Guide touristique

Étape 7 : TournusLes Rousses - 165.5 km
samedi 10 juillet
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Étape 7
 

TOURNUS AUJOURD’HUI

UNE PLACE D’HONNEUR À LA PETITE REINE

Depuis le mois de juin, l’ancienne Féculerie de Tournus accueille le musée du Vélo. Auparavant installée à Cormatin, la collection exceptionnelle de Michel Grézaud a retrouvé ses racines tournusiennes. Des spécimens rares de vélocipèdes et autres bicycles sont désormais regroupés dans près de 700m2 consacrés à l’histoire du vélo. De la vieille draisienne au vélo de course moderne, en passant par le fameux grand-bi et la bicyclette de facteur de 1940, chaque cycle reflète son époque. La collection compte même un rare modèle de vélo de la fin du XVIIIe siècle, presque intégralement construit en bois. Mais au-delà de l’engin, ce sont aussi des milliers d’objets du monde cycliste qui sont exposés au musée. Des plaques de police, portant les noms et adresses des propriétaires des vélos, des lanternes et autres quinquets, qui servaient aussi bien sur les automobiles que sur les cycles, trouvent leur place dans les vitrines. Et comme chacun sait que l’histoire du vélo ne va pas sans le Tour de France, les étagères comptent également des assiettes, bouteilles, affiches et autres objets promotionnels se rapportant à la Grande Boucle. Ce petit voyage dans le temps prend aussi sa place petit à petit au sein d’un véritable « pôle vélo » qui est en train de se construire pour Tournus. Halte accueil VTT, boucles de randonnées, piste de BMX et centre cyclosportif sont en projet et devraient voir le jour progressivement.

TOURNUS : GROS PLAN

LE PREMIER PORTRAIT DE NAPOLEON

Sans Jean-Baptiste Greuze, notre vision de Napoléon Bonaparte serait sans doute très incomplète. Le peintre tournusien, né en 1725, est en effet le premier artiste à avoir représenté celui qui n’était encore qu’un lieutenant d’artillerie de 22 ans. C’est en 1792 que Greuze, qui vient de rencontrer ce jeune Corse ambitieux, exécute le premier portrait connu du futur empereur. Il le conservera toute sa vie avant de le céder à sa fille. Il est aujourd’hui la propriété d’un collectionneur privé.

Greuze se verra commander des années plus tard, en 1803, un autre tableau de Bonaparte en costume de Premier consul, qu’il réalisera en s’inspirant de cette œuvre de jeunesse et qui se trouve aujourd’hui au château de Versailles. Mais l’œuvre de Greuze ne peut se résumer à ces deux tableaux, aussi prestigieux fût leur sujet. Pour découvrir le travail de ce peintre admiré de Diderot ou de Catherine de Russie, le musée Greuze, installé dans l’ancien Hôtel Dieu de Tournus, est une parfaite introduction. Faute de Napoléon, ce sont des autoportraits de Greuze qui forment le clou du musée qui lui est consacré. Pour approfondir la connaissance de son œuvre, il faudra ensuite vous rendre au Louvre, au British Museum ou à l’Ermitage de Saint-Petersbourg : en résumé, dans les plus grands musées du monde !

TOURNUS et le cyclisme

LA ZAZIE DU VÉLO

Si Tournus n’a jamais encore accueilli une étape du Tour de France, la ville bourguignonne a déjà fait beaucoup pour le cyclisme français. C’est en effet à Tournus que vit le jour Josiane Bost, deuxième Française sacrée championne du monde sur route, en 1977 à San Cristobal, au Venezuela. Une seule autre cycliste, Geneviève Gambillon, avait auparavant troqué le maillot tricolore de l’équipe de France pour la tunique arc-en-ciel, en 1972 et en 1974. Le franc-parler de ce petit bout de femme qui fit l’essentiel de sa carrière à Montceau-les-Mines lui valut de se voir surnommée par Paris-Match la Zazie du vélo. Si elle est un peu oubliée aujourd’hui, 33 ans après son titre, c’est que l’année suivante, aux championnats de France, une ancienne skieuse totalement inconnue raflait son premier titre national. Il s’agissait de Jeannie Longo, bien sûr. Entre Gambillon et Longo, la Bourguignonne a tout de même su s’offrir ce moment de gloire de 1977 où, échappée à deux tours de l’arrivée, elle matait une autre légende du vélo, l’Américaine Connie Carpenter. Six villes de la Saône-et-Loire – département natal de Bernard Thévenet et de Michel Laurent – ont accueilli le Tour, mais pas encore Tournus. La ville a pourtant déjà organisé le départ d’une grande course cycliste pour une étape du Critérium du Dauphiné Libéré l’an dernier, enlevée par Niki Terpstra. Un coup d’essai qui a visiblement donné envie aux Tournusiens de récidiver. En 1972, sur le Tour de l’Avenir, une étape conduisait déjà les coureurs de Tournus aux Rousses. Ce n’est donc pas tout à fait une première.

