Guide touristique

Étape 18 : PineroloGalibier - Serre Chevalier - 200.5 km
jeudi 21 juillet
Etape 18
 

LA ROUTE DES POMMES

La route des pommes (Strada de mele) est une piste cyclable de 63 Km entre Pinerolo et Cavour, qui permet de découvrir à vélo, ou en voiture (pour les moins courageux) la biodiversité du Piémont et les multiples facettes de son agriculture. La région est notamment célèbre pour ses vergers, et tout particulièrement pour la culture de la pomme. C’est ainsi que le long de cette découverte, une légère odeur de cidre accompagnera le cyclotouriste. Et une halte s’imposera d’ailleurs pour découvrir le cidre produit dans la région à partir de quarante espèces de pommes anciennes soigneusement préservées par les agriculteurs du cru. Mais au gré du chemin, surtout au printemps, les narines pourront être aussi titillées par les senteurs de pêche ou d’abricot. Certains parcours peuvent également être effectués à cheval, Pinerolo étant le fief de la plus belle conquête de l’homme en Italie.

Le principal parcours de la Route des Pommes, identifié par son tracé blanc, fait 58 km. Mais des variantes, plus ou moins vallonnées, sont aménagées selon le niveau des randonneurs. On peut gagner Cavour depuis Pinerolo par les plaines fertiles qui traversent Osasco, Macello, Garzigliana et Campiglione Fenile. Le terrain est plus exigeant vers le Val Pellice, où se dresse le Monviso. Autour de Bibiana, puis de Lusenetta et Luserna San Giovanni, le relief se fait bosselé et les routes plus accidentées. Le chemin s’élève et conduit aux villages de Bricherasio et San Secondo di Pinerolo. De là, en longeant la vallée du Chisone, se déroule le parcours de montagne réservé aux cyclistes chevronnés, qui conduit au village de Prarostino au travers d’une superbe forêt de hêtres et de châtaigniers.

L’HOMME AU MASQUE DE FER

Si la légende de l’Homme au masque de fer reste l’une des grandes énigmes de l’Histoire de France, une chose est à peu près sûre à propos du mystérieux prisonnier : il commença sa captivité à la prison de Pignerol (Pinerolo), à l’époque possession française. La première mention d’un prisonnier masqué date de 1669, où le Marquis de Louvois, ministre de Louis XIV, écrit à Bénigne Dauvergne de Saint-Mars, gouverneur de la prison de Pignerol pour lui annoncer l’arrivée prochaine d’un prisonnier du nom d’Eustache Dauger. Saint-Mars reçoit pour instruction de garder le détenu dans une cellule blindée pour lui éviter tout contact avec l’extérieur. Le gouverneur de la prison ne doit le voir qu’une fois par jour pour subvenir à ses besoins. Dauger est décrit comme un simple « valet ». Dans la lettre, le nom du détenu a été ajouté par une autre main que celle du rédacteur. Arrêté à Calais dans la plus grande discrétion, le mystérieux prisonnier arrive à Pignerol au mois d’août 1669. Les premières rumeurs commencent à courir sur l’identité de cet homme, masqué sinon en permanence, du moins lors de ses déplacements. Craignait-on qu’il fût reconnu ? En tout cas, Pignerol, comme les autres centres où Dauger fut détenu, était une prison réservée aux condamnés considérés comme constituant une menace pour le royaume. Se trouvaient à Pignerol en même temps que Dauger un diplomate italien du nom d’Antonio Mattioli, le marquis de Lauzun, amant de la Montpensier, et Nicolas Fouquet, l’ancien surintendant des Finances de Louis XIV, tombé en disgrâce. Fouquet fut en contact avec l’Homme au masque de fer, qui lui servit de valet lorsque son domestique, La Rivière, tomba malade. Nul ne sait si l’ancien ministre le reconnut : il ne fut jamais libéré et décéda à Pignerol en 1680.

Dauger suivit Saint-Mars au cours de ses affectations, de Pignerol à la prison de l’île Sainte-Marguerite, dans l’archipel de Lérins, puis à la Bastille, où le mystérieux prisonnier décéda en 1703, sous le nom de Marchioly. Personne n’a pu établir avec certitude depuis qui il était, même si la légende a voulu en faire un frère jumeau du roi. Pinerolo évoque sa mémoire tous les ans en octobre par une reconstitution historique : La Maschera di Ferro, où le rôle du masque de fer est confié à une célébrité.

COPPI ÉCOEURE BARTALI

Le Tour fait pour la première fois étape à Pinerolo qui a accueilli en 1949 une étape du Tour d’Italie devenue historique, de Cuneo à Pinerolo. Avec ses cinq cols, c’était l’étape reine de cette édition, que Bartali abordait sur la défensive, ayant souffert de maux de ventre depuis le début de ce Giro : « Le col de la Maddalena aurait déjà suffi à épuiser un taureau. Or, on avait à peine commencé », écrivait Dino Buzatti, envoyé spécial du Corriere della Sera pour commenter le duel Coppi-Bartali. Ce jour-là, le plus jeune, Coppi, venait de porter le coup de grâce à son aîné : « Aujourd’hui, Bartali a compris qu’il était arrivé à son crépuscule. Et pour la première fois, il a souri ».

