Guide touristique

Étape 19 : Modane ValfréjusAlpe-d’Huez - 109.5 km
vendredi 22 juillet
Etape 19
 
Modane
Modane

AU CŒUR DE L’EUROPE FERROVIAIRE ?

La liaison ferroviaire Lyon-Turin (LTF) est l’un des plus grands chantiers européens lancés depuis vingt ans, sans doute le plus important depuis le tunnel sous la Manche, et Modane en est la vitrine. Les enjeux économiques, écologiques et territoriaux du projet, ratifié des deux côtés des Alpes en 2001 et largement soutenu par l’Union européenne, sont énormes. Cette liaison, qui permettrait d’assurer une continuité de lignes de Lisbonne à Kiev grâce à la mise en place de plusieurs tunnels, dont le principal entre la France et l’Italie, ferait 53 Km de long et déboucherait dans la Maurienne, permettra, pour ses partisans, de maintenir la région Rhône-Alpes au cœur commercial de l’Europe tout en évitant un engorgement du transport routier transalpin. Comme pour tout projet de cette ampleur, les oppositions sont fortes des deux côtés de l’arc alpin. Pour ou contre ce projet, qui devrait voir le jour entre 2018 et 2023, le plus simple pour se faire une idée est de se rendre au centre d’exposition sur la LTF, installé dans une ancienne rizerie classée à Modane.

Modane joue aujourd’hui pleinement la carte du tourisme. A 4 heures de Paris en TGV direct, Valfréjus la station de Modane compte 7000 lits. Son domaine skiable permet la pratique du ski de 1550 à 2737 m aux abords du massif du Thabor et face aux paysages du Parc de La Vanoise. De nouvelles formes de glisses y sont nées comme le Skwal ou le speed-riding. C’est également une destination d’été prisée permettant une mutitudes de loisirs en montagne comme les ballades équestres, les randonnées autour des lacs, le VTT, l’escalade…

AU BOUT DES TUNNELS…

Par sa position frontalière, Modane a toujours été ville de passage (Cols et Montagnes) et a vu son histoire marquée par les relations transalpines qui se sont matérialisées dans sa terre et sa chair par les tunnels du Mont-Cenis (ferroviaire) et du Fréjus (routier) qui ont désenclavé la ville à un siècle d’intervalle.

Le 31 août 1857, le roi Victor-Emmanuel II de Savoie ordonne le début des travaux d'un tunnel ferroviaire dont l'étude préliminaire a été menée par Henri Maus. Les travaux sont conduits par l'ingénieur Germain Sommeiller qui à cette occasion inventa le marteau pneumatique (ancêtre du marteau piqueur). La première mine des travaux du tunnel du Mont-Cenis est tirée le 31 août 1857. La jonction entre le côté français et le côté italien se fait le jour de Noël 1870, avec un écart minime, ce qui est une prouesse technique pour l’époque. Enfin le tunnel sera inauguré en septembre 1871 avec un convoi qui partira de Turin pour rejoindre Modane.

Une plaque aurait dû recevoir cette inscription « Un travail herculéen a permis de forcer la porte des Enfers ».

Le tunnel du Mont-Cenis fut le plus long tunnel ferroviaire au monde jusqu'au 1er juin 1882 date de l'ouverture du tunnel ferroviaire du Gothard, long de 15 kilomètres. En 1881, pour éviter les glissements de terrain, le portail côté français fut reculé de plus d'un kilomètre et la longueur totale du tunnel passa ainsi de 12, 233 à 13,636 kilomètres. Jusqu'en 1980, des navettes pour le transport d'automobiles furent mises en service l'hiver, la RN6 passant par le col du Mont Cenis étant coupée à cause de la neige. Ce service cessa avec l’ouverture du tunnel du Fréjus qui offre une liaison routière permanente entre la France et l'Italie. Long de 12,895 kilomètres, le tunnel du Fréjus a été mis en service en juillet 1980. Il coûta à l'époque de sa construction environ deux milliards de francs (700 millions d'euros). Après l'accident du tunnel du Mont-Blanc de 1999, la sécurité a été notablement renforcée. Le tunnel est relié côté français à l'autoroute A43 et côté italien à l'autoroute A32.

PREMIER MAILLOT POUR MOTTET DANS LE DAUPHINÉ

L’histoire de la ville a été conditionnée par sa situation géographique, au cœur des échanges entre la France et l’Italie, notamment depuis le percement du tunnel du Fréjus. En juillet prochain, c’est au lendemain d’une étape franco-italienne que Modane fera son entrée dans le club des villes-étapes du Tour de France. Elle devient la dix-neuvième commune savoyarde à figurer au programme de la Grande Boucle depuis 1947.

Valfréjus a cependant déjà connu l’arrivée d’une grande course cycliste, le 30 mai 1987, lors du Critérium du Dauphiné Libéré. La 6e étape, partie de Chambéry, a vu la victoire d’un grimpeur colombien, Henry Cardenas. Charly Mottet y a pour sa part conquis son premier maillot de leader de son épreuve fétiche, qu’il allait d’ailleurs remporter pour la première fois quelques jours plus tard… Dans toute sa carrière, le Français passa 12 jours aux commandes du Critérium. Quant à Cardenas, grand espoir du cyclisme colombien, il termina cette année-là deuxième du Dauphiné et meilleur grimpeur. Ce fut son meilleur résultat avant qu’il n’accepte de sacrifier ses ambitions personnelles pour se mettre au service de Luis Herrera d’abord, puis de Claudio Chiappucci.

