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04/06/2011 - 175 coureurs attendus au départ

A l’issue de la réunion des directeurs sportifs, la liste officielle des partants a été publiée, avec 175 coureurs représentant les 22 équipes sélectionnées.

Si l’inscription de Joaquim Rodriguez comme leader de l’équipe Katusha reste le principal changement observé par rapport à la liste provisoire des engagés, le peloton de cette 63ème édition rassemble aussi de nombreux coureurs s’étant déjà illustrés sur l’épreuve.
Les anciens vainqueurs :
Alexandre Vinokourov (1er, 1999) ; Janez Brajkovic (1er, 2010)
Podiums :
Haimar Zubeldia (2ème, 2000) ; Cadel Evans (2ème, 2007, 2008 et 2009) ; Andrey Kashechkin (3ème, 2007)
Les anciens vainqueurs d’étapes :
David Moncoutié (1999, 2009) ; Samuel Dumoulin (2005) ; David Zabriskie (prologue et contre-la-montre en 2006) ; Fabian Wegmann (2006) ; Bradley Wiggins (prologue en 2007) ; Maxim Iglinskiy (2007) ; Yuriy Trofimov (2008) ; Chris Anker Sørensen (2008, La Toussuire) ; Dimitriy Fofonov (2008) ; Pierrick Fédrigo (2009) ; Grega Bole (2010) ; JJ Haedo (2010) ; Nicolas Vogondy (2010) et Edvald Boasson Hagen (2010)
Les anciens vainqueurs du classement de la montagne :
Rémy Di Gregorio (2007) ; Pierre Rolland (2008)

 

04/06/2011 - Wiggins en mission

© Presse Sports-Bradley Wiggins

© Presse SportsBradley Wiggins

Bradley Wiggins a le moral et c’est avec une grande ambition qu’il prendra part dimanche à Saint-Jean de Maurienne au Critérium du Dauphiné.

Sur la route du Tour de France qui l’obsède, il se fixe pour mission de gagner les étapes chronométrées, de suivre les meilleurs en montagne et d’aider son Team Sky à marquer des points précieux au classement mondial.

Sa victoire, le 28 mai, dans la quatrième étape du dernier Tour de Bavière, un contre la montre de 26 kilomètres disputé à Friedberg, avait un goût particulier pour le Britannique qui n’avait jamais dominé le meilleur rouleur du monde Fabian Cancellara dans son exercice de prédilection. Il ne l’a pas seulement dominé en Bavière il y a une semaine, il ne lui a en fait laissé aucune chance, le repoussant à 30 secondes sur un parcours plat exigeant énormément de puissance. « Battre Cancellara est une satisfaction et donne beaucoup de confiance » disait alors le Britannique qui venait de convertir en succès une longue session de travail en prévision du Tour de France.

Quatrième de la Grande Boucle en 2009, le coureur de Manchester est persuadé de pouvoir rééditer une semblable performance et a tiré les leçons d’une préparation peu judicieuse en 2010. « Dans un premier temps, explique-t-il, je voulais disputer ce Giro pour m’entraîner et puis j’ai pris le maillot rose dès le premier jour, et je me suis encore retrouvé bien placé au classement général après la onzième étape. J’ai donc joué le jeu mais comme tous ceux ayant fait la course en Italie, je l’ai payé dans le Tour. Cette année, je n’ai pas pris le départ du Giro et j’ai tout axé sur le Tour de France, en disputant d’ailleurs beaucoup de courses en France. Pour le moment, mon tableau de marche est respecté ! »

Troisième de Paris-Nice, vainqueur du chrono du Tour de Bavière, Bradley Wiggins aborde le Critérium du Dauphiné avec sang-froid. Il y avait remporté le prologue en 2007, à Grenoble, et il est le favori logique de celui disputé dimanche à Saint-Jean de Maurienne (5,4 km). Mercredi le contre la montre de Grenoble sera un objectif plus important encore, s’agissant du parcours également retenu pour le Tour de France le 23 juillet.

L’exercice en solitaire est son point fort mais c’est également en montagne que le Britannique construira les résultats à venir. Après un travail spécifique, il avait été capable, dans le Tour 2009, de suivre les meilleurs dans le Tourmalet, le Petit Saint-Bernard ou le Mont Ventoux. Il avait certes été servi par le scénario d’une course bloquée par l’équipe de Lance Armstrong et Alberto Contador mais il se sent capable de réaliser de semblables performances cette année.
Le Team Sky, l’entourant de Simon Gerrans, Edvald Boasson Hagen, Geraint Thomas ou Rigoberto Uran, compte énormément sur Bradley Wiggins dans le Critérium du Dauphiné. Non pas seulement pour préparer le Tour de France mais pour gagner cette course à part entière et marquer les points lui permettant de faire un bond au classement mondial par équipes en prévision de l’année prochaine.

 

04/06/2011 - Basso à la recherche du temps perdu

© Presse Sports-Ivan Basso

© Presse SportsIvan Basso

Le 17 mai dernier, Ivan Basso a chuté lors d’un stage d’entraînement auquel il participait en Sicile, sur le volcan Etna où venait de passer le Giro d’Italia. Blessé au visage, il a notamment été suturé avec une quinzaine de points. Sa préparation au Tour de France a ainsi connu un contretemps, que l’Italien espère effacer grâce à la semaine du Dauphiné.

« En ce moment j’essaye encore de récupérer de cette chute », raconte Basso, joint au téléphone par letour.fr. « Je suis venu ces derniers jours à Gap pour reconnaître les étapes alpestres du Tour de France, et je continuerai à en faire quelques autres après le Dauphiné. Après ma chute, j’ai eu une semaine d’arrêt complet, et j’ai repris l’entraînement doucement. Je vais de mieux en mieux, mais ma forme est loin d’être au niveau de ce que j’attendais pour cette période. Du coup, je n’ai aucune ambition pour le Dauphiné, je vais simplement essayer de reprendre un rythme de course, de façon à pouvoir démarrer correctement le Tour. C’est une semaine importante pour moi, même si je ne serai pas capable d’aller chercher des résultats. »  

 

04/06/2011 - Voeckler : « J’ai le Dauphiné en tête »

© Presse Sports-Thomas Voeckler

© Presse SportsThomas Voeckler

Thomas Voeckler est actuellement le troisième plus gros vainqueur de courses depuis le début de l’année (8 victoires), dans un classement qu’Alberto Contador et Philippe Gilbert dominent avec 9 succès. Le champion de France a maintenant le Critérium du Dauphiné dans son viseur.

