
Huy
194 km
mercredi 18 avril
1. Joaquim Rodriguez (Esp-KAT)
2. Michael Albasini (Sui-GEC)
3. Philippe Gilbert (Bel-BMC)
4. Jelle Vannendert (Bel-LTB)
5. Robert Kiserlovski (Cro-AST)
Le coureur de Katusha a creusé l’écart dans les deux cents derniers mètres pour s’imposer au sommet du Mur de Huy, où il avait terminé deux fois sur la deuxième marche du podium.
Il accélèredans le virage le plus raide, et lâche Gilbert et Vanendert.
Le peloton est revenu à 500 m de l’arrivée.
Mais le peloton n’est plus qu’à une cinquantaine de mètres du duo.
Les hommes de tête ont 11’’ d’avance sur le peloton.
Les deux hommes de tête s’accrochent à leur avantage, et rentrent dans le Mur.
Avec 12’’ d’avance sur le peloton, Hesjedal et Nordhaug ont une marge bien maigre pour aborder l’ascension finale du Mur de Huy.
Hesjedal (GRM) et Nordhaug (SKY) descendent sur Huy avec 11’’ d’avance sur le peloton.
Dans la descente, Ryder Hesjedal est accompagné de Lars Peter Nordhaug. Ils ont 10’’ d’avance sur le peloton, emmené par l’équipe Katusha.
Le coureur canadien est passé en tête au sommet.
8,5 km de l’arrivée : préserver ses chances ?
Un petit groupe ou un coureur qui passe en tête doit avoir un écart conséquent pour espérer tenir la distance. Car dans les kilomètres qui précèdent l’ascension finale du Mur de Huy, il faudra résister au retour des poursuivants sur de longues lignes droites, par endroits exposées au vent. Dans ces conditions, la descente sur Huy peut se révéler interminable, surtout avec un probable vent de face. Le pont qui enjambe la Meuse, à 2 kilomètres de l’arrivée, signifie ensuite l’entrée imminente dans le redoutable Mur de Huy.
Le peloton principal, étiré par Ryder Hesjedal, progresse dans l’avant-dernière ascension de la course.
Bellemakers (LAN), Roux (FDJ), Visconti (MOV) et Slagter (RAB) sont repris par le peloton au km 178.
Côte de Villers-le-Bouillet : bataille rangée pour le placement
Le virage sur la droite est particulièrement brutal, et le changement de décor total. On passe d’une route très large à une voie sur laquelle six coureurs au maximum peuvent cohabiter au premier rang. Surtout, les 250 premiers mètres sont extrêmement raides, et la route présente quelques dégradations. Un incident n’est pas à exclure sur cette portion où s’enchaînent également 2 virages serrés. On continue ensuite de monter dans le village, protégé par les habitations, mais sur une voie qui reste étroite.
Le leader de RadioShack s’est porté à la hauteur de son véhicule pour une intervention mécanique sur son vélo.
Une descente sans difficulté majeure
A 13 kilomètres de l’arrivée, le peloton s’engage dans une descende plutôt douce, sur une route ouverte, à deux voies et suffisamment large. Pendant trois kilomètres, ce terrain peut constituer une menace au cas où les écarts sont faibles.
Les deux hommes de tête sont repris par Visconti et Slagter
Une averse tombe en cemoment sur la zone d’arrivée, pourtant le peloton roule toujours au sec !
Bellemakers (LAN) et Roux (FDJ) sont poursuivis par Visconti (MOV) et Slagter (RAB), à 14’’, puis par le peloton à 24’’. Il reste 19 km jusqu’à la ligne d’arrivée, et moins de 4 km jusqu’à l’entrée dans la côte d’Amay.
Costa (MOV), Feillu (SAU) et Trofimov (KAT) tentent de quitter le peloton, mais le rythme s’accélère derrière eux.
La côte d’Amay : un abord délicat
Les coureurs traversent la ville, et abordent ensuite la côte juste après un rond-point. Durant un 1,5 km, la montée est plutôt régulière (6,7 % de dénivelé moyen), sur un revêtement de très bonne qualité. L’environnement semi-urbain abrite les coureurs du vent. Le dernier tiers de l’ascension est légèrement plus pentu. Après le passage sous la banderole, il n’y a pas de bascule immédiate, mais au contraire un faux plat montant qui oblige à continuer son effort pendant un kilomètre.
Chris Horner a été le premier coureur du peloton au sommet du Mur pour le deuxième passage sur la ligne. Parmi les favoris de l’épreuve, Alejandro Valverde roulait en queue de peloton.
Le peloton s’est rapproché dans l’ascension du Mur, mais les deux échappés sont toujours ensemble.