TOURNUS : les grandes dates

1er siècle Les Romains établissent un castrum sur la Voie Agrippa.
2e siècle Martyre de Saint Valérien.
XIe siècle Construction de l’abbaye de Saint-Philibert, rare témoin du premier art roman.
1685 Construction de l’Hôtel Dieu de Tournus, qui abrite aujourd’hui le musée Greuze et la plus ancienne apothicairerie de France.
1725 Naissance à Tournus du peintre Jean-Baptiste Greuze.
1815 Après son retour de l’île d’Elbe, Napoléon attribue la Légion d’Honneur à Tournus et à ses habitants, pour leur bravoure lors d’une bataille contre les Autrichiens en 1814.

TOURNUS: à voir

SAINT-PHILIBERT DE TOURNUS.
De nombreuses parties de cet ancien monastère bénédictin sont conservées (réfectoire, cellier, cloître, salle capitulaire,...), et son église abbatiale est l'un des plus grands monuments romans de France.

L’HÔTEL DIEU.
Construit au XVIIe siècle et agrandi ensuite, l’Hôtel-Dieu de Tournus est classé Monument Historique. Il comporte trois vastes salles et deux chapelles, ainsi que l’une des plus anciennes apothicaireries conservées en France : elle date de 1685 environ et son décor est très ouvragé. Les boiseries à colonnettes torses et dorées ont été conçues pour y placer les pots en faïence des XVIIe et XVIIIe siècles, qui contenaient les remèdes préparés par les sœurs.

LE MUSEE GREUZE.
Voir par ailleurs


Ville étape inédite
Chef-lieu de canton de la Saône-et-Loire
Population : 6 200 habitants (Tournusiens, Tournusiennes)
Économie : métallurgie, peintures.
Personnalités : Jean-Baptiste Greuze, Albert Thibaudet, Jean-Louis Barrault,
Sports : 25 Associations sportives et près de 2000 licenciés.
Festivals : salon des antiquaires, Saint-Philibert.
Labels : 2 fleurs, ville à secteur sauvegardé, Pays d’arts et d’histoire
Spécialités : le tournusien (macaron)
Surnom : la ville aux deux visages.
 

Département de SAONE-ET-LOIRE

Préfecture : Mâcon
Sous-préfectures : Autun, Châlons-sur-Saône, Charolles, Louhans
Population : 571 000 hab.
Site web : www.cg71.fr


Avec une superficie de 8 575 km2, la Saône-et-Loire se place au 7ème rang des départements français. Elle compte 551 842 habitants (64 habitants au km2). Elle se situe au sud de la région Bourgogne, limitrophe avec quatre autres grandes régions : la Saône-et-Loire est en effet entourée des départements de Côte-d’Or et de la Nièvre (Bourgogne), de l’Allier et de la Loire (Centre), du Jura (Franche-Comté), de l’Ain et du Rhône (Rhône-Alpes). Le département est d'une grande richesse en ressources agricoles : la vigne avec des vins de renommée mondiale ; l'élevage de bovins charolais et de volaille de Bresse. Les ressources industrielles sont également importantes et variées : bassin houiller de Blanzy/Montceau-les-Mines; métallurgie au Creusot, à Gueugnon, à Chalon; céramique à Digoin, Paray-le-Monial, Charolles ; industries textiles et chimiques.