XIIe siècle Mention dans un cartulaire d’un certain Amaudanes, qui a peut-être donné son nom à la ville.
1572 Construction de la fontaine, classée aux Monuments historiques.
1857 Début du percement du tunnel ferroviaire du Mont-Cenis.
1871 Inauguration du tunnel ferroviaire du Mont-Cenis. La population de Modane, petit bourg agricole frontalier, est multipliée par cinq en trente ans.
1943 La ville, important nœud ferroviaire, est bombardée par les alliés à la place de la gare et du tunnel du Mont-Cenis.
13 et 14 septembre 1944 Libération de Modane et Fourneaux. Ces deux communes reçoivent la croix de guerre
1957 Inondations de la ville avec les crues de l’Arc suite à de fortes averses et à la fonte des neiges.
1963 Création du Parc national de la Vanoise.
1969 Le hameau du Charmaix, où l’on skiait depuis le début du XXe siècle, est rebaptisée « Arrondaz ».
1980 Ouverture du tunnel du Fréjus.
1983 La station de ski d’ « Arrondaz » devient « Valfréjus ».
2002 Percement de la galerie de reconnaissance de la ligne ferroviaire Lyon Turin.
Depuis 2009 Percement de la galerie de sécurité du Tunnel routier du Fréjus.
2010 150ème anniversaire du rattachement de la Savoie à la France.
2020 Ouverture prévue de la ligne Lyon Turin.

L’ancienne Rizerie des Alpes

Entre Modane-ville et le quartier de Loutraz, elle figure parmi les bâtiments industriels les plus intéressants de la Savoie. L’édifice rectangulaire en forme de temple antique, construit par l’architecte génois Francesco Cattaneo au début du XXe siècle est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1987.Le bâtiment abrite aujourd’hui le centre d’exposition de la nouvelle liaison ferroviaire Lyon - Turin.


Entrée monumentale du tunnel ferroviaire

La première entrée du Mont-Cenis s'étant effondrée suite à des mouvements de terrain elle fut remplacée par une entrée monumentale construite en pierres de taille numérotées, pour permettre sa reconstruction en cas de destruction. Sa façade est décorée avec une dizaine d’armoiries dont celles de Modane, la Savoie, le Piémont… Aujourd’hui ce monument est mis en valeur par l’installation d’une locomotive à vapeur et de son convoi du début du siècle qui abrite en outre une exposition permanente retraçant l’aventure du percement du premier tunnel alpin.


La « maison penchée »

Partie intégrante du système fortifié de Modane, la maison penchée était un blockhaus de défense de l'entrée monumentale du tunnel ferroviaire du Mont-Cenis.
Construit en 1939 sur la poudrière bâtie en pierre et reliée par une galerie au tunnel ferroviaire, ce petit ouvrage de défense et d'observation défendait la nouvelle entrée du tunnel. Fin 1944, en se repliant, les troupes allemandes détruisaient systématiquement les ouvrages routiers et ferroviaires, c'est ainsi qu'elles firent exploser deux wagons chargés d'explosifs placés dans le tunnel à proximité de l'entrée française. La violence de l'explosion obstrua la galerie et pulvérisa la poudrière, seul le blockhaus construit en béton armé résista mais se trouva projeté à quelques dizaines de mètres de son emplacement initial. Aujourd'hui, déjouant les lois de l'équilibre, plantée dans le sol et inclinée selon deux angles, la maison penchée est une attraction connue à l'échelle européenne. Cette curiosité anodine mais très étonnante présente la particularité d’être le monument le plus visité de Savoie.


Le Fort de Saint-Gobain

Elément de la ligne Maginot (le front des Alpes), le fort Saint-Gobain est un ouvrage de la guerre de 39-45 unique dans son état de conservation. Véritable «sous-marin» terrestre avec son armement mais aussi son casernement, permettant à un équipage de 150 hommes de vivre en complète autarcie pendant plus de 3 mois. Ce fort s’ajoute au patrimoine militaire de la Vallée, dédié à la défense des frontières. Il est aujourd’hui ouvert au public.


Le Museobar

A travers quatre reconstitutions d’ambiance de cafés d’époques (italienne, militaire, cheminote et bourgeoise) ce musée retrace l’histoire fantastique d’une ville frontière de 1880 à 1935 à l’épopée où l’on tombait sur un bar tous les 100 mètres . Trompe l’œil, musiques des pianos mécaniques, témoignages et surtout images sont les illustrations de cette histoire extraordinaire.


Ville-étape inédite
Chef-lieu de canton et station de sports d’hiver de Savoie (73)
Population : 3 500 hab. (Modanais, Modanaises)
Économie : tourisme, transport, tunnels dont le tunnel routier du Fréjus
Festivals : Cavalcade (défilé de chars, juillet), Punta Bagna Bike (rassemblement de Harley Davidson, juillet)
Personnalités : Fabrice Melquiot (théâtre), Philippe Hardy, Simon et les Modanais, Emile Allais
Spécialités : le pain de Modane, fondues, raclettes, tartiflette
Sport : « La Course des Rois Mages » (août), Etape du Tour Mondovélo (11 juillet)
 

Département de la Savoie (73)

Préfecture : Chambéry
Sous-préfectures : Albertville, Saint-Jean-de-Maurienne
Population : 409 000 hab.
Site web : www.savoie-mont-blanc.com

