
Saint-Jean-de-Maurienne - 204.5 km
mardi 13 juillet
Le passage du Tour à Morzine se situe à exactement un an du congrès du CIO en Afrique du Sud, qui décidera de l’attribution des Jeux olympiques d’hiver 2018. Morzine fait partie intégrante du dossier de candidature d’Annecy puisque la station de Jean Vuarnet devrait accueillir la descente dames si Annecy obtenait les suffrages des membres de l’institution olympique. Outre que la station fait partie, avec les Portes du Soleil, du plus grand domaine skiable international au monde, avec 650 km de pistes, Morzine a une longue expérience de l’organisation de courses de ski. La station a ainsi accueilli à onze reprises des épreuves de Coupe du monde et a formé des skieurs et skieuses de niveau international comme Cyprien Richard ou Olivia Bertrand, qui participaient aux Jeux olympiques de Vancouver.
Le plus célèbre enfant de Morzine est né à Tunis en 1933. Mais Jean Vuarnet n’avait pas deux ans lorsque son père, médecin, s’installa dans la station, faisant découvrir à son fils les trésors du ski. Vuarnet, bien des années plus tard, est connu mondialement pour ses performances à ski, pour sa ligne de vêtements et ses lunettes, mais l’invention qui a fait sa légende, c’est « l’œuf ». C’est en 1956, constatant avec d’autres coureurs de l’équipe de France que leur technique stagnait par rapport à celle de champions comme l’Autrichien Toni Sailer, que Jean Vuarnet mit au point une nouvelle position de recherche de vitesse, exigeante musculairement, mais redoutablement efficace. Cette position penchée en avant, le dos plat, donnant au skieur la forme d’un œuf, révolutionna le ski alpin et permit au fils de Morzine de devenir champion olympique de descente en 1960 à Squaw Valley. Voilà comment Vuarnet décrivait sa méthode : « Je suis bas, la poitrine sur les cuisses… Le menton se situe juste à hauteur de l’entrejambe, j’ai le dos plat, ni les fesses ni le dos ne font saillie au-dessus de la pointe de mon casque de cuir. Genoux et chevilles relaxés pour que les skis soient souples, libres de sinuer au mieux des légers reliefs, sans abîmer la neige car le moindre effort est un freinage… ». Cette méthode, très décriée à l’époque par les traditionalistes, a permis cette année à Jean Vuarnet de fêter les 50 ans de son titre olympique. Une sculpture célébrant l’événement a d’ailleurs été dévoilée à Morzine. L’œuf étant au début de toute chose, Jean Vuarnet créa également la godille et, en 1966, la station d’Avoriaz.
Lance Armstrong ne garde pas un excellent souvenir de Morzine. Lors de son septennat sans partage, c’est en effet dans la station de Jean Vuarnet que le Texan connut sa plus grosse défaillance lors de l’édition 2000. Surpris par une attaque de Pantani, le Boss oublia de s’alimenter, cala dans la montée de Joux-Plane et termina à plus de deux minutes de Jan Ullrich… Cela ne l’empêcha pas de gagner le Tour avec 6 minutes d’avance !
Depuis 1975, Morzine et le Tour entretiennent une relation suivie puisque cette visite sera la dix-huitième. Les grimpeurs y furent toujours à l’honneur et le seul coureur à s’y être imposé à deux reprises est Richard Virenque. Deux des vainqueurs de Morzine nous ont quittés dans des circonstances tragiques : Thierry Claveyrolat y signa en 1991 l’une de ses plus belles victoires et Marco Pantani y triompha en 1997. En 1988, grâce à sa victoire à Morzine, Fabio Parra devint le premier Colombien à terminer sur le podium du Tour.
| XVIe siècle | Première mention de Morzine. |
| 1825 | de l’église Ste Marie-Madeleine, avec des stalles du XVIe siècle. |
| 1920 | Ouverture du Grand Hôtel, qui lance la station. |
| 1934 | Inauguration du téléphérique de Pléney. |
| 1945 | Construction de la chapelle des prisonniers à Avoriaz par les prisonniers rentrés de captivité. |
| 1960 | Jean Vuarnet devient champion olympique à Squaw Valley. |
| 1966 | Création de la station d’Avoriaz. |
| 1975 | Première étape du Tour à Morzine. |
Préfecture : Annecy
Sous-préfectures : Bonneville, Saint-Julien-en-Genevois, Thonon-les-Bains
Population : 706 000 hab.