Bellemakers et Roux sont entrés dans la côte avec 1’15’’ d’avance sur le peloton.
L’équipe Lampre occupe le terrain, avec des coureurs de Liquigas, à 800 m du sommet.
Un peu avant l’entrée dans Huy, le Luxembourgeois et ses deux compagnons de route sont repris par le peloton, à la faveur d’une longue ligne droite.
Le coureur d’Astana a rejoint Andy Schleck et Yury Trofimov, qui roulent avec 2’ de retard sur Bellemakers et Roux.
Izaguirre (EUS) est pris en charge par le service médical de la course.
Le Luxembourgeois a pris une centaine de mètres d’avance sur le peloton. Il est suivi par Trofimov, qui reste calé dans sa roue.
Interrogé par letour.fr sur les changements apportés au parcours dans le final, le directeur sportif de Katusha s’inquiète plus des conditions météo difficiles aujourd’hui : « Les côtes qui ont été ajoutées peuvent avoir une influence, mais je crains plus le vent qui est attendu. Car si cela souffle beaucoup, des équipes peuvent tenter de provoquer des cassures, et il est certain que la course sera encore plus nerveuse que d’habitude. Dans ces conditions-là, il peut se passer des choses tout le temps : dans les montées, sur les portions plus planes. La vraie difficulté, ce sera le vent. »
Lancé par Laurent Didier, Andy Schleck a accéléré immédiatement après le passage au sommet de la côte de Bohisseau.
Les maillots rouges de l’équipe Katusha donnent le rythme en tête du peloton, à 500 m du sommet de la côte de Bohisseau.
Pendant que Bellemakers et Roux passent dans cet ordre au sommet de la côte de Bohisseau, leur premier poursuivant est sur le point d’être réintégré par le peloton.
Bellemakers (LAN) et Roux (FDJ) rentrent dans l’ascension de la côte de Groynne, avec 3’30’’ d’avance sur le peloton.
Chez les dames la montée finale du Mur de Huy a donné lieu à un duel entre Marianne Vos et Evelyn Stevens. L’Américaine est parvenue à dépasser la quadruple championne dans les 30 derniers mètres de course.
A 65 km de l’arrivée , les deux leaders roulent avec une avance de 2’40’’ sur leur premier poursuivant, Sander Armee.
Bellemakers (LAN) et Roux (FDJ) sont passés dans cet ordre avec 2’50’’ d’avance sur Armee (TSV), et 4’20’’ sur le peloton, toujours emmené par les formations Lotto-Belisol et Katusha.
Le coureur français se trouve en tête de la Flèche Wallonne en compagnie de Dirk Bellemakers depuis 60 kilomètres. Il fête aussi aujourd’hui ses 25 ans.
Le coureur intercalé vient de passer au sommet de la côte de Peu d’Eau, au km 110, avec 3’05’’ de retard sur Bellemakers (LAN) et Roux (FDJ).
Classé à deux reprises dans le Top 5 de la Flèche Wallonne, Igor Anton, contacté la veille de la course par letour.fr, explique que le Mur de Huy lui convient mieux que le final de Liège-Bastogne-Liège. D’ailleurs, le coureur basque s’était notamment imposé dans une étape au final presque aussi exigeant sur la Vuelta en 2010, à Valdepenas de Jaen (devant Nibali, Velits, Rodriguez et Gilbert !) : « En arrivant au pied du Mur, le placement est décisif et c’est aussi là que se joue la différence entre un Top 5 ou un Top 10 à l’arrivée. C’est vraiment une course très difficile, mais je l’adore, l’ambiance en Belgique et spécialement sur la Flèche est toujours à part. Grimper au milieu de cette foule, c’est exceptionnel et inoubliable. En ce moment je me sens très bien, et je compte être au rendez-vous là-haut. Pour être honnête cette montée me correspond mieux que le final de Liège-Bastogne-Liège. »
L’année dernière, Philippe Gilbert s’était imposé devant Joaquim Rodriguez, Samuel Sanchez, Alexandre Vinokourov et Igor Anton. Si Sanchez et Vinokourov ne figurent pas sur la liste des partants aujourd’hui, le tenant du titre devra aussi affronter celui qui avait terminé 6ème l’an dernier, et qui était alors à son service : Jelle Vanendert.
Le peloton se rapproche sous l’effet du travail des équipes Katusha et Lotto-Belisol, mais il reste une marge de 6’35’’ à Bellemakers (LAN) et Roux (FDJ). Pendant ce temps, Sander Armee poursuit son effort et pointe à 3’50’’.
Le rythme du peloton est donné par les équipiers de Jelle Vanendert d’une part et de Joaquim Rodriguez d’autre part. Le dernier écart enregistré avec les hommes de tête est de 7’10’’.