La Savoie, ce sont 409 000 habitants répartis sur 6 257 km2, structurés en sept territoires, eux-mêmes divisés en 37 cantons. L'activité touristique constitue le moteur de l'économie savoyarde depuis de longues années. Notamment grâce aux 60 stations de sports d'hiver qui génèrent 21 millions de journées touristiques en hiver, aux trois parcs (Vanoise, Bauges et Chartreuse) ou aux six stations thermales du département : Aix-les-Bains, Aix-Marlioz, Challes-les-eaux, Brides-les-Bains, la Léchère, Salins-les-Thermes. Sans oublier le plus grand lac naturel de France, le lac du Bourget. Au tourisme s'ajoutent des activités métallurgiques et énergétiques ainsi que des échanges transfrontaliers avec la Suisse. Ce qui explique un taux de chômage relativement bas (6 % en 2008). Un étonnant patrimoine architectural rappelle le riche passé historique du Duché de Savoie : le château de Chambéry en constitue le plus beau fleuron. Classé monument historique en 1881, il abrite le siège de l'hôtel du département et de la préfecture. La Savoie a accueilli en 1992 les Jeux olympiques d'hiver à Albertville et dans les stations de la Tarentaise.

KM 14 : SAINT-MICHEL-DE-MAURIENNE (3 000 hab.)

La ville est située au carrefour de la route des Grandes Alpes reliant Genève à Nice et à l’Italie, et au pied des stations de Valloire et Valmeinier. Saint-Michel-de-Maurienne est un lieu de rendez vous incontournable pour le cyclisme avec l’ascension du col du Galibier. Idéalement campée sur le versant ensoleillé de l’Arc, bénéficiant d’un climat sec à l’image des Hautes Alpes, cette commune de 3 000 habitants a vu à de nombreuses reprises passer le Tour sans en accueillir d’étape.

La ville a été tragiquement marquée par le plus grave accident ferroviaire de l’histoire de France, survenu pendant la Première Guerre mondiale : fin 1917, un train surchargé de permissionnaires de retour du front italien a déraillé, faisant près de 600 morts. Descendant de Modane, le train avait atteint une vitesse de 135 km/h au lieu des 40 autorisés. Un monument rappelle cette heure tragique dans le cimetière de la ville.

Le vieux bourg médiéval
Au départ de l'ancienne place du marché, une promenade dans les rues piétonnes restaurées emmène à la rencontre de l'histoire de la plus importante des communautés ayant appartenu au comte de Savoie. On y entrait par deux portes voûtées, situées à l'est et à l'ouest du Bourg, respectivement dans les rues Saint-Antoine et Saint-Marcellin. Derrière la mairie, un chemin rural rejoint la Tour ronde, vestige de l'ancien château de Saint-Michel, qui abritait une garnison militaire des comtes de Savoie. Sa construction remonte au Xe ou au XIe siècle. C'est le point le plus élevé de la ville et la vue que l'on y découvre est saisissante.

Le musée de l’aluminium
La vallée de la Maurienne est un haut lieu de l’aluminium. Elle a profité de sa géographie exceptionnelle pour développer dès la fin du XIXe siècle des industries électrochimiques et électrométallurgiques. La présence de nombreuses chutes d'eau permet d'alimenter en courant électrique et sans perte d'énergie les différentes usines. De 1892 à 1907, six usines de fabrication d’aluminium s’installent entre Saint-Jean-de-Maurienne et La Praz : Calypso, La Praz, Saint-Félix, La Saussaz, Prémont et Saint-Jean-de-Maurienne. Un musée, l’Espace Alu, ouvert en 2007, retrace cette aventure industrielle.

KM 15 : SAINT-MARTIN-D’ARC (350 h)

Le Fort du Télégraphe
Dominant la commune de St Martin d’Arc et toute la vallée, le fort du Télégraphe se dresse au nord du col. Bâti de 1888 à 1890, il fut complété en 1908 par des batteries basses en raison de l’extraordinaire point de vue dont il bénéficie. A l’origine de son nom, un relais du télégraphe optique de Chappe : tels les télégraphistes, les artilleurs de montagne avaient besoin de voir loin. Cet ouvrage spectaculaire, se dressant en bout de crête, a été occupé par le 93ème régiment d'artillerie de montagne, unité d'alpinistes et skieurs militaires jusqu'en 1996. Aujourd'hui, il appartient à la commune de Valloire.

KM 26,5 : COL DU TÉLÉGRAPHE (1 566 m)

Ainsi nommé en raison du télégraphe de Chappe jadis installé sur la falaise surplombant le col, le Télégraphe a compté à 27 reprises pour le classement du meilleur grimpeur du Tour. Rampe de lancement avant le Galibier, il a également été souvent franchi dans l’autre sens, une ascension sans difficulté aucune depuis Valloire. Lors du premier passage, en 1911, Emile Georget, également vainqueur du Galibier, s’était présenté en tête.

KM 31 : VALLOIRE (1 300 hab.)