Site web : www.cg74.fr
Partie intégrante du Duché de Savoie jusqu'à son rattachement à la France en 1860, la Haute-Savoie a conservé de ce passé historique et frontalier un particularisme vivace et des liens très forts avec la Suisse romande et le Val d'Aoste voisins.
Sa géographie est celle d'une zone montagneuse (massifs élevés dont celui du Mont-Blanc) et de vallées actives, dont les localités s'étalent au bord des lacs Léman, qui forme la frontière avec la Suisse, et d'Annecy, la préfecture.
Département très attractif par son potentiel économique lié à son aspect frontalier et à ses nombreux atouts touristiques, la Haute-Savoie voit sa population croître et a dépassé aujourd'hui les 700.000 habitants. La candidature d'Annecy et du département aux Jeux olympiques d'hiver de 2018 devrait encore contribuer à ce dynamisme.
La ville est située dans la moyenne vallée du Giffre. C’était un bourg fortifié au Moyen Âge. Occupé par les Espagnols au XVIIIe. Vieux pont sur le Foron et maisons à auvents sur les rives. Possède également des maisons anciennes du XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.
L’Église Saint-Jean-Baptiste possède le premier carillon de Haute-Savoie. En août 1939, la fonderie Paccard d’Annecy-le-Vieux livra le nouvel orgue : un clavier de 30 touches, un palier de 12 et 15 cloches pour un poids total de 1 440 kg. Son installation dura 8 jours. À la disparition de l’abbé dans les années 60, le carillon n’ayant plus de titulaire, il tomba dans l’oubli jusqu’en 1984. Grâce au Conseil Général, une association a été créée pour le sauver. La Mairie de Taninges prit en charge les réparations et l’installation des 15 cloches. 5 autres ont été achetées et baptisées grâce à une souscription publique, en mai 1989.
La commune récupéra alors l'ancienne cloche de la Chartreuse de Mélan, de 1767. Classée Monument Historique, Antoinette Marie Thérèse devint la 21ème cloche du carillon. En 1998, l’argent de la souscription permit à nouveau d’acheter 5 cloches, puis 3 autres un an plus tard.
La Chartreuse de Mélan. Au coeur de l’ancienne plaine glaciaire, l’abbaye de Mélan a été fondée en 1285 par Béatrice de Faucigny (de SAVOIE 1237-1310), son église devant abriter sa sépulture et celle de son fils, Jean Ier de Bourgogne. C’est un témoignage de l’art gothique en Haute-Savoie. Agrandie au XVIe siècle, ses 40 moniales et 7 prêtres sont chassés par les révolutionnaires, en 1793. Rachetée en 1803, elle devint un petit séminaire, un collège et un orphelinat départemental à partir de 1914. Propriété du Département de Haute-Savoie, elle est ensuite « maison départementale de l'enfance ».
En partie détruite par un incendie en 1967, aujourd'hui la Chartreuse de Mélan est le pôle départemental d'art contemporain. De l'ancienne Chartreuse, il ne reste que l'église flanquée de 2 chapelles latérales (Monument Historique en 1932), un cloître gothique du XVIe siècle (Monument Historique en 1911) typique des régions de montagne, une ferme, des écuries et la maison des étrangers (Monuments Historiques en 1983). Des concerts et des expositions d'arts contemporains y sont organisés toute l'année.
Située dans la vallée de l'Arve, dans la plus grande cluse des Alpes, Cluses est considérée comme la capitale du Faucigny. Elle devient ville indépendante le 4 mai 1310. Le baron Hugues de Faucigny crée alors une charte de franchise avec les Clusiens.
Dès le Moyen Âge, on parlait déjà d’un pont sur l’Arve. Le premier bourg est né près de ce pont, à l’entrée de la cluse, blotti entre les montagnes et la rivière. Le pont Vieux, bâti à l’époque romaine puis reconstruit au Moyen âge, est aujourd’hui classé monument historique. Il enjambe l'Arve au niveau du début de la cluse géographique. Ce pont fut le seul à enjamber l'Arve pendant des siècles.