« Après les quatre jours de Dunkerque, j’ai passé deux semaines chez moi, en ralentissant un peu mon rythme d’entraînement, explique l’ogre du peloton français. Depuis j’ai couru le Tour de Bavière, et je me présente sur le Dauphiné dans une bonne condition. Je ne suis pas vraiment un adepte des stages en altitude, alors je n’en ai pas fait cette année. »
« Le Dauphiné est une des courses les plus importantes de l’année, poursuit-il. C’est au même niveau que Paris-Nice, avec en plus la proximité avec le Tour de France. Alors la pression monte, mais personnellement je ne ressens pas d’angoisse particulière pour le Tour. J’ai le Dauphiné en tête, pour moi ce n’est pas une préparation. Dans mon esprit chaque course est un objectif. J’ai regardé le parcours, et de toute façon je pense pouvoir m’adapter à tous les profils. Je ne me suis pas fixé une étape en particulier, parce qu’une semaine ça va très vite. Alors si on attend le dernier week-end pour se mettre dans une échappée et qu’on la rate, on a toutes les chances de rentrer sans rien ! »

 

04/06/2011 - Rodriguez, favori de dernière minute

© Presse Sports-Joaquim Rodriguez

© Presse SportsJoaquim Rodriguez

Bien que le Dauphiné n’était pas prévu à son programme, Joaquim Rodriguez a décidé de poursuivre son effort, après avoir terminé le Giro d’Italia sur des sensations positives. Les caractéristiques de la course font de Rodriguez un des favoris, à condition qu’il ait suffisamment récupéré des efforts produits durant trois semaines en Italie.

« J’ai envie de tirer les bénéfices du travail fourni pendant les trois semaines de course, explique Rodriguez pour justifier son inscription inattendue sur le Dauphiné. Il faut que j’aille chercher en France la victoire d’étape qui m’a manqué en Italie. » Le coureur Catalan, qui développe une sorte d’allergie aux étapes contre-la-montre dessinées sur parcours plat, ne fera pas partie des favoris pour le prologue de Saint-Jean-de-Maurienne. L’année dernière, « Purito » s’était par exemple classé 154ème du chrono de Pauillac sur le Tour de France, puis avait ensuite perdu sa place de leader de la Vuelta sur le contre-la-montre de Penafiel (107ème). Mais cette année, il est parvenu à signer le 40ème temps à Milan pour le contre-la-montre final du Giro, ce qui lui a permis de conserver sa 5ème place du classement général, devant des coureurs comme Kreuziger ou Menchov, qui constituaient une réelle menace. « C’est presque une victoire pour moi », s’enthousiasmait alors Ridriguez, après avoir franchi la ligne d’arrivée sur la Piazza Duomo. Depuis, le leader de Katusha a faiblement ralenti son rythme : « la vérité, c’est que je ne me suis pas réellement reposé, j’ai continué à m’entraîner tous les jours pendant quatre heures, en intensité. Après une course aussi difficile, c’est logique d’être fatigué, mais quand un moteur est chaud il reste performant. Sur le Dauphiné il y a quatre arrivées au sommet, ce qui fait quatre opportunités pour moi  de gagner. Je veux aussi me tester sur le contre-la-montre, pour avoir la confirmation des progrès que j’ai pu constater dans ce domaine pendant le Giro. »      

 

03/06/2011 - Cadel Evans, parce qu’il le vaut bien !

© Presse Sports-Cadel Evans

© Presse SportsCadel Evans

Ayant déjà gagné cette année Tirreno-Adriatico et le Tour de Romandie, l’Australien Cadel Evans a évacué les doutes d’un coureur à la recherche de la victoire et s’est donné le droit de se concentrer sur l’essentiel, sur le rêve qu’il nourrit depuis de longues années : le Tour de France.

Sur la route du mois de juillet, le leader de l’équipe BMC a coché le Critérium du Dauphiné pour se livrer à un dernier test et, peut-être, remporter une course manquant à son palmarès et qu’il a terminé à la deuxième place à trois reprises en 2007, 2008 et 2009.
Le doublé Giro-Tour s’était avéré indigeste en 2010, Cadel Evans a opté cette année pour un programme très allégé et un nombre d’apparitions en course limité. Il signe néanmoins l’une de ses meilleures saisons et si, bien entendu, auprès de ses adversaires il refuse de considérer le Critérium du Dauphiné comme un objectif, il est le favori d’une épreuve taillée pour lui.
"Depuis le Tour de Romandie, disait-il en début de semaine, j'ai alterné le repos et mon entraînement normal en vue du Tour de France, qui reste mon grand objectif. J'ai séjourné un peu en altitude et reconnu quelques étapes importantes du Tour. Je complèterai mes reconnaissances après le Critérium du Dauphiné. Ce sera une course intéressante pour évaluer mon niveau et celui des autres coureurs qui n'ont pas disputé le Giro. J'y vais sans grandes attentes. Je le prends comme un test, pas comme un objectif. »

Néanmoins, connaissant cette épreuve comme personne, il sait où produire son effort, infliger à son organisme les souffrances nécessaires et puisque son endurance et sa capacité de souffrance comptent parmi ses principaux arguments, Cadel Evans a déjà évalué les étapes importantes : le prologue de Saint-Jean de Maurienne dimanche (il avait gagné celui de Nancy en 2009), le contre la montre de Grenoble mercredi et les deux étapes du week-end en haute montagne. « Bien sûr, poursuit-il, selon comment se passe la course, il est possible que je me prenne au jeu, ça m'est déjà arrivé par le passé. J'aime cette épreuve et les montagnes où elle se déroule. Mais je n'ai pas étudié son parcours en détail. Tout ce que j'en sais, c'est qu'il y a plusieurs arrivées en côte, ce qui devrait me plaire, et surtout, mon test le plus important sera le contre-la-montre de Grenoble car il se dispute sur le même parcours que celui du Tour de France, ça, je le sais! Pour le reste, je veux improviser, sans pression."