C’est vrai qu’il y avait presque de quoi rire pour le vainqueur des Tours 1938 et 1948, tant la malchance s’était abattue sur lui ce jour-là : « Coppi s’est échappé quand j’ai crevé. J’allais le reprendre quand j’ai crevé à nouveau. J’étais tout de même encore deuxième, à 5’. Le bouquet, ce fut quand une spectatrice m’en jeta un et qu’il se prit dans le dérailleur. Je ne pouvais plus me mettre sur le petit plateau ! Mais je n’ai jamais abdiqué. Pour mes 35 ans, je pouvais même m’estimer heureux. Sans tous ces tracas, qui m’ont fait perdre de précieuses minutes, les choses se seraient peut-être terminées différemment », confia-t-il.

981 Première mention de Pinerolo, qui appartient à la Marche de Turin.
1064 La ville devient la propriété des Bénédictins de l’abbaye de San Verano.
XIIe siècle Pinerolo devient le siège religieux de la secte des Vaudois.
1235 La ville passe sous le contrôle de la Maison de Savoie.
1295 à 1418 Pinerolo est la capitale du Piémont.
1536 Après l’invasion du Piémont, Pinerolo devient française jusqu’en 1574.
1631 Pinerolo redevient française jusqu’au Traité de Turin en 1696. Vauban y construit une forteresse qui servira de prison, notamment à l’Homme au masque de fer.
1680 Décès de Nicolas Fouquet, ancien surintendant des finances de Louis XIV, tombé en disgrâce, et exilé à Pinerolo.
1748 À la demande de Charles-Emmanuel III de Sardaigne, Pinerolo devient un diocèse.
1801 Dernière annexion du Piémont par la France jusqu’en 1814.
17 mars 2011 150ème anniversaire de l’unification de l’Italie et de la séparation du Piémont et de la France.

Le Musée historique du Corps de Cavalerie

Installé dans les locaux de l’Ecole de la cavalerie, il renferme les armes, les uniformes, les harnais et les étendards des Corps de Cavalerie italiens et étrangers depuis 1500 jusqu'à la deuxième guerre mondiale. Unique en Italie, c’est aussi l’un des plus grands musées au monde consacré à l’art équestre militaire.


La Chiesa di San Maurizio (L'Église de Saint Maurice)

Symbole de la ville, elle est précédée par une romantique allée de marronniers d'Inde.


Forteresse de Fenestrelle

La Grande Muraille des Alpes s'étend sur la dorsale du Mont Orsiera sur 3 km. Construite au XVIIIe siècle, la forteresse de Fenestrelle comprend trois forts, trois redoutes et deux batteries sur plus de 600 mètres de dénivelé. La forteresse de Fenestrelle est une très grande œuvre militaire dont la construction fut ordonnée au XVIIIe siècle par Victor Amédée II de Savoie et conçue par l'architecte militaire Ignazio Bertola. Sa fonction était celle de défendre le Piémont d'une éventuelle invasion française en provenance de la Vallée du Chisone. Pour cela la forteresse a la forme d'une grande muraille, parcourue à l'intérieur par un escalier de 4000 marches. Cet escalier, le long de la paroi de la montagne, s'étend sur 3 Km.
Cette place forte a permis de tenir à l'écart les troupes françaises qui n'ont jamais essayé de l'attaquer. Par la suite la forteresse de Fenestrelle a aussi été une prison pour prisonniers politiques et militaires. Le personnage le plus célèbre qui y a été enfermé entre 1809 et 1813 sur ordre de Napoléon Bonaparte est le cardinal Bartolomeo Pacca, secrétaire du Pape Pie VII. La « Promenade Royale », visite guidée d'une journée, en dévoile les coins les plus secrets.


Ville-étape inédite
Ville de la Province de Turin (Italie)
Population : 36 000 hab. (Pinerolesis)
Économie : tourisme
Festivals : Mois du livre (mai), Salon des artisans (septembre), Voir, Ecouter et Connaître (octobre)
Personnalités : Luigi Facta (ancien président du Conseil), Ferruccio Parri (ancien président du Conseil)
Slogan : Citée de la cavalerie Spécialités : Panettone basso Galup (gâteau typique), tarte de Zurich
Sport : site olympique du curling des Jeux d’hiver de Turin 2006
Labels : Ville de charme (12 villes en Piémont), la « Nice du Piémont » selon l'écrivain Edmondo de Amicis
 

Province de Turin

Frontalière, la Province de Turin fut sans cesse ballottée au cours de l’Histoire par les conflits avec la France voisine, Turin pouvant s’enorgueillir d’avoir été la capitale des Etats de Savoie et brièvement de l’Italie. La province est écrasée par la présence de la quatrième ville du pays, fondée par Auguste, et l’un de ses principaux centres industriels avec notamment la firme automobile Fiat. Au pied des Alpes, dans une zone d’échanges essentielle à proximité de la région française de Rhône-Alpes et de la Suisse, Turin tire parfaitement profit de sa situation.