En 1720, Claude-Joseph Ballaloud introduit le travail de l’horlogerie dans une vallée qui ne vit que de l’agriculture. Très vite, les ateliers familiaux se multiplient et fournissent les grandes firmes de Genève en Suisse. L’acquisition d’un savoir-faire s’accompagne de la création de l’École royale d’horlogerie en 1848. Pour répondre aux besoins des grands secteurs industriels, les artisans horlogers se diversifient dans la fabrication de petites pièces micromécaniques en série. Les techniques du décolletage sont nées et ne cesseront d’évoluer pour être aujourd’hui reconnues mondialement.
Quatre ans après Sallanches, en 1844, le village de Cluses, construit en chalets de bois fut entièrement détruit par un incendie. La ville fut, là encore, reconstruite par l’architecte François Justin dans le style turinois du Piémont.
Ville sportive, Cluses est la ville d’origine de la nageuse Catherine Plewinski, médaillée de bronze olympique aux Jeux de Séoul et de Barcelone.
En 2002, une arrivée du Tour de France en ville vit la victoire de l’Italien Dario Frigo. En 1994, une autre étape avait vu la victoire du Letton Piotr Ugrumov
Situé sur le versant ouest du massif des Aravis, le Grand-Bornand est une station touristique d'été et d’hiver qui s'est développée autour d'un village ancien niché au sein d’une vallée creusée par la Borne. Ancien bourg agricole, c’est l’un des berceaux du reblochon qui faisait la fortune du lieu avant le ski, apparu dans le village dès les années 1920.
En 2003, une crue brutale et imprévisible du Borne, à la suite d'un orage violent sur les pentes voisines, submerge la vallée et ravage notamment le terrain de camping du Grand-Bornand. Le bilan est de 21 morts et deux disparus.
Logiquement, la plupart des champions et championnes du Grand-Bornand se sont illustrés skis au pied : on pense au skieur de fond Roddy Darragon, médaillé d’argent aux Jeux de Turin, ou à la géantiste Tessa Worley.
La station haut-savoyarde a d’abord servi de cadre à deux départs d’étape. En 1995, Alex Zülle y avait puisé l’énergie nécessaire pour s’imposer en fin de journée à La Plagne. En 1999, Lance Armstrong, qui venait de prendre le contrôle du Tour dans le chrono de Metz, s’élança du Grand-Bornand pour aller signer une deuxième victoire d’affilée à Sestrières. Cinq ans plus tard, il y revenait en vainqueur au terme de l’étape partie de Bourg-d’Oisans.
En 2007, la victoire était revenue au jeune Allemand Linus Gerdemann, qui s’était emparé par la même occasion du Maillot Jaune pour une journée. L’an dernier, sous une pluie battante, la victoire était revenue à Frank Schleck au terme d’un superbe combat entre les frères Schleck et Alberto Contador.
La Clusaz vient du mot « cluse », défilé, chemin resserré entre deux montagnes. Les anciens parchemins la désignent par « Clusa Locus Dei », lieu clos de Dieu, qui devient La Clusa lieu Dieu, utilisé jusqu’en mai 1772. Cette appellation avait été accordée par les abbés de Talloires, dont La Clusaz dépendait.
La Clusaz était un village particulièrement pauvre. Le climat de la région permettait uniquement des cultures rustiques telles que l’orge et le seigle pour le pain, l’avoine pour les animaux, le lin et le chanvre pour les habits et la pomme de terre pour la consommation personnelle. Les deux ressources principales étaient l’agriculture avec la fabrication du Reblochon, et l'exploitation des forêts.
Les premiers skieurs apparurent dans les années 1907.
En 1926, l'instituteur Bertone initie les petits cluses à la glisse et crée ainsi le premier « Club des Sports » de la station. En 1928, les habitants créent la patinoire et en 1935, la première remontée mécanique voit le jour : le « télé-traîneau ». Les champions de la station, de Guy Perillat à Edgar Grospiron, Régine Cavagnoud ou Vincent Vittoz, ont ensuite contribué par leurs talents à la notoriété du village.
La Clusaz a fêté ses 100 ans de sports d'hiver le mercredi 28 février 2007.
Préfecture : Chambéry
Sous-préfectures : Albertville, Saint-Jean-de-Maurienne
Population : 405 000 hab.
