
Roubaix
258 km
dimanche 10 avril
Vainqueur de Paris-Roubaix en 1997, Frédéric Guesdon (FDJ) a bouclé son seizième Paris-Roubaix qu’il a fini à la onzième place et comme souvent avec le statut de meilleur Français.
Johan Van Summeren : "Ce matin, j’étais très motivé, je me disais que c’était ma course et que je pouvais obtenir un grand résultat. Dès que j’ai été dans le groupe de tête, je savais que je pouvais gagner. C’est le plus beau jour de ma vie. De grands coureurs me félicitent et c’est énorme pour moi.... J’avais de bonnes jambes mais je n’ai pas roulé à bloc tout le temps. Je suis resté dans les roues et quand Bak a attaqué, j’ai pu le rejoindre. Dans le Carrefour de l’Arbre, j’ai pris ma chance et je suis allé au bout. C’est super, je ne peux pas dire plus..."
1. Johan Van Summeren (Garmin-Cervélo)
2. Fabian Cancellara (Leopard-Trek)
3. Marteen Tjallinghi (Rabobank)
4. Gregory Rast (RadioShack)
5. Lars Bak (HTC-Highroad)
6. Alessandro Ballan (BMC)
7. Bernhard Eisel (HTC-Highroad)
8. Thor Hushovd (Garmin-Cervélo)
9. Juan-Antonio Flecha (Team Sky)
10. Matthew Hayman (Team Sky)
Johan Van Summeren, à l’issue d’une échappée solitaire de 14 kilomètres, gagne Paris-Roubaix. Il devance de 18 secondes Fabian Cancellara, Marteen Tjallinghi. Lars Bak est quatrième.
L’homme de tête en a fini avec les secteurs pavés. Il entre sous une ovation monstre sur le vélodrome roubaisien
A un peu plus de cinq kilomètresde l’arrivée, Fabian Cancellara parvient enfin à s’extraire du peloton. Il revient sur Rast, Tjallinghi et Bak et poursuit son effort en poursuite derrière Van Summeren
Johan Van Summeren pousuit son effort et compte une avance de 25 secondes sur ses premiers poursuivants, Rast et Bak qui reprennent Tjallinghi. Dans le peloton, les nerfs sont à fleur de peau. Les favoris se relèvent. Boom et Flecha, en désaccord, témoignent d’une course qui échappe au contrôle de tous excepté du Team Garmin-Cervélo qui voit l’un des siens foncer vers le vélodrome.
Dans la deuxième partie du Carrefour de l’Arbre, Van Summeren a distancé Tjallingi et se trouve seul en tête à moins de 15 kilomètres de l’arrivée. A l’arrière, distancés de 1’10", Cancellara et Hushovd accélèrent et reprennent les hommes intercalés. L’écart redescend sous la minute à 13 kilomètres du vélodrome.
L’ancien vainqueur du Tour de Pologne, Johan Van Sumeren accélère dans le Carrefour de l’Arbre et s’isole en tête avec le Hollandais Marteen Tjallinghi (Rabobank). Bak et Rast sont à cent mètres.
Avant le secteur stratégique du Carrefou de l’Arbre, les quatre hommes de tête possèdent 25 secondes d’avance sur leurs poursuivants et 55 secondes sur le peloton des favoris dans lequel Fabian Cancellara reste passif
A Wannehain, à 23 kilomètres de l’arrivée, Lars Bak (HTC-Highroad) et Johan Van Summeren (Garmin-Cervélo) passent à l’attaque. Ils sont rejoints par Gregory Rast (RadioShack) et Marteen Tjlallingi avant le secteur 5 de Camphin en Pévèle. L’écart avec leurs anciens compagnons d’échappée croît régulièrement.
En tête de course, Frédéric Guesdon est victime d’une crevaison sur le secteur 6 et est distancé avant de reprendre place dans le groupe. Les quatorze coureurs échappés possèdent une minute d’avance sur le peloton principal mené par les équipiers de Thor Hushovd.
