dans les occasions plus heureuses que celles d'hier après-midi. ‘J'ai toujours su remettre tous les événements de ma carrière à leur place, explique-t-il. Celui d'aujourd'hui ne fait certainement pas partie des plus beaux mais je dois aussi l'accepter. C'est une règle que je me suis toujours fixée, je ne vais pas changer ma façon d'appréhender mon métier.' Chez BMC, on essayait de positiver en évoquant la belle performance de Tejay Van Garderen (désormais sixième au général), qui avait pu jouer sa carte personnelle. Mais le
coeur n'y était pas. ‘Rapidement, on a vu que Cadel n'était pas bien, racontait Lelangue. Le voir lâché dans l'Aspin n'avait rien de normal. C'est pour cette raison qu'on a donné le feu vert à Tejay pour qu'il accompagne les meilleurs. »