Pour gagner Tirreno-Adriatico et le Tour de Romandie cette année, l’ancien champion du monde ne s’y était pas pris autrement. Il avait laissé les responsabilités de la course à d’autres, avait ménagé ses équipiers au maximum avant de porter l’estocade. En deux temps en Italie en s’emparant du maillot de leader le cinquième jour et en gagnant l’étape du lendemain, à la veille de l’arrivée finale. En se montrant costaud dans le contre la montre individuel en Suisse, également la veille de l’arrivée finale. A 34 ans, Cadel Evans n’a pas encore réussi à s’imposer dans un Grand Tour mais il détient la clé du succès dans les courses d’une semaine. Le Critérium du Dauphiné lui tend les bras…

 

03/06/2011 - Les équipes françaises à l’abordage

© Presse Sports-Pierrick Fédrigo

© Presse SportsPierrick Fédrigo

C’est un signe des temps, les cinq équipes françaises envisagent le Critérium du Dauphiné, qui débute dimanche à Saint-Jean de Maurienne, avec ambition.

Les statistiques de l’année confirment leur progression et puisqu’elles règnent dans les courses par étapes hexagonales depuis le mois de février, elles se proposent de mettre en difficulté toutes les têtes d‘affiche présentes dans les Alpes. Sur les quinze épreuves par étapes disputées en France depuis le mois de février, seules Paris-Nice, le Critérium International et le Tour de Bretagne leur ont échappé et une victoire dans le Critérium du Dauphiné serait le moyen d’ancrer davantage les progrès du cyclisme français sur l’échiquier du cyclisme mondial. Ce serait aussi l’occasion de confirmer, pour la France, le statut de leader au nombre des victoires remportées depuis le mois de janvier (67 contre 57 à l’Italie, 49 à l’Allemagne, 42 à l’Espagne, 32 à la Belgique, 29 à l’Australie ou 28 aux Pays-Bas).

Ag2R-La Mondiale : Dans la foulée de John Gadret, quatrième du Tour d’Italie et donnant à la France son meilleur résultat dans un Grand Tour depuis 10 ans, l’équipe savoyarde compte sur Nicolas Roche (6e du Tour d’Espagne 2010) et Jean-Christophe Péraud, spécialiste des courses d’une semaine, pour décrocher, sur ses terres, un résultat majeur. Cette semaine en Dauphiné devrait donner l’occasion à Blel Kadri de rappeler qu’il est bien l’un des meilleurs coureurs français.

Cofidis : Avec Rein Taaramae (4e de Paris-Nice en mars) et David Moncoutié, le meilleur grimpeur du Tour d’Espagne en 2008, 2009 et 2010, C ofidis possède en ses rangs deux coureurs soucieux de se mettre en évidence. Samuel Dumoulin aura l’occasion, à Lyon, de rappeler ses qualités de puncheur tandis que Nicolas Vogondy fait du contre la montre de Grenoble son objectif principal.

Europcar : Thomas Voeckler est irrésistible depuis le début de saison et il lui tient sans doute à cœur de remporter enfin une étape du Critérium du Dauphiné. Ce sera son objectif. Celui de Pierre Rolland concernera le

classement général, celui d’Anthony Charteau, le meilleur grimpeur du Tour 2010, sera de retrouver son efficacité en montagne et pour. Enfin Cyril Gautier, également assuré de sa participation au Tour de France aura une liberté d’action absolue.

FDJ : L’équipe du Trèfle aligne la plupart de ceux qui devraient disputer le Tour de France à deux ou trois éléments près. Sandy Casar et Pierrick Fedrigo sont les valeurs sûres d’un groupe qui peut également compter sur les talents de grimpeur d’Arnold Jeannesson et sur la motivation de Remi Pauriol. Thibaut Pinot (21 ans), ne disputera pas le Tour et il considère le Critérium du Dauphiné comme le grand objectif de sa saison. Il pourrait être la révélation de la semaine.

Saur-Sojasun : La formation de Stéphane Heulot désigne Jérôme Coppel, jeune leader ayant déjà démontré ses qualités dans les courses par étapes et notamment dans le Critérium du Dauphiné 2010 qu’il avait fini à la cinquième place. Sur la route du Tour, il sera temps également de juger de la qualité de son entourage, principalement les grimpeurs Fabrice Jeandesboz, Guillaume Levarlet, Julien Simon et Yannick Talabardon.

 

02/06/2011 - L’obsession de Jürgen Van den Broeck

© Presse Sports-Jürgen Van den Broeck

© Presse SportsJürgen Van den Broeck

Si l’on se réfère au seul exemple de Jürgen Van den Broeck en 2010, le Critérium du Dauphiné tient bien, pour les têtes d’affiche, le rôle de révélateur. Cette épreuve avait annoncé l’excellente performance du Belge dans le Tour de France et c’est fort logiquement qu’il reproduit exactement le même schéma cette année.