A la sortie du secteur 7 de Templeuve, Fabian Cancellara assume la totalité du travail derrière les échappés qu’il aperçoit puisque l’écart n’est plus que de 25 secondes. Auparavant, Frédéric Guesdon a tenté vainement de tromper la vigilance des hommes de tête qui distancent David Veilleux (Europcar). A 32 kilomètres de l’arrivée, Fabian Cancellara stoppe son effort, se relève et fait comprendre à Ballan et Hushovd qu’il ne veut plus être le seul à travailler. Les trois hommes ralentissent et laissent de nouveau les échappés pendre du champ
Dans le secteur pavé 8 e Pont-Thibaud, et après le travail de Sep Vanmarcke en faveur de Thir Hushovd, Fabian Cancellara repasse à l’attaque avec le champion du monde dans son sillage. Un moment distancé, Alessandro Ballan reprend les deux coureurs. Flecha n’y parvient pas. L’écart avec le groupe de tête réduit à 15 unités est de 50 secondes.
Dans le secteur de Mons en Pévèle, plusieurs coureurs et notamment Andre Greipel et Jimmy Engoulvent sont distancés de la tête. Cancellara, Hushovd, Flecha et Boonen profitent du travail de Gabriel Rasch, qui a également perdu sa place en tête de course et assure un long relais. Le retard entre le groupe Cancellara-Hushovd et les échappés est de 1’05"
Dans le secteur de Mons En Pévèle, Fabian Cancellara accélère et s’extrait du peloton. Juan-Antonio Flecha et Thor Hushovd parviennent à rester au contact. Alessandro Ballan reste dans la course à moins de dix mètres de ce trio. Ils sont pointés à 1’10" des vingt coureurs échappés.
Le peloton emmené par deux coureurs du Team Sky se fissure une nouvelle fois à cause d’une chute impliquant notamment les Belge Leif Hoste (Katusha) et Bjorn Leukemans déjà tombé à deux reprises. Avant le secteur stratégique de Mons en Pévèle, Sylvain Chavanel est en mesure de revenir dans le peloton principal fort d’une quarantaine d’unités.
Dans le secteur 11 d’Auchy les Orchies-Bersée, le Français Damien Gaudin (Europcar) parvient à rejoindre le groupe des vingt coureurs échappés. Le peloton temporise à 53 kilomètres de l’arrivée.
Six coureurs sont tombés à 57 kilomètres de l’arrivée et parmi eux l’Italien Filippo Pozzato, deuxième de Paris-Roubaix en 2009, le Slovaque Peter Sagan et le Belge Sébastien Rosseler, lauréat cette année des Trois Jours de La Panne.
Le rythme s’est accru en tête de peloton qui fait rapidement son retard sur les échappés à 60 kilomètres de l’arrivée. Quatre coureurs se propulsent en contre, l’Allemand John Degenkolb (HTC-Highroad), le Hollandais Tom Leezer (Rabobank), le Norvégien Gabriel Rasch (Garmin-Cervélo) et le Suisse Gregory Rast (RadioShack). Ces quatre coureurs reprennent les échappés qui ont perdu David Boucher sur une crevaison.
Journée terrible pour l’équipe Quick Step. Après la chute de Tom Boonen, éliminant le Belge de la course, Sylvain Chavanel est à son tour tombé dans la traversée d’Orchies. Le Français s’est relevé et est reparti mais son moral semblait atteint.
Reparti après sa chute dans le secteur pavé 14, Tom Boonen a fait part de sa lassitude à son directeur sportif en lui disant vouloir abandonner. Son directeur sportif Wilfried Peeters n’a rien voulu savoir et lui a ordonné de poursuivre la course
A 65 kilomètres de l’arrivée, le groupe des sept coureurs intercalés reprend les dix coureiurs de tête à l’entrée du secteur 13 de Beuvry la Forêt. 17 coureurs sont en tête de course. L’équipe Omega Pharma-Lotto est la mieux représentée avec Andre Greipel, David Boucher et Jürgen Roelandts.
