
Bourg-en-Bresse
53.5 km
jeudi 7 juin
1. Bradley Wiggins
2. Tony Martin, à 37’’
3. Michael Rogers, à 1’11’’
4. Wilco Kelderman, à 1’25’’
5. Sylvain Chavanel, à 1’33’’
Le maillot jaune et bleu termine le parcours à une moyenne de 50,79 km/h, avec 34’’ d’avance sur Tony Martin.
Le champion du monde est le premier à franchir la barre des 50 km/h, il boucle le parcours avec 37’’ d’avance sur le temps de Rogers.
Après le passage de tous les coureurs, c’est Bradley Wiggins qui établit le meilleur temps intermédiaire, avec 36’’ d’avance sur Tony Martin. Cadel Evans est passé avec un retard de 1’37’’, et pourrait donc se faire rejoindre par Wiggins, parti 2’ après lui.
Interrogé après son chrono par le journal Néerlandais De Telegraaf, le coureur de Rabobank donne ses impressions : « C’est une très grosse surprise pour moi. Le plus long contre-la-montre que j’avais fait, c’était 33 km, mais je n’ai pas connu de problème pour garder mon rythme jusqu’au bout. Gagner le maillot blanc, c’est mon objectif sur ce Dauphiné »
Michael Rogers s’approche des 50 km/h, à 49,85 km/h précisément, et domine le classement provisoire avec 15’’ d’avance sur Kelderman.
Le Néerlandais pointait à 8’’ de Tony Gallopin ce matin, et sera donc le meilleur jeune du classement général à l’issue de ce contre-la-montre.
Avec 4’07’’ de retard sur le chrono de Kelderman, l’Estonien n’est pas en mesure d’inquiéter Tony Gallopin pour le maillot blanc. Le Français termine avec le 12ème temps provisoire, à 1’47’’ du leader du jour.
Le chrono de Sylvain Chavanel a survécu au passage des grands favoris du jour, Tony Martin (2ème à 4’’), Bradley Wiggins (3ème à 11’’) et Cadel Evans (4ème à 17’’).
Agé de 21 ans comme Durbridge, Wilco Kelderman améliore de 12’’ le chrono de son ruval du jour, en bouclant le parcours à une moyenne de 49,67 km/h.
Au km 18, le champion du monde est en retrait de 4’’ par rapport à son coéquipier français.
La hiérarchie provisoire a été totalement modifiée : au km 18, Chavanel à 14’’ d’avance sur Keldermann, et 24’’ sur Luis-Leon Sanchez.
Tous les coureurs ont maintenant débuté leur chrono. Cadel Evans, qui s’est élancé juste avant lui, a perdu son bidon en route.
Le coureur de BMC pointe à 51’’ de Durbridge, mais l’Australien doit aussi avoir l’oeil sur les prochains arrivants, et particulièrement sur Wilco Kelderlman, qui a aussi effacé sa marque de référence au km 40,5, avec 21’’ de moins.
Hormis Wilco Kelderman, Kuis-Leon Sanchez, Michael Rogers et David Millar ont eux aussi roulé plus vite que Durbridge sur les 18 premiers kilomètres du chrono.
Interrogé au micro de Radio France à son arrivée à Bourg-en-Bresse, Andy Schleck fait le récit de son chrono : « J’étais bien parti mais après il y eu le vent, qui m’a mis par terre dans un virage. Honnêtement, j’ai tout perdu à ce moment-là : dans la tête, mais aussi à cause de la blessure car je n’avais plus une position aérodynamique. C’est une journée à oublier. Parfois c’est comme ça ! Au Tour de Suisse, je suis toujours un peu derrière, et pourtant je suis présent sur le Tour. Je ne suis donc pas inquiet du tout pour le Tour. »
Le leader de Katusha accuse un retard de 1’35’’ à l’arrivée sur Luke Durbridge.
Bien qu’il ait chuté dans l’étape d’hier, le contre-la-montre d’aujourd’hui reste le grand rendez-vous de la semaine pour le champion du monde.
Le jeune néerlandais a amélioré de 15’’ le chrono établi par Durbridge au km 18.
Les dix derniers coureurs sont attendus dans quelques minutes, avec Richie Porte au départ à 14h57. Parmi ceux qui sont susceptibles d’intégrer le Top 10 à la fin du chrono, Taaramäe, Brajkovic, Rogers, Nibali, LL.Sanchez et Millar sont déjà sur la route.