ROMENAY

KM 12 : ROMENAY (1600 hab.)

Joli petit bourg, se trouvant à la limite de la Bresse savoyarde et de la Bresse bourguignonne. Romenay possède plusieurs élevages de volaille de Bresse et de bovins de race Charolaise, primés à la Foire de Pâques, une des plus importantes de la région.
L’Eglise Saint-Martin, du XIIe siècle, est entourée de maisons anciennes, dont une en pans de bois, et de vestiges des anciens murs défensifs, en brique rouge. En brique également, elle possède un clocher au toit de tuiles (Nord-Est). La Seille traverse la commune en servant de limite entre Ratenelle et Romenay. La fête du poulet de Bresse se tient chaque année durant les fêtes de Pentecôte.

 

DEPARTEMENT DE L’AIN

Préfecture : Bourg-en-Bresse
Sous-préfectures : Belley, Gex, Nantua
Population : 575 000 hab.
Site web : www.ain.fr


Frontalier de la Suisse et proche de l'Italie, le département de l'Ain bénéficie d'une position stratégique entre Lyon et Genève, sur l'axe européen nord/sud. Servi par d'importantes infrastructures de communication, l'Ain s'ouvre sur la région Rhône-Alpes, la France, l'Europe et le monde. L'esprit entreprenant d'une population jeune et dynamique est à l'origine d'une économie active et saine.
Troisième département le plus industrialisé de France, l'Ain est maillé par de nombreuses zones d'activités et équipé de technopôles industriels et logistiques performants dans les domaines tels que l'agroalimentaire et la plasturgie.
Par ailleurs, respectueux de ses valeurs mais également tourné vers l'avenir, le département de l'Ain préserve harmonieusement une qualité de vie reconnue, grâce à un remarquable sens de l'équilibre entre authenticité et modernité. Riche d'un environnement naturel d'exception valorisé par chacun de ses quatre pays, la Bresse, la Dombes, le Bugey et le Pays de Gex, l'Ain est également un département séduisant pour les touristes par la richesse de son patrimoine culturel et la diversité de ses loisirs.

 
Jura
Jura

DÉPARTEMENT DU JURA


Préfecture : Lons-le-Saunier
Population : 251 000 hab.
Formé de la partie méridionale de la Franche-Comté, le département, fort de 251.000 habitants, tire son nom de la chaîne de montagnes qui le traverse. Par sa situation géographique, le Jura a été, depuis son annexion, mêlé à toutes les guerres auxquelles la France a participé. Ce fut la patrie de Jean de Carondelet, chancelier de l'empereur Maximilien, de Rouget de l'Isle, de Jules Grévy et de Louis Pasteur. L’agriculture est à dominante forestière et pastorale. L'élevage bovin fournit du lait et du fromage (comté) produit par des coopératives laitières (les fruitières). L'industrie, peu développée, s'est orientée vers la métallurgie, le textile, l'optique et l'industrie du bois. Saint-Claude demeure le centre de la fabrication des pipes.

SAINT-AMOUR

KM 44,5 : SAINT-AMOUR (2200 hab.)

Saint-Amour occupe les premières pentes du massif jurassien tout en débordant sur la plaine bressane, toute proche. C’est une très belle ville aux maisons anciennes dans l’apothicairerie, classée Monument Historique.
La Tour Guillaume des XIIIe et XVIe siècles, doit son nom à Guillaume de Saint-Amour (vers 1200-1272), enfant du pays appelé le « Saint-Vincent-de- aul forézien », qui légua sa fortune aux pauvres de la ville. L’auditoire et les prisons royales, classées Monument Historique (1741), constituent un ensemble unique dans le Jura.
L’Église Saint-Amateur et Saint-Viateur, a été édifiée en 585 par Gontran Ier (525-595), petit-fils de Clovis, pour abriter les reliques de deux soldats chrétiens de la légion thébaine, massacrés à Saint-Maurice d’Agaune, dans le Valais suisse. Des religieux en devinrent les gardiens et établirent un monastère proche de l'église. Les miracles attirèrent de nombreux pèlerins dans la bourgade qui se développa autour de son église. Le fief fut donné à l'évêque de Saint-Vincent-de-Mâcon, qui construisit un château, des murailles ... Au fil des siècles, le village prit le nom de Saint-Amour.

