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Journal de l'étape

étape 2 - Voiron Lyon 179 km
mardi 7 juin

Degenkolb, un beau morceau d’avenir

L’étape de Lyon proposait aux coureurs du Dauphiné un final sélectif, avec une dernière côte dont la distance pouvait permettre aux sprinteurs de briller… mais seulement les plus costauds d’entre eux. Déjà repéré par ses victoires d’étapes sur le Tour de l’Avenir la saison dernière, puis par quatre nouveaux bouquets conquis depuis le début de sa jeune carrière dans les rangs professionnels (Tour d’Algarve, 3 jours de la Flandre Occidentale, GP de Francfort, Tour de Bavière), John Degenkolb franchit encore un palier en s’imposant sur une étape du Critérium du Dauphiné, à 22 ans. Après avoir résisté à la côte de la Croix-Rousse, il a répondu en puissance à l’attaque de Thomas Voeckler, et contrôlé Samuel Dumoulin. Alexandre Vinokourov conserve quant à lui le maillot jaune et bleu, après avoir failli dans son entreprise d’éliminer Evans et Wiggins des débats, sur une cassure à 20 km de l’arrivée.


Un trio en tête
Comme la veille, Jérémy Roy (Fra-FDJ) tente une sortie sans succès, après 4 kilomètres de course. Il est imité par Mauro Finetto (Ita-LIQ), qui subit lui aussi le retour du peloton, au km 8. C’est finalement à trois que se forme l’échappée du jour au km 10, avec Jürgen Van de Walle (Bel-OLO), Maarten Tjallingii (Hol-RAB) et Brice Feillu (Fra-LEO). Malgré un arrosage continu sur toute la première partie de l’étape, l’échappée gagne du terrain et obtient un avantage maximal de 4’45’’ au km 46.

FDJ et Cofidis en action
Les coéquipiers se chargent de maintenir une allure soutenue en tête de peloton, de façon à garder les échappés sous contrôle. A 60 kilomètres de l’arrivée, les coureurs de FDJ apportent eux aussi leur contribution à la poursuite, mais c’est avec l’apparition des maillots de Cofidis, à une quarantaine de kilomètres, que le rythme s’accélère. Dix kilomètres plus loin, l’avantage de Jürgen Van de Walle (Bel-OLO), Maarten Tjallingii (Hol-RAB) et Brice Feillu (Fra-LEO) n’est d’ailleurs plus que de 2’30’’.

Pinot et Boasson Hagen piégés
L’accélération progressive est également entretenue par l’équipe Garmin-Cervélo. A l’approche des 20 derniers kilomètres, le peloton étiré se rompt en deux groupes. Rapidement distancés à une vingtaine de secondes les « piégés », dont Evans et Wiggins, s’organisent pour effectuer leur retour. C’est chose faite à 8 kilomètres de la ligne, mais plusieurs coureurs bien classés, comme Thibault Pinot ou Edvald Boassen Hagen, font les frais de cette opération. Entre temps, le plus résistant des échappés, Maarten Tjallingii, a dû abdiquer à 14 kilomètres de la ligne.

Voeckler surgit
A l’approche de la rampe finale, la bataille du placement est principalement animée par les coureurs de Cofidis et de Rabobank. Mais à 500 mètres de la ligne, c’est Thomas Voeckler qui surgit du peloton et prend quelques longueurs d’avance. Derrière lui, un véritable sprint est lancé entre John Degenkolb et Samuel Dumoulin. En puissance, le coureur allemand se détache et va chercher sa première victoire sur le Critérium du Dauphiné.

 

Jürgen Van den Broeck : « J’ai paniqué »

« Quand j’ai crevé, je savais que j’étais dans les trois derniers kilomètres, mais comme il s’agissait d’une arrivée en sommet, je ne savais pas si la règle s’appliquerait. Alors j’ai paniqué, et c’est seulement lorsque j’ai franchi la ligne d’arrivée que j’ai été rassuré. Je suis toujours 2ème, et j’ai toujours le maillot à pois. Je suis toujours à la recherche du meilleur rythme possible. Je n’ai pas encore ma vitesse maximale, mais c’est entrain de venir. Il faut que ce soit le cas sur le Tour de France. Nous verrons demain ce que je suis capable de faire sur le chrono. Je ne sais pas à quoi m’attendre, et j’espère ne pas perdre trop de temps. »

 

Joaquim « Purito » Rodriguez : « Il faut que je gagne une étape »

« Je savais que le final d’aujourd’hui était difficile, alors j’ai essayé de rester devant autant que je pouvais. Mon équipe m’a accompagné à la perfection, et j’ai essayé de sprinter. Mais les tout derniers mètres ne correspondaient pas exactement à mes caractéristiques. Je continue toutefois de prouver que je suis en bonne forme, c’est ma condition du Giro. Ma régularité m’a donné le maillot vert, mais ce n’est pas un objectif. Je sais que je vais perdre beaucoup de temps demain dans le chrono, mais je vais tout de même me donner au maximum. Ce sera un bon test pour moi, car je souhaite aller chercher une bonne place au général. Mais il faut que je gagne une étape. Si je continue de rouler comme cela et de prendre des points sur toutes les arrives d’étapes, je risque de remporter le classement par points. Mais j’insiste, ce n’est pas ma priorité. »

 

Rob Ruijgh : « Deux très bonnes journées »

« Ces dernières semaines je me sentais en forme, alors j’ai réussi à convaincre l’équipe de m’engager sur le Dauphiné. Maintenant je porte le maillot blanc, après avoir passé deux très bonnes journées. Je regrette un peu d’avoir perdu une dizaine de secondes sur le prologue : je ne suis pas vraiment tombé mais j’ai failli, je me suis arrêté et j’ai dû repartir.
J’ai déjà participé à la Classique des Alpes Juniors, où je m’étais classé 11ème, mais je ne connaissais pas la tactique à l’époque. Maintenant je pense pouvoir courir plus juste, et je ne suis pas trop effrayé par les grosses ascensions de fin de semaine. En revanche, je ne sais pas à quoi m’attendre demain, même si j’aime bien les contre-la-montre. Il faudra voir jour après jour. »

 

John Degenkolb : « Un super départ »

« Je suis un néo-pro, mais j’en savais suffisamment sur mes adversaires à l’approche de la dernière côte. J’ai vu les trois coureurs de Cofidis préparer le sprint pour Dumoulin, et je m’attendais aussi à ce que Thomas Voeckler attaque. Il est très fort sur ce type d’arrivées. Mais j’avais la meilleure position dans le dernier virage. J’étais troisième, et placé sur la meilleure trajectoire.
C’était une très bonne étape pour moi. Lorsque j’ai regardé le parcours, j’ai pointé cette arrivée. Et maintenant c’est ma première victoire dans une course World Tour, je suis totalement heureux. Pour une première saison chez les pros, c’est fantastique de démarrer avec cinq victoires ! C’est un super départ. Mais je ne serai pas sur le Tour de France, ce n’est pas bon de commencer trop tôt, trop vite. » 

 

Alexandre Vinokourov : « Nous nous sommes mis à bloc »

« Dans le final nous avons essayé de rouler à fond pour essayer de distancer nos adversaires. Quand j’ai vu qu’Evans et Wiggins étaient derrière, nous nous sommes mis à bloc. Mais il n’y avait pas suffisamment d’équipes pour rouler avec nous, et ils ont pu revenir, ça n’a pas exactement marché.
Mais j’ai toujours le maillot jaune, alors c’est une bonne journée. Maintenant l’important c’est demain, et le contre-la-montre qui va venir. Ce sera un très bon test pour moi, je saurai si mes jambes tiennent. Je vais partir en dernière position, avec le maillot sur les épaules, et je pense pouvoir réaliser un très bon chrono. Nous verrons demain. »

 

Les dépêches

16:49 - Le Top 5 de l’étape

1. John Degenkolb (THR)

2. Samuel Dumoulin (COF)

3. Sébastien Hinault (ALM)

4. Paul Martens (RAB)

5. Joaquim Rodriguez (KAT)

16:47 - Victoire de John Degenkolb

Le sprinteur de HTC-Highroad a répondu à l’attaque de Voeckler

16:46 - Bandiera à l’attaque

Il est suivie des coureurs de Cofidis, mais c’est Thomas Voeckler qui contre-attaque

16:44 - Sous la Flamme Rouge

Derrière deux coureurs de Rabobank, le champion de France est bien placé

16:43 - 3 km de l’arrivée

Rabobank se trouve à l’avant du peloton avec deux coureurs, dont Tjallingii !