Interrogé après le contre-la-montre difficile d’Andy Schleck, le manager de l’équipe RadioShack Nissan revient sur la performance de son leader : « Je ne sais pas exactement s’il est très touché physiquement. Il y avait énormément de vent, et il est tombé dans un virage sur la droite, lorsqu’une rafale a soulevé sa roue. Il s’est relevé toute de suite, mais il a perdu confiance. Ensuite il a crevé, et il a pris le vélo de réserve. A partir de ce moment, il a simplement cherché à rejoindre l’arrivée sans chuter. Le plan, c’était de fournir un effort constant, et il était bien parti. Il avait l’air bien, et n’était pas à la limite. Mais une fois qu’on a été surpris par le vent, on ne pense plus qu’à ça. Je l’ai vu arrêter de pédaler 20 ou 30 fois par crainte de la chute. »
Le coureur américain de BMC est le premier à flirter avec les chronos établis par Durbridge. Il pointe à 4’’ au passage au km 18.
L’arrivée de Boasson Hagen confirme le temps de très haut niveau réalisé par Durbridge, qui conserve un avantage de 1’01’’ sur le coureur de Sky.
Le prochain coureur suceptible de s’approcher du temps de Durbridge devrait être Edvald Boasson Hagen. Mais le Norvégien accuse tout de même un retard de 35’’ sur le leader du chrono au passage au km 40,5.
Le Luxembourgois a franchi la ligne avec un cuissard déchiré, et signe un chrono de 1h13’59’’, qui le place à 9’10’’ de Durbridge au classement provisoire.
Après en avoir terminé avec les 53 km du parcours, le vainqueur du chrono de Grenoble analyse sa performance pour letour.fr : « Pour la première fois que je me lance dans un effort aussi long, j’ai été plutôt bon ! J’ai roulé à la limite tout le long du chrono. Mais peut-être que je suis allé trop lentement. J’en avais même encore sous la pédale, et j’ai failli tomber dans le dernier virage. J’ai peut-être été un peu trop prudent sur la première partie, car j’avais peur de la distance. Les trois derniers jours ont été assez durs pour moi. J’ai souffert, simplement pour suivre le peloton. Aujourd’hui, c’était le plus gros test que nous avons pu organiser pour une sélection australienne. Après cela, j’espère que les sélectionneurs vont décider si je vais à Londres ou pas. En même temps, je ne sais pas si c’est pertinent de juger après ces trois jours dur le Dauphiné, car ce n’est pas ce que je ferais dans les 3 jours qui précèdent une course olympique. Mais c’est à eux de décider ».
Le leader de RadioShack Nissan, qui est passé avec 2’10’’ de retard sur Durbridge au km 18, a ensuite chuté puis a repris sa route. Le Luxembourgeois perd ensuite 7’03’’ sur le meilleur temps au chrono du km 40,5.
Pour le moment, le premier poursuivant de "Turbo Durbo" pointe à 1’32’’ sur le classement à l’arrivée, et les temps de référence qu’il a établis sur les points intermédiaires sont pour l’instant à l’abri, y compris après les passages de Roux, Westra ou Vinokourov.
Le champion d’Allemagne du chrono pointe à 1’32’’ de Durbridge au classement provisoire.
Le champion d’Australie prend le meilleur temps à l’arrivée, avec 1h04’49’’, soit trois minutes de mieux que son coéquipier Travis Meyer, et une moyenne de 49,52 km/h. Au-delà de l’enjeu de la victoire d’étape aujourd’hui, Durbridge joue peut-être également une sélection pour le contre-la-montre des Jeux Olympiques, pour lequel les deux places à prendre sont chères. Il sera notamment en concurrence avec Cadel Evans, Michael Rogers et Richie Porte.
Le leader d’Euskaltel accuse un retard de 2’49’’ sur Travis Meyer, toujours en tête du classement provisoire. Mais Durbridge, signataire du meilleur temps au km 46,5, devrait le devancer prochainement.
Travis Meyer a bouclé le parcours en 1h07’49’’, soit une vitesse moyenne de 47,33 km/h.
Le coureur de Vacansoleil atteint le km 18 avec 13’’ de retard sur le temps de "Turbo Durbo".
Le rouleur de l’équipe FDJ-BigMat est passé au km 18 avec le 2ème temps, mais pointe tout de même à 21’’ de Durbridge.