La province de Turin est également une région alpine, forte de son agriculture de montagne, de la beauté de ses paysages (Parc national du Grand Paradis) et de son tourisme. La province, qui compte près de 2,3 millions d’habitants, a organisé en 2006 les Jeux olympiques d’hiver.

CAVOUR

KM 9,5 : CAVOUR (5 200 hab.)

Cavour tirerait son étymologie du peuple celte des « caburni » (qui habitent sur une hauteur). Cette définition convient en tout cas bien à la population de Cavour puisque la ville antique et médiévale, dont il reste quelques vestiges, s’est développée au sommet de la Rocca, l’impressionnant bloc de roc montagneux qui surplombe la ville. Fief d’Améeée IV, elle fut l’enjeu de conflits permanents entre la maison de Savoie et les marquisats voisins. Barrière naturelle contre la France, elle passa en 1648 à Michele Antonio Benso, dont la descendance puissante allait compter le fameux Camille Cavour, l’un des pères de la nation italienne. Les Benso habitent d’ailleurs Turin dans le palais Cavour, qui porte le nom de leur ville d’origine. À partir du XIXe siècle, l’irrigation de la plaine a fait de Cavour une zone de production agricole et notamment fruitière.


 

Province de Cuneo

La Province de Cuneo, dans la région du Piémont, est un territoire entouré d’un splendide paysage alpin, avec une vingtaine de vallées qui se déploient vers les frontières avec la Ligurie et la France, située dans le sud-ouest du Piémont (Italie du Nord). La nature unique et luxuriante des vallées, le silence des sentiers de montagne, les parcs naturels, les innombrables parcours pour vélo, les belles pistes enneigées, les villages médiévaux, les châteaux et les forteresses, les abbayes et les cathédrales baroques sont quelques-unes des plus belles attractions touristiques de la région.

Et que dire de la gastronomie avec ses saveurs et ses parfums si particuliers? Découvrir les vins et les produits locaux signifie voyager entre histoire et tradition : ces produits dérivent de la passion pour la terre, une terre qui est encore nette et où les cultures biologiques ne doivent pas lutter contre un environnement irrémédiablement compromis pour donner des fruits de premier choix. Sans oublier le célèbre fromage, le Castelmagno.

La province de Cuneo est connue aussi sous le nom de « Provincia granda » en dialecte piémontais, parce qu'elle était considérée comme la province la plus étendue d’Italie. Elle compte près de 600.000 habitants.


BAGNOLO PIEMONTE

KM 15,5 : BAGNOLO PIEMONTE (6 100 hab.)

Parapente, trekking, VTT, la station de ski de Rucas : voilà Bagnolo, l’endroit idéal pour ceux qui aiment les activités sportives en contact avec la nature. De plus, la forêt couvre quasiment toute la colline et les zones de montagne autour du village. Un détail qui ajoute à l’intérêt et à la variété des parcours parmi les reliefs, mais qui explique surtout que le champignon est l’ingrédient principal de la cuisine locale. Il s’agit bien sûr de cèpes qui, selon les habitants, sont les seuls dignes d’apparaître sur leurs tables, bien que ce ne soit pas la seule variété présente dans cette zone. Ils sont appelés les « bulè d´Bagnol », les bolets de Bagnolo, en dialecte piémontais. À l’origine, le village se dressait sur les hauteurs entre la Vallée Pellice et la Vallée du Po, où l’on trouve encore le château en pierre de la famille Malingri. Au XVe siècle, le village fut transféré dans la plaine, dans sa position actuelle, et se développa autours du clocher romano-gothique de l’église paroissiale de San Pietro in Vincoli, la seule construction encore intacte déjà présente à l´époque du transfert du village. Autour de Bagnolo, on trouve de nombreuses carrières encore actives, où l’on continue d’extraire une pierre particulière, servant pour les constructions, appelée « pierre de Luserne », déjà célèbre au XVIe siècle.



BARGE

KM 19,5 : BARGE (7 800 hab.)

Les hommes préhistoriques qui choisirent de s’arrêter à l’abri du Mont Bracco et y laissèrent leurs propres graffitis comme témoignage, peuvent être considérés comme les premiers habitants de Barge. Le réseau de sentiers qui le parcourt permet aujourd’hui encore de découvrir un patrimoine botanique et faunique très riche expliquant les raisons de ce choix. De plus, dans les bois autour de Barge, poussent les « bulè », une variété de cèpes célèbres dans tout le Piémont et protagonistes de nombreux plats de la cuisine locale. En 1511, Léonard De Vinci cite aussi le Mont Bracco à cause d´une autre richesse importante de cette montagne, qui a accompagné et soutenu le développement de l’économie de cette zone durant des siècles : en effet, le quartzite et le gneiss de ses carrières sont employés depuis des siècles pour la construction des habitations et des édifices religieux. Le village s’est développé à la confluence des torrents Chiappera et Infernetto ; c’est là qu’au fil des siècles deux châteaux furent construits, reliés par des fortifications. Aujourd’hui il ne reste plus que des ruines du complexe militaire alors qu’en ce qui concerne le château, plus ancien, qui fut transformé en couvent franciscain au XVe siècle, on peut encore admirer une partie du cloître et le clocher.


REVELLO

KM 31,5 : REVELLO (4 200 hab.)

Revello est la porte du Marquisat de Saluces (Saluzzo) et elle était anciennement dotée d’un ensemble étendu de fortifications. Le château inférieur en faisait aussi partie ; aujourd’hui la Mairie est installée dans l’aile restée debout. Dans sa tour se trouve la chapelle du marquis qui contient certaines fresques représentant les Histoires de Saint Louis et de Sainte Marguerite, les saints éponymes des marquis Ludovico et Margherita qui les commandèrent. Près du centre se dresse l’Abbaye de Staffarda, confiée aux moines cisterciens au XIIe siècle, et qui eut une grande importance pour la mise en culture des terrains marécageux qui l’entouraient. Le complexe de l’abbaye comprend aussi le cloître, l’hôtellerie et un espace pour le marché couvert.


SALUZZO

KM 38,5 : SALUZZO (17 000 hab.)

Célèbre durant le « Risorgimento » pour être la ville natale de Silvio Pellico et aujourd’hui haut lieu de l’art du meuble et du savoureux Castelmagno, le plus réputé parmi les fromages italiens AOC, Saluzzo compte au nombre des plus belles petites villes du Piémont. Ancienne capitale d’un puissant marquisat, c’est aujourd’hui l’un des plus grands centres italiens du commerce d’antiquités, des meubles de style et de la restauration. Non loin de la ville, les visiteurs peuvent admirer l’Abbaye Santa Maria di Staffarda, un grand monastère bâti par les Cisterciens en 1135, ainsi que le Château della Manta, véritable chef-d’œuvre du gothique tardif du début du XVe siècle, fort connu pour ses fresques inspirées par le grand poème épique « Le Chevalier Errant ».


MANTA

KM 43,5 : MANTA (3 700 hab.)

Le château de Manta
La cime des Alpes cottiennes, dominée par le massif du Monviso, est le cadre de ce grand château qui se dresse dans les environs proches de Saluzzo sur une des collines de la vallée Varaita. Valerano, premier comte de Manta et de Verzuolo, reçut le village et la forteresse qui le domine en fief en 1416. C´est alors qu’il choisit d’y résider. Il créa un jardin exotique soigné et agrandit le château en le transformant en une demeure raffinée parmi les plus importantes du Piémont. À l’intérieur, dans la salle baronniale, le maître inconnu de Manta réalisa un cycle exceptionnel de fresques de style gothique. Les protagonistes sont les personnages du roman chevaleresque « Le chevalier errant » écrit par le père de Valerano. Dix-huit héros et héroïnes extraits du monde biblique, mythologique et historique, représentent par leur valeur et leur sagesse les neuf premiers marquis de Saluzzo et leurs femmes respectives.


PIASCO

KM 50 : PIASCO (2 900 hab.)

Les Romains y avaient réalisé un poste de douane vers la Gaule, mais aujourd’hui, c’est le village qui accueille une des plus importantes collections de harpes au monde au Musée de la Harpe Victor Salvetti, un complexe ouvert au public en 2006 qui comprend aussi un auditorium, des archives historiques et un centre de restauration dédié à l’exploration de l’histoire et de l’univers sonore de cet instrument antique. La silhouette massive du château nouveau qui domine le village est une oeuvre du grand architecte de la Maison de Savoie Amadeo di Castellamonte. Un remarquable cycle de fresques attribuées à Pietro de Saluzzo se trouve dans l´église de Saint Jean-Baptiste, l’ancienne paroisse qui date de peu après l’an Mille.


 

Département des Hautes Alpes (05)

Préfecture : Gap
Sous-préfectures : Briançon
Population : 132 000 hab.
Site web : www.hautes-alpes.net

Tous sur www.montourdansle05.fr
Depuis le 1er juin, le Conseil Général des Hautes-Alpes a mis en ligne montourdansle05.fr, un site interactif d’informations sur le passage du Tour de France et de partage sur toutes les pratiques du vélo. Ce site est d'abord la référence du passage du Tour de France dans le département, du 19 au 22 juillet.
En 2011, le Tour va se jouer dans les Hautes-Alpes avec notamment l'étape reine de l'épreuve le 21 juillet et l'arrivée au sommet du Galibier, plus haute arrivée de l'histoire de la compétition. Les internautes y trouveront le détail de chaque étape, le programme des festivités, un résumé des grandes heures du Tour dans le département. Ils pourront y échanger des conseils pour bien voir passer les coureurs.
Mais le Conseil Général ne souhaitait pas réaliser un simple site événementiel. Montourdansle05.fr continuera d'exister après le passage du Tour puisqu'il propose aux internautes de partager leurs itinéraires en vélo de route, en VTT ou pour des balades en famille. Tous les vélos sont dans les Hautes-Alpes et le site met en lumière la variété des pratiques : grands cols routiers, bike-parcs en station pour le VTT... Les clubs y trouveront une vitrine pour se présenter et mettre en avant les événements qu'ils organisent dans un agenda partagé. Montourdansle05.fr appartient aux internautes, amoureux du vélo, du Tour de France ou tout simplement des paysages des Hautes-Alpes.

Le département
Il s’agit du plus haut de France en moyenne. Les Hautes-Alpes sont baignées par la Durance, qui constitue l’épine dorsale de son territoire. Le haut et le moyen bassin de la Durance constituent une voie de passage (d'Espagne en Italie, selon l’expression consacrée) et une limite climatique entre les Alpes du Nord et les pré-Alpes méridionales, déjà méditerranéennes. Enclavé jusqu’à l’arrivée du chemin de fer, le département a appris dans ces conditions souvent difficiles à vivre en quasi-autarcie, ce qui s’est révélé un atout dans les périodes les plus dures de son histoire. Le département, essentiellement rural (forêts, pâturages, fruits, élevage, vigne dans la vallée de la Durance, lait) fait depuis quelques années de sérieux efforts en vue de développer le tourisme d'été, notamment autour du lac de Serre-Ponçon, et celui d'hiver dans des stations bien équipées, parmi lesquelles Montgenèvre, Serre-Chevalier, Vars, les Orres, Risoul, Ceüze.


MOLINES-EN-QUEYRAS

KM 121 : MOLINES-EN-QUEYRAS (340 hab.)

Molines, station-village, est située sur le massif de Beauregard, son point le plus haut étant le pic de Châteaurenard. Molines est irriguée par l’Aigue Agnelle, descendant du col Agnel itinéraire transfrontalier. Le col est fermé en hiver, l’accès est considéré comme un itinéraire nordique (raquettes, ski de fond, piétons…).

Le village de Molines et ses hameaux sont bien connus pour leur architecture particulière en fuste. Les pistes de ski de Molines sont homologuées pour accueillir les épreuves internationales de ski alpin.

Eglise Saint-Romain
Son clocher massif de 10 m de haut demeure une singularité du Queyras. Il servit de fort en 1575 lors des guerres de religion et il fut brûlé en 1585. Les protestants le transformèrent en prison. Au XVIIIe siècle, le clocher reçut sa couverture de bardeaux en mélèze posée sur un ouvrage charpenté.



CHÂTEAU-VILLE-VIEILLE

KM 127,5 : CHÂTEAU-VILLE-VIEILLE (330 hab.)

Situé au cœur de la vallée du Guil, Château-Queyras forme avec Ville-Vieille la commune de Château-Ville-Vieille. Point central du Queyras au confluent du Guil et de l’Aigue Blanche. Ici, l’histoire reste encore présente avec Fort-Queyras qui ferme la vallée sur son verrou glaciaire. Côté activités, les itinéraires de randonnées foisonnent au départ de Ville-Vieille pour cheminer le long du Guil où dans la magnifique forêt de mélèzes. L’artisanat est très présent avec un établissement qui lui est réservé pour l’exposition et la vente de leurs produits « La Maison de l’Artisanat ».

Au Moyen-âge, Château-Queyras était la capitale administrative et militaire du Queyras. Des auberges accueillaient les voyageurs et les soldats fréquentaient les cabarets. Ce village fut témoin de nombreux combats notamment en 1695 avec les troupes savoyardes. Ville-Vieille quant à lui, est le témoin de la République des Escartons avec un de ses symboles « l’Armoire aux 8 serrures » datant de 1773 et encore visible aujourd’hui. En 1957, Château-Ville Vieille comme tous les autres villages du Queyras subit les inondations catastrophiques avec la crue du Guil.

Fort-Queyras
C’est un château delphinal, érigé au Moyen-Âge. Au XIIIe siècle, il gardait déjà la vallée du Guil des bandes de pillards venant de Provence. En 1692, Vauban agrandit la surface du fort en construisant les bastions, et à la fin du XVIIIe siècle, cet ouvrage militaire se renforce avec les batteries casematées et l’introduction des canons.


ARVIEUX

KM 135 : ARVIEUX (350 hab.)

Du Veyer à Brunissard, la commune d’Arvieux s’étire entre le Guil et le Col d’Izoard. Avec son exposition est ses conditions climatiques, la vallée d’Arvieux est surnommée le Val d’Azur. Ni béton, ni paysage défiguré, c’est la montagne à l’état pur. Les nombreux artisans de la vallée ne demandent qu’à satisfaire la curiosité des visiteurs. Cette vallée abrite de magnifiques chalets d’alpage accessibles en randonnée, comme Clapeyto ou Furfande.

Le Val d’Arvieux est une région verdoyante et agricole, d’où l’origine du nom Arvieux, venant du latin Arvium, signifiant champ labouré.

La route du col d’Izoard a été construite en 1893 par les chasseurs alpins basés à Château-Queyras. Les guerres de religion n’ont pas épargné ce village, très marqué par les Vaudois, puis par le protestantisme. Unique dans cette vallée du Queyras, les campaniles ou « Tour du Procureur » sont toujours visibles, à Brunissard et à la Chalp.


COL D’IZOARD

KM 145,5 : COL D’IZOARD (2 361 m)

Le col d'Izoard est situé dans les Hautes-Alpes, au nord-ouest du massif du Queyras, à une altitude de 2 361 m. Il relie Briançon au nord-ouest à Château-Ville-Vieille au sud-est. Le versant sud, emprunté cette année est le plus difficile, avec quelques passages avoisinant les 11%. C’est en haut de l’ascension, à deux kilomètres du col que se présente la Casse Déserte, avec ses cheminées pierreuses battues par le vent à 2 220 m d’altitude. C’est à la sortie de la Casse Déserte que se trouve la stèle dédiée à Louison Bobet et Fausto Coppi. Le col a été franchi à 32 reprises par les coureurs ; la dernière fois en 2006.


CHANTEMERLE

KM 170,5 : CHANTEMERLE (1 700 hab. à SAINT-CHAFFREY)

L’une des stations de Serre-Chevalier, Chantemerle est la localité d’origine du skieur, pilote automobile et aujourd’hui navigateur Luc Alphand qui y possède un hôtel et qui a donné son nom à la longue piste de descente qui aboutit à la station.


LE MONÊTIER-LES-BAINS

KM 178 : LE MONÊTIER-LES-BAINS (1 050 hab.)

Les Romains, amateurs d'eau chaude, développèrent les thermes dans le village et le nommèrent Stabatio. Par la suite, le pays fait partie du royaume de Gontran, roi des Burgondes. En 739, le Patrice Abbon, alors seigneur, meurt. Il lègue par testament le territoire à l'Abbaye de Novalèse, en Italie, au nord de Suze. En 860, Le père abbé Eldrade ordonne la construction, sur le site du village, d'un prieuré-hospice et de quatre chapelles (Ste Marie, St Martin, St André et St Pierre). Depuis, on raconte d'ailleurs la légende du Miracle des serpents, que Saint Eldrade aurait chassés. Le prieuré appartiendra ensuite à différentes abbayes au cours des siècles et cette présence de moines donne son nom à la commune. On en perd la trace à partir du XV° siècle. À partir du XIe siècle, le pays appartient aux Comtes d'Albon, seigneurs du Dauphiné.

En 1332, le Dauphin fait une visite en Briançonnais. Les habitants profitent de leur position stratégique pour proposer en 1343 au Dauphin Humbert II, par ailleurs ruiné, la grande Charte des Escartons qui leur octroie une grande liberté et une forme de démocratie. Ce petit « Eldorado » des libertés durera jusqu'à la Révolution française.

Au XIXe, on s'emploie à améliorer les réseaux de communication. Le train arrive à Briançon. Le Second Empire laisse sa trace avec l'amélioration de la montée du Lautaret et la fondation du refuge Napoléon au col. La commune se distingue par l’exploitation, unique en France, de graphite (charbon très pur) au col du Chardonnet, sur le hameau du Lauzet. La fin du siècle verra l'économie se tourner vers le tourisme. En 1941, on inaugure la première télécabine d'Europe. Depuis, on n'aura de cesse d'équiper la montagne pour le plaisir de tous.

La ville fut le départ d’une étape du Tour en 1996.


Galibier - Serre Chevalier
 

LES GRANDS BAINS

Depuis 2008, le village de Monêtier-les-Bains refait honneur à la deuxième partie de son nom et propose aux touristes, skieurs l’hiver ou randonneurs l’été, un centre thermo-ludique ultramoderne, les Grand Bains, qui relance la vocation thermale de Serre-Chevalier.

Le nom de « Monêtier-les-Bains » vient de sa source thermale réputée pour ses propriétés gastriques, rhumatologiques et dermatologiques. Celle-ci était déjà connue au temps des Romains, quand le village s'appelait Stabatio. Il prend au Moyen Âge le nom de Monestier de Briançon, du fait de la présence d'un monastère. Ce n'est qu'en 1893 qu'une délibération du conseil municipal change le nom en « Le Monêtier-les-Bains » afin de développer l'activité thermale. Le bâtiment de la Rotonde est alors construit afin d'abriter la source. Après une période de déclin, cette activité connaît un renouveau grâce à la volonté de la municipalité qui a lancé le projet d'un centre thermo-ludique ouvert à l’été 2008. L'étape préparatoire de ce projet fut la création d'une piscine d'eau thermale.

Les habitants du Monêtier sont depuis longtemps surnommés « les tripes chaudes » puisqu'ils soignaient certains maux en buvant l'eau (chaude à 44°) de la source de la Rotonde.

Parfaitement intégré à l'environnement naturel de Monêtier Les Bains, le bâtiment des Grand Bains, entièrement conçu en bois, pierres et verre, se déploie sur plus de 4500 m2 au pied d’un splendide plan d'eau.

LUC ALPHAND

Le plus célèbre enfant de Serre-Chevalier (station qui a enfanté des dynasties de skieurs de haut niveau, comme les Melquiond ou les Bréchu) est un cas à part dans l’histoire du sport français. Amoureux fou de la vitesse et des grands espaces, « Lucho » s’est construit une carrière atypique, de meilleur skieur du monde à vainqueur du Dakar ou pilote des 24 Heures du Mans, qui n’est pas sans rappeler le parcours hétéroclite des fous du sport du début du XXe siècle, voire des fondateurs du Tour. S’il fait ses débuts en Coupe du monde de ski en 1984, il apprend son métier à la dure. Les blessures se succèdent et il lui faut onze ans pour remporter son premier succès, mais quel succès ! Deux victoires coup sur coup sur la Streif de Kitzbühel (l’équivalent d’un doublé Paris-Roubaix-Tour des Flandres). À partir de 1995, le Haut-Alpin devient le meilleur descendeur du monde. Douze succès en Coupe du monde, dont dix dans la discipline reine et le voilà nanti de trois petits globes de descente et du gros globe (le classement général de la Coupe du monde de ski) en 1997, trente ans après Killy. Ne manque à son palmarès qu’un titre mondial ou olympique lorsque Lucho raccroche en pleine gloire à 32 ans, sacré champion des champions français par l’Equipe.

Il pourrait se retirer chez lui, dans ce sublime coin méconnu des Alpes qu’est Vallouise, mais l’attrait de l’aventure est trop fort. Il entame rapidement une nouvelle carrière de pilote automobile et s'illustre sur le Dakar, progressant au fur et à mesure de ses participations jusqu'à atteindre la 2ème place en 2005 puis la victoire en 2006 et à nouveau une 2ème place en 2007. Depuis 2001, il participe aussi aux 24 heures du Mans, réussissant sa meilleure performance en 2006 à la 7ème place du classement général. Le 28 juin 2009, un grave accident de moto dans le cadre du rallye Rand'Auvergne n’abat pas notre casse-cou, mais interrompt sa carrière de sportif.

Privé de volant par ses médecins, Alphand interprète ce coup du sort comme une nouvelle invitation à une reconversion, et se tourne vers un élément qui l’attire depuis longtemps : la mer. Insatiable aventurier, ce touche-à-tout débute sa vie de « voileux » en compagnie d’un parrain de luxe, Marc Thiercelin, avec qui il a prévu de s’engager sur la Transat Jacques Vabre (Le Havre – Puerto Limon), dont le départ sera donné le 31 octobre prochain. Avant, peut-être, de s’attaquer aux plus grands défis en solitaire : Route du Rhum, Vendée Globe…

LE GALIBIER

Le Tour célèbre en 2011 le centenaire du premier passage du peloton au Galibier, le col alpin le plus souvent visité par la course. La ligne d’arrivée de la 18e étape y sera tracée, à 2 645 mètres d’altitude !

Le peloton est encore sous le choc, à peine remis de sa découverte de l’Aubisque et du Tourmalet, dans son excursion pyrénéenne du Tour 1910. Et l’on parle maintenant d’un nouveau sommet à escalader ; une fantaisie de plus née de l’imaginaire d’Henri Desgrange et d’Alphonse Steinès, ces obsédés de l’aventure. En 1911, le peloton du Tour de France se lance à l’assaut du Galibier : plus haut, plus dur, plus froid que ce que tous les cyclistes ont connu jusqu’alors.

Derrière l’irritation et la révolte, c’est pourtant la fascination du lieu et la conscience de l’exploit qui habitent ces rouleurs perchés entre ciel et terre. « Ça vous en bouche un coin », lance fièrement aux spectateurs Émile Georget, le premier à s’élever jusqu’au col du Galibier, à 2 556 mètres d’altitude, ce 10 juillet 1911. Le pionnier des pionniers, qui n’a pas posé pied à terre durant toute l’ascension, est venu à bout des 34 kilomètres de montée, depuis Saint-Michel-de-Maurienne, en passant par le Télégraphe. Effectivement impressionné par la rencontre spectaculaire de ces géants, Henri Desgrange, transcendé par la journée historique que le Tour vient de vivre, signe dans L’Auto un «Acte d’adoration» : « N’ont-ils pas des ailes, nos hommes qui ont pu s’élever à des hauteurs où ne vont point les aigles ? … Ô Sappey, ô Laffrey, ô col Bayard, ô Tourmalet ! Je ne faillirai pas à mon devoir en proclamant qu’à côté du Galibier, vous êtes de la pâle et vulgaire bibine ; devant ce géant, il n’y a plus qu’à tirer son chapeau et à saluer bien bas ! »

Respectant la prophétie du premier patron du Tour, les coureurs se présentent depuis cent ans avec la même humilité devant le monstre sacré. Quelques-uns l’ont dompté, parvenant même à utiliser ses pentes les plus abruptes pour se construire un destin. Gino Bartali, par exemple, s’est défait de la menace de Louison Bobet en dominant le Galibier, en 1948. Quatre ans plus tard, il y subissait pourtant la loi de la relève des générations, avec un numéro signé Fausto Coppi : « C’est comme un téléphérique sur son filin d’acier », s’enthousiasmait alors Jacques Goddet.

Par la suite, Bahamontes, Gaul, Merckx, Zoetemelk, Ocana ou Pantani ont inscrit leur nom au sommet, qui a d’ailleurs gagné une petite centaine de mètres depuis la fermeture du tunnel et la construction d’une nouvelle route. Et en 2011, un nouveau nom entrera dans la légende, avec la première arrivée jugée au col du Galibier. À 2 645 mètres, ce sera la plus haute de l’histoire du Tour.

IXe siècle Création par Saint Eldrade d’un monastère à Monestier les Bains.
XIIe siècle Construction de l’église Saint Marcellin à La Salle-les-Alpes.
XVIe siècle Ouverture de mines d’anthracite.
1893 Le village de Monêtier devient le Monêtier-les-Bains pour mettre en valeur les thermes.
1941 Inauguration du téléphérique de Chantemerle, alors le plus long d’Europe.
1968 Le nom de Serre-Chevalier est adopté pour regrouper les villages de la vallée : Chantermerle, Villeneuve-La Salle, Puy Saint-Pierre, Puys Saint André.
1984 Le Monêtier-les-Bains rejoint « Serre-Che » et forme avec les autres communes le Grand Serre-Chevalier.
1990 Le domaine skiable de Briançon est inclus dans Serre-Chevalier.
2003 Restauration de la stèle Henri Desgrange installée en haut du Galibier.


Site-étape inédit
Le col du Galibier, sommet (2 645 m) des Hautes-Alpes (05), sur le territoire de la commune du Monêtier-les-Bains (1 060 habitants)
Population : 3 700 hab. sur les 3 communes formant Serre Chevalier Vallée (St Chaffrey, La Salle les Alpes, Le Monêtier-les-Bains)
Économie : tourisme hivernal et estival
Festivals : Son & Lumière (juillet-août), Entre Ciel & Terre (concerts dans les chapelles en juillet), Floralies (juillet), Festiv’hauts (arts de la rue, août), Festival de Chant Lyrique (août), Musiques au Sommet (concert en plein air à 1 900 m. d’altitude)
Slogan : Serre Chevallier Vallée - du Galibier à Briançon
Personnalités : Luc Alphand (skieur, pilote automobile, marin), Alain Souchon
Spécialités : saucisse, tourte au chou
Sport : Ski (250 km de pistes, 63 remontées mécaniques, 5ème domaine skiable français), VTT (250 km de sentiers balisés), sports d'eau vive (Fest’eaux vives en juin), cyclisme (cyclosportive Serre Che Luc Alphand), etc
Labels : « Tourisme & Handicap », Label national pour un tourisme équitable et accessible à tous, Famille Plus, Station verte, Ville fleurie (3 fleurs)
 

Descriptif fourni par BRGM

LE GALIBIER

On croise à nouveau la trace de l’océan qui courait jusque dans l’Himalaya et qui a disparu depuis que les Alpes sont devenues une chaîne de montagnes. Difficile de réaliser que le Galibier, grande dalle de calcaire qui culmine à 3228 mètres d’altitude, était autrefois une vaste plaine sous-marine qui bordait le sud de la plaque européenne. Chahutés par la poussée africaine, les sédiments accumulés se sont trouvés remontés et imbriqués dans les « chaînons » du Briançonnais.