En poursuite dans le secteur 14, le Belge Tom Boonen est victime d’une violente chute en compagnie de plusieurs coureurs. Il était revenu à une minute du peloton principal. Se plaignant du genou, il laissé des spectateurs remettre sa roue en roue puis il a repris la course, seul et désemparé
Les coureurs de tête Martin Elmiger, David Veilleux, Andre Greipel, David Boucher, Marteen Tjallingi, Koen De Kort, Gorazd Stangeljj, Timon Seubert, Jimmy Engoulvent et Micthell Docker possèdent 45 secondes d’avance sur sept poursuivants Johan Van Summeren, Matthew Hayman, Lars Bak, Jürgen Roelandts, Manuel Quinziato, Frédéric Guesdon et Baden Cooke. Lars Boom est à 1’30". Le peloton Cancellara à 1’40". Le groupe de Sylvain Chavanel et Tom Boonen à plus de deux minutes.
Le leader de l’équipe Rabobank Lars Boom, victime d’une crevaison, est distancé du groupe intercalé. Le Team Leopard-Trek se porte en tête du peloton principal et accélère le rythme, compliquant davantage la poursuite de toute l’équipe Quick Step.
Dans la tranchée de Wallers Aremberg, Tom Boonen est contraint de mettre pied à terre et d’attendre plus d’une minute son directeur sportif. Il repart en compagnie de deux de ses équipiers et compte 45 secondes de retard sur le peloton principal à 78 kilomètres de l’arrivée dont ext exclu son équipier Sylvain Chavanel sur crevaison.
Le Hollandais Lars Boom fait très forte impression dans la tranchée de Wallers-Aremberg dans laquelle il reprend un tempos considérable aux échappés. A la sortie de ce secteur, Frédéric Guesdon est à l’initiative d’un contre composé de Boom, Johan Van Summeren (Garmin-Cervélo), Matthew Hayman (Team Sky), Lars Bak (HTC-Highroad), Jürgen Roelandts (Omega Pharma-Lotto), Manuel Quinziato (BMC), Lars Boom (Rabobank) et Baden Coke (Saxo Bank). Ils sont à 1 minute des dix hommes de tête dans le secteur 15
A l’approche des secteurs stratégiques de Wallers Aremberg puis de Millonfosse, le peloton est dans une une phase tactique, aucune équipe des principaux favoris ne souhaitant prendre la course en main. Le jeune Belge Sep Vanmarcke (Garmin-Cervélo) est sorti du peloton et est revenu seul sur les quatre coureurs intercalés, Marycz, Paolini, Turgot et Oliveira.
Victime d’un ennui mécanique Jimmy Engoulvent (Saur-Sojasun) est distancé du groupe de tête. L’écart des neuf hommes de tête avec le peloton remonte à 2’20"
Dans le secteur numéro 19, les dix hommes de tête font impression et ne cessent de creuser l’écart. Les quatre coureurs intercalés, Marycz, Oliveira, Turgot et Paolini sont pointés à 1’05", le peloton à 1’50"
Le Britannique Mark Cavendish est dépanné sans descendre de vélo par le mécanicien de l’équipe HTC-Highroad en queue de peloton qui compte 1’45" de retard sur les dix hommes de tête. L’Australien Heinrich Haussler (Garmin-Cervélo) est une deuxième fois victime d’une crevaison.
Le vainqueur de Milan-San Remo Matthew Goss est victime d’une crevaison et met près d’une dizaine de kilomètres àreprendre place dans le peloton en tête duquel se produisent de nombreuses attaques. L’Australien Simon Clarke (Astana) chute en compagnie de son compatriote Baden Cooke (Saxo Bank) et Geraint Thomas (Team Sky).
Le Portugais Nelson Oliveira (RadioShack) a perdu le contact avec l’échappée en raison d’une crevaison. A 122 kilomètres de l’arrivée, Elmiger, Engoulvent, Docker, Seubert, Tjallingi et Veilleux sont repris par Greipel, Boucher, De Kort et Stangelj. Marycz, Turgot et Paolini sont à 50 secondes. Le peloton à 1’20"
Le Belge Björn Leukemans crève dans le secteur pavé de Capelle sur Ecaillon et est immédiatement dépanné par un équipier. A la sortie de ce secteur, les sept hommes de tête ont 40 secondes d’avance sur le groupe intercalé et 1’10" sur le peloton.
L’un des favoris de Paris-Roubaix, le Français Sylvain Chavanel (Quick Step) est victime d’une crevaison à 133 kilomètres de l’arrivée. Aucun de ses équipiers ne vient le soutenir mais il rentre rapidement dans le peloton. L’écart du peloton avec les sept hommes de tête est de 1’00". Le groupe intercalé, composé de Greipel, Boucher, De Kort et Stangelj est à 50".
Dans le secteur pavé de Vertain, David Boucher est victime d’une crevaison dans le groupe de tête est est immédiatement dépannée par une moto neutre. A la sortie du secteur, son retard sur les 7 hommes de tête est de 40 secondes. Il attend le groupe Greipel qui se situe alors 10 secondes derrière lui.
Entre les secteurs pavés 4 et 5, à 133 kilomètres de l’arrivée, l’Allemand Andre Greipel, leader de la formation Omega Pharma-Lotto, sort en contre en compagnie du Hollandais Koen De Kort (Skil-Shimano) et du Slovène Gorazd Stangelj (Astana) et tente de revenir sur le groupe de tête où se trouve son équipier David Boucher.
Le vainqueur des éditions 2006 et 2010, le Suisse Fabian Cancellara (Leopard-Trek) change de vélo dans la zone de ravitaillement de Solesmes (km 116). Il a enfourché un vélo descendu de la galerie de la voiture de son directeur sportif Kim Andersen.
Le peloton est groupé à l’entrée du secteur pavé de Saint-Python et est pointé à 1’05" des hommes de tête. Frédéric Guesdon y a repris place, de même que Georges Hincapie (BMC) victime d’une crevaison.
A l’entrée du deuxième secteur pavé (Viesly, 1.800 mètres), l’écart entre les huit hommes de tête et le peloton est de 1’25". Victime d’un ennui mécanique, Frédéric Guesdon (FDJ), le dernier vainqueur français de Paris-Roubaix, est dépanné par son directeur sportif.
Une chute a eu lieu dans le peloton avant le premier secteur pavé.Deux coureurs ont été contraints à l’abandon : le Français Renaud Dion (Bretagne-Schüller), vainqueur de la Route Adélie la semaine dernière et le Russe Vladimir Gusev (Katusha) qui avait pris la troisième place du Grand Prix E3 à Harelbeke cette année.
Les huit hommes de tête, Elmiger, Engoulvent, Docker, Oliveira, Seubert, Boucher, Tjallingi et Veilleux possèdent 50 secondes d’avance après le premier secteur pavé de Troisvilles.
Le peloton est entré dans le premier secteur pavé de Troisvilles avec 20 secondes de retard sur les huit hommes de tête. Arnaud Coyot (Saur-Sojasun), douxième de Paris-Roubaix en 2010, a abandonné.
Au Kilomètre 92, quatre coureurs ont rejoints Martin Elmiger, le Français Jimmy Engoulvent (Saur-Sojasun), l’Australien Mitchell Docker (Skil-Shimano), le Portugais Nelson Oliveira (RadioShack) et l’Allemdn Simon Seubert (Team Netapp). Tros autres coureurs opèrent la jonction, le Français David Boucher (Omega-Pharma Lotto), le Hollandais Marteen Tjallingi (Rabobank) et le Canadien David Veilleux (Europcar). Ils possèdent 20 secondes d’avance.
Au Km 89, le Suisse Martin Elmiger (Ag2R-La Mondiale) sort du peloton et possède dix secondes d’avance sur le peloton. L’Allemand Timon Seubert (Team Netapp) se lance à sa poursuite.
A dix kilomètres du premier des vingt-sept secteurs pavés de Troisvilles à Inchy, les organisateurs communiquent aux équipes que dans la deuxième partie de ce premier secteur, de l’eau a été déversée et rend le pavé glissant. Le peloton roule désormais à très vive allure et en file indienne.
Le Guadeloupéen Ronny Martias (Saur-Sojasun) est victime d’une chute, son vélo s’étant cassé net. Il s’est relevé et est reparti.
L’échappée du Belge est déjà terminée (km 82), le peloton reste vigilant. "C’est un rythme soutenu, sans plus, affirme Marc Madiot, Le manager de l’équipe FDJ. Le peloton ne laisse pas une échappée se développer parce que personne n’a envie de perdre de l’énergie en poursuite !"
Le peloton est groupé à vingt kilomètres du premier secteur pavé de Troisvilles et désormais tous les coureurs font leur travail, les équipiers protégeant leurs leaders et essayant de les placer au mieux. Kevin Ista (Cofidis) attaque en tête et possède dix secondes d’avance.
A 29 kilomètres du premier secteur pavé de Troisvilles, le peloton reprend les six échappés. L’allure est vive.
A 29 kilomètres du premier secteur pavé de Troisvilles, le peloton reprend les six échappés. L’allure est vive.
Le peloton accélère au km 68 et revient à 10 secondes des six hommes de tête. Anthony Ravard est le seul Français de cette échappée et sa présence en tête permet à ses deux leaders Sébastien Hinault et Lloyd Mondory d’attendre le premier secteur pavé avec sérénité. Hinault avait fini neuvième de Paris-Roubaix en 2011. Lloyd Mondory espère cette année entrer dans le Top 10.
Les six hommes de tête ne creusent pas l’écart. Dans l’entrée de Saint-Quentin (km 58) ils possèdent toujours 35 secondes d’avance sur le peloton. A l’arrière de celui-ci beaucoup de coureurs en profitent pour ravitailler.
Le rouleur allemand Roger Klüge (Skil-Shimano) est victime d’une chute au km 51 mais se relève et repart immédiatement. Il a réalisé, cette année, un excellent début de saison en terminant à la troisième place de la première étape du Tour d’Oman et la cinquième place des deuxième et cinquièmes étapes du Tour du Qatar.
Les chronométreurs nous communiquent, et nous les en remercions, que 46,3 kilomètres ont été parcourus dans la première heure. L’écart entre les six échappés (Wiggins, Bandiera, Selvaggi, Ravard, De Backer et Pasamontes) et le peloton est toujours de 35 secondes.
Au Km 42, à la sortie de Ham, soit à 56 kilomètres du premier secteur pavé, l’écart entre les six échappées et le peloton est de 35 secondes. L’Allemand Timon Seubert (Team Netapp) qui s’était lancé à leur poursuite a été repris.
Les six coureurs échappés possèdent 15 secondes d’avance en pénétrant dans le département de la Somme tandis que Heinrich Haussler (Garmin-Cervélo) reprend sa place dans le peloton après une crevaison.
Le peloton se rapproche à 10 secondes des hommes de tête et trois coureurs en profitent pour se joindre aux trois hommes déjà échappés. Anthony Ravard (Ag2R-La Mondiale), Bert De Backer (Skil-Shimano) puis Luis Pasamontes (Movistar) accompagnent, au km 34, Wiggins, Bandiera et Selvaggi.