Le coureur à la poursuite de Bellemakers et Roux roule maintenant avec 5’05’’ de retard.
Au km 86, l’écart continue de se creuser. Pendant ce temps, un coureur est sorti à la poursuite de Bellemakers et Roux : Sander Armee (Bel-TSV) pointe à 6 minutes.
Les deux hommes de tête, Bellemakers (LAN) et Roux (FDJ), bénéficient d’une avance de 4’45’’.
Le coureur intercalé, qui pointe avec 3’40’’ de retard sur Bellemakers (LAN) et Roux (FDJ), stoppe son effort et attend le peloton.
L’ascension s’est faite à un rythme modéré. En tête, Andy Schleck était emmené par son coéquipier Jens Voigt.
Bellemakers est passé devant Roux, tandis que De Wilde est toujours intercalé, à 2’25’’.
Les coureurs vont pouvoir s’exercer sur cette montée redoutable. Si elle présente un dénivelé moyen de 9,3 % sur la distance totale de 1,3 km, la pente est plutôt de 13 à 14 % sur les 800 derniers mètres, avec des passages à plus de 20 %.
L’équipe Garmin-Barracuda peut compter sur deux coureurs capables de s’exprimer dans le final, avec Ryder Hesjedal et Christophe Le Mevel. Son directeur sportif Johnny Weltz, contacté par letour.fr, donne ses impressions à quelques minutes du départ de la course : « Pour l’instant tout va bien pour Ryder Hesjedal. Mais il y a beaucoup de vent et la course risque d’être très nerveuse. Dimanche c’était une bonne préparation sur l’Amstel, avec plus de 250 kilomètres. Hier nous sommes venus pour reconnaître le final, que nous avons fait deux fois. Maintenant il le connaît très bien, et il est parfaitement préparé. Quant à Christophe, il s’est classé 9ème ici l’année dernière et il adore cette course. Il a totalement récupéré de ses soucis pendant Paris-Nice, alors nous verrons à quelques kilomètres de l’arrivée qui se sent le mieux. Et il ne faut pas oublier que sur cette course, un petit coup de malchance peut faire perdre plusieurs places, spécialement s’il pleut. Donc ils se partageront les responsabilités ».
Le coureur intercalé pointe à 1’10’’ de Bellemakers (LAN) et Roux (FDJ).
Bellemakers (LAN) est rejoint par Antony Roux (FDJ), tandis qu’un autre contre-attaquant, Sjef De Wilde (ACC), pointe à 40’’. Le peloton, qui a nettement ralenti son allure, accuse un retard de 2’05’’.
Un coureur, Dirk Bellemakers (LAN), tente de s’extraire du peloton.
Après sa chute, Jurgen Van de Walle (LTB) a finalement quitté la course.
Christensen a été rejoint sous l’impulsion de l’équipe Katusha, et les deux groupes qui avaient été séparés sur chute se sont également reconsitués
Deux coureurs de l’équipe Lotto-Belisol sont tombés, et reprennent leur route : Jurgen Van de Walle et Gaetan Bille.
L’homme de tête a parcouru 47 kilomètres dans la première heure de course.
Van Hecke (TSV) et De Wilde (ACC) se sont lancés à la poursuite de l’homme de tête, et pointent à 10’’ au km 45. Simon Geschke a également tenté sa chance, en vain.
L’équipe Colombia-Coldeportes, invitée par les organisateurs, compte sur la Flèche Wallonne pour poursuivre sa montée en régime dans l’élite du cyclisme. Son manager, Claudio Corti, interrogé par letour.fr, se sent investi d’une mission : « Depuis le début de l’année nous avons été accueillis sur plusieurs belles courses et ça se passe plutôt bien, alors nous sommes satisfaits d’être reconnus. Le ministère des sports colombiens soutient ce projet à long terme, pour emmener des coureurs colombiens au meilleur niveau. Nous avons 16 coureurs qui passent la majeure partie en Europe, qui est le cœur du cyclisme. Toute la structure est basée en Italie, proche de Bergame. En ce moment c’est évidemment Fabio Duarte qui marche le mieux. » Effectivement, le champion du monde espoirs de 2008 s’est récemment classé 4ème de la Flèche Brabançonne, et découvrira avec appétit le Mur de Huy cet après-midi : « J’ai regardé cette course de nombreuses fois à la télévision quand j’étaios gamin, je suis très excité d’y participer. Je me sens plutôt bien sur les montées courtes et raides qu’on trouve dans les Ardennes, et je suis en bonne forme alors c’est encourageant. C’est un peu un voyage dans l’inconnu : cette dernière montée, et la façon de l’appréhender, me donnent à réfléchir. Je pense qu’il faut absolument être dans les 20 premiers au pied. »
Il y a environ deux cents mètres entre les deux groupes qui roulent derrière Christensen. L’équipe Katusha emmène le premier groupe, qui roule avec 12’’ de retard sur l’homme de tête.