Au pied du célèbre col du Galibier, Valloire tire son nom de « Vallée d'Or », origine qui remonte au XIe siècle. On ne trouvait pas d’or sur la commune, mais sa richesse agricole et son emplacement de carrefour entre les Alpes du sud et du nord valaient au village une prospérité enviable. Valloire était d’ailleurs plus peuplé à la Renaissance qu’aujourd’hui, avec 1 900 habitants permanents. Les agriculteurs se muaient en colporteurs hors saison. Aujourd’hui revivifié par le tourisme et le ski, qui décuple la population en saison, le village de 1 300 habitants déploie ses multiples charmes autour des 17 hameaux qui le composent, étagés entre 1 400 m et 1 800 m. La commune bénéficie des nombreux aspects des paysages montagnards : elle débute ainsi vers 700 m sur les rives de l'Arc et culmine à plus de 3 500 m aux Aiguilles d'Arves. Lacs de montagne bleutés des Cerces ou des Rochilles, majestueuse forêt du Télégraphe, vallées alpines de la Neuvachette et de la Valloirette, ou imposants sommets du Grand Galibier, chacun peut y choisir son décor... Le col du Galibier, emprunté depuis des lustres, a façonné l'esprit des habitants qui, cependant, ont su garder en main le destin de leur pays à l’image de l’enfant le plus célèbre de la station, Jean-Baptiste Grange, le champion du monde de slalom.

Valloire a accueilli deux étapes du Tour, une étape remportée par Eddy Merckx en 1972 et un départ trois ans plus tard.

Les chemins du Baroque
La Maurienne possède de nombreux témoignages de l'art baroque dont l'apogée se situe aux XVIIe et XVIIIe siècles. L'extérieur des édifices reste simple, l'intérieur présente des décors exubérants, le Baroque a horreur du vide : peintures vives, dorures, moulures, retables, autels aux colonnes torses, statues mouvementées, innombrables angelots. Ils sont souvent l'œuvre d'artistes locaux, les peintres Dufour de St-Michel ayant par exemple une large renommée. À Valloire, Beaune, Orelle et St-Martin la Porte se trouvent quatre étapes des « chemins du Baroque ». La plus riche et représentative de cet art surprenant est l'église Notre Dame de l'Assomption.

 

Département des Hautes Alpes (05)

Préfecture : Gap
Sous-préfectures : Briançon
Population : 132 000 hab.
Site web : www.hautes-alpes.net

Tous sur www.montourdansle05.fr
Depuis le 1er juin, le Conseil Général des Hautes-Alpes a mis en ligne montourdansle05.fr, un site interactif d’informations sur le passage du Tour de France et de partage sur toutes les pratiques du vélo. Ce site est d'abord la référence du passage du Tour de France dans le département, du 19 au 22 juillet.
En 2011, le Tour va se jouer dans les Hautes-Alpes avec notamment l'étape reine de l'épreuve le 21 juillet et l'arrivée au sommet du Galibier, plus haute arrivée de l'histoire de la compétition. Les internautes y trouveront le détail de chaque étape, le programme des festivités, un résumé des grandes heures du Tour dans le département. Ils pourront y échanger des conseils pour bien voir passer les coureurs.
Mais le Conseil Général ne souhaitait pas réaliser un simple site événementiel. Montourdansle05.fr continuera d'exister après le passage du Tour puisqu'il propose aux internautes de partager leurs itinéraires en vélo de route, en VTT ou pour des balades en famille. Tous les vélos sont dans les Hautes-Alpes et le site met en lumière la variété des pratiques : grands cols routiers, bike-parcs en station pour le VTT... Les clubs y trouveront une vitrine pour se présenter et mettre en avant les événements qu'ils organisent dans un agenda partagé. Montourdansle05.fr appartient aux internautes, amoureux du vélo, du Tour de France ou tout simplement des paysages des Hautes-Alpes.

Le département
Il s’agit du plus haut de France en moyenne. Les Hautes-Alpes sont baignées par la Durance, qui constitue l’épine dorsale de son territoire. Le haut et le moyen bassin de la Durance constituent une voie de passage (d'Espagne en Italie, selon l’expression consacrée) et une limite climatique entre les Alpes du Nord et les pré-Alpes méridionales, déjà méditerranéennes. Enclavé jusqu’à l’arrivée du chemin de fer, le département a appris dans ces conditions souvent difficiles à vivre en quasi-autarcie, ce qui s’est révélé un atout dans les périodes les plus dures de son histoire. Le département, essentiellement rural (forêts, pâturages, fruits, élevage, vigne dans la vallée de la Durance, lait) fait depuis quelques années de sérieux efforts en vue de développer le tourisme d'été, notamment autour du lac de Serre-Ponçon, et celui d'hiver dans des stations bien équipées, parmi lesquelles Montgenèvre, Serre-Chevalier, Vars, les Orres, Risoul, Ceüze.


KM 63,5 : VILLAR D’ARÈNE (250 hab.)

Eglise Saint-Martin
À la suite d’un incendie, l'église Saint-Martin a été reconstruite entre 1866 et 1870. Elle est caractéristique des édifices religieux de cette époque. Le tuf doré du Lautaret donne un cachet local à son style néogothique, marque de cette époque. Ses trop vastes proportions inadaptées au terrain instable reflètent la richesse des émigrés qui ont financé cette construction. Elle fut inaugurée le 11 novembre 1870, jour de la Saint Martin. Mais devenue trop dangereuse pour ses paroissiens, elle n'est plus visitée pour les offices depuis plus de 20 ans. La place de l'église est remarquable par ses maisons anciennes avec, en particulier, près de la fontaine, l'hôtel du Bec de l'Homme, autrefois relais de poste pour les chevaux, et la maison Bois avec un joli balcon en fer forgé.

KM 67 : LA GRAVE (500 hab.)