Le peloton réagit vivement et reprend Saramotins. Bradley Wiggins est la personnalité marquante de cette échappée. L’Anglais dispute son septième Paris-Roubaix et dans le meilleur des cas souhaite prêter main forte à son leader Juan-Antonio Flecha dans les 50 derniers kilomètres. Anticiper et précéder le peloton peut en effet être le moyen pour lui d’y parvenir.
A la sortie de Noyon, trois coureurs prennent les devants : le Britannique Bradley Wiggins (Team Sky) et les Italiens Marco Bandiera (Quick Step) et Mirko Selvaggi (Vacansoleil-DCM). Au km 24, ils possèdent 18 secondes d’avance sur le Letton Aleksejs Saramotins (Cofidis) et 25 secondes sur le peloton.
Dix coureurs n’ont pas réussi à surprendre le peloton qui roule à très vive allure. L’Australien Simon Clarke (Astana) est victime d’une crevaison au km 19. Il sera soumis à un effort violent pour reprendre sa place
A Ribécourt-Dreslincourt (km 9) trois coureurs s’extirpent du peloton : le Russe MikhaïlI Ignatyev(Katusha), le Hollandais Roy Curvers (Skil-Shimano) et l’Américain Ben King (RadioShack). Ils sont repris au km 12.
A Thourotte (km 5) deux coureurs ont porté la première attaque en tête de course. L’échappée de l’Italien Adriano Malori (Lampre-ISD) et l’Allemand Andreas Schillinger (Team Netapp) a été de courte durée.
L’Ukrainien Vitaliy Buts (Lampre-ISD) a abandonné au kilomètre 5. Il est le premier du peloton à se retirer
Le départ réel de la cent-neuvième édition de Paris-Roubaix a été donné par Christian Prudhomme à 10h22 aux 197 coureurs représentant 25 équipes.
Sous les yeux de l’ancien triple vainqueur de l’épreuve (1978, 1979, 1980) Francesco Moser, les 197 coureurs ont pris le départ fictif de Paris-Roubaix
Il est à 10h10 le premier coureur chilien de l’histoire à prendre le départ de Paris-Roubaix. Carlos Oyarzun accompagne ses équipiers de l’équipe Movistar et n’est pas encore tout à fait remis du choc de la reconnaissance. "Je n’avais jamais vu des routes pareilles, c’est vraiment un autre cyclisme pour moi, rien à voir avec ce que j’ai connu au Chili. Cela risque d’être une expérience inoubliable !"
Le Colombien Leonardo Duque (Cofidis) n’est pas le premier de son pays au départ de Paris-Roubaix mais il rêve d’être ce soir le premier à avoir posé ses roues sur le vélodrome nordiste !
C’est une grande première pour l’équipe Bretagne-Schüller qui dispute le premier Paris-Roubaix de son histoire. "Un seul de mes coureurs, Renaud Dion, y a déjà participé avec les pros, rappelle le directeur sportif Emmanuel Hubert. Les autres sont à la fois heureux et impressionnés et pour le petit Johan Le Bon, c’est un rêve de gosse. Notre objectif est de prendre la bonne échappée et d’aller le plus loin possible. Je sais aussi que dans cette course, les échappées partent de plus en plus tard et prennent de moins en moins de temps !"
Il est l’un des bizuths de Paris-Roubaix cette année et Mark Cavendish ne peut cacher son excitation au départ de Compiègne. Enfin, lui qui a déjà gagné 15 étapes du Tour de France, va pouvoir se mesurer à l’Enfer du Nord, en soutien de ses deux leaders de la formation HTC-Columbia Bernhard Eisel et Matthew Goss. "Il est temps que ça démarre, dit en souriant Bernhard Eisel, il est intenable. Je crois ne l’avoir jamais vu aussi motivé !"
30 minutes avant le départ de Compiègne, les visages des coureurs sont fermés et bien peu d’entre eux sont bavards. Le ciel est bleu, la température un peu fraîche (11°) et le vent est inexistant.