ANDELOT-MORVAL

KM 59,5 : ANDELOT-MORVAL

Le village d'Andelot doit sa renommée à son château fort, construit en 1206 par Humbert III de Coligny. Bien conservé, caractéristique de l'architecture militaire du Moyen Âge, il est privé et ne se visite pas.
Ce château appartint au célèbre François de Coligny, marquis d'Andelot et frère de l'amiral de Coligny. Lors de la Révolution française de 1789, les seigneurs d'Andelot se réfugièrent en Amérique et leurs biens furent confisqués. Après la Première Guerre mondiale, le château fut racheté par MM. Belin d'Andelot et Dupont de Nemours, richissimes américains, descendants de la famille Guyennard d'Andelot.

ARINTHOD

KM 78 : ARINTHOD (1200 hab.)

Le village d'Andelot doit sa renommée à son château fort, construit en 1206 par Humbert III de Coligny. Bien conservé, caractéristique de l'architecture militaire du Moyen Âge, il est privé et ne se visite pas.
Ce château appartint au célèbre François de Coligny, marquis d'Andelot et frère de l'amiral de Coligny. Lors de la Révolution française de 1789, les seigneurs d'Andelot se réfugièrent en Amérique et leurs biens furent confisqués. Après la Première Guerre mondiale, le château fut racheté par MM. Belin d'Andelot et Dupont de Nemours, richissimes américains, descendants de la famille Guyennard d'Andelot.

BARRAGE DE VOUGLANS

KM 95 : BARRAGE DE VOUGLANS

Le barrage de Vouglans, construit par EDF entre 1964 et 1969 dans la vallée de l'Ain entre Orgelet et Moirans en Montagne, a créé ce lac artificiel à la cote de 429 m d'altitude.
Avec 35 km de long sur 450 m de large en moyenne, le lac est la troisième retenue artificielle française avec 620 millions de m3 après Serre-Ponçon, qui est deux fois plus importante, et le Lac de Sainte-Croix.

VAUX-LES-SAINT-CLAUDE

KM 115 : VAUX-LES-SAINT-CLAUDE

Le village est situé dans la basse vallée de la Bienne, qui est flottable à partir du Pont-de-Molinges, constituant un attrait touristique notable. Adhérent à la Communauté de Communes Jura sud, il regroupe aujourd’hui le hameau de Chiriat et le village de Vaux-lès-Saint-Claude, disposant d’un potentiel industriel important. La Chapelle Saint-Romain-de-Roche. Saint-Romains serait né aux environs de 390, du côté d’Izernore, dans l’Ain. Après une formation au monastère d'Ainay (Lyon), il décida de se retirer, en ermite, dans les montagnes du Jura, en 425. En atteignant la Bienne, il finit par trouver ce qui lui convenait. Quelques années plus tard, son frère Lupicin vint le rejoindre. Ils fondèrent le monastère de Condat (à présent Saint-Claude) et celui de Laucone (aujourd’hui Saint-Lupicin) gouvernés conjointement et alternativement. Ils installèrent leur sœur Yole (Lola) à la tête d'une fondation pour moniales à La Balme, sur un rocher surplombant la rive droite de la Bienne, à proximité de la chapelle actuelle. Sentant sa fin proche, Romain vint saluer sa sœur, une dernière fois. Il décéda à La Balme en 460, où il a été enseveli. Ses reliques furent transférées au VIIe siècle, en l’abbaye de Saint-Claude.

SAINT-CLAUDE

KM 147 : SAINT-CLAUDE

Située au pied des plateaux du Jura, au confluent de la Bienne et du Tacon, Saint-Claude est la capitale du Haut-Jura.
La cité se développe initialement autour d'un monastère fondé au début du Ve siècle par deux frères moines et abbés, Romain et Lupicin. Elle est tout d'abord appelée Condat, qui signifie « confluent », puis Saint-Oyand-de-Joux, du nom de l'abbé Oyand (ou Eugendus) qui accroît le rayonnement du monastère à partir de la fin du Ve siècle. Lieu de pèlerinage, la ville profite vers la fin du XIIe siècle (1160), de la découverte du corps intact de l'abbé Claude (décédé 460 ans auparavant), pour augmenter sa renommée. La ville prend alors le nom de Saint-Oyand-Saint-Claude. Au XVe siècle, Saint-Claude étant vénéré par le roi Louis XI, la ville garde le seul nom de Saint-Claude. Sous la Révolution, les noms de saints n'étant plus en odeur de sainteté, elle fut appelée Condat-Montagne, nom construit à partir de son nom initial de Condat, auquel on ajouta Montagne, double sens entre sa situation géographique et la Montagne, le courant politique révolutionnaire.
Saint-Claude a tout d'abord fondé son économie sur l'artisanat et la vente aux pèlerins d'articles de tournerie en bois ou en os. Cette activité connaît un essor important à partir de 1855 avec la pipe de bruyère. Aujourd'hui marginal, cet artisanat fait la renommée de la ville et un musée lui est consacré.
Saint-Claude a également été un centre important pour les industries lapidaire et diamantaire. Située à l'extrémité de la Plastics Vallée, elle compte de nos jours beaucoup d'entreprises en rapport avec le secteur de la plasturgie.
L’explorateur Paul-Emile Victor a passé une partie de son enfance à Saint-Claude même si le musée qui lui est consacré se trouve à la station des Rousses. Le champion de France de VTT Alexis Vuillermoz est également originaire de la ville.

 

LES ROUSSES AUJOURD’HUI

PRÉMANON, FABRIQUE DE CHAMPIONS

Les Rousses peuvent revendiquer plus de la moitié des médailles remportées par la France aux Jeux de Vancouver. D’abord parce que le champion olympique du combiné nordique au petit tremplin, Jason Lamy-Chapuis, réside à Bois d’Amont, l’un des quatre villages de la station. Mais aussi parce que se trouve à Prémanon, où passe la huitième étape, le pôle France de ski nordique où s’entraînent la plupart des bi athlètes qui ont ramené du Canada six médailles.
Installés au sein du Centre national du ski nordique qui forme depuis 1969 les moniteurs de ce sport, le pôle France et le centre de préparation des équipes de France sont devenus de véritables fabriques à médailles. C’est ici, par exemple que le champion olympique de combiné nordique d’Albertville, Fabrice Guy, a effectué son premier saut, avant de passer le relais et la flamme à Jason Lamy-Chappuis C’est ici encore que s’entraînent tous les hivers pour les grands rendez-vous annuels les équipes de France de biathlon sous la houlette de Patrice Bailly-Salins, le premier champion du monde de la discipline .

LES ROUSSES : gros plan

LE BERCEAU DU SKI EN FRANCE

La station des Rousses s‘enorgueillit d’être le berceau du ski en France et elle le démontre amplement. Des origines, en 1899, subsiste une histoire devenue légende : la rencontre, entre le maire Félix Péclet et un officier de l’armée des Indes qui fit découvrir tout l’intérêt de ce moyen de déplacement original.
En tout cas, on fabrique des skis dans la station depuis de très longues années, comme en atteste le musée du ski créé par Roger Tinquely au sous-sol du gîte le Grand Tétras. Et la station abrite la dernière fabrique de skis nordiques en France, l’usine Vandel, installée à Bois d’Amont, le village de Jason Lamy-Chappuis.
La plus grande course de ski de fond de France, la Transjurassienne, s’élance également du village de Lamoura, l’une des quatre communes qui constituent la station. Autre course classique organisée dans la station, la Traversée du Massacre, qui doit son nom à la forêt qui borde les Rousses. C’est aussi aux Rousses que l’explorateur Paul-Emile Victor s’initia à la pratique du ski.
Mais, le ski alpin n’est pas oublié dans la station du Haut-Jura. Bois d’Amont est d’ailleurs également le village natal de Léo Lacroix, l‘un des plus grands champions de l’histoire du ski français, médaillé d’argent en descente aux Jeux d’Innsbruck en 1964 et double dauphin de Jean-Claude Killy en 1966 aux championnats du monde de Portillo au Chili .

