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Édito

Quand Andy Schleck évoque ses dispositions naturelles à escalader, il rappelle qu’il a toujours été grimpeur, étayant ses propos en brandissant ses places de quatrième en 2002 et troisième en 2003 sur la Classique des Alpes Juniors à une époque où il pratiquait le cyclisme avec un dilettantisme certain et sans ambition avouée de faire de sa passion d’enfance un métier. Pour l’anecdote, c’est également l’occasion de rappeler que, tout comme le talentueux Luxembourgeois, les vainqueurs de ces deux éditions, Florian Vachon et Julien Loubet, font aujourd’hui partie du peloton professionnel.

Autant dire que, dans cette catégorie des 17-18 ans qui n’offre pas encore vraiment de hiérarchie bien déterminée, la plupart de ces jeunes coureurs rêvent d’une carrière de champion et connaissent l’appel de la montagne par les images des Grands Tours ou du Critérium du Dauphiné.

Ainsi, à l’instar de Paris-Roubaix Juniors qui propose une découverte des pavés de l’Enfer du Nord, les cols de la Classique des Alpes Juniors offrent un premier contact avec la montagne à des jeunes cyclistes bretons, normands ou nordistes, par exemple. Certains sont considérés comme de bons grimpeurs dans leurs provinces, mais n’ont pas encore tâté de la haute montagne.

Ici, entre Chambéry et le Cirque de Saint-Même à Saint-Pierre-d’Entremont, c’est un autre monde qui les attend.
Puisse ce nouveau monde leur ouvrir des horizons…

Christian PRUDHOMME