
Paris Champs-Élysées - 95 km
dimanche 24 juillet
Le Festival International de Films de Femmes est né en 1979 à Créteil dans une conjoncture très défavorable aux premières tentatives des réalisatrices. Ce festival soutient les femmes dans leurs premiers films et jusqu’à la sortie en salle. Le nombre des réalisatrices qui représentaient alors 2 % dans la profession en Europe est évalué en 2008 à 12 % en Europe (15 à 20% en France). Ses fondatrices, Jackie Buet et Elisabeth Tréhard, ont donc eu l’intuition de cette percée, à la fois historique, artistique et sociologique, qui aujourd’hui fait la Une des sorties en salle.
Pendant 10 jours, le festival propose un ensemble de films, mais aussi de dispositifs qui permettent à chacun de faire son itinéraire selon ses goûts et ses envies. La grille affiche près de 150 films à voir, à découvrir. Les séances à la Maison des Arts commencent à midi et se terminent vers minuit et demie.
Chaque année, cinquante films inédits sont présentés en compétition, avec 10 longs-métrages de fiction, 10 longs-métrages documentaires et 30 courts-métrages.
Chaque édition offre également à une comédienne le soin de réaliser un « autoportrait » en présentant dix oeuvres dans sa filmographie : Charlotte Rampling, Juliette Binoche, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Irène Papas, Jane Birkin, Agnès Varda, Catherine Breillat, Nathalie Baye, Margarethe von Trotta, Dominique Blanc, Maria Schneider, Carole Bouquet, Monica Vitti se sont prêtées au jeu.
Mais le Festival donne aussi la parole au public lors de forums qui reprennent les grands thèmes de l’édition et permettent aux professionnalistes, aux journalistes et aux spectateurs de confronter leurs passions et leurs points de vue.
Chaque année également, un stage de réalisation se déroule avant le festival et permet à des femmes de réaliser des vidéos d’une minute qui sont projetées pendant le festival.
« Graine de cinéphage » est enfin une initiative qui invite des lycéens à s’immerger dans l’envers du décor, en découvrant les coulisses du festival. Hors festival, Iris est un fonds documentaire sur le cinéma féminin destiné aux chercheurs ou aux professionnels.
Dans le film « Tellement proches », sorti en 2009, les choux de Créteil volent la vedette aux premiers rôles, Vincent Elbaz et Isabelle Carré. Il faut dire que ces dix tours rondes de 15 étages ne passent pas inaperçues et sont désormais devenues, quarante ans après leur conception, le symbole de l’agglomération cristolienne.
Les Choux de Créteil, aussi appelés les « épis de maïs », sont un grand ensemble architectural signé par Gérard Grandval de 1969 à 1974. Il a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle » du ministère de la Culture. Les dix tours en constituent l'élément essentiel. Leur forme, semblable à un chou-fleur en raison des balcons, a donné son surnom au quartier. Ces balcons, dans l’idée de l’architecte, étaient destinés à être ornés de plantes, ce qui aurait modifié l’aspect extérieur des immeubles au gré des saisons.
« À l'époque, tout se ressemblait. À Créteil, il y avait au contraire la volonté de rompre avec la banalité des grands ensembles. Malgré tout, les surfaces étaient très contingentées. Pour compenser, j'ai imaginé de grands balcons. Je pensais qu'ils devaient être protégés des regards extérieurs, faute de quoi ils ne seraient pas utilisés. C'est comme cela que m'est venue l'idée de ces encorbellements en forme de pétale », a expliqué Gérard Grandval au Parisien.
Mais l’architecte regrette que son idée de jardins suspendus n’ait pas vraiment vu le jour.
« Je voulais des pieds de vigne vierge partant de chaque pétale afin de couvrir ces tours d'une peau végétale qui changerait au gré des saisons, un concept aujourd'hui très en vogue. Mais les promoteurs n'ont pas suivi. Ils craignaient que l'entretien ne soit trop difficile, que cela attire les insectes. »
Très critiqués à leur inauguration, les Choux font désormais partie du patrimoine francilien.
Des trois passages du Tour de France à Créteil, on retiendra surtout celui de l’année 1983. Partie de Nogent-sur-Marne, la première étape avait été remportée par le Néerlandais Frits Pirard. Trois semaines plus tard, le nom de Créteil était encore à l’honneur avec la victoire finale du regretté Laurent Fignon, alors licencié du club local, l’US Créteil. Comme l’ont été également Greg LeMond et, pour la piste, les prestigieux Morelon, Trentin, Colas, Dagorne et comme l’est aujourd’hui l’actuel champion du monde de vitesse, Grégory Baugé.
| Ve siècle | Présence d’une église dans une localité évoquée par les Mérovingiens sous le nom de Vicus Cristolium. |
| XIe siècle | Construction de l’église Saint-Christophe. |
| 1406 | Apparition du vocable Créteil (après Cristoill (1278), Cristeuil, Cresteul puis Creteuil). |
| 1418 | Le village est rasé pendant la Guerre de Cent ans. |
| 1471 | Ouverture de l’Hôtel Dieu de Créteil. |
| 1548 | Jean de Bellay, évêque de Paris, devient seigneur de Créteil. |
| 1602 | Henri IV fait halte à Créteil et se restaure dans une auberge du village. |
| 1646 | Exploitation des carrières de pierres. |
| 1791 | Les cendres de Voltaire font halte à Créteil. |
| 1841 | Inauguration du pont sur la Marne qui relie Créteil et Saint-Maur-des-Fossés. |
| 1968 | Créteil devient la préfecture du département du Val-de-Marne. |
| 1972 | Ouverture de l’Université Paris XII. |
Crypte du VIIIe siècle, style ogival des XIIe et XIIIe siècles. Son clocher fortifié haut de 30 m date du XIe siècle. Le reste du bâtiment est plus récent et associe d'ailleurs des éléments romans et gothiques. La nef du XIIIe siècle englobe la crypte du VIIIe siècle contenant les reliques de saint Agoard et saint Aglibert dans le coin nord. On trouve en fait trois nefs séparées par quatre colonnes en délit qui déterminent neuf travées identiques voûtées d'arêtes. Cette église est classée monument historique depuis 1928.