L’ancien champion du monde de la spécialité, et vainqueur du contre-la-montre de Valence sur le Dauphiné 2009, signe le 3ème temps intermédiaire, derrière Tjallingii, et surtout à 32’’ du temps de Luke Durbridge.
Le champion de France en titre du chrono roule avec un genou douloureux, après avoir subi un choc lors du déraillement de sa chaîne dans l’étape d’hier. Il atteint le km 18 en 23’28’’, soit avec 2’38’’ de retard sur le chrono intermédiaire de Durbridge.
Ancien champion de France de contre-la-montre (1998, 1999), Gilles Maignan, responsable sportif chez ASO, s’est chargé de dessiner le parcours de l’étape Villié-Morgon - Bourg-en-Bresse. Après une ultime reconnaissance dans la matinée, il en détaille les caractéristiques pour letour.fr : « Les dix premiers kilomètres, dans le Beaujolais, sont plutôt vallonnés. Et ensuite, il y a essentiellement de grands bouts droits, où l’on roule sur des faux plats. Ce matin, nous avons vu que le vent soufflait fort, souvent de trois-quarts et dans le dos des coureurs. Et d’après les informations que nous avons, le vent est susceptible de souffler un peu plus fort, mais il peut aussi tourner ! Au total, je pense que ce chrono peut se gagner autour de 49 km/h, mais cela dépend vraiment des conditions de vent que nous aurons quand les derniers s’élanceront. Si l’on veut comparer avec le contre-la-montre de Chartres sur le Tour de France, il y a des similitudes, surtout par la distance qui est très proche. Mais celui d’aujourd’hui est tout de même plus accidenté, et un peu moins rectiligne. »
Le vainqueur du prologue de Grenoble réalise le meilleur temps provisoire au km 18. Il relègue surtout Sebastien Rosseler à 37’’ sur ce classement intermédiaire.
Le coureur de Garmin-Barracuda a mis une seconde de moins que Travis Meyer.
Diminué par une chute dans la première étape, le champion olympique occupe la 167ème place du classement général. Il est passé au km 18 a vec le 3ème temps provisoire, mais tout de même avec 53’’ de retard sur Travis Meyer.
Victime de deux chutes dans l’étape d’hier, le coureur d’Euskaltel ne s’est pas présenté sur la rampe de départ à Villé-Morgon.
Travis Meyer a dépassé Daniel Martin et Arnaud Gérard pour atteindre en premier le km 18, et établir un premier temps de référence de 21’28’’.
Sky Procycling reste en tête du classement par équipes, avec 2’’ d’avance sur la formation Rabobank, et 4’’ sur Omega Pharma Quick Step.
Tony Gallopin reste le meilleur jeune du classement général. Il est poursuivi dans la hiérarchie spécifique par Rein Taaramäe, pointé à 3’’.
Giovanni Bernaudeau est parvenu à reprendre la tête du classement de la montagne en allant chercher les quelques points encore en jeu après le passage de l’échappée dans l’étape d’hier. Il est repassé devant Blel Kadri, qui se trouve maintenant à 2 points.
Tony Gallopin, qui a ajouté 15 points à son capital en prenant la 6ème place à La Clayette, domine maintenant le classement avec 10 longueurs d’avance sur Cadel Evans. Il prendra le départ en vert à 14h39.
Depuis l’arrivée de la première étape à Saint-Vallier, l’écart reste inchangé entre Bradley Wiggins, leader du classement général, et Cadel Evans, en embuscade à une seconde. Andriy Grivko occupe depuis le prologue la 3ème place, et pointe à 2’’ de Wiggins.
Les temps des coureurs seront relevés aux kilomètres 18 et 40,5.
Le coureur de FDJ est suivi de Daniel Martin...
172ème et dernier du classement général, Arnaud Gérard sera le permier à s’élancer sur le parcours. Les autres partiront toutes les minutes, dans l’ordre inverse du classement général. Les vingt premiers de la hiérarchie prendront le départ toutes les deux minutes, à partir de l’entrée en action de Janez Brajkovic. Tenant du titre et porteur du maillot jaune et bleu, Bradley Wiggins est attendu à 15h15.
Les coureurs se départagent aujourd’hui sur un contre-la-montre de 53 kilomètres dessiné entre Villié-Morgon et bourg-en-Bresse, à travers les départements du Rhöne, de l’Ain et de la Saône-et-Loire.