
Paris-Nice… La Course au soleil…© A.S.O.
Pour sa 70e édition, Paris-Nice n’est pas près de s’enfermer dans la routine. Si, chaque année début mars, depuis 1933, la Course au soleil emmène le peloton sur la Côte d’Azur, ce n’est pas pour se livrer aux joies du farniente et de la bronzette. Ces 70 chapitres d’une histoire illustrée par les plus grands noms de ce sport - Louison Bobet, Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Miguel Indurain ou Sean Kelly, recordman avec sept victoires - l’ont au contraire établie comme une date clef sur l’agenda du peloton.
Comme le déclic où débutent véritablement les choses sérieuses. Première grande course par étapes de la saison en Europe, elle donne l’occasion de valider la préparation hivernale mais elle demeure surtout un objectif majeur. Une sacrée référence sur un CV de coureur complet. Cette cuvée anniversairene ménagera pas les organismes, surtout si la météo, comme elle aime à le faire en mars, souffle le chaud et le froid.
Quant au menu concocté, il invite à réviser lalongue histoire de l’épreuve. Le contre-la-montre ducol d’Èze, qui fit tant pour la légende de Paris-Nice, n’avait plus figuré au programme depuis 2001. Il effectue son grand retour et pourrait changer la donne, lors de la dernière étape, au lendemain d’une arrivée à Nice sur la Promenade des Anglais. Une manière de boucler la boucle après le chrono qui ouvrira lebal une semaine plus tôt au pied du château de Dampierre-en-Yvelines et sur les routes de la vallée de Chevreuse. N’imaginez pas, cependant, qu’un rouleur patenté comme l’Allemand Tony Martin, le tenant du titre, passera entre-temps une semaine de tout repos sur des routes propices à une course de mouvement.
Christian PRUDHOMME