Site web : www.cg73.fr
La Savoie, ce sont 405 000 habitants répartis sur 6 257 km2, structurés en sept territoires, eux-mêmes divisés en 37 cantons. L'activité touristique constitue le moteur de l'économie savoyarde depuis de longues années. Notamment grâce aux 60 stations de sports d'hiver qui génèrent 21 millions de journées touristiques en hiver, aux trois parcs (Vanoise, Bauges et Chartreuse) ou aux six stations thermales du département : Aix-les-Bains, Aix Marlioz, Challes-les-eaux, Brides-les-Bains, la Léchère, Salins-les-Thermes. Sans oublier le plus grand lac naturel de France, le lac du Bourget. Au tourisme s'ajoutent des activités métallurgiques et énergétiques ainsi que des échanges transfrontaliers avec la Suisse. Ce qui explique un taux de chômage relativement bas (6% en 2008). Au-dessus des villes ou les villages de montagne se dresse un étonnant patrimoine architectural rappelant le riche passé historique du Duché de Savoie, et dont le château de Chambéry constitue le plus beau fleuron. Classé monument historique en 1881, il abrite le siège de l'hôtel du département et de la préfecture. La Savoie a accueilli en 1992 les Jeux olympiques d'hiver à Albertville et dans les stations de la Tarentaise.
Comme la plupart des villages de la région, Notre-Dame-de-Bellecombe est célèbre pour ses skieurs : Jacqueline Rouvier, ancienne médaillée de bronze aux championnats du monde (1974), et Catherine Quittet par exemple, sont originaires de la ville.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le col des Saisies devint un refuge pour la Résistance. Le 1er août 1944, sous le nom de code « ébonite », a lieu le plus gros parachutage d’armes effectué par les Alliés au profit de la Résistance : 78 forteresses volantes venant de Londres larguent 899 containers d'armes destinées aux 3 000 hommes des maquis de Savoie.
Avant le développement des sports d'hiver, le col était essentiellement un vaste alpage. La zone s'est urbanisée depuis les années 1970, avec comme point d'orgue l'organisation des compétitions de biathlon lors des Jeux olympiques d'Albertville. La station est d'ailleurs le bastion de l'une des grandes stars du ski français, Franck Piccard, double médaillé olympique à Calgary puis Albertville. Ses succès ont fait beaucoup pour la renommée de la station.
Le domaine « Espace Diamant » est commun avec les villages des Saisies, Crest-Voland, Notre-Dame-de-Bellecombe et Flumet. Le domaine de 154 km de piste de ski alpin et 146 km de piste de ski nordique est desservi par 85 remontées mécaniques.
A 1.634 m d’altitude, le Col des Saisies a été franchi à dix reprises dans le Tour, la dernière fois l’an dernier.
Hôte des Jeux Olympiques d’hiver 1992, Albertville fut fondée en 1836 par le Roi de Sardaigne Charles-Albert. La ville engloba alors la ville médiévale de Conflans, créée au XIVe siècle. Aux limites de la Tarentaise, du Beaufortain et du Val d'Arly, dans la Combe de Savoie, la sous-préfecture du département s’est développée régulièrement grâce à l’hydroélectricité ou à la papeterie.
L’organisation des Jeux d’hiver 1992 marqua le point culminant de cette irrésistible ascension qui transforma totalement la physionomie de la région la plus fréquentée en saison de sports d’hiver. La présence d’un lycée sport-études dédié au ski alpin en a fait un haut lieu de ce sport.
Le lycée porte le nom du résistant Jean Moulin, qui fut sous-préfet d’Albertville entre 1925 et 1930.
Le Tour de France y fit halte en 1998 avec une victoire d’étape de Jan Ullrich, mais au plus fort de l’affaire Festina, les esprits étaient ailleurs.
La liaison ferroviaire Lyon-Turin (LTF) est l’un des plus grands chantiers européens lancés depuis vingt ans, sans doute le plus important depuis le tunnel sous la Manche, et il placerait Saint-Jean-de-Maurienne au cœur de son dispositif de transport de fret. Les enjeux économiques, écologiques et territoriaux du projet, ratifié des deux côtés des Alpes en 2001 et largement soutenu par l’Union européenne, sont énormes. Cette liaison, qui permettrait d’assurer une continuité de lignes de Lisbonne à Kiev grâce à la mise en place de plusieurs tunnels – dont le principal entre la France et l’Italie, ferait 53 km de long et déboucherait dans la Maurienne, permettra, pour ses partisans, de maintenir la région Rhône-Alpes au cœur commercial de l’Europe tout en évitant un engorgement du transport routier transalpin. Comme pour tout projet de cette ampleur, les oppositions sont fortes des deux côtés de l’arc alpin, mais les études en cours ont déjà permis à Saint-Jean-de-Maurienne de réhabiliter et de réaménager certains de ses quartiers. Pour ou contre ce projet, qui devrait voir le jour entre 2018 et 2023, le plus simple pour se faire une idée est de se rendre au centre d’exposition sur la LTF installé dans une ancienne rizerie classée à Modane..