Âgé de 28 ans, Van den Broeck aura pour objectif la semaine prochaine, de Saint-Jean de Maurienne à La Toussuire, de conforter sa confiance et de confirmer son statut d’outsider en juillet. Le Critérium du Dauphiné a cette année la particularité de mettre aux prises tous les principaux challengers de Contador et d’Andy Schleck dans le Tour et pour Van den Broeck, comme pour Robert Gesink, Cadel Evans, Alexandre Vinokourov, Ivan Basso, Janez Brajkovic, Samuel Sanchez et Bradley Wiggins, la prochaine semaine est capitale.
« Toute ma saison est axée sur le Tour de France, rappelle le leader de l’équipe Omega Pharma-Lotto, mais le Critérium du Dauphiné que j’ai fini à la quatrième place en 2010, tient une place particulière dans mon programme. »


Après avoir disputé les classiques ardennaises au service de Philippe Gilbert, le Flamand a sacrifié à une reconnaissance minutieuse des étapes importantes du Tour de France, d’abord dans les Pyrénées, cette semaine dans les Alpes et ne compte plus les stages en altitude. Son équipe lui a laissé la liberté de travailler comme bon lui semble, tout en sachant qu’il est un forcené de l’entraînement, ne relâchant jamais ses efforts.

« Nous le supportons à 100 % dans sa démarche, assure son patron Marc Sergeant. Cette saison, il a su se mettre au service de Philippe Gilbert et Andre Greipel mais en juillet tous finiront par se mettre à son service. Ce sera son tour même si bien sûr nos deux finisseurs sont très motivés par la première semaine du Tour. Nous avons su construire un esprit d’équipe dont profitera Jürgen à partir de maintenant. Dans le Critérium du Dauphiné, nous n’avons pas une exigence précise le concernant et nous serions heureux s’il finissait quatrième comme en 2010 mais la victoire n’est pas impossible. »

L’équilibre des difficultés du Critérium convient parfaitement au Belge qui n’a certes pas remporté une victoire depuis 2003 dans Zellik-Galmaarden quand il portait le maillot de la réserve de l’équipe Quick Step mais dont les aptitudes peuvent lui permettre  de rejoindre les trois seuls Belges ayant inscrit leur nom au palmarès de l’épreuve : Alex Close en 1956, Eddy Merckx en 1971 et Michel Pollentier en 1978.

« En 2010, rappelle Van den Broeck, j’avais fini quatrième du Critérium du Dauphiné et cinquième du Tour de France. En juillet, je veux atteindre le podium. C’est dire si cette dernière course avant le mois de juillet est très importante… »

 

01/06/2011 - Des jeunes qui montent

© Presse Sports-Matthew Busche

© Presse SportsMatthew Busche

© ASO-Tony Martin

© ASOTony Martin

© Presse Sports-Thibault Pinot

© Presse SportsThibault Pinot

Le Critérium du Dauphiné, par l’exigence de son parcours, s’adresse souvent à des coureurs aguerris mais la victoire de Janez Brajkovic l’an dernier rappelle que ce sport connaît sans cesse des variations dans sa hiérarchie et que des « espoirs » peuvent troubler les plus grands. Cette année, au départ de Saint-Jean de Maurienne, de nombreux jeunes talents auront à cœur de briller. Revue d’effectifs.

Matthew Busche (26 ans, RadioShack)

Le tout récent champion des Etats-Unis est tout neuf. Il disputera le Critérium du Dauphiné vêtu du maillot « stars and stripes », en soutien de son leader Janez Brajkovic. Dans ce registre, pour aider Chris Horner et Levi Leipheimer dans le Tour de Californie, notamment dans l’ascension du Mount-Baldy, il a récemment crevé l’écran. « Il n’a pas une grande technique, il est nul en tactique mais il est très très fort », s’amuse son directeur sportif Alain Gallopin. Le Critérium du Dauphiné, avec son parcours souvent sinueux sera pour lui un examen important. « Il me tarde de le voir… »

Tony Martin (26 ans, HTC-Highroad)

Le coureur allemand n’est plus un espoir, ayant notamment gagné Paris-Nice cette année mais n’ayant pas encore brillé dans un Grand Tour. Devant endosser des responsabilités dans le Tour de France, il mesure l’importance du test qu’il passera dans le Critérium du Dauphiné.  Il est déjà l’un des meilleurs rouleurs du monde mais il sait devoir encore progresser en haute montagne. Le Grand Cucheron, le Collet d’Allevard et le Col du Glandon seront pour lui d’une importance capitale.

Ramunas Navardauskas (23 ans, Garmin-Cervélo)

Le rouleur lituanien est une force de la nature et a été la révélation du dernier Tour de Turquie. Avec dans la roue son équipier Thomas Peterson, alors leader de l’épreuve, il avait résisté à lui seul pendant 50 kilomètres à un groupe de 25 coureurs échappés. Un numéro resté vain mais qui en dit long sur son potentiel physique. Cet ancien coureur du VC La Pomme-Marseille pourrait être la grande révélation du Critérium du Dauphiné où il sera assez libre de ses mouvements.

Thibaut Pinot (21 ans, FDJ)

Pour sa première saison professionnelle en 2010, le coureur franc-comtois avait conquis le maillot de meilleur grimpeur du Tour de Romandie et, au sommet de Chamrousse, une troisième place de la cinquième étape du Critérium du Dauphiné qu’il avait fini dans le Top 20. Il a fait de cette épreuve son objectif de l’année et semble s’être bien préparé dans le Tour de Turquie (3e), le Tour de Rhône-Alpes Isère (2e) et le Tour de Bavière (7e). « Il me tarde de monter des cols et de disputer des arrivées au sommet. Dans le Critérium du Dauphiné, il y en a quatre ! Oui, il me tarde… »

Rein Taaramae (24 ans, Cofidis)

A juste titre, ce coureur complet a été présenté dès ses débuts comme une pépite. Cofidis lui fait endosser un rôle de leader pour lequel il est taillé physiquement et c’est mentalement que le longiligne Estonien doit encore progresser. Par le passé, il avait tendance à ne pas supporter la pression. En témoignent son premier Tour d’Espagne difficile en 2009 (74e) et son abandon dans le Tour de France en 2010. En 2011, il a su finir troisième du Critérium International, quatrième de Paris-Nice. Il doit absolument confirmer la semaine prochaine.

 

01/06/2011 - Jérôme Coppel, sur son terrain

© Presse Sports-Jérôme Coppel

© Presse SportsJérôme Coppel

Considéré comme le chef de file des valeurs montantes du cyclisme français, Jérôme Coppel sera l’un des hommes à suivre dans le Critérium du Dauphiné. A 24 ans, le leader de la formation Saur-Sojasun veut confirmer sa progression par un résultat probant la semaine prochaine tout en restant concentré sur le Tour de France qu’il disputera pour la deuxième fois.