Découvert au début du XXe siècle, il désigne un bloc de plus de deux tonnes de grès qui était destiné à l'affûtage des pierres. Il date d'environ 5000 avant J.C.
Le Val-de-Marne, composé de 47 communes, est un des plus petits départements de France. Il est surnommé le département de l’eau, notamment parce qu’il voit converger la Seine et la Marne. Le 10 juillet 1964, une loi décide la création de nouveaux départements autour de Paris. C’est ainsi que naît le Val-de-Marne, par le regroupement de 29 communes du département de la Seine et de 18 autres appartenant à la Seine-et-Oise.
Le Val-de-Marne compte aujourd’hui plus de 1,3 millions d’habitants, ce qui en fait le département le moins peuplé de la Petite couronne, mais aussi le moins dense. C’est aussi un département jeune avec 30 % de moins de 25 ans. En parallèle de la désindustrialisation, l’économie du département, articulée autour de l’aéroport d’Orly, repose de plus en plus sur les services, mais aussi sur les hautes technologies.
Des maisons s’installent dès le Xe siècle sur des terres concédées par l’abbaye de Saint-Maur. La vie des habitants, tous paysans, oscille autour de l’influence de Créteil et de l’importance du pont de Charenton. En 1312, il est fait mention d'un bâtiment que l'on nommait hôtel d'Harrefort ; il relevait de l’abbé de Saint-Maur. Sur un titre de l’an 1495, il est question de Jean de Harcourt : il semble bien que Harcourt et Harrefort ne devaient faire qu’un. En 1885, Maisons-Alfort perd une large partie de son territoire avec la création d’Alfortville.
Parmi les célébrités associées à Maisons-Alfort, citons le basketteur Tariq Abdul-Wahad, qui y est né, ou le judoka David Douillet, qui fut licencié au club de la ville.
L’école vétérinaire
Cette école fut créée au printemps 1765, quatre années après celle de Lyon. Il s'agit de la plus vieille école vétérinaire au monde encore sur son site d'origine. C'est Claude Bourgelat avocat et écuyer tenant l'Académie d'équitation de Lyon, qui sollicita Henri Léonard Jean Baptiste Bertin, contrôleur général des Finances de Louis XV, d'ouvrir cette seconde école vétérinaire à proximité de Paris. D'abord installée au nord de Paris, paroisse de La Chapelle, l'école se révéla trop exiguë. La propriété du château d'Alfort correspondit mieux à un enseignement rural par son emplacement et la surface de ses terrains. Bourgelat créa un régime scolaire rigoureux. Les élèves en internat « mi-militaire, mi-claustral » recevaient un enseignement autoritaire.
L'école actuelle regroupe sur son site un peu plus de mille personnes : des étudiants, des enseignants-chercheurs, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques. 600 étudiants, 75 enseignants chercheurs et 45 chercheurs appartenant à des laboratoires de recherche associés.
Le Fort de Charenton
Un temps occupé par différentes unités de l'armée, il était le siège du commandement des écoles de la Gendarmerie Nationale jusqu'au début des années 2000. Construit entre 1841 et 1845, il abrite actuellement plusieurs services de la direction de la gendarmerie nationale et de la Force de Gendarmerie Mobile et d'Intervention.
Créée en 1885 d’une scission de Maisons-Alfort, Alfortville est une ville résidentielle en lisière de Paris, qui s’est développée au diapason de la capitale. On y trouve notamment une importante communauté arménienne.
Alfortville fut le départ d’une étape du Tour en 1983.
Chinagora
Alfortville abrite le complexe touristique Chinagora, construit en 1992 au confluent de la Seine et de la Marne. On y trouvait un hôtel, des restaurants et une galerie marchande (le restaurant, la salle Yang-Tsé et la galerie commerciale sont fermés depuis 2008). Chinagora est le point de départ de croisières sur la Seine entre Alfortville et l'Île aux Cygnes (Paris). De plus, durant l'opération Paris-Plage, des navettes relient Chinagora et le pont Marie.
Avec ses quartiers pavillonnaires et ses immeubles collectifs, ses activités industrielles, tertiaires et commerciales, ses parcs, ses équipements sociaux, culturels et sportifs, Vitry-sur-Seine est la plus grande ville du Val-de-Marne.
Des monuments anciens de renommée existent comme l'église Saint-Germain du XIIe siècle. Son architecte est celui de Notre-Dame de Paris.
Mais Vitry fait également la part belle à l'art contemporain : en effet on trouve 110 oeuvres sur l'ensemble de la commune, et accueille désormais le Mac/Val Musée départemental d'Art contemporain.
Parmi les célébrités liées à Vitry, on citera les footballeurs Jimmy Briand et Jérémy Menez.
L’église Saint-Germain
Sa construction débute au XIIe siècle et est achevée au XIVe siècle, à la même époque que la cathédrale Notre-Dame de Paris. Des similitudes entre les deux bâtiments donnent à penser que certains architectes et ouvriers ont travaillé sur les deux chantiers en même temps. Cette église est le témoin de l'art roman et du gothique rayonnant : une triple nef prolongée par un chœur avec son déambulatoire et ses chapelles rayonnantes, des hautes fenêtres offrant une grande clarté mettent en valeur la pureté et la sobriété de l'édifice de style gothique. Récemment restaurée, l'église a retrouvé toute sa splendeur : douze gargouilles sur le clocher, dix chapiteaux finement décorés, le coq surplombant la flèche a retrouvé sa parure d'or et les 3 cloches, fondues en 1832, ont retrouvé leur place initiale.
Le nom d'Ivry viendrait de l'ivraie, une graminée qui poussait sur les coteaux pierreux de la commune. Ivry est mentionnée pour la première fois dans une charte de Louis IV d'Outremer, en 937. Propriété du chapitre de Notre-Dame depuis le IXe siècle, la terre d'Ivry appartient à partir du XIIIe siècle à plusieurs seigneurs ecclésiastiques et laïcs qui acquièrent petit à petit les biens des communautés religieuses. Au XVIIe siècle, elle dépend d’un unique seigneur qui est également propriétaire du moulin de la Tour. Dès le XIIe siècle, l'église Saint-Pierre-Saint-Paul est édifiée.
De village agricole, Ivry se transforme au cours du XIXe siècle en une ville industrielle. La Seine, la route Paris-Bâle, puis la voie ferrée favorisent l'implantation d'usines. Des chantiers de bois s'installent le long de la Seine. Une verrerie se fixe dans le quartier de la Gare bientôt suivie par des tuileries, distilleries, brasseries, usines de caoutchouc, entrepôts. En un demi-siècle, la population s'accroît considérablement, passant de 1 041 habitants en 1806 à 13 239 habitants en 1856.
D'importantes institutions s'établissent dans la commune.
À partir de la Première Guerre mondiale, Ivry devient un fief communiste et la circonscription de son secrétaire général, Maurice Thorez. L’un de ses proches, Georges Marrane, sera maire de la ville jusqu’en 1965.
C'est aussi au cours de cette période que le centre-ville va profondément se modifier avec la mise en œuvre de plans de rénovation dus aux architectes Renée Gailhoustet et Jean Renaudie.
Sur le plan sportif, Ivry est un haut lieu du handball français.
La paroisse de Villejuif a vraisemblablement été fondée à la fin de l'époque carolingienne, vers le IXe siècle. Les terres sont alors principalement la propriété d'institutions religieuses (chapitre de Notre-Dame de Paris, Saint-Pierre de Jumièges…), sur lesquels leurs serfs travaillent la vigne et les céréales. La population du village se développe à partir du XIIIe siècle. Une église est construite à l'emplacement de l'actuelle église Saint-Cyr-Sainte-Julitte. Le village est partiellement détruit pendant la guerre de Cent Ans, et l'église brûlée. Il connaîtra une nouvelle phase de développement au XVIe siècle. Le séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet y installe sa maison de repos, à côté de l'église (l'actuelle mairie) et constitue un domaine qui regroupera jusqu'à la moitié des terres de Villejuif. L'expansion continue aux XVIIe et XVIIIe siècles. L'extraction du plâtre commence au nord-ouest de Villejuif (Monsivry), lançant une activité économique qui sera centrale dans la ville jusqu'au XXe siècle. Le Villejuif rural cède le pas dès la fin du XIXe siècle et l’urbanisation croissante est accompagnée par l’essor du Parti communiste, qui en fait un de ses bastions à partir de 1925.
Jusqu'au XVIIIe siècle, l'histoire du Kremlin-Bicêtre se confond avec celle du domaine qui va devenir le château puis l'hôpital de Bicêtre. Il s'agissait d'ailleurs probablement durant cette période du seul bâtiment sur ce territoire. À partir du XVIIe siècle, L'hôpital servit brièvement à recevoir les enfants trouvés recueillis par Vincent de Paul puis devint successivement ou à la fois hospice, prison d'État et asile d'aliénés. Les conditions de vie y sont épouvantables. Le XVIIIe siècle voit un progrès pour tous les déchus rassemblés à Bicêtre grâce notamment à l'action de Philippe Pinel et Jean-Baptiste Pussin, qui améliorent le sort des aliénés. La Révolution permit par ailleurs de libérer tous les prisonniers internés sans jugement. Au début du XIXe siècle, une auberge du nom du Kremlin va donner son nom à la localité qui se développe autour de l’hospice. Dès la fin du XIXe sicèle, l’histoire de la ville se confond avec celle du mouvement ouvrier alors que Paris se répand au-delà de ses limites naturelles, entraînant un afflux d’industries et de population avant tout modeste.
Joinville était à l'origine rattachée à la ville de Saint-Maur. L'archevêque Odon de Sully dote l'abbaye de Saint-Maur, en 1205, d'un pont sur la Marne dénommé Pont Olin. Sur les rives s'installent des auberges pour les bateliers et les voyageurs. Elles constituent, vers 1259, le hameau dit de Pont-des-Fossés, puis de Pont-de-Saint-Maur. Il deviendra ensuite la Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Une chapelle dédiée à saint Léonard est édifiée pour les bateliers.