Située à 1 500 m d'altitude sur un promontoire rocheux qui domine la vallée, La Grave est classée parmi les Plus Beaux Villages de France. Le village aurait été entouré d'une enceinte fortifiée qui a aujourd'hui entièrement disparu. Le bourg en a gardé un tissu urbain serré, strié de nombreuses ruelles dites « trabuc » reliant les demeures entre elles. L’église classée Monument Historique fut édifiée à partir du XIe siècle, et se rattache à l’art roman dit « lombard ». Elle forme avec la chapelle des Pénitents, la cure et le cimetière un bel ensemble avec pour toile de fond les glaciers de la Meije. Malgré la rudesse du territoire, on trouve des traces d'occupation en Haute-Romanche depuis l'Antiquité. Néanmoins, c'est au Moyen-âge que La Grave s'impose comme le centre administratif et commercial du Haut-Oisans. Le village aurait été alors la communauté la plus importante de l'Oisans et comptait plus d'habitants que le Bourg d'Oisans. Neuf mois d’hiver, trois mois d’enfer, c’était le rythme agricole imposé par la rudesse du climat, la saison froide entraînant aussi l’exil des hommes qui se spécialisèrent au fil du temps Au Second Empire, la construction épique de la route du Lautaret rompit l’isolement de la Haute-Romanche et eut pour double effet d’accélérer l’exode rural tout en amenant les prémices d’un tourisme estival : de nouvelles activités (auberges, maisons de roulage) voient déjà le jour, alimentées conjointement par les voyageurs routiers et les alpinistes qui commencent à s’attaquer à ce massif difficile : la Meije sera le dernier grand sommet des Alpes à être vaincu en 1877. Le tourisme hivernal n’apparaîtra que plus tard, notamment avec les premières remontées au Chazelet en 1964, mais le second souffle sera surtout donné par la construction du téléphérique en 1976.

La commune organise également chaque année un festival consacré au compositeur Olivier Messiaen, qui passait toutes ses vacances à la Grave.

Eglise Notre-Dame de l’Assomption
Campée sur son rocher, bâtie en tuf, elle est de style « roman lombard » caractérisé par l'emploi de la voûte en plein cintre et de la voûte en berceau. Elle est le monument le plus ancien du canton. Tout laisse penser qu’elle fût érigée vers le XIe siècle. Elle aurait été endommagée en 1587 par les troupes de Lesdiguières au cours des guerres de religion et reconstruite au début du XVIIe siècle. Profondément restaurée en 1856, elle est entourée d'un cimetière avec des tombes surmontées de jolies croix en bois qui retiennent l'attention : le triangle représenterait la sainte Trinité et le cercle l'unicité du Père, du Fils et du Saint Esprit. L'intérieur de l'église est vaste avec trois nefs séparées par des piliers circulaires dont certains ont des chapiteaux décorés.

La chapelle des pénitents blancs
Elle a été construite au XVIIe siècle, une poutre datée de 1631 et une pierre sculptée de 1646 au-dessus du portail en attestent. L'une des principales fonctions des pénitents blancs était d'assurer les inhumations et de contribuer au salut de l'âme des défunts par des prières ou des messes.
Redécouverte récemment, la chapelle des Pénitents Blancs renferme un nombre très important d’objets rituels et un plafond couvert de toiles fixées aux lambris. La restauration en cours permettra de mieux valoriser ce patrimoine inestimable.

 

Département de l’Isère (38)


Préfecture : Grenoble
Sous-préfectures : La Tour-du-Pin, Vienne
Population : 1 190 000 hab.
Site web : www.isere.fr
www.isere.tourisme.com

Au cœur des Alpes, à moins de trois heures de Paris en TGV, ce département présente un profil géographique singulier, qui se décline des hauts sommets du massif de l'Oisans jusqu'aux rives du Rhône, de Vienne « la Romaine » et de ses parfums du sud. Parmi ses richesses à découvrir, le domaine de Vizille, qui comprend au sein d'un parc de 100 hectares le château du duc de Lesdiguières, construit au XVIIe siècle. Ce dernier abrite le musée de la Révolution française. Mais aussi Saint-Antoine l'Abbaye, haut lieu de la foi catholique au Moyen âge, un village touristique fréquenté pour son architecture médiévale. Baignée par le Rhône, Vienne est de son côté imprégnée de son passé gallo-romain. Adossé aux pentes rocheuses du mont Pipet, le théâtre romain accueille depuis plus de vingt ans le célèbre festival Jazz à Vienne. Impossible d'oublier la préfecture, Grenoble, ville étudiante, cosmopolite, cultivée, pionnière avec son célèbre téléphérique urbain et sa maison de la culture. Le département, qui ne comporte pas moins d'un parc national (les Ecrins) et de deux régionaux (Chartreuse et Vercors), 11 réserves naturelles et plus de 4.400 hectares d'espaces naturels sensibles, attire en masse les touristes. Fort de ses 466.00 emplois pour 1.190.000 habitants, l'Isère affiche un taux de chômage restreint (6,4%) et constitue notamment le premier pôle de recherche publique français, après Paris.

KM 84 : LE FRENEY D’OISANS (250 hab.)