En 2010, ce coureur originaire de la Haute-Savoie avait obtenu une très belle cinquième place dans le Critérium du Dauphiné en tenant tête aux meilleurs, notamment dans la sixième étape Crolles-L’Alpe d’Huez. Il avait pris la quatrième place au sommet de la station de l’Oisans après le franchissement du col du Glandon. « Pour moi, dit-il, le Critérium du Dauphiné a été la confirmation que je peux jouer avec les costauds. Depuis cette étape de haute montagne, je sais où me situer, je me suis étalonné et cela m’a permis de définir mon plan de carrière. Je suis ambitieux parce que je sais de quoi je suis capable.»

Tout naturellement Jérôme Coppel axe sa saison 2011 sur le Tour de France qu’il abordera pour la première fois avec un statut de leader de son équipe Saur-Sojasun mais évidemment le Critérium du Dauphiné, pour des raisons sportives et sentimentales tient une place particulière dans son programme. « En début de saison, j’avais pour objectif de bien figurer dans les courses par étapes espagnoles puisque je ne faisais pas Paris-Nice. Je n’ai pas gagné une étape mais je me suis consolé avec de bonnes places (2e du Tour de Murcie, 4e de la Ruta del Sol, 5e du Tour de Castille et Leon). Toute mon équipe veut bien figurer dans les grandes courses où nous sommes invités mais je ne me présente pas au départ du Critérium du Dauphiné dans la même condition que l’an dernier. En 2010, j’y étais à 100% de ma forme. Comme je suis jeune je sais ne pas pouvoir conserver mon pic de forme pendant deux mois et je dois l’atteindre en juillet. »

Jérôme Coppel a toutefois bien étudié le parcours de l’épreuve. Il le juge difficile, davantage qu’en 2010, mais tenant compte de ses capacités physiques, il a décidé d’une méthode cohérente pour faire du mieux possible. « Le contre la montre de Grenoble, dit-il, sera le bon indicateur de mes moyens. Si je suis bien classé au général à son issue, je vais jouer une bonne place finale. Sinon je vais plutôt rechercher une victoire d’étape. Les deux, ce ne sera pas possible parce que je ne pense pas bénéficier d’un bon de sortie si je suis près des meilleurs. Je suis un peu dans l’inconnue parce que depuis un mois j’ai disputé seulement le Grand Prix de Plumelec mais un bon résultat la semaine prochaine sera bon pour moi et pour mon équipe. » Cette saison, Jérôme Coppel n’a toujours pas levé les bras et il sait bien qu’il serait préférable de le faire avant le départ du Tour de France. Ce serait mieux encore s’il y parvenait dans le Critérium du Dauphiné.

 

31/05/2011 - Bernard Thévenet en gardien du patrimoine

© ASO-Bernard Thévenet

© ASOBernard Thévenet

Quand la société ASO est devenue l’organisatrice du Critérium du Dauphiné, en 2010, elle s’est tournée tout naturellement vers Bernard Thévenet pour lui proposer d’en être le directeur de course

Le double vainqueur du Tour de France, également victorieux à deux reprises de cette épreuve (1975, 1976), vit près de Grenoble, connaît parfaitement les routes de sa région, et il endosse avec fierté la responsabilité de faire vivre une course qui fut, depuis sa création en 1947, un point de passage obligé avant le Tour de France. « Plusieurs raisons expliquent que le Critérium du Dauphiné est important pour les principaux protagonistes du Tour de France, dit-il avec enthousiasme. Par son programme de huit étapes, dont plusieurs se disputent en montagne, il est le révélateur d’un état de forme et quand vous êtes mal dans le Critérium, il est vraisemblable que le Tour de France ne sera pas facile. En même temps, il reste deux semaines avant le départ et il est encore temps pour les coureurs de régler quelques détails et de travailler les points faibles. Ce qui n’est absolument pas possible après le Tour de Suisse. Enfin, c’est une ligne importante à ajouter au palmarès ! Le Critérium du Dauphiné est une course qui se gagne avant d’être une course de préparation.»
En 2011, ni Alberto Contador ni Andy Schleck,  les deux premiers du Tour de France 2010, ne seront présents dans l’épreuve mais dans la catégorie des coureurs attendus au prochain mois de juillet, tous les autres seront sur la ligne de départ de Saint-Jean de Maurienne, Cadel Evans, Ivan Basso, Alexandre Vinokourov, Robert Gesink, Bradley Wiggins, Samuel Sanchez, Tony Martin, Jürgen Van den Broeck ou le vainqueur sortant Janez Brajkovic. La course, arbitrée par des coureurs français décomplexés, promet d’être intense.
« La différence avec mon époque, précise Thévenet, est que le Tour occupe les esprits des coureurs trois mois avant le départ et qu’il s’adresse désormais à des spécialistes qui ne pensent qu’à ça. Le Critérium du Dauphiné subit aussi une concurrence plus intense avec le Tour de Suisse, le Tour d’Italie et quelques autres épreuves comme le Tour de Californie mais son intérêt reste le même et les champions au départ savent qu’il s’agit d’une course à proprement parler, d’un rendez-vous majeur. »
Néanmoins, afin de répondre aux attentes de chacun, Bernard Thévenet a concocté un parcours très équilibré, proposant deux étapes de haute montagne, deux autres de moyenne montagne et un contre la montre très exigeant à Grenoble. Le même, rigoureusement, que celui programmé dans le Tour de France, à la veille de l’arrivée finale à Paris.
« C’est une grande première, assure le directeur du Critérium du Dauphiné, jamais cela ne s’était produit et bien entendu c’est le moyen pour les protagonistes du Tour de se livrer à un vrai test et non pas à une simple reconnaissance. Dans ce parcours, il y a en a pour toutes les catégories de coureurs et les deux gros morceaux de la semaine seront donc ce contre la montre (41 km) et l’ascension du col du Glandon (22 kilomètres) précédant l’arrivée à la Toussuire le dernier jour ! »

 

30/05/2011 - Janez Brajkovic remet son titre en jeu

© Presse Sports-Janez Brajkovic

© Presse SportsJanez Brajkovic

Le vainqueur du Critérium du Dauphiné 2010 Janez Brajkovic reviendra début juin sur le terrain qui avait confirmé son indéniable talent il y a un an et c’est de nouveau avec de grandes ambitions qu’il prendra part à l’épreuve française organisée par ASO le 5 juin à Saint-Jean de Maurienne.