La commune est créée en 1790, par démembrement de l’ancienne paroisse de Saint-Maur sous le nom de Branche-du-Pont-de-Saint-Maur.
En 1830, la municipalité obtient du roi Louis-Philippe que la commune soit désormais appelée Joinville-le-Pont en l'honneur de François d'Orléans, prince de Joinville (1818-1900), troisième fils de Louis-Philippe. L’ordonnance royale du 19 août 1831 autorise ce changement d'appellation, auquel on adjoint « -le-Pont » pour éviter la confusion avec Joinville en Haute-Marne.
La ville de Joinville est particulièrement connue depuis le XIXe siècle pour ses guinguettes, installées le long de la Marne. Les Parisiens venaient y passer leur dimanche au bord de l'eau en empruntant la ligne de chemin de fer devenue aujourd'hui la ligne de RER A.
Sous Clovis II, une abbaye est bâtie en 639 sur le territoire de la future commune de Saint-Maur. Elle prend le nom de « Saint-Pierre du Fossé » faisant ainsi référence au relief du lieu qui est très pentu jusqu’à la Marne. En 868, l’abbaye recueille les reliques de saint Maur. Un premier miracle a lieu au XIIe siècle, ce qui incite les moines à changer le nom de l’abbaye qui devient « Saint-Maur-des-Fossés ». D’autres miracles ont lieu et l’abbaye devient un lieu de pèlerinage comparable à Lourdes aujourd’hui. On vient y prier de toute l’Europe pour guérir la goutte ou l’épilepsie.
Au XVIe, le cardinal Jean du Bellay fait construire un château en surplomb de l'abbaye. Il appartiendra ensuite, en 1598, à Charlotte-Catherine de la Trémouille, qu'elle porta en dot au prince de Condé, puis à Catherine de Médicis et de Condé, mais est abandonné au milieu du XVIIIe siècle. Le château sera détruit en 1796. Détruite également pendant la Révolution française, l'abbaye n'existe plus et a laissé la place à un square dans lequel quelques ruines subsistent : la tour Rabelais, la villa Bourrières.
La pression démographique de Paris s’accentue au XIXe siècle et en 1870, la quasi-totalité des habitants de Saint-Maur est déplacée vers le 12e arrondissement de Paris pour échapper aux massacres de l’armée prussienne.
Aujourd’hui, Saint-Maur est avant tout une grande ville résidentielle aux portes de Paris.
La place des marronniers
C’est la deuxième place la plus vaste de l’Ile de France après la place de la Concorde. Elle abrite l’église Notre-Dame-du-Rosaire.
Un Gallo-romain surnommé Campinus (ou Campanus) serait à l'origine du nom de Champigny. Mais le mot « champagne », que l'on retrouve par ailleurs, désigne généralement une étendue de craie souvent couverte de vignoble. L'influence de l’abbaye de Saint-Maur, fondée en 640, restera sensible jusqu'au milieu du XVIIIe siècle.
Longtemps, la vigne a revêtu les pentes de Champigny. Le cru local, le piccolo, s'appréciait dans toute l'Ile de France. Mais les droits d'octroi sont élevés à Paris et c'est en banlieue que l'on va consommer. Ainsi se multiplient, sur de nombreux sites autour de la capitale, les cabarets et guinguettes. On en vient même à les considérer en 1787 comme nécessaires à la santé physique et morale du peuple ! La vogue des guinguettes survit à la baisse des taxes d'octroi. Aux charmes de la nature s'ajoutent, au XIX siècle, l'attrait de la pêche, du canotage et du bal champêtre.
La Foire aux cochons, qui se tient encore tous les mois de novembre, est une concession du roi Charles IX, en 1563. Elle témoigne de l'importance du porc dans la vie des petites exploitations agricoles familiales qui ont longtemps peuplé Champigny.
En 1870, Champigny est le siège d’une bataille sanglante dans la guerre franco-allemande. La ville se transforme peu à peu. La capitale, en mal de logements, s’étend de toute part et la ville encore rurale devient un immense chantier alors que la population augmente constamment.
Le nom de Bry, Brie ou Bri vient du celtique « Briw » signifiant pont ou passage traversant un cours d'eau.
À partir du néolithique, la présence humaine devient continue. Elle est importante à l'époque gallo-romaine et mérovingienne comme le confirme la découverte d'une nécropole en 1886. Il faut attendre le IXe siècle pour trouver la première trace écrite de l'existence de la ville au travers d'une charte de Charles le Chauve datant de 861. Entre 1694 et 1696, Nicolas de Frémont, marquis d'Auneuil, rachète les deux seigneuries et fait bâtir l’actuel château de Bry. Le bâtiment fait l'objet d'une reconstruction en 1759 qui est due à François II Franque (1710-1793). Ces travaux sont commandés par Etienne de Silhouette, contrôleur général des finances, ancien ministre d'Etat. La reconstruction du château, après la terrible guerre qui touche si durement Bry, le 2 décembre 1870, transforme sérieusement le plan d'origine.
En 1802, le prince de Talleyrand loue le château et s'y installe pour sept ans. Après son départ, l'édifice est racheté par le baron Louis, ami de Talleyrand. Son héritière et nièce, Mademoiselle de Rigny, fait don d'une grosse somme d'argent à la commune. En 1866, la municipalité l'utilise pour la construction d'une mairie.