La famille Opinel forgea le métal dès le tout début du XIXe siècle dans le petit village d’Albiez-le-Vieux, près de Saint-Jean de Maurienne. Mais c’est Joseph Opinel qui, en 1880, dessina le modèle de couteau qui allait faire la fortune de la famille et les décider à se consacrer exclusivement à la coutellerie. En 1909, la marque était déposée, déjà ornée de l’estampille qui représente les trois doigts de Saint-Jean-Baptiste ramenés à Saint-Jean-de-Maurienne par Sainte Thècle au VIe siècle. Ce couteau aussi simple que pratique, au manche en queue de poisson taillé dans le hêtre ou le merisier, à la lame élégante en acier au carbone, rencontre un succès exceptionnel. Au début de la Seconde Guerre mondiale, 20 millions d’exemplaires ont été vendus. Ce chiffre est aujourd’hui passé à 260 millions d’unités, la plupart équipés de la virole introduite en 1955 et améliorée en 2006. De Saint-Jean-de-Maurienne, la fabrication se déplaça en 1973 à Cognin, près de Chambéry, puis à Chambéry même. Mais la ville d’origine du plus célèbre couteau français conserve un musée qui lui est dédié. L’entreprise est toujours restée dans la famille puisqu’elle est aujourd’hui dirigée par Maurice Opinel, le petit-fils du fondateur.
Saint-Jean de Maurienne a surtout vu naître de grands slalomeurs, de Jean-Noël Augert à Jean-Baptiste Grange, mais la proximité de la Croix-de-Fer, du Télégraphe, du Lautaret, de la Madeleine, du Glandon, de l'Iseran, du Mont-Cenis et du Galibier en ont fait naturellement une terre de cyclisme. Trois départs d’étape du Critérium du Dauphiné Libéré y ont ainsi été donnés. Voilà quatre ans sur le Tour, c’est une étape dans le sens inverse (jusqu’à Morzine), qui avait ponctué l’édition 2006 avec la victoire en trompe l’œil de Floyd Landis, par la suite convaincu de dopage. Cette année-là, les Saint-Jeannais eurent la chance de voir trois fois les coureurs : d’abord deux passages lors d’une étape se terminant par l’ascension de la Toussuire, puis le lendemain comme ville de départ.
Plutôt que cette fausse victoire de l’Américain voilà quatre ans, on préfèrera retenir les grandes heures du col de la Madeleine qui sera le sommet de cette étape. Deux hommes eurent l’honneur de passer trois fois en tête de ce col, escaladé pour la première fois en 1969 : Lucien Van Impe et Richard Virenque.
Jean-Pierre Danguillaume y avait pris les devants en 1973 dans une étape conduisant le peloton aux Orres et où Luis Ocana, impérial, avait écoeuré ses rivaux.
| VIe siècle | Sainte Thècle ramène d’Alexandrie trois doigts de Saint Jean-Baptiste. Le roi Gontran de Bourgogne fait de Saint-Jean-de Maurienne le siège d’un évêché. |
| 1075 | Construction de la cathédrale St Jean-Baptiste, qui conserve l’une des plus vieilles charpentes de France. |
| 1032 | Humbert aux blanches mains devient le premier comte de Maurienne. Il est le fondateur de la maison de Savoie. |
| 1326 | Les habitants des Arves se révoltent contre l’évêque. |
| 1450 | Construction du cloître gothique de la cathédrale. |
| 1771 | Construction du porche de la cathédrale sur l’ordre de Charles-Emmanuel de Savoie. |
| 1888 | Invention de la liqueur du Mont-Corbier par l’abbé Guille. |
| 1895 | Joseph Opinel fabrique son premier couteau. |
| 1907 | Ouverture de l’usine Péchiney (aujourd’hui Alcan). |
| 1912 | Naissance de Pierre Balmain. |
Le Musée du Mont Corbier
retrace toute l’histoire de la liqueur, de l’alambic à l’invention du Mont Corbier par l’abbé Guille en 1888.