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Journal de l'étape

étape 1 - Seyssins Saint-Vallier 187 km
lundi 4 juin

Evans lance les débats

Les explications entre les favoris de la course sont généralement attendues lors de la deuxième partie de la semaine sur le Critérium du Dauphiné. Cette fois-ci, Cadel Evans a précipité l’action, en partant à l’assaut d’une étape promise aux sprinteurs, mais sur laquelle une opportunité s’est présentée dans le final. Une fois l’échappée du jour anéantie, dans la dernière ascension au programme, c’est un trio d’attaquants de haut calibre qui s’est formé avec Evans, Kashechkin et Coppel. L’Australien, qui a su résister au peloton ainsi qu’à ses deux rivaux dans la dernière ligne droite, signe sa première victoire d’étape en ligne sur le Dauphiné (vainqueur du prologue en 2009), et remonte à la deuxième place du classement général, maintenant dominé par Bradley Wiggins. Avec une seconde d’avance…

4 + 2 = 6
Après quatre kilomètres de course, un quatuor d’attaquants se détache avec Giovanni Bernaudeau (Fra-EUC), Markel Irizar (Esp-RNT), Sep Vanmarcke (Bel-GRM) et Maarten Tjallingii (Hol-RAB), rejoints au km 12 par Nicolas Edet (Fra-COF) et Yukihiro Doi (Jap-ARG). Les six coureurs affrontent un vent de face pendant les 50 premiers kilomètres, ce qui ne les empêche pas de creuser un écart maximal de 13’10’’, enregistré au km 45.

Fédrigo touché au genou
C’est dans cette zone que le rythme s’accélère dans le peloton, sous l’impulsion de l’équipe Orica-GreeenEdge, momentanément soutenue par des coureurs de Lotto. Au km 47, une chute met notamment à terre Pierrick Fédrigo et Samuel Sanchez. Si le coureur français reprend place rapidement dans le peloton avec un genou endommagé, la situation est encore plus critique pour le champion olympique. Car pendant que le peloton élève son allure (10’ d’écart au km 53, 5’30’’ au km 90), il devient de plus en plus difficile de combler son retard pour Sanchez, qui pointe à 6’15’’ au km 90 et souffre d’une blessure au niveau du thorax.

Sky à l’avant du peloton
Les équipes des favoris de la course ne s’attardent pas sur le sort de Sanchez, et entament une poursuite plus structurée à partir de la mi-course. Les maillots de Sky font alors leur apparition à l’avant du peloton, et les effets chronométriques sont rapides : à 50 km de l’arrivée, les attaquants du jour n’ont plus que 3’ d’avance. Et pendant que l’écart continue de fondre (2’ à 25 km de l’arrivée), Simon Gerrans et Daniel Martin sont les principales victimes d’une nouvelle chute, au km 156.

Evans à l’attaque
La côte de la Sizeranne est abordée par une échappée réduite à quatre coureurs (Irizar, Vanmarcke, Edet et Tjallingii), avec 48’’ d’avance. Markel Irizar passe à l’offensive le premier, et atteint seul le sommet, mais des mouvements s’organisent dans le peloton, par exemple à l’initiative de Pierre Rolland. Au km 180, c’en est fini des espoirs du dernier survivant de l’échappée, rejoint dans la descente par le peloton, où les attaquants s’agitent. C’est à 4 kilomètres de la ligne qu’un trio se détache avec Cadel Evans, Andrey Kashechkin et Jérôme Coppel, qui défendent leurs 10 secondes d’avance pendant toute la plongée sur Saint-Vallier. Sous la Flamme Rouge, il leur reste une marge de 5’’. Le vainqueur du Tour 2011 fournit son effort à 200 mètres de la ligne, et résiste aux retours de Coppel et Kashechkin, respectivement 2ème et 3ème.

 

Bradley Wiggins : « Nous prenons nos responsabilités »

« C’est étonnant comme les temps ont changé ! Avant j’aurais été très heureux de porter ce maillot jaune. Maintenant, je ne peux pas dire que je suis déçu, mais j’aimerais porter ma combinaison Sky pour le contre-la-montre de jeudi, alors je préfèrerais perdre quelques secondes d’ici là. Mais ce qui s’est passé aujourd’hui est un signe que nous savons faire face à nos responsabilités. Car nous avons vu que GreenEdge ne voulait pas contrôler seule la course. La fin de l’étape a été étrange et très nerveuse ».

 

Cadel Evans : « Je suis un compétiteur »

« C’était une descente technique et étroite. J’y ai vu une opportunité de quitter le peloton. Il faut essayer lorsqu’on se trouve dans ce genre de situation. Normalement il était prévisible que le peloton nous rattrape, mais ça ne s’est pas produit. Ce matin je n’avais pas comme objectif de gagner, mais je suis un compétiteur, et j’aime être dans ce type de mouvements. Cela montre que le travail que j’ai fait à l’entraînement a été bon, mais il y a encore beaucoup à faire avant le Tour de France. »

 

Les dépêches

16:28 - Le Top 5 de l’étape

1. Cadel Evans (BMC)

2. Jérôme Coppel (SAU)

3. Andrey Kashechkin (AST)

4. Nacer Bouhanni (FDJ)

5. Tony Gallopin (RNT)

16:26 - Victoire de Cadel Evans

Le leader de l’équipe BMC a résisté dans les derniers mètres au retour de Jérôme Coppel et de Kashechkin. 

16:26 - Le peloton scindé

Le maillot jaune figure dans un groupe pointé à 15’’ du premier peloton.

16:24 - Sous la Flamme rouge

Evans, Kashechkin et Coppel roulent toujours avec 5’’ d’avance sur le peloton.

16:23 - Un trio se détache

Evans, Kashechkin et Coppel ont pris une dizaine de secondes d’avance sur le peloton.