LES ROUSSES et le Cyclisme

Autre première que cette arrivée aux Rousses, joli village du Haut Jura devenu, avec trois autres communes environnantes – Bois d’Amont, Lamoura, Prémanon -, une station familiale, de sports d’hiver comme d’été. Berceau du ski en France, la station est pourtant bien connue des coureurs puisque la côte des Rousses (1.140 m, 3e ou 2e catégorie), qui conduit ensuite au col de la Faucille, a été franchie à plus de 40 reprises depuis 1911. Le peloton poursuivait alors sa route, souvent jusqu’à Divonne-les-Bains, Belfort ou Besançon. Le Col de la Faucille, au-dessus des Rousses, fut aussi l’un des premiers cols du Tour, gravi dès 1911. À partir de 1957, le Grand Prix de la montagne fut souvent jugé au sommet de la Côte des Rousses. Les noms d’Ottavio Bottecchia, de Gino Bartali ou de Federico Bahamontes restent liés à cette montée, empruntée pour la dernière fois en 2004. Un homme est passé en tête de la Faucille et de la montée d’Avoriaz : Lucien Van Impe.

LES ROUSSES : les grandes dates

XVIe siècle Fondation du village des Rousses.
1796 Un cloutier de Morez fabrique des bésicles en fil de fer. C’est le début de l’industrie de la lunetterie dans la région.
1848 Construction du Fort des Rousses aujourd’hui utilisé comme cave d’affinage de Comté.
1962 Les pourparlers en vue des accords d’Evian se tiennent aux Rousses.
1969 Fondation du centre national du ski nordique.
1992 Fabrice Guy devient champion olympique du combiné nordique.
1993 Création de la Communauté de communes de la Station des Rousses.
2002 Création de la Société de gestion de la station des Rousses. La Sogestar est le premier employeur touristique du département.
2010 Jason Lamy-Chappuis devient champion olympique de combiné nordique. Vincent Gauthier triple médaillé en ski alpin aux jeux paralympiques.

LES ROUSSES : à voir

LE FORT DES ROUSSES
Construit à partir de 1848 et achevé en 1862 pour faire face à une invasion par la Suisse, le fort des Rousses ne connut guère d’application militaire. A 1150 m d'altitude, le fort des Rousses est la deuxième forteresse française par la superficie (après le Mont-Valérien). C’était un camp retranché, base de manœuvre pour brigade de montagne pouvant recevoir de 2500 à 3000 hommes. Abandonné en 1919, il abrite des colonies de vacances, puis plus tard un centre d'entraînement des forces command. En 1997, l'Etat le vend à la commune. Depuis sa reconversion il abrite la plus grande cave d’affinage de Comté d’Europe (60000 meules de Comté d’altitude) et offre de multiples activités pour découvrir les sensations avec le parc Fort Aventure.

CENTRE POLAIRE PAUL-EMILE VICTOR
Jurassien, l’explorateur Paul-Emile Victor était très attaché à la station des Rousses, où il s’était initié au ski. Il a tenu à installer dans la station un musée consacré à la conquête des pôles. Situé au cœur du village de Prémanon, le Centre Polaire est un espace de connaissance dans lequel se mêlent intimement la mémoire des premières investigations polaires à l'actualité des travaux scientifiques et des explorations d'aujourd'hui.








Etape inédite.
Département du Jura
Population : 6 290 habitants sur quatre villages : Bois d’Amont, Lamoura, Les Rousses, Prémanon
Économie : tourisme, agriculture, Lacroix emballages (premier fabricant mondial de boîtes à fromages), Ski Vandel S.A. (dernier fabriquant de skis de fond français).
Personnalités : Léo Lacroix, Paul-Emile Victor, Jason Lamy Chappuis, Vincent Gauthier
Sports : pôle France de ski nordique, biathlon, combiné.
Evénements : la Transjurassienne, plus grand événement nordique français, la Transju’trail, course à pied longue distance de 70 km et 34 km, la Forestière (VTT et Cyclo, course longue distance de 100 km)
Spécialités : fromages (comté, morbier), fondue, chocolat.
Labels : Station verte. Charte de qualité nordique France : 4 sapins
Surnom : la station aux 4 villages.