Parmi les leaders, Martin Velits (OPQ) et Rigoberto Uran (SKY) font partie des coureurs qui se sont retrouvés à terre.
Daniele Ratto a été arrêté par une crevaison. Il ne reste plus que Mads Christensen à l’avant, avec une vingtaine de secondes d’avance sur le peloton.
Après la chute du kilomètre 29, Jure Kocjan (TT1) a été pris en charge par le service médical de la course.
De nombreux coureurs sont tombés, ce qui a provoqué une casssure dans le peloton. Les deux hommes de tête, Ratto (LIQ) et Christensen (SAX) ont maintenant 18’’ d’avance sur le premier groupe, 35’’ sur le second.
Le contre-attaquant a été rejoint par le peloton.
Oleg Chuzhda (ACC) roule avec 12’’ de retard sur le duo de tête, le peloton à 15’’.
Le quotidien La Meuse relève qu’à quatre reprises lors des neuf dernières éditions, le vainqueur de l’Amstel Gold Race s’est également imposé sur la Flèche Wallonne (Gilbert en 2011, Rebellin en 2004 et 2007, Di Luca en 2005), et a donc interrogé Enrico Gasparotto sur ses chances de lever les bras au sommet du Mur de Huy : « Je ne crois pas que ça se produira. Je n’ai pas les capacités physiques d’un champion comme Philippe Gilbert par exemple. Mon favori pour aujourd’hui c’est plutôt Rodriguez. Et pour ma part, je préfère Liège-Bastogne-Liège ».
Ratto (LIQ) et Christensen (SAX) sortent à leur tour du peloton, et roulent avec 12’’ d’avance au km 23.
Hovelynck (LAN) et Habeaux (ACC) ont été repris au km 22, et un autre mouvement semble s’organiser immédiatement.
Hovelynck (LAN) est sorti du peloton au km 19, suivi par Habeaux (ACC).
Sur les 194 km du parcours, le peloton aura à monter 10 côtes répertoriées, où les premiers coureurs seront récompensés de points comptant pour le Prix des côtes. Parmi elles, ils auront surtout à grimper à trois reprises le Mur de Huy, dont une première fois au km 70. Le final a été remanié par rapport aux éditions précédentes, spécialement dans les 15 derniers kilomètres, où deux côtes ont été introduites. Letour.fr a effectué dans la matinée une reconnaissance de ce final, qui sera détaillé lorsque le peloton s’en approchera.
Le peloton, emmené par des coureurs de l’équipe BMC, a repris les attaquants du km 17.
Au km 17, un petit groupe se détache à l’avant de la course.
Le quotidien La Dernière Heure consacre six pages à la Flèche Wallonne. La double page d’ouverture du cahier sports met en avant un duel belge entre Philippe Gilbert, le tenant du titre, et son ancien coéquipier Jelle Vanendert, 2ème de l’Amstel Gold Race dimanche dernier. « Phil Gil » annonce à Eric De Falleur qu’il « ne se contentera pas de places d’honneur », tandis que son rival désigné du jour se sent aussi des ailes : « Sur un tel final, je dois viser le podium. Mais je n’ai encore jamais gagné de classique, je ne me considère pas comme le grand favori de la course. Si tout va bien, j’ai une grande chance, mais pour moi Rodriguez est toujours un cran au-dessus. » L’Espagnol, également interrogé par la Dernière Heure, ne cache pas ses ambitions : « Liège me plaît plus, mais la Flèche me convient mieux ».
Le peloton roule maintenant au kilomètre 8, toujours sous la pluie, et s’occupe de reprendre systématiquement les attaquants qui tentent leur chance.
Les coureurs roulent toujours groupés pour le moment.
Le peloton a franchi la ligne du kilomètre zéro à 11h43. 198 coureurs au départ. Aucun non partant.
Si le ciel est nuageux mais plutôt clair sur le site d’arrivée à Huy, les coureurs roulent sous une légère pluie, et sont déjà confrontés à un fort vent.
Le peloton roule actuellement en convoi vers le lieu de départ réel, situé à 4,6 km du rassemblement.
Les coureurs sont rassemblés devant le stade du Pays de Charleroi. Le départ sera donné à 11h35, pour une route de 194 kilomètres à travers les Provinces de Hainault, de Namur et de Liège.
Hello and welcome to the live coverage of Flèche Wallone 2012. This is the 76th edition of the race and the riders are lining up at the start....the depart fictif is at 11.35 and racing proper gets underway at 11.45.