Le XXe siècle voit le début de la transformation de la cité. Le parc du château et les pépinières de Paris deviennent de nouveaux quartiers. En 1926, la ville est traversée par la ligne de chemin de fer puis débute la construction de l'hôpital Saint-Camille (1936). L'implantation de zones pavillonnaires et de petits immeubles, la création d'importants moyens d'accès : autoroute A4 (1970) et RER (1977) et enfin l'installation d'entreprises industrielles et commerciales, créatrices avec le tertiaire de nombreux emplois, participent au développement important de Bry.
Le diorama de Daguerre
Pionnier de la photographie, Louis Daguerre s’installa à Bry-sur-Marne en 1839, et en devint conseiller municipal. Il repose d’ailleurs dans la commune.
En 1842, à la demande de la châtelaine de Bry, l’inventeur du daguerréotype peint gracieusement pour l'église paroissiale une oeuvre monumentale, un diorama en trompe-l’œil figurant la nef d’une cathédrale. Cette pièce unique, classée depuis 1913, est le dernier diorama de Daguerre et le seul existant à ce jour dans le monde. Cependant une expertise minutieuse a montré que son état est alarmant et qu'une restauration longue et coûteuse est urgente et nécessaire.
Le Perreux est un fief dépendant de l'abbaye de Saint-Maur dont un cartulaire mentionne pour la première fois l'existence en 1284. Depuis le XIIIe siècle, un manoir est présent. Il est occupé par de nombreux seigneurs, bourgeois de Paris, marchands au XIV-XVe puis par des parlementaires, notaire et secrétaire du roi, etc. Un second château est construit par Boullée, architecte du roi. En 1760, Robert Millin, écuyer, secrétaire du roi et receveur général des domaines du duc d'Orléans achète le domaine. Son fils, Jérôme-Robert sera en 1794 l'une des victimes de l'accusateur Fouquier-Tinville. Il tombe sous la guillotine en place publique, alors que son propre fils, Alexandre Millin, lieutenant général, se bat pour les armées de la République. Ce dernier et son frère se font restituer le domaine, mais ne tardent pas à le revendre.
Le domaine est alors morcelé. Nicolas Louis François de Neufchâteau achète le château et le parc. Le reste des terres, possession des familles Pantigny et de Beaufranchet est converti en lotissements vers 1860 afin de tirer parti de l'expansion que connaît Nogent grâce à la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Mulhouse. Commencés dès 1854, les travaux nécessitent la construction d'un viaduc. Le Perreux va alors prendre son essor.
La plus ancienne mention écrite de Fontenay remonte à 847. Au siècle suivant, un acte de 982 signalait que l'église de Fontenay était dépendante de la cathédrale de Paris. Sous l'Ancien Régime, la seigneurie de Fontenay appartenait pour la plus grande part à l'abbaye de Saint-Victor, qui, de toutes les abbayes de Paris, était la plus renommée. La culture de la vigne était à l'époque la principale activité agricole sur ces terrains boisés et pentus. En 1767, Jacques Maquer devint seigneur en achetant les terres de l'abbaye, après avoir acquis les autres seigneuries. Il habitait alors le château situé dans l'actuel Parc de la Mairie. À une extrémité de Fontenay, aux confins des territoires de Montreuil et de Vincennes, existait alors une léproserie accueillant les malades de Bagnolet, de Montreuil, de Neuilly-sur-Marne et de Fontenay
Pendant la Révolution, le maire, Monsieur Lameau, clôtura en vertu de la loi du 20 septembre 1792 les registres des baptêmes, mariages et sépultures tenus jusque-là par les curés, et transféra l'état civil en Mairie.
Au cours de l'Histoire, la municipalité a souvent eu à se préoccuper de la question du bois du Parc de Vincennes qui rendait difficile l’accès à la ville. Il fallut atteindre 1961 pour que la mairie puisse élargir la voie routière, et ainsi désengorger la circulation.
Aujourd'hui, Fontenay-sous-Bois connaît un nouvel essor. L'extension des activités industrielles, le Grand Ensemble, les équipements divers, sont les signes concrets du développement d'une ville moderne.
Comme toutes les villes de la banlieue parisienne, Fontenay a vu naître ou résider de nombreuses personnalités. Parmi elles, Louison Bobet, qui a vécu longtemps en ville, où une rue porte son nom.
Résidence royale de Philippe Auguste à Louis XIV en passant par Saint Louis, le château s'est progressivement doté de ses éléments actuels. Les bâtiments médiévaux, en particulier le donjon et la grande enceinte, constituent la seule résidence d'un souverain du Moyen-âge conservée en France. En 1162, Louis VII fait clore de murs une partie du bois, puis Louis VII fait aménager un pavillon de chasse. Au XIIIe siècle, Philippe Auguste et Louis IX (Saint Louis), qui séjournent fréquemment à Vincennes, font édifier un manoir. Après la mort, en croisade, de Saint Louis et jusqu'au milieu du XIVe siècle, Vincennes devient la résidence principale des souverains. De 1270 à 1350, Philippe III puis Philippe V s'y marient, Louis X, Philippe V et Charles IV, les « Rois maudits », y meurent.
L'existence du hameau de la Pissotte, dont le nom évoque un ruisseau, est attestée dès la première moitié du XIe siècle : des maisons établies le long d'une ancienne voie romaine, constituent un hameau situé sur le territoire de la seigneurie de Montreuil.
Au sortir de la Guerre de Cent Ans, Vincennes redevient un lieu de séjour privilégié des Rois de France. Louis XI, François Ier et Henri II, entre autres, séjournent au château. En 1373, Charles V crée la basse-cour, destinée au logement des domestiques royaux : il s'agit de maisons formant un quadrilatère dans le prolongement du château.
À la mort de Louis XIV en 1715, Vincennes est abandonné comme résidence royale. On lui préfère Versailles ou encore les résidences du Val de Loire comme Chambord ou Chenonceaux. Au XVIIIe siècle, diverses manufactures, de porcelaine, de faïences, d'armes, sont installées au château.
Avec la construction du Fort-Neuf en 1841, Vincennes devient une ville de garnison.
Au XIXe siècle, Vincennes connaît un fort taux de croissance démographique jusqu'au milieu du XXe siècle, atteignant 50.000 habitants en 1954. L'industrialisation de Paris, l'arrivée en 1934 du métro jusqu'au château ont contribué à ce dynamisme important. Outre le château et le bois (intégré au territoire de la Ville de Paris depuis un décret de 1929), Vincennes réserve plusieurs surprises à ses visiteurs.
Superbes façades du siècle dernier ou tendance art déco et curiosités architecturales se côtoient dans les rues du centre ville ou du quartier sud, en bordure du bois.
La qualité de son habitat, le dynamisme du commerce local contribuent à faire de Vincennes un pôle attractif important de l'est parisien.
Même si le bois de Vincennes fait aujourd’hui partie de Paris, la ville reste un haut lieu du cyclisme grâce à La Cipale, ou vélodrome Jacques-Anquetil, où le Tour de France s’acheva de 1967 à 1974. Le bois accueille aussi l’INSEP où ont séjourné de nombreux cyclistes en devenir.
Saint Maudez était un abbé d'origine bretonne, né au VIe siècle. Une relique fut ramenée sur le site du futur Saint-Mandé au Xe siècle, et une chapelle y fut construite pour l'honorer.
En 1654, Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV achète la propriété de Catherine de Beauvais, femme de chambre d'Anne d'Autriche et initiatrice amoureuse du jeune Louis XIV. Cette luxueuse demeure entourée de jardins signés Le Nôtre préfigure déjà Vaux-le-Vicomte. On y voit passer les grands : Mazarin, le duc d'Orléans, Henriette de France, Henriette d'Angleterre, le roi Louis XIV, et les artistes : Le Brun, La Fontaine, Madame de Sévigné, Corneille, Molière. Lorsque Fouquet est arrêté sur les ordres de Colbert en 1661, son domaine est mis à sac, confisqué puis vendu en 1705 à une communauté religieuse. En 1790, Saint-Mandé devient une commune indépendante, paisible, grignotée peu à peu par l’extension de Paris.
L’Institut Géographique National
L’IGN possède l'un des fonds cartographiques les plus importants de France et une photothèque de plus de 3,5 millions de photos aériennes prises de 1921 à nos jours, l'ensemble étant mis à disposition du public.
Gouvernements et collectivités locales sont associés dans le projet du Grand Paris, qui entend créer le Paris de demain et en faire une ville plus humaine mais aussi plus mondiale, à l’échelle de Londres ou New York. Souvent vu par les Parisiens comme une simple refonte du réseau de transports, le projet va bien au-delà. La région parisienne, qui représente un peu plus du sixième de la population nationale et près du tiers du produit intérieur brut, ne peut se contenter de son rôle national dans un contexte de mondialisation, et se doit de consolider sa place de centre attractif pour toute l’Europe. Autour de la Seine, et profitant de tous les espaces existants, l’organisation de la ville sera entièrement repensée. L’objectif : bâtir une ville durable qui offre une véritable qualité de vie pour être plus attractive.
Le Grand Paris dépasse de loin la simple problématique des réseaux de transports car il s’agit d’une refondation de la géographie urbaine, sociale et économique du bassin parisien et au-delà, jusqu’au Havre. La Seine est l’axe majeur autour duquel la métropole a vocation à s’ordonner.
La ville du Grand Paris s’articulera autour de plusieurs pôles et ne procédera plus par cercles concentriques comme aujourd’hui. Les quartiers enclavés, souvent qualifiés de « sensibles », seront mis au centre du jeu. La question des banlieues sera prise à bras le corps et Paris devra les intégrer comme jadis elle sut intégrer les faubourgs. L’avenir est aux îlots urbains ouverts, aux quartiers évolutifs. Il s’agit de retisser les liens entre l’est et l’ouest de la région, entre Paris et sa banlieue.
Le Ministère de la Ville est en charge du Grand Paris au sein du gouvernement. Dès 2011, il met en place un « label Grand Paris » qui permettra aux citoyens de percevoir rapidement ce qu’est le Grand Paris. En effet, les premières réalisations concrètes prendront forme et sortiront de terre, qu’il s’agisse de créations architecturales ou de commandes publiques comme la nouvelle cité judiciaire dans le 17ème arrondissement de Paris. Ce projet, ce sont aussi des réponses immédiates aux problématiques des franciliens en matière de transport, de logement et d’emploi.
On appelle Paris la Ville-Lumière car ce fut la première ville qui utilisa les lampadaires dans les rues de la ville. C'est au XVIIe siècle que Gabriel Nicolas de la Reynie y apporte l'éclairage public. La Reynie fut le premier lieutenant de police de la ville de Paris, l’équivalent de nos actuels préfets de police, et s’il décida d’équiper la capitale de rues éclairées, ce n’était pas pour le confort des Parisiens, mais bien pour faire baisser la criminalité.
La Reynie avait été nommé à son poste à la suite d’un édit de Colbert estimant que « la police consiste à assurer le repos du public et des particuliers, à protéger la ville de ce qui peut causer des désordres ». L’éclairage obéit donc d’abord à ce souci.
Le premier lieutenant de police, qui restera en poste trente ans de 1667 à 1697, inventant la police moderne, fut un homme à poigne. Ses méthodes musclées firent aussi de Paris la ville la plus propre de l’Europe de cette époque. Ces mesures furent financées par une taxe dite « des boues et lanternes ».
La Reynie établit en outre les premières règles de circulation et de stationnement, le pavage des rues et l’adduction d'eau. En 1882, la rue de La Reynie dans le 4ème arrondissement de Paris fut rebaptisée en sa mémoire.
Capitale de la France et étape inévitable de la Grande Boucle, Paris est également la capitale mondiale du cyclisme, puisque c’est dans ses murs ou à proximité immédiate que le sport cycliste s’est développé et façonné pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Paris-Roubaix, Paris-Tours, Paris-Bourges, Paris-Bruxelles, Bordeaux-Paris, Paris-Brest-Paris, Paris-Marseille, les Six jours de Paris, on ne compte plus les épreuves de légende, bien vivantes ou disparues, qui s’élancèrent ou s’achevèrent dans la ville lumière.
C’est d’ailleurs dans son agglomération, dans le parc de Saint-Cloud, qu’eut lieu en 1868 la première course cycliste sur route officiellement recensée, remportée par l’Anglais James Moore. Six mois plus tard, la première course de ville à ville conduit nos pionniers de Paris à Rouen. C’est encore un Anglais. G.P. Mills, qui s’impose. Aux débuts du cyclisme, c’est surtout la piste qui fait vibrer les poulbots et les vélodromes fleurissent dans et autour de Paris, Buffalo à Neuilly, le Parc des Princes, où un certain Henri Desgrange établit en 1893 le premier record de l’heure, la Cipale à Vincennes, la seule piste qui subsiste aujourd’hui dans la capitale… C’est même à Paris, en face du siège du journal l’Auto, au 10 de la rue du Faubourg-Montmartre, qu’est créée l’Union cycliste internationale (UCI), par ceux-là même qui, deux ans plus tard, vont imaginer le Tour de France.
Henri Desgrange, le patron de l’Auto, et Victor Goddet, le bailleur de fonds du journal, dirigent déjà le Parc des Princes. Bientôt, ils seront à la tête du Vélodrome d’Hiver. Mais en 1902, les ventes de l’Auto plafonnent et Pierre Giffard, patron du Petit Journal et du journal Vélo leur livre une concurrence sans merci. Le Tour va naître à la brasserie Zimmer, boulevard Montmartre, où les deux patrons ont convié Géo Lefèvre, chef de la rubrique vélo, qui a lancé l’idée comme une boutade. Pour ce trio, qui va bientôt envahir la France, avide de voir ces cyclistes dont parle tant la presse, la conquête de Paris n’est pas chose aisée.
C’est en effet de Montgeron que va s’élancer la première « grande boucle » de 1903, et à Ville d’Avray qu’elle s’achève. Le préfet Lépine a en effet interdit les courses de vélo dans la capitale. L’inventeur du concours qui assurera sa postérité, est un ami de Pierre Giffard, qui ne supporte pas l’idée de voir une grande course s’élancer devant le siège du journal concurrent. Louis Lépine n’est portant pas un ennemi du vélo ; c’est même lui qui a créé les brigades cyclistes de la police et développé ces « brigades du Tigre » popularisées par la télévision. On doit aussi à notre homme le permis de conduire, les limitations de vitesse en ville (12 km/h en 1896 !), mais aussi l’interdiction faite aux femmes de faire du vélo dans Paris, une pratique qui les obligeait à des exhibitions jugées contraires aux bonnes mœurs. Aujourd’hui subsiste, dans un magasin de meubles près de l’Opéra, un vélodrome souterrain où ces dames pouvaient pratiquer la petite reine en toute discrétion…
Les vedettes du Tour seront pourtant conduites en cortège jusqu’au Parc des Princes, où l’accueil est aussi sensationnel qu’il l’avait été au stade vélodrome de Marseille… Le Parc deviendra dès lors, et ce jusqu’en 1967, la dernière promenade des forçats de la route. La Cipale prendra le relais jusqu’en 1974, et même si la piste a pris aujourd’hui le nom de Jacques Anquetil, elle fut un temple dédié à Eddy Merckx, qui y enleva ses cinq Tours de France.
Le préfet Lépine doit se retourner dans sa tombe en voyant aujourd’hui, et depuis lors, le peloton aller et venir sur les Champs-Elysées pour un dernier tour d’honneur.
| 52 avant JC | Victoire de Labienus, lieutenant de Jules César, sur les Sénons et les Parisii, qui occupent Lutèce depuis plusieurs siècles. Les Gaulois préfèrent incendier eux-mêmes leur cité plutôt que d’y laisser entrer les Romains. |
| Entre 100 et 200 | Construction à Lutèce de thermes et d’un amphithéâtre de 17 000 places (les arènes de Lutèce). |
| Vers 250 | Martyre du premier évêque de Lutèce, Saint Denis, qui est décapité sur la butte Montmartre |
| Vers 300 | Lutèce devient Paris. |
| 451 | Attila et ses Huns aux portes de Paris. Sainte Geneviève (v. 422-v. 502) organise la défense de la ville. Attila passe son chemin. |
| 486 | Sainte Geneviève refuse de laisser Clovis prendre Paris tant qu’il n’est pas converti au christianisme. Clovis se converti en 496. La France devient « la Fille aînée de l’Eglise ». |
| 508 | Clovis fait de Paris la capitale de son royaume. En 510, il fait rédiger la loi salique qui sera la base de la législation française jusqu’à la Révolution. |
| 845 à 890 | Raids et sièges normands. |
| 1200 | Rixe entre les étudiants et les troupes du prévôt de Paris : 5 morts. Philippe Auguste donne raison aux étudiants. L’université jouera dès lors un rôle de premier plan dans l’histoire de Paris. |
| 1345 | Après 182 années de travaux, Notre-Dame de Paris est achevée. |
| 1370 | Pose de la première pierre de la Bastille. |
| 1572 | Massacre de la Saint-Barthélemy : 2 000 morts. |
| 1594 | Entrée d'Henri IV dans Paris. |
| 1634 | Première séance de l'Académie française. |
| 1658 | La plus grande crue de la Seine avec 8,96 m. à l'échelle d'Austerlitz. |
| 1708-1709 | Hiver glacial. Record de –26 degrés à Paris. 1,4 million de Français meurent de froid et de faim. |
| 1789 | Prise de la Bastille le 14 juillet. |
| 1804 | Napoléon est sacré empereur à Notre-Dame. |
| 1836 | Inauguration de l'Arc de triomphe. |
| 1837 | Inauguration de la première ligne de chemin de fer française ouverte aux voyageurs reliant Paris à Saint-Germain-en-Laye. |
| 26 mars au 22 mai 1871 | Commune de Paris. |
| 1889 | Fin des travaux de la tour Eiffel. |
| 1900 | Exposition universelle et Jeux olympiques. |
| 1924 | Jeux olympiques. |
| 19 août-25 août 1944 | Libération de Paris. |
| 10 mai 1968 | « Nuit des barricades ». Émeute étudiante au Quartier Latin. |
Initialement nommée tour de 300 mètres, c’est une tour de fer puddlé construite par Gustave Eiffel et ses collaborateurs pour l'exposition universelle de 1889. Situé à l'extrémité du Champ-de-Mars, en bordure de la Seine, ce monument parisien, symbole de la France et de sa capitale est le neuvième site le plus visité du pays en 2006 et le premier monument payant visité au monde avec près de 7 millions de visiteurs par an.
D'une hauteur de 300 mètres à l'origine, prolongée par la suite de nombreuses antennes culminant à 324 mètres, la tour Eiffel est restée le bâtiment le plus élevé du monde pendant plus de 40 ans. Utilisée dans le passé pour de nombreuses expériences scientifiques, elle sert aujourd'hui d'émetteur de programmes radiophoniques et télévisés.
C’est l'une des plus remarquables cathédrales qu'ait produites l'architecture gothique en France et en Europe. Elle fut lors de son achèvement à la fin du XIVe siècle la plus grande cathédrale d'Occident. Ce chef-d’œuvre, l’un des symboles les plus connus de la capitale française, est situé à l’extrémité est de l’île de la Cité, centre historique de la ville, tout près des berges de la Seine. Sa façade occidentale domine le parvis Notre-Dame - place Jean-Paul II. La construction s’étant étalée sur deux siècles, à l'emplacement d'anciens temples païens, le style n’est pas uniforme. Elle possède ainsi des caractères du gothique primitif (voûtes sexpartites de la nef) et du gothique rayonnant. Après la tourmente révolutionnaire, la cathédrale a subi de 1844 à 1864 une restauration importante et parfois controversée dirigée par l'architecte Viollet-le-Duc, qui y a incorporé des éléments et des motifs que le monument légué par le Moyen Âge n'avait jamais possédés.
Ils sont considérés comme la plus belle avenue de Paris et, par les Parisiens, comme la plus belle avenue du monde. Elle tire son nom du lieu des Enfers où séjournaient les âmes vertueuses dans la mythologie grecque. En 1616, Marie de Médicis décida de faire aménager dans ces champs une longue allée bordée d'arbres. En 1667, Le Nôtre prolonge cette perspective des Tuileries. Le nom Champs-Elysées apparaît en 1709. Son tracé actuel jusqu’à l’Etoile est achevé en 1724. En 1838 les Champs-Élysées sont aménagés par l'architecte Jacques Hittorff, y compris le dessin des réverbères toujours en place. Les jardins sont aménagés, par la suite, par Jean-Charles Alphand sous Napoléon III. Les Champs-Élysées ont bénéficié d'un réaménagement en 1994, qui a vu notamment la disparition des contre-allées.
Pour cette dernière étape, les coureurs traversent la partie centrale du bassin parisien selon la direction sud-est nord-ouest. Ils recoupent ainsi les formations calcaires, sableuses et argileuses qui constituent le soubassement géologique de la région. Les calcaires ont d’ailleurs été exploités en galeries souterraines pour extraire les pierres de construction des monuments parisiens. Il en reste un réseau de galerie devenu les catacombes.
En surface, l’érosion naturelle a modelé le relief et creusé quelques cuvettes dans ces terrains, donnant naissance par différence aux monts parisiens comme la colline de Chaillot, les Buttes Chaumont ou Montmartre, point culminant de la capitale, avec 130 mètres d’altitude. Le peloton se contentera de l’ascension des Champs Elysées, 60 mètres d’altitude pour cette butte de calcaire supportant l’Arc de Triomphe.