A 27 ans, il en est conscient lui-même, le Slovène se trouve à un tournant de sa carrière. Révélé en 2004 par son titre mondial du contre la montre dans la catégorie des Espoirs, il avait connu un début de carrière intéressant en portant en 2006 le maillot de leader du Tour d’Espagne. Un éclair lui permettant de gagner en assurance mais qu’il mit du temps, finalement, à confirmer.

Sans omettre ses succès dans le Tour de Géorgie (2007) et le championnat de Slovénie du contre la montre (2008), c’est bien dans le Critérium du Dauphiné qu’il explosa en 2010, en gagnant la troisième étape contre la montre de Sorgues (49 km) puis en tenant tête avec autorité à Alberto Contador sur les pentes de l’Alpe d’Huez. Ils ne sont pas si nombreux à l’avoir fait…

« Cette victoire sur Contador, rappelle Brajkovic, m’a donné la confiance dont j’avais besoin et je pense être un jour en mesure de le faire dans un Grand Tour. En 2010, mon équipe m’avait programmé pour le Critérium du Dauphiné puis pour le Tour d’Espagne que nous n’avons finalement pas disputé. A la suite de ma semaine du Dauphiné très convaincante, il était logique que je dispute le Tour de France mais en juillet je me suis progressivement éteint (43e à Paris). Cette année, le grand objectif c’est le Tour mais le Critérium du Dauphiné entre dans ma phase de préparation et il est très important que j’y passe des tests concluants. »

Sans Contador mais avec beaucoup de prétendants sérieux à la victoire, Janez Brajkovic courra pour la victoire mais il assure que l’important est ailleurs. « Je vais travailler en stage la semaine précédente dans la région de Briançon et ensuite je vais cibler deux étapes, le contre la montre et la principale étape de montagne. »
Et si les tests sont satisfaisants, celui que ses équipiers appellent « Jani » ne devrait pas être loin de la première place.

« Une chose est certaine, assure son directeur sportif Alain Gallopin, à Saint-Jean de Maurienne il sera prêt. C’est un coureur qui travaille beaucoup, il est en stage en permanence en stage à Tenerife et nous sommes obligés de le calmer. C’est un coureur qui a des cycles de forme assez courts et l’enjeu est qu’il soit à 100% dans le Tour. Pas avant. Je note que sans être au meilleur de sa condition physique il a joué placé, cette année, dans Paris-Nice (7e) et dans le Tour de Romandie (7e) et c’est le moins que nous pouvons attendre de lui dans le Critérium du Dauphiné. Je sais aussi que cette année le parcours est plus dur que l’an dernier et c’est nettement mieux pour lui ! »

N’attendez pas toutefois que le technicien français désigne son coureur comme le favori logique de la course qui s’élance samedi. « Non, le favori est Cadel Evans. Cette année, il a gagné deux courses par étapes cette année, Tirreno-Adriatico et le Tour de Romandie ! Je ne vois vraiment pas qui peut le battre… »

Le Team RadioShack engagé sur le Critérium du Dauphiné : Janez Brajkovic, Matthew Busche, Ben Hermans, Markel Irizar, Geoffroy Lequatre, Jason McCartney, Sergio Paulinho et Haimar Zubeldia.

 

26/05/2011 - L’oeil sur eux...

© ASO-Janez Brajkovic

© ASOJanez Brajkovic

© Presse Sports-Cadel Evans

© Presse SportsCadel Evans

© ASO-Tony Martin

© ASOTony Martin

Le plateau de champions constitué sur le Critérium du Dauphiné promet une lutte pour le titre particulièrement intense et ouverte. Les confrontations attendues dans les ascensions des Alpes, ou sur l’exercice du contre-la-montre de Grenoble, serviront aussi de points de repère à quelques semaines du Tour de France.

Les démonstrations, les jeux d’intimidation et les spéculations vont débuter. Les forces peuvent être dispersées à ce stade de la saison, mais l’examen de la liste des engagés, à une dizaine de jours du départ du Critérium du Dauphiné, révèle une évidence : la poignée de coureurs qui occuperont le sommet de la hiérarchie en fin de semaine devront aussi figurer dans la liste resserrée des favoris du prochain Tour de France. En étant plus ou moins regardant, on dénombre une petite ou une grosse dizaine de prétendants au podium sur le Dauphiné, qui devraient également avoir leur mot à dire dans les débats du mois de juillet. C’est le cas pour quelques ténors de la route, qui ont déjà connu ce genre d’honneurs, comme Cadel Evans (vainqueur de Tirreno-Adriatico et du Tour de Romandie cette année), Samuel Sanchez (4ème du Tour 2010), Alexandre Vinokourov (3ème du Tour de Romandie 2011), Ivan Basso (vainqueur du Giro d’Italia 2010) ou Bradley Wiggins (3ème de Paris-Nice). Mais les aînés auront surtout un rang à défendre face à la relève : ceux que l’on désignait comme des espoirs il y a encore peu de temps ont largement entamé leur processus d’affirmation dans l’élite. Il est déjà obligatoire d’intégrer parmi les favoris Tony Martin (vainqueur du Tour d’Algarve et de Paris-Nice, 2ème du Tour de Romandie). Dans cette catégorie, il faut aussi classer Reine Taaramae (4ème de Paris-Nice, 3ème du Critérium International), ainsi que Jurgen Van den Broeck (5ème du Tour 2010), Robert Gesink (6ème du Tour 2010, vainqueur du Tour of Oman, 2ème de Tirreno-Adriatico) ou encore Jérôme Coppel (2ème du Tour de Murcie, 5ème du Tour de Castille-Leon). Sans oublier le tenant du titre, Janez Brajkovic, dont la saison était en grande partie axée en 2010 sur le Dauphiné, mais qui a peut-être modifié ses priorités cette année. Un maillot jaune peut en appeler un autre…

