
Reims - 153.5 km
mercredi 7 juillet
Le Canal du Nord, inauguré en 1965, a très rapidement été saturé et voilà plus de vingt ans que des études ont été engagées pour la construction d’un canal à grand gabarit Seine-Nord Europe. Après des années d’études, ce projet a obtenu l’aval des autorités françaises et européennes, et va devenir très rapidement une réalité. En 2007, le projet s’est en effet vu octroyer 330 millions d’euros par l’Union Européenne et a été reconnu d’utilité publique par l’Etat français. Cette liaison constitue un nouveau système pour le transport de marchandises entre la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne. Elle contribue aux objectifs européens et nationaux de développement durable et est aussi un vecteur puissant de valorisation des territoires traversés, sur le plan commercial et touristique. Entre 13 et 15 millions de tonnes de marchandises devraient transiter par le canal à l’horizon 2020. Le chantier devrait créer plusieurs milliers d’emplois. La plus grande des quatre zones portuaires prévues dans le projet Seine-Nord Europe sera installée à Marquion, à 12 km de Cambrai.
Comme toutes les bonnes spécialités, les Bêtises de Cambrai ont une origine controversée. Certains historiens prétendent que cette friandise blanche barrée d’un trait de caramel se trouvait déjà au XIIIe siècle. Allez savoir… Deux confiseurs cambrésiens se disputent par ailleurs la paternité du fameux bonbon mentholé. Apparues l’une et l’autre au début du XIXe siècle, Afchain et Despinoy confectionnent d’excellentes bêtises qui ont fait la renommée de cette sucrerie dans le monde entier. Afchain peut cependant se targuer d’avoir l’explication la plus savoureuse à la surprenante appellation de la spécialité de Cambrai. Dans les années 1830, Emile Afchain, qui était apprenti chez ses parents, se serait trompé dans la confection de bonbons, créant par mégarde la fameuse recette. « Tu as encore fait des bêtises », lui aurait lancé sa mère. Des bêtises qui firent la fortune familiale ! Les confiseries Afchain et Despinoy organisent des visites qui permettent de découvrir la fabrication de ce trésor de bon goût.
La bêtise de Cambrai se décline aujourd'hui à plusieurs parfums : la menthe, le goût original du bonbon, la pomme Verte, l’orange, le citron, la framboise, la violette et même le tutti-frutti.
Signalons pour finir que Le Tour des Gaules, ancêtre de la Grande Boucle imaginé par Goscinny et Uderzo, fait étape à Cambrai (Camaracum), où Astérix et Obélix découvrent la bêtise.
Cambrai (ou plutôt le Cateau-Cambrésis, à 22 km de là), était la terre natale d’un coureur aujourd’hui oublié, mais qui fut en son temps l’un des plus populaires du Tour de France. Jules Deloffre participa ainsi entre 1908 et 1928 (il avait alors 42 ans) à 14 Tours de France, un record qui ne fut égalé qu’en 1966 par André Darrigade et seulement battu en 1985 par Lucien Van Impe et Joop Zoetemelk. Le père Deloffre, ainsi qu’on le surnomma sur la fin de sa carrière, remporta même trois étapes dans la catégorie des isolés et termina sept fois la course.
Pour le coureur de Cambrésis, le cyclisme était un formidable outil de promotion pour son magasin de cycles du Cateau, nommé comme de bien entendu ”Au Tour de France”. Aux arrivées des étapes, Jules Deloffre avait coutume d’effectuer un saut périlleux pour s’attirer les faveurs du public, avant de distribuer des cartes postales publicitaires pour sa boutique, coiffé d’un haut-de-forme ou en chantant le Petit Quinquin ! A plus de soxiante ans, il boucla même un Tour de France cyclotouriste de plus de 3000 km.
Jules Deloffre mourut malheureusement de sa passion. En 1963, après avoir assisté à la victoire de Jacques Anquetil dans un Critérium International organisé à Cambrai, “le père Jules” rentrait chez lui à vélo lorsqu’il fut renversé par une voiture. Il avait 78 ans.
| 430 | Les Francs Saliens s’emparent de la ville qui passe sous la coupe de Clovis. |
| En 509 | Cambrai devient l’unique évêché de la région. |
| 948 | Cambrai devient une principauté ecclésiastique. Les habitants se révolteront contre l’autorité de l’évêque à de nombreuses reprises (958, 1007, 1102 et 1226). |
| 1148 | Reconstruction de la cathédrale gothique. Cambrai devient un centre important de la musique sacrée qui attire des étudiants de toute l’Europe. |
| Vers 1400 | Installation à Cambrai de Guillaume Dufay, l’un des plus grands musiciens de son temps. Il meurt à Cambrai en 1474. |
| 1520 | Par sa position de neutralité entre l’Autriche et la France, Cambrai devient le siège de plusieurs conférences de paix. |
| 1677 | Vauban s’empare de Cambrai qui devient française en 1678. |
| 1695 | Fénelon devient évêque de Cambrai, où il est enterré (1715). |
| 1809 | La cathédrale, détruite pendant la Révolution, s’effondre totalement. |
| 1872 | Jules Linard crée la Sucrerie centrale de Cambