
Gap - 162.5 km
mardi 19 juillet
En un quart de siècle, le Festival du livre de jeunesse de Saint-Paul Trois châteaux est devenu une institution sans perdre de vue les objectifs qui avaient guidé sa naissance : développer le goût du livre et la pratique de la lecture chez les jeunes, d'abord, et les adultes ensuite ; mettre en contact direct auteurs, jeunes et adultes pour susciter le désir de lire et d’écrire.
Tout partit en 1985 de l’organisation par quelques bénévoles d’une exposition sur Victor Hugo : la Quinzaine de la lecture en Tricastin était née. La journée dans les écoles, en soirée auprès des adultes, le principe était arrêté.
En 1989, un premier salon d’une journée et demie était organisé dans le cadre de la Quinzaine. Il mettra plusieurs années à trouver sa place… Cinq ans plus tard, en 1994, la Quinzaine s’est muée en festival d’une semaine clos par un salon le dernier week-end, organisé sous un grand chapiteau de 600m2. En 1995, le salon prend de l’ampleur avec la première journée professionnelle et la création du prix Pitchou, récompensant le meilleur album pour les tout petits. Si ce prix est remis par des professionnels, le prix Sésame, créé en 1998, est l’apanage des collégiens de 4e de la ville.
De plus en plus professionnel, offrant notamment des formations auprès des enseignants, le salon s’étoffe et s’exporte hors de ses murs avec des manifestations à Bollène, Donzère, Nyons et Montbrun-les-Bains.
En 2006, le succès oblige le Salon à se doter d’une direction professionnelle et à plein temps, qui ne pourrait cependant rien entreprendre sans le soutien continu des bénévoles.
La manifestation rayonne aujourd’hui sur tout le quart sud-est de la France.
La tradition du muguet du 1er mai est née à Saint-Paul-Trois Châteaux, et plus précisément dans l’hôtel particulier qui abrite aujourd’hui l’hôtel de l’Esplan. Au XVIe siècle, la demeure appartenait aux chevaliers de Girard de Maisonforte. En 1564, la Reine Mère, Catherine de Médicis, revenait de consulter Nostradamus et avait fait halte à Saint-Paul. Là, elle découvrit cette fleur qu’elle ne connaissait pas et le chevalier de Girard eut l’idée de lui offrir du muguet de son jardin. Présent lors de ce voyage, le jeune roi Charles IX eut alors l’idée d’offrir à son tour ces jolies clochettes blanches aux dames de la cour en leur disant : « Que ces fleurs vous portent bonheur et qu'il en soit ainsi chaque année ». On ne sait pas cependant si cet épisode se produisit un 1er mai !
Le muguet était déjà considéré comme une fleur porte bonheur chez les Celtes.
Ville inédite au programme du Tour, Saint-Paul-Trois-Châteaux figure toutefois dans l’intitulé d’une étape qui fait partie des moments forts de l’année 2009, lors de Paris-Nice. À l’occasion de la 6e étape, le peloton y avait en effet rendez-vous avant de partir à la conquête de la Montagne de Lure, pour l’étape reine de la Course au soleil. Impérial dans la montée finale, Alberto Contador avait remporté l’étape et pris la tête du classement général avec une avance qui semblait confortable sur Luis Leon Sanchez. Il perdit pourtant la course le lendemain sur une terrible fringale dans l’étape de Fayence.
L’année suivante, au terme d’une étape partant également de Saint-Paul, Alberto Contador avait à nouveau fait montre de ses limites dans le Critérium du Dauphiné Libéré, en terminant à 1’41” de Janez Brajkovic à Risoul. C’est dans cette étape que le Slovène avait assuré sa victoire dans cette édition du Dauphiné.
| IVe au Ier siècles avant JC | La ville est la capitale de la tribu gauloise des Tricastini. |
| IVe siècle | La ville Civitas Tricastinorum devient le siège d’un évêché. |
| XIIe siècle | Edification de la cathédrale, chef d’œuvre d’art roman provençal. |
| XVIe siècle | Alors que la Réforme gagne, de nombreux hôtels particuliers s’érigent en ville, comme l’Hôtel de Castellane, actuelle mairie. |
| 1685 | Construction d’un nouvel hôpital. |
La nef voûtée en berceau sur doubleaux est d’une magnifique élévation de 24 mètres. La travée précédant le transept présente, à l’étage, un faux triforium ; les niches, encadrées de pilastres et de colonnettes, surmontent une frise très fine. Il faut encore remarquer un beau buffet d’orgues du début du XVIIIe siècle qui date de 1704 et fut réalisé par le facteur Charles Boisselin d'Avignon ainsi que le curieux bas-relief du pilier de la chaire. La cathédrale est classée comme Monument historique depuis 1841 par Prosper Mérimée.
Cet ancien hôtel particulier, bâtiment du XVIe siècle, porte le nom de la Famille Castellane, propriétaires puissants de la ville. Deux des grands évêques de St Paul-Trois-Châteaux au XVIIIe sont d’ailleurs issus de cette famille. Racheté par la ville à la fin du XIXe siècle, le bâtiment est aujourd’hui le siège de l’Hôtel de Ville.
Sur la façade, le balcon magistral de la salle du conseil, le blason des armes de la ville ainsi qu’une figure féminine au-dessus de la porte, symbolisant probablement la République.
Préfecture : Valence
Sous-préfectures : Die, Nyons
Population : 473 500 hab.
Sites web : www.ladrome.fr / www.ladrometourisme.fr
Montagnarde dans le Vercors et le Dévoluy, provençale au Sud, active et dynamique en plaine, à Valence, Romans ou Montélimar, la Drôme est un résumé à elle seule de toute la région Rhône-Alpes.
Si sa vocation industrielle (agroalimentaire, habillement, aéronautique) ne faiblit pas et s'adapte aux réalités modernes, le département conserve une agriculture de haute qualité à l'image de ses vins (Hermitage, clairette de Die), de son huile de Nyons ou de ses truffes.
Pour le touriste, les raisons de visiter la Drôme sont nombreuses. Le département marque déjà la frontière avec le sud ensoleillé et les sites remarquables sont légion : château de Grignan, palais idéal du facteur Cheval, village de Mirmande. Mais c'est peut-être encore la nature qui constitue le principal fleuron du département, dans le Vercors notamment.
Les Fêtes Nocturnes au château de Grignan
Depuis 25 ans, le département de la Drôme produit un spectacle de théâtre présenté pendant deux mois devant la magnifique façade du château de Grignan. Un très nombreux public, d’une grande diversité, se presse dans les gradins dressés dans ce site exceptionnel pour découvrir chaque été une nouvelle création théâtrale. Cet été, c’est Shakespeare qui est à l’honneur avec sa pièce la plus fameuse, Hamlet.
Parcours Atmosphères
L’exposition d’Ann Veronica Janssens au château des Adhémar articule un parcours d’expositions dans la Drôme. La sélection d’œuvres de la Collection de l’Institut d’art contemporain Villeurbanne/ Rhône-Alpes, montrées cet été à Saint-Donat-sur-l’Herbasse, Romans, Grignan et Suze-la-Rousse sonde les espaces et en restitue une expérience sensible de la perception. À partir du 26 juin, le château de Suze-la-Rousse devient étape du parcours Atmosphères. Choisies majoritairement pour leur qualité de miroitement ou de transparence, les œuvres, pour la plupart sculpturales, sont installées dans les riches décors du château et instaurent un dialogue avec les espaces. Elles peuvent modifier la circulation habituelle et créer de nouveaux points de vue, instaurant une relation inhabituelle entre espace et corps.
Cette rencontre inédite entre l’art contemporain et le château de Suze-la- Rousse propose ainsi de renouveler le regard porté sur le monument et de mesurer l’écart entre le foisonnement des détails des arts décoratifs du XVIIIe siècle et la radicalité formelle de l’art actuel.
La principale activité de Suze est la viticulture, qui occupe 1.600 ha de vins AOC, produits et vendus dans plusieurs caves particulières et une cave coopérative. Par ailleurs, le prestigieux château qui domine le village et ses vignobles, ancienne propriété des Princes d’Orange, abrite de nos jours l’Université du Vin, établissement privé dédié à la vigne et au vin, accompagné d’un centre de formation, de dégustation et de documentation ainsi que de laboratoires. Le vieux village de Suze, bâti sur le flanc de la colline appelée la Garenne est riche en sites archéologiques de toutes époques. Aujourd’hui les Suziens essaient de mettre en valeur leurs vieilles pierres par l’aménagement des calades et par la restauration des maisons anciennes et vestiges historiques.
Le château de Suze-la-rousse
Classé monument historique, il trône sur son promontoire rocheux au cœur des vignobles des Côtes du Rhône. Il domine de toute sa hauteur un « bourg castral » dont les maisons en pierre se blottissent au pied des remparts du château. Depuis 1978, une partie du château abrite l'Université du Vin. Le chemin pour accéder au château monte au cœur d'un parc de 23 ha, « La Garenne ». Dans ce domaine, des espèces florales méditerranéennes, chênes verts, pins parasols, chênes pubescents, érables de Montpellier, lauriers-tins, sont à découvrir. Au cœur du parc, des vestiges bâtis témoignent des différents âges du site : une glacière enterrée de conception antique, chapelle Saint Michel du XVIIe siècle, un jeu de paume édifié au XVIe siècle à l'occasion de la visite du futur Charles IX et de la Reine Mère Catherine de Médicis, un pigeonnier ancien.
Village sur la Route des Vins. Fief des princes d'Orange au XIIe siècle, annexé par le Dauphiné au XVIe siècle. Tulette souffrit beaucoup des guerres de Religion. Prieuré bénédictin dont Jules de La Rovère, futur pape Jules II, fut prieur. Le village avec des remparts du XIIe siècle est entièrement voué à son vignoble.
Ville médiévale au pied d'un piton rocheux, tout près du Mont Ventoux, environnée de moyennes montagnes (Essaillon, Garde Grosse, Saint-Jaume et Vaux), à l’abri des vents dans sa cuvette naturelle, Nyons bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel toute l’année et est surnommée le Petit Nice pour son climat si particulier. Renommée pour ses fameuses olives noires, elle mérite aussi de l’être pour la richesse de son patrimoine. Envahie par les Germains au Ve siècle, par les Sarrasins au Xe, fief des princes d’Orange, propriété de la couronne de France au XIVe siècle, Nyons a derrière elle une longue histoire, qu’on peut admirer aujourd’hui encore, dans son pont roman voûté en pierres grises qui enjambe une rivière verte ou dans sa tour Randonne surmontée d’une Vierge, deux « curiosités » locales classées Monuments Historiques. Le marcheur sera récompensé en s’enfonçant dans la vieille ville par la porte saint Jacques, la seule intacte faisant partie de l’enceinte médiévale de Nyons : il découvrira tout d’abord la place des Arcades, qui date de 1300. En poursuivant par la rue principale, bordée de maisons grises égayées de volets bleu-lavande et de vignes grimpantes, on croise l’église Saint Vincent (XVIIe siècle). Avant de parvenir jusqu’à ce fameux pont, de pur style roman : construit entre 1341 et 1409, d’une portée de 43 mètres, il dresse encore son arche unique en ogive à plus de 18 mètres au-dessus de l’Eygues.
La Tour Randonne
C’est une étonnante chapelle à clocher ajouré et ouvragé (une pyramide de trois étages d’arcades), surmontée d’une immense statue de la Vierge de 3,50 mètres de haut, qui domine la ville. Édifiée vers 1280 par la Baronne de Montauban, elle servait alors à la fois de donjon et de prison militaire au château. Reconvertie en chapelle et rebaptisée « Notre-Dame de Bon-Secours » au XIXe siècle, on peut encore admirer par la grille un tabernacle et un superbe retable colorés.
L’origine de Condorcet remonte à la plus haute antiquité. Une vieille tradition veut que l’emplacement du village actuellement en ruines, ait été occupé autrefois par un bois sacré des druides. L’abbaye de Cluny y fonda un prieuré au IXe siècle et les comtes de Die paraissent en avoir été les seigneurs dès les débuts de la féodalité. Les princes d’Orange en possédèrent plus tard le haut domaine et l’inféodèrent à la famille de Caritat d’où devait sortir un jour le célèbre conventionnel Jean Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet qui a illustré à jamais le nom du pays. Aussi bon écrivain que philosophe, il devint l’un des hommes les plus marquants de la Révolution française. L’ancien château fort, qui fut le berceau de la famille du grand conventionnel, n’est plus qu’un amas de ruines. Il en subsiste seulement quelques tours. Le donjon en est la partie la mieux conservée. Les fortifications du château et celle du village de Condorcet furent comprises au nombre des places dont l’édit royal de 1627 ordonna le démantèlement.
Sahune trouve sa quiétude dans une cuvette chaude et ensoleillée, entourée de montagnes rocheuses, à l’entrée des pittoresques gorges de Saint May. Le village est doté d’un terroir exceptionnel, favorable aux productions fruitières et aux olives. À en juger par les vestiges du vieux village et du château, Sahune a un riche passé historique. La localité a été pendant près de quatre siècles le berceau d’une race de brebis appelée race de Sahune, ce qui occasionnait d’importantes foires où les éleveurs vendaient agneaux et béliers… Cette particularité explique également l’existence d’importants ateliers de cordonniers qui vendaient leur production lors de ces foires, lesquelles étaient l’occasion de forts déplacements de population.
En passant les pittoresques gorges de Saint May, on franchit un petit pont vert pour emprunter la minuscule route neuve qui mène au village de Saint-May, accroché en position vertigineuse au-dessus des gorges et de ses rochers gris-jaunes. Ancienne terre du Comte de Provence, Saint May est encore un merveilleux village perché, dominé par les ruines de l'abbaye de Bodon, fondée au VIe siècle. Il n’en reste plus qu’un portique avec colonne, quelques fenêtres gothiques et des sculptures. Blotti contre une paroi rocheuse, entre cyprès et sapins, le village est tout entier construit en escaliers et possède encore une belle petite église à abside ronde en vraies pierres, des restes de remparts parcourus de rosiers grimpants, quelques ruines ouvertes à tous les vents, des passages voûtés obscurs, une fontaine et des cadrans solaires …
Le village de Rémuzat s’abrite au pied du rocher du Caire, une longue falaise exposée plein est. Le soleil du matin y réchauffe rapidement l'air. C'est ce qui a permis la réimplantation d'une colonie de vautours fauves qui avaient pratiquement disparu de France. Une promenade sur la crête du rocher permet d'approcher ces oiseaux impressionnants et peu farouches. Leur envol pour la journée se fait entre 10 heures et midi, quand l'air est suffisamment chaud pour leur permettre de prendre assez d'altitude et de partir à la recherche de carcasses, souvent à des distances importantes. Le village abrite une Maison des vautours qui permet de se renseigner sur ce rapace.
Préfecture : Gap
Sous-préfectures : Briançon
Population : 132 000 hab.
Site web : www.hautes-alpes.net
Tous sur www.montourdansle05.fr
Depuis le 1er juin, le Conseil Général des Hautes-Alpes a mis en ligne montourdansle05.fr, un site interactif d’informations sur le passage du Tour de France et de partage sur toutes les pratiques du vélo. Ce site est d'abord la référence du passage du Tour de France dans le département, du 19 au 22 juillet.
En 2011, le Tour va se jouer dans les Hautes-Alpes avec notamment l'étape reine de l'épreuve le 21 juillet et l'arrivée au sommet du Galibier, plus haute arrivée de l'histoire de la compétition. Les internautes y trouveront le détail de chaque étape, le programme des festivités, un résumé des grandes heures du Tour dans le département. Ils pourront y échanger des conseils pour bien voir passer les coureurs.
Mais le Conseil Général ne souhaitait pas réaliser un simple site événementiel. Montourdansle05.fr continuera d'exister après le passage du Tour puisqu'il propose aux internautes de partager leurs itinéraires en vélo de route, en VTT ou pour des balades en famille. Tous les vélos sont dans les Hautes-Alpes et le site met en lumière la variété des pratiques : grands cols routiers, bike-parcs en station pour le VTT... Les clubs y trouveront une vitrine pour se présenter et mettre en avant les événements qu'ils organisent dans un agenda partagé.
Montourdansle05.fr appartient aux internautes, amoureux du vélo, du Tour de France ou tout simplement des paysages des Hautes-Alpes.
Le département
Il s’agit du plus haut de France en moyenne. Les Hautes-Alpes sont baignées par la Durance, qui constitue l’épine dorsale de son territoire. Le haut et le moyen bassin de la Durance constituent une voie de passage (d'Espagne en Italie, selon l’expression consacrée) et une limite climatique entre les Alpes du Nord et les pré-Alpes méridionales, déjà méditerranéennes. Enclavé jusqu’à l’arrivée du chemin de fer, le département a appris dans ces conditions souvent difficiles à vivre en quasi-autarcie, ce qui s’est révélé un atout dans les périodes les plus dures de son histoire. Le département, essentiellement rural (forêts, pâturages, fruits, élevage, vigne dans la vallée de la Durance, lait) fait depuis quelques années de sérieux efforts en vue de développer le tourisme d'été, notamment autour du lac de Serre-Ponçon, et celui d'hiver dans des stations bien équipées, parmi lesquelles Montgenèvre, Serre-Chevalier, Vars, les Orres, Risoul, Ceüze.
Rosans est un village perché, sa silhouette ramassée autour de son imposante tour romane correspond aux anciennes fortifications qui protégeaient le bourg des luttes incessantes entre Dauphiné et Provence. Rosans est dominé par sa tour carrée du XIII, dite « tour sarrasine » remarquable par son architecture, construite en énormes pierres taillées en pointes de diamant. On pénètre dans le bourg médiéval fortifié par plusieurs portes, dont la principale jouxte le château Lesdiguières, où se voit encore l'emplacement de la herse. On peut également emprunter une partie, restée intacte, du chemin de ronde couvert.
À Saint-André-de-Rosans, le village possède les belles ruines d'un prieuré bénédictin millénaire, fondé en 988, édifice d'art roman provençal avec de superbes frises sculptées ainsi que des mosaïques romanes découvertes en 1988 aujourd'hui restaurées et de retour dans l'enceinte du Prieuré.
L’Epine est un village ancien, de part et d’autre d’une rue centrale étroite, qui garde de nombreuses traces historiques : linteaux, « soustets »… Au sommet de la butte était un château. Il ne subsiste qu’un moulin à vent datant de 1800. Ici, on célèbre la courge, lors de la Foire aux courges, en septembre… foire chaleureuse et sympathique !
Le nom de Serres, d’origine celtique, Serredum rappelle sa situation géographique. Les façades en étages donnent l'impression de se pencher les unes par-dessus les autres pour regarder le Buëch cascader à leurs pieds avant de filer vers Sisteron.
Aujourd'hui gros village construit en demi-cercle au pied d'un pic rocheux, Serres fut provençale, appartint au Royaume de Naples, devint dauphinoise en 1298, vit s'affronter catholiques et protestants…
De l'époque médiévale, où Serres était une forteresse protégée de remparts, datent l'église romane Saint Arey (XIIe siècle) ainsi que les vestiges de tours et murailles d'un château fort (XIVe siècle).
Quand on pénètre dans la cité, c'est l'enchantement : la placette à arcades, les fenêtres et façades sculptées, dont celle de la maison du connétable de Lesdiguières, le quartier de la côte, les portes anciennes, l’église romane, une tombe hébraïque de la même époque et le quartier de la Juiverie, la chapelle de Saumane, tous les souvenirs que les guerres de religion ont laissées, l’actuel hôtel de ville de style Renaissance également maison natale du savant géographe Alexandre Corréard (1788-1857) rescapé du radeau de la méduse, célèbre tableau peint plus tard Théodore Géricault.
Petite ville située à une altitude de 814 mètres, Veynes se distingue par son riche passé lié à l'âge d'or du chemin de fer, mais aussi par les marchés du Moyen-âge (et sa belle mairie ancien château de la Villette) et les actes héroïques de la Résistance... Commerçante, Veynes bénéficie d'un climat sec et ensoleillé, d'un air pur propice à la pratique de nombreuses activités sportives. De caractère provençal, Veynes comporte de nombreuses petites ruelles, idéales pour se rafraîchir à l'ombre du soleil. Au fil d’une promenade dans les rues de Veynes, l'itinéraire de découverte « Suivez le rail » compte 20 panonceaux sur l'histoire locale. L'écomusée du Cheminot Veynois en retrace l'une des plus importantes périodes.
Un enfant du village, Adrien Ruelle, directeur de la construction au PLM choisit à la fin du XIXe siècle Veynes comme lieu de croisement des voies de Marseille, Livron, Grenoble et Briançon. La première voie, Marseille-Veynes, fut achevée en 1875. La construction d'un dépôt de réparation compléta les installations de la gare et Veynes devint une cité du rail jusqu'à l'abandon de la vapeur. Quelque 700 familles de cheminots vivaient à Veynes dans les grandes années du rail. Les trains servirent en outre à exporter les produits locaux, dont les pommes et poires, particulièrement la poire Curé, envoyée jusqu'en Afrique du Nord, ou aida aussi à la transhumance ovine.
Le château de Montmaur
Ville natale du romancier Ponson du Terrail, à proximité de Veynes, Montmaur abrite un joli château du XIVe siècle, sur le site d'un ancien Castrum romain. Il formait alors un ensemble carré avec des échauguettes à chaque angle. Remanié au XVIe siècle il possède alors quatre tours rondes d'angles. Son ensemble est constitué aussi de deux nouveaux bâtiments que sont l'étable actuelle, et la courtine ouest. Au XVIIe siècle, il comporte des plafonds à la française et des cheminées datant de la Renaissance.
Il a été racheté par le département des Hautes-Alpes en 2006 qui a engagé des travaux afin de pouvoir ouvrir sa visite au public.
Le col de Manse, culminant à 1 269 mètres d'altitude, est le principal point de communication entre le bassin de Gap et le haut Champsaur. Au col se trouve un « refuge Napoléon » : c'était l'un des six refuges construits grâce à une dotation de Napoléon faite en reconnaissance de l'accueil enthousiaste que les Gapençais et les Champsaurains lui avaient fait lors de son retour de l'Île d'Elbe ; construit sous Napoléon III, il a été entièrement restauré, et sa présence rappelle toujours cet épisode historique.
Le Tour de France a emprunté ce col lors de la 12ème étape du Tour 1972 entre Carpentras et Orcières-Merlette, avec un passage en tête du Portugais Joaquim Agostinho, puis lors de la 15ème étape du Tour de France 1989 entre Gap et Orcières-Merlette, avec cette fois un passage en tête du Néerlandais Steven Rooks.
Cette petite commune proche de Gap est désormais célèbre pour la côte qui porte son nom et pour sa descente, où l’Espagnol Joseba Beloki effectua une chute spectaculaire dans le Tour de France 2003.
Nous en parlions dans le Guide touristique 2010 et les Prêtres de Gap se produisirent même en marge de la course lors des étapes de Gap et de Sisteron. Si le succès de leur album, « Spiritus Dei », était déjà phénoménal, il ne s’est pas démenti depuis : nos trois prêtres chantants furent ainsi, et de loin, la meilleure vente de disques français en 2010, et à la mi-décembre, ils avaient déjà écoulé 750.00 exemplaires d’un opus certifié disque de diamant. Depuis, un DVD live a été enregistré lors d’un concert dans la cathédrale de Rouen et le trio a sorti un deuxième CD, dans l’esprit du premier.
Évêque de Gap et d’Embrun depuis 2003, Mgr Jean-Michel De Falco avait trouvé cette jolie idée après une rencontre avec Didier Barbelivien, afin de financer la construction de la future église Notre Dame de Laus, dans les Hautes-Alpes. S’inspirant de l’exemple du groupe irlandais The Priests, l’ancien porte-parole de l’église de France avait décidé de faire chanter, dans le meilleur sens du terme, trois membres du clergé de son diocèse. Jean-Michel Bardet curé du centre de Gap, était déjà musicien, tandis que Charles Troesch, ordonné prêtre en 2009, avait fait partie des Petits chanteurs à la Croix de bois. Le troisième homme du groupe, Dinh NGuyen Nguyen, est séminariste. Les recettes de l’album sont également allées à l’informatisation d’une école catholique à Madagascar.
Outre des classiques du répertoire sacré, comme Ave Maria ou Minuit Chrétien, les Prêtres interprètent également Quand on a que l’amour de Jacques Brel ou le Hallelujah de Leonard Cohen.
Adossé à la montagne qui surplombe la ville de Gap, le domaine de Charance s’étend de 100 m à 1903 m d’altitude, où il offre un panorama exceptionnel. Le site abrite depuis 2004 le Conservatoire botanique national alpin, qui étudie, protège et fait connaître au public la flore alpine. L’amoureux de la nature peut se promener autour du lac, dans le jardin à l’anglaise et flâner dans le jardin en terrasses, label « jardin remarquable », qui regroupent de nombreuses variétés de plantes. Des animations, conférences, manifestations, stages, expositions sont proposés par le service d’animation ainsi que des visites accompagnées dans les jardins ou dans le musée agricole. Loin d’être fermé et accessible aux seuls scientifiques, ce site de culture des plantes rares et menacées, qui attisait la curiosité de nombreux promeneurs du Domaine de Charance, s’ouvre aux beaux jours au grand public au travers d’animations pédagogiques. En partenariat avec la ville de Gap et grâce à une forte implication de six structures d'éducation à l'environnement du département, deux programmes d'animations sont proposés au grand public et aux scolaires.
L’image restera à jamais associée aux arrivées du Tour à Gap. Neuvième étape du Tour 2003, à 4 Km de l’arrivée à Gap, dans la descente de la Côte de la Rochette, la roue arrière de Joseba Beloki, surchauffée par le bitume, se vrille, entraînant l’Espagnol au tapis juste devant Lance Armstrong, qui évite la chute en se lançant dans une descente à travers champs pour regagner la route... Ses talents d’acrobate ont permis à l’Américain d’éviter la catastrophe et d’aller remporter son sixième Tour de France. Quant à Joseba Beloki, cette chute a pour ainsi dire marqué la fin de sa carrière.
En vingt visites à Gap, la Grande Boucle a vu les victoires de coureurs de la trempe de Raphaël Geminiani, Gastone Nencini, Jean-François Bernard, Erik Zabel ou Alexandre Vinokourov. Mais la préfecture des Hautes-Alpes fut aussi le départ d’étapes de légende vers Briançon, qui virent s’imposer successivement Louison Bobet, Fausto Coppi et Federico Bahamontes. Depuis, le départ de Gap s’est plutôt fait vers l’Alpe d’Huez, comme en 1991 (victoire de Gianni Bugno) ou en 2006 (Frank Schleck).
| 20 av. JC | Création de la via Cottia, reliant Turin à Valence. Un camp romain est installé sur le site de Gap. |
| XIVe siècle | L’installation des Papes à Avignon multiplie les voyages entre la France et l’Italie et Gap prospère grâce à la laine et aux tanneries. |
| 1626 | Mort de François de Bonne de Lesdiguières, dernier connétable de France. Son mausolée se trouve dans le musée de Gap. |
| 1692 | Les troupes de Victor-Amédée II du Piémont, en guerre contre Louis XIV, ravagent la ville, vidée de ses habitants. |
| 1790 | Gap devient la préfecture des Hautes-Alpes. |
| 1802 | Le baron de Ladoucette, préfet des Hautes-Alpes sous Napoléon 1er, développe la ville et crée le musée de Gap. |
| 1815 | Napoléon, de retour de l’île d’Elbe, passe à Gap. |
| 1875 | Arrivée du chemin de fer. |
| 1983 | Le 4e régiment de chasseurs s’installe à Gap. |
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Les coureurs abordent les massifs subalpins, des chaines calcaires formées il y a une quarantaine de millions d’années. On distingue de forts dénivelés dans le paysage, cicatrices d’un événement majeur survenu il y a 6 ou 7 millions d’années. Un assèchement brutal et complet de la Méditerranée a entrainé une accélération des courants des fleuves, dont les embouchures se sont retrouvées très loin des côtes actuelles mais surtout, beaucoup plus bas. La violence des flots a entaillé les roches, formant de véritables canyons. Puis les coureurs entament la montée sur le massif des Alpes, un massif qui poursuit sa surrection à la vitesse moyenne d’environ 1mm par an.