Les principaux engagés (au 25 mai)

AG2R : Roche (Irl), Péraud (Fra) ; BMC Racing Team : Evans (Aus), Phinney (Usa), Moinard (Fra) ; Cofidis, le Crédit en ligne : Taaramae (Est), Dumoulin, Moncoutié (Fra) ; Euskaltel-Euskadi : S.Sanchez, E.Martinez (Esp) ; FDJ : Casar (Fra) Fédrigo (Fra), Jeannesson (Fra) ; HTC-Highroad : Martin (All) ; Katusha Team : Karpets, Ivanov, Kolobnev (Rus) ; Lampre-ISD : Bole (Slo) ; Liquigas-Cannondale : Basso (Ita) ; Movistar Team : Costa (Por), Gutierrez (Esp) ; Omega Pharma-Lotto : Van den Broeck, Roelandts (Bel) ; Pro Team Astana : Vinokourov (Kaz), Di Gregorio (Fra) ; Quick Step Cycling Team : Seeldrayers (Bel) ; Rabobank Cycling Team : LL.Sanchez (Esp), Gesink, Boom (Hol) ; Saur-Sojasun : Coppel, Hivert (Fra) ; Saxo Bank Sungard : N.Sorensen (Dan), J-J.Haedo (Arg) ; Sky Procycling : Wiggins (Gbr), Gerrans (Aus), Boasson-Hagen (Nor), Thomas (Gbr) ; Team Europcar : Voeckler (Fra), Rolland (Fra) ; Team Garmin-Cervelo : Farrar (Usa), Le Mével (Fra) ; Team Leopard Trek : B. Feillu (Fra), Posthuma (Hol) ; Team RadioShack : Brajkovic (Slo), Lequatre (Fra) ; Vacansoleil-DCM Pro Cycling Team : Westra (Hol)

 

25/05/2011 - Les grands vainqueurs

© Presse Sports-Jacques Anquetil

© Presse SportsJacques Anquetil

© Presse Sports-Luis Ocana

© Presse SportsLuis Ocana

© Presse Sports-Charly Mottet

© Presse SportsCharly Mottet

© Presse Sports-Luis Herrera

© Presse SportsLuis Herrera

© Presse Sports-Miguel Indurain

© Presse SportsMiguel Indurain

Ils ont marqué l'histoire du Critérium du Dauphiné...

1954 : Nello Lauredi (Fra)
Bien qu’il ne soit rentré qu’une seule fois dans le Top 10 du Tour de France en neuf participations, le coureur italien, naturalisé français en 1948, trouve son meilleur terrain d’expression sur le Dauphiné. Il devient le premier triple-vainqueur de l’épreuve.

1955 : Louison Bobet (Fra)
Juste avant de devenir le premier triple vainqueur du Tour de France, Bobet étale sa supériorité sur les routes du Dauphiné.

1965 : Jacques Anquetil (Fra)
Le Normand tente un pari fou à l’issue de sa victoire : il s’engouffre dans l’avion de la Présidence de la République, mis à disposition par le Général de Gaulle, pour participer à la classique Bordeaux-Paris, dont le départ est donné à 2h00 du matin. Anquetil s’impose le lendemain et signe un des exploits physiques les plus spectaculaires de l’histoire du vélo.

1969 : Raymond Poulidor (Fra)
Souvent barré par Anquetil sur le Tour de France, « Poupou » parvient à s’imposer à deux reprises sur le Dauphiné.

1971 : Eddy Merckx (Bel)
Le Cannibale a été moins vorace qu’ailleurs sur les routes du Dauphiné, qu’il a souvent écarté de son programme après ses campagnes victorieuses sur le Giro. Mais en 1971, Merckx est bien là : il inscrit son nom au palmarès.

1973 : Luis Ocaña (Esp)
C’est sur le Dauphiné que Luis Ocaña a trouvé la formule gagnante. Déjà double vainqueur grâce à des coups d’éclat sur les pentes les plus raides, il rejoint le club des recordmen en 1973. Dans la foulée, il remporte son unique Tour de France.

1981 : Bernard Hinault (Fra)
S’il s’impose pour la troisième fois, la mémoire cycliste retient surtout son festival sur l’édition 1977. Après avoir franchi le col de Porte, il chute dans un ravin et se relève en sang. Le jeune Breton poursuit tout de même sa route et domine Bernard Thévenet, alors double tenant du titre. On assiste à la naissance d’un phénomène.

1987 : Charly Mottet (Fra)
Petit Charly joue à domicile sur le Dauphiné. Dans sa région, il bataille sans complexe avec les cadors du peloton. Il y décroche sa première grande victoire en 1987, puis intègre le clan des triple-vainqueurs en 1992. Sa maîtrise du sujet l’amène ensuite à codiriger la course avec Thierry Cazeneuve.

1991 : Luis Herrera (Col)
Les Colombiens font des ravages dès que la route s’élève, et particulièrement « Lucho ». Après avoir remporté la Vuelta en 1987, il rejoint son compatriote Martin Ramirez sur le palmarès du Dauphiné en 1988, et récidive en 1991. Cardenas, Mejia, Rincon et plus tard Botero sont eux aussi montés sur le podium de l’épreuve.

1996 : Miguel Indurain (Esp)
Vainqueur en 1995, Indurain continue de contrôler tous ses rivaux avec autorité sur l’édition 1996 du Dauphiné. On ne sait pas encore que le règne du Basque touche à sa fin.