Barrage du Chambon
Le barrage du Chambon est un barrage hydroélectrique situé sur les communes du Freney-d'Oisans et Mizoën. Le barrage a une longueur de 294 m, une hauteur de 90 m et une largeur à sa base de 70 m. À une altitude de 1 040 mètres, le lac a une superficie de 140 hectares et une profondeur de 40 mètres et il peut retenir 54 000 000 m3 d'eau. Le barrage a été construit entre 1929 et 1935, où commence sa mise en eau, engloutissant progressivement les anciens villages Le Chambon, Le Dauphin et Le Parizet. C'était à l'époque le plus haut barrage d'Europe. Une chapelle est édifiée à proximité de la retenue en mémoire de la trentaine d'ouvriers décédés lors de la construction.

KM 88 : MONT DE LANS (1 130 hab.)

Village résidentiel et chef-lieu de la commune, porte d’entrée de la station des 2 Alpes, relié au domaine skiable d’altitude (3600 m) par télésiège et par route (5km). Ce village typique de l’Oisans allie les joies du ski l’hiver et l’été tout en faisant profiter du calme et de l’authenticité de son environnement. Ses habitants, les Lentillons, proposent la visite des rues anciennes et du musée des traditions et des arts Chasal Lento, situé dans l’ancien presbytère de l’église. En empruntant le chemin des serres, on peut découvrir depuis une table d’orientation un point de vue unique sur le lac du Chambon et la vallée de la Romanche ainsi que le grand pic de la Meije, qui culmine à 3982 mètres.

L'histoire de Mont-de-Lans est jalonnée de passages de troupes selon les différentes guerres avec l'Italie, et la population eut beaucoup à souffrir de ces visiteurs qui réquisitionnaient, pillaient, volaient, laissant la désolation derrière eux.

KM 94,5 : LE BOURG-D’OISANS (3 500 hab.)

Située sur la route entre Grenoble et l’Italie, la localité est traversée par une voie romaine. Au Moyen-âge, le Bourg-d'Oisans est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339 signale l'existence d'un château au lieu-dit La Paute. La plaine du Bourg d’Oisans est alors recouverte d’un lac inondant l’ancienne cité St Laurent-du-Lac. Le Bourg s’est ensuite installé sur le bord d’un étroit cône de déjection, hors des atteintes de l’eau. Depuis, chaque année, les habitants du village se retrouvent pour fêter la St Laurent, hommage rendu à l’existence de l’ancien lac. L’extraction de l’ardoise relevait d’une tradition ancienne du moyen âge. L’or noir était une ressource complémentaire l’hiver pour la population. Les plus connues sont les mines de fer d’Articol, d’or de la Gardette, mais aussi d’argent, de plomb, de talc, de charbon ou encore de cristal de roche. Les cristaux extraits des mines de la Gardette ont été utilisés pour la fabrication des lustres du château de Versailles. Aujourd’hui le musée des minéraux témoigne de toute cette richesse.

De tout temps, les voyageurs traversant ces montagnes d’Oisans eurent recours à des gens du pays pour leur ouvrir les passages, les prémunir des dangers, leur montrer le chemin. L’activité paysanne devient alors complémentaire après avoir été principale. Les colporteurs de l’Oisans marquaient par leurs passages réguliers à l’automne et au printemps, le début et la fin de morte saison. Parcourant de vastes régions à pied, ils vendaient des produits locaux, notamment des bulbes de fleurs des Alpes. L’un d’eux, Veyrat de Venosc, devint le fleuriste du Tsar de Russie et fit fortune à Moscou.

L’entrée dans l’aire industrielle intervient au début du XXe siècle avec l’extraordinaire développement de l’hydroélectricité.

La ville fut aussi très tôt une station alpine. Elle fut desservie de1894 à 1946 par les tramways à vapeur des Voies ferrées du Dauphiné.

En 2004, Bourg d’Oisans fut le départ de l'étape du Tour de France jusqu'au Grand-Bornand, où s’imposa Lance Armstrong.

La commune est bien sûr étroitement liée au ski et à l’Alpe d’Huez. Elle est la ville natale de l’ancienne championne du monde de slalom Fabienne Serrat et le lieu de résidence de l’ancienne championne olympique de snowboard Isabelle Blanc.

KM 98 : LA GARDE (70 hab.)

La Garde-en-Oisans présente une situation, une exposition et un environnement particulièrement privilégiés au-dessus du Bourg-d'Oisans dont elle domine la vaste plaine. Village historique cité dès le haut Moyen-Âge, résidence supposée du « Gardier des Dauphins » pendant des siècles, la Garde en Oisans constitue aujourd'hui par sa pente et son environnement un site européen exceptionnel pour tous les amoureux de la Petite Reine... La commune compte en effet dix des vingt-et-un virages qui aboutissent à l’Alpe d’Huez. Après quelques kilomètres d’une déclivité sans égal, le dénivelé se fait moins rude dès le clocher de l’église Saint-Pierre, ancien prieuré du Massif des Grandes Rousses.

 

LE FESTIVAL DU FILM DE COMÉDIE

Unique festival de films de comédie en France, le Festival de l'Alpe d'Huez s'est construit une réputation et une notoriété grâce aux films qu’il a mis à l'honneur et qui sont devenus, au fil des ans, des références cinématographiques ou mieux encore de véritables mythes, comme par exemple « Bienvenue chez les Ch'tis », plus gros succès du cinéma français de tous les temps...

C'est pourquoi, chaque année, et l'espace d'une semaine fin janvier, la station s'investit dans cette manifestation et porte haut les couleurs de la comédie. Une semaine au cours de laquelle l'ensemble de la profession se retrouve dans une atmosphère ludique et conviviale, autour de films qui feront rire la France entière. La comédie est le genre cinématographique le plus populaire et le plus fédérateur. Par conséquent, le grand public détient une part très importante dans le cœur du Festival de l’Alpe d’Huez. Avec plus de 12.000 entrées lors des dernières éditions, la fréquentation est en augmentation constante depuis plusieurs années, confortant ainsi le Festival à proposer une entrée libre pour l'ensemble des projections. Particularité rare pour un festival de cinéma.

Le programme du festival est composé de nombreuses projections, de courts et de longs-métrages, de films très attendus, mais aussi de découvertes, « d'ovnis », et de coups de projecteurs sur la comédie internationale, ou sur des talents à l'humour ravageur. L'ensemble des projections a lieu toute la journée, elles sont toutes libres d'accès dans la limite des places disponibles, et la sélection cinématographique est projetée en avant-première nationale. Les projections ont lieu principalement dans les salles du Palais des Congrès de l'Alpe d'Huez. Le programme définitif, ses horaires, ses animations et événements « 100% cinéma », sont communiqués au début de chaque année.

Parmi les films découvertes à l’Alpe d’Huez : « Bienvenue chez les Ch’tis », « L’Arnacœur », « La Première Etoile », « Tout ce qui brille », « Juno », « La Vérité si je mens », « Shooting Fish », « L’Amour c’est mieux à deux », « Fantastic Mr Fox », « Sumô », « Le Mac », « Tellement proches », « Coco », et bien d’autres.

L’ARGENT FAISAIT LEUR BONHEUR

Du XIIe au XIVe siècle, dans la châtellenie d’Oisans, existait une agglomération minière désignée sous le nom d’Argenteria de la Branda, autrement dit Brandes, jouxtant l’Alpe d’Huez. Les structures d’un habitat permanent, le plus haut d’Europe, et d’un grand complexe d’extraction du minerai d’argent s’y trouvaient rassemblées. Là, à 1 800 mètres d’altitude, exposés au froid et à la neige plus de six mois par an, ces hommes ont exploité pendant près de deux siècles un riche gisement de plomb argentifère.

Les habitants du village de Brandes exploitaient la mine pour le compte du Dauphin qui finançait, grâce au produit de la mine d’argent, une partie de la collégiale Saint-André à Grenoble. De nombreuses fouilles, initialisées en 1899 par Hippolyte Muller, fondateur du musée Dauphinois de Grenoble, ont permis de mettre à jour des vestiges, exposés au Musée d’Huez et de l’Oisans.

Le musée, situé au cœur de la station de l’Alpe d’Huez, retrace cette aventure par une nouvelle exposition. Grâce à des maquettes, des photos, à une multitude de petits objets de la vie quotidienne - jeux, vêtements, parure, vaisselle, objets de culte, outils miniers, etc … - chacun pourra faire un voyage dans le temps et aller à la rencontre de ces mineurs vivant en famille sur ce haut plateau.

Sur le terrain : visites commentées, chantier de fouilles, aménagement touristique.

COPPI MONTRE LA VOIE

Le Tour en est à sa 39e édition quand, pour la première fois en 1952, le parcours se lance un nouveau défi : les 21 virages de l’Alpe. Cette étape Lausanne-Alpe d’Huez, longue de 266 Km, fut la première arrivée au sommet de cette édition. Redoutée des coureurs, elle entrait dans le classement Bic des étapes les plus difficiles. La volonté des organisateurs, dans le choix du parcours, avait été de créer une épreuve très sélective, pouvant donner lieu à une compétition mémorable entre les plus grands. Malgré l’arrivée victorieuse de Fausto Coppi, qui fut le seul à réussir le triplé gagnant : vaincre l’Alpe, endosser le maillot jaune et remporter le Tour la même année, cette ascension ne connaîtra pas tout de suite l’engouement d’aujourd’hui.

Coppi y est peut-être pour quelque chose. Il fit preuve de tant d’aisance dans cette ascension que les organisateurs durent penser que la côte redoutée était trop facile. C’est ce que raconte avec humour Max Favalelli, envoyé spécial sur l’épreuve : « Si vous vous étiez trouvés vendredi sur les pentes abruptes qui conduisent à l’Alpe d’Huez et que vous aviez vu passer Coppi, bien droit sur son vélo, les mains en haut du guidon, vous auriez pu vous dire : Tiens, mais on m’a raconté des histoires, la route est parfaitement plate ! »

Le campionissimo a construit sa victoire comme le feront par la suite tous les vainqueurs de l’Alpe, en laissant les présomptueux (en l’occurrence Robic et Géminiani) s’épuiser en partant trop tôt. Oui, l’Alpe d’Huez, dans cette première apparition sur le grand écran du Tour, a peut-être pâti de la comparaison avec Coppi. André Leducq lui-même n’en est pas revenu : « Je le regardais monter dans les lacets d’Alpe d’Huez alors que Robic, qu’il venait de rejoindre après l’attaque de ce dernier au début de la montée, était dans son sillage. Il avait les joues roses, le regard clair, la jambe légère. En dessous de lui, il n’y avait déjà plus que des hommes qui peinaient. Ce doit être fantastique, cette sensation de planer, d’avoir tout le monde à sa merci. »

Et le soir, maillot jaune sur le dos, Coppi lançait sans le savoir une tradition : le classement général au soir de l’étape voyait trois Italiens sur le podium, Coppi, Carrea et Magni. Avec sept victoires, contre huit aux Néerlandais, les Italiens peuvent tout à fait revendiquer eux aussi cette montée comme la leur…

IIIe siècle avant JC Apparition du village des Uceni. Les hommes vivent essentiellement de l’élevage et des produits de la terre.
XIIe au XIVe siècle Développement du site d’Argenteria, où les habitants exploitaient une mine de plomb argentifère.
XIXe siècle Les Huizats sont colporteurs ou travaillent à la mine d’anthracite de l’Herpie, fermée en 1950 après une avalanche.
1936 Première remontée mécanique débrayable en France : le monte-pente de l’Eclose, conçu par Jean Pomagalski.
1945 Un vaste réseau de remontées mécaniques est mis en place, début de la création d’un potentiel hôtelier important.
1952 Première arrivée du Tour à l’Alpe d'Huez.
1962 Installation du téléphérique du Pic Blanc (3.330 m).
1964 Création d’un Tunnel creusé dans la montagne donnant son nom à la mythique piste du Tunnel : couloir de 200 mètres de long situé à 3000 mètres d’altitude reliant le glacier de Sarenne au versant sud du massif.
1968 L’Alpe d’Huez accueille les épreuves de bobsleigh des Jeux olympiques de Grenoble.
1976 Ouverture de la piste de Sarenne, la plus longue piste du monde avec ses 16 Km.
1988 La neige artificielle fait son apparition avec l’implantation d’une unité de fabrication de neige dotée alors de 125 enneigeurs. La station en possède aujourd’hui 923.

Site archéologique de Brandes : plus haut village médiéval d’Europe

Le site qui s’étend sur 5 hectares comporte un château qui surplombe le village de 40 mètres, une église paroissiale entourée de sa nécropole, 80 maisons d’habitation, des mines à ciel ouvert et souterraines, des ateliers de minéralurgie et les aménagements hydrauliques nécessaires à l’exploitation minière. Accès libre et visites commentées du site archéologique.


L’Eglise Notre-Dame des Neiges

A l’occasion de la préparation des Jeux Olympiques de 1968, l'idée était venue de remplacer la petite chapelle en bois de l'Alpe d'Huez par une église plus grande, d’où l’on pouvait voir la Meije. Sous l’impulsion du père néerlandais Jaap Reuten, qui y fut prêtre de 1964 à 1992, l’église Notre-Dame des Neiges, inaugurée en 1969, a été financée par les dons des paroissiens et de nombreux bienfaiteurs. Elle est remarquable par son architecture en forme de tente, son orgue en forme de main tendue et ses 13 vitraux réalisés par l’artiste peintre Arcabas. Le centre Notre-Dame des Neiges accueille toute l’année des stages musicaux et des concerts de musique classique.


Le Panorama du Pic Blanc

Culminant à 3330 m sur le Massif des Grandes Rousses, le Pic Blanc offre un panorama exceptionnel, dominant 1/5ème du territoire français. Vue sur le Mont Blanc, le Mont Ventoux, le Massif Central, l’Italie, la Suisse. Accès par le téléphérique. Des visites commentées ont lieu été comme hiver.


26 fois ville-étape
Station de sports d’hiver de l’Isère (38)
Population : 1 350 hab. (Huizats)
Économie : tourisme
Festivals : Festival International du film de Comédie de l’Alpe d’Huez (janvier), festival de la Bande Dessinée (avril), fête médiévale (août), Rencontres Météo et Montagne (décembre)
Slogan : L’Île au soleil
Personnalités : Désiré Lacroix (ancien champion du Monde de ski), Fabienne Serrat (Championne du monde de géant et de combiné en 1974), Ophélie David (7 fois championne du monde de Skicross), Gautier de Tessières (équipe de France de slalom), Laure Pequegnot (médaillée d’argent aux JO de Salt Lake City, conseillère municipale), Isabelle Blanc (médaillée d’or aux JO de Salt Lake City en 2002, conseillère municipale), Cyrille Neveu (Champion du Monde 2002 de Triathlon, conseiller municipal)
Spécialités : Caillette (pâté de viande), Farcis de l'Oisans, Gratin dauphinois, Oreilles d'âne (chaussons farcis aux épinards ou à la viande), Crozets, Chartreuse, Génépi
Sport : L’Alpe d’Huzès (5000 cyclistes hollandais pour un défi humanitaire sur les 21 virages, juin), cyclosportive « La Marmotte » (7000 participants, juillet), Semaine de Mégalavalanche (descente VTT, 2000 riders, juillet), Etape du Tour Mondovélo (11 juillet), Duathlon / Triathlon de l’Alpe d’Huez organisés par Cyrille Neveu, Championnat de France de Supermotard (août), Fête de l’Air (août), Trophée Andros (décembre), Sarenne snowbike (VTT , avril)
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Descriptif fourni par BRGM

LE BULLDOZER

Le peloton quitte Modane et file de nouveau vers le Galibier. A partir du col, il suit la direction de la plaque africaine qui, comme un bulldozer, a poussé devant elle les terrains du fond de l’océan perdu qui se sont empilés les uns sur les autres. C’est à partir de La Grave et jusqu’à Villard-de-Lans que l’on va trouver les roches les plus profondes et les plus anciennes qui ont été ainsi rabotées et repoussées loin vers l’ouest. Le peloton retrouve les pentes des massifs de l’Oisans, dont les failles recèlent de véritables joyaux naturels, les cristaux des Alpes. Ces cristaux de quartz se sont formés dans les interstices de la roche, dans des conditions de pression et de température relativement élevées.