2007 : Christophe Moreau (Fra)
Bien qu’il attende l’âge de 30 ans pour y signer sa première victoire en 2001, Moreau devient ensuite le double vainqueur du Dauphiné le plus « endurant », avec six ans d’écart entre ses deux succès.

 

13/05/2011 - Un Dauphiné de haut vol

Du 5 au 12 juin, le gotha du cyclisme mondial se donne rendez-vous sur les routes du Critérium du Dauphiné. Plus encore que les autres années, cette 63ème édition a déjà un goût de mois de juillet avec un contre-la-montre à Grenoble qui sera identique à celui de l’avant-dernière étape du Tour de France. L’élite mondiale rentre maintenant dans le vif du sujet.

Les ascensions du Dauphiné 2011 font partie des plus prestigieuses de la planète cyclisme, avec au programme quatre arrivées en altitude. Les yeux seront naturellement braqués sur les spécialistes des forts pourcentages, l’occasion de faire un état des lieux des forces en présence à moins de trois semaines du départ de la Grande Boucle.
Parmi les favoris, on note la présence de Cadel Evans (BMC), Ivan Basso (LIQ), vainqueur du Giro en 2010, Alexandre Vinokourov (AST), Jurgen Van Den Broeck (OLO), le champion olympique Samuel Sanchez (EUS) ou Robert Gesink (RAB), vainqueur du Tour d’Oman. Ils n’auront tous qu’une idée en tête, ravir sa couronne à Janez Brajkovič, lauréat du Dauphiné en 2010.
Les jeunes loups pourraient également avoir leur mot à dire et se mêler au combat des chefs. Raine Taaramae (COF) aura à cœur de confirmer ses bons résultats de début de saison tout comme Richie Porte (SBS) brillant sur les routes du Giro 2010. Côté tricolore, Thomas Voeckler (EUC) sera le fer de lance de l’armada bleu, blanc, rouge. Il sera secondé dans cette tâche par Rémy Di Gregorio (AST), vainqueur d’une étape dantesque sur Paris-Nice cette année, et de Jérôme Coppel (SAU), 5ème en 2010. Pierrick Fédrigo (FDJ), David Moncoutié (COF), Anthony Charteau (EUC) ou bien encore Brice Feillu (LEO) comptent bien eux aussi porter haut les couleurs de leur équipe respective.  
 
22 équipes, les principaux engagés
 
Belgique
Omega Pharma-Lotto (OLO) : Van Den Broeck (Bel)
Quick Step (QST) : Seeldrayers (Bel)

Danemark
Saxo Bank Sungard (SBS) : Porte (Aus), Haedo (Arg)

Espagne
Euskaltel - Euskadi (EUS) : S.Sanchez (Esp), E.Martinez (Esp)
Movistar Team (MOV) : Soler (Col), Tondo (Esp)

Etats-Unis
BMC Racing Team (BMC) : Evans (Aus)
HTC-Highroad (THR) : Goss (Aus), Degenkolb (All)
Team Garmin-Cervelo (GRM) : Millar (Gbr), Van Summeren (Bel)
Team Radio Shack (RSH) : Brajkovič (Slo)

Grande-Bretagne
Sky Procycling (SKY) : Rogers (Aus)

France
AG2R La Mondiale (ALM) : Péraud (Fra)
Cofidis, le Crédit en ligne (COF) : Taaramae (Est), Moncoutié (Fra), Dumoulin (Fra)
FDJ (FDJ) : Fédrigo (Fra), Casar (Fra)
Saur-Sojasun (SAU) : Coppel (Fra)
Team Europcar (EUC) : Charteau (Fra), Voeckler (Fra)

Italie
Lampre-ISD (LAM) : Bole (Slo)
Liquigas-Canondale (LIQ) : Basso (Ita)

Kazakhstan
Astana (AST) : Vinokourov (Kaz), Di Gregorio (Fra)

Luxembourg
Team Leopard-Trek (LEO) : Feillu (Fra) Posthuma (Hol), Wegmann (All)

Pays-Bas
Rabobank Cycling Team (RAB) : Gesink (Hol)
Vacansoleil (VCD) : Westra (Hol), Carrara (Ita)

Russie
Katusha Team (KAT) : Gusev (Rus), Ivanov (Rus)

 

30/03/2011 - Côtes en tous genres

© A.S.O.-

© A.S.O.

L’annonce du parcours du Critérium du Dauphiné 2011 promet une course où puncheurs, montagnards d’un jour et purs grimpeurs pourront se mettre en évidence.

Le titre du Critérium du Dauphiné brille dans le palmarès d’un coureur cycliste. Les confrontations qui s’y tiennent, à quelques semaines du Tour de France, en font aussi un enjeu psychologique dans le déroulement de la saison. Du 5 au 12 juin prochains, il s’agira à nouveau de marquer les esprits durant cette semaine à haute intensité. Pour y parvenir, les prétendants auront à leur disposition une gamme complète d’ascensions. Sur les six étapes en ligne au programme de la 63ème édition, cinq seront jugées sur des sommets : celui d’un court « raidard » comme à Lyon, de montées relativement accessibles comme à Saint-Pierre-de-Chartreuse et à la station des Gets, ou encore strictement réservées aux alpinistes, au Collet d’Allevard et à la Toussuire. Pour s’y rendre, le peloton aura déjà enjambé sur sa route quelques cols célèbres, comme le Grand Cucheron ou la Croix de Fer.

La variété des pentes ouvre des perspectives à de nombreux coureurs pour les victoires d’étapes, bien que les sprinteurs n’aient théoriquement qu’un seul rendez-vous à se fixer, sur la ligne d’arrivée de Mâcon. Dans le registre du symbole, le mercredi du Dauphiné occupe souvent un rôle majeur, avec la dernière opportunité de se tester sur un long contre-la-montre avant le Tour de France. Cette année, le message adressé par le vainqueur sera d’autant plus clair qu’à Grenoble, le parcours proposé est exactement le même que celui que les coureurs auront à couvrir un mois et demi plus tard, à la veille de l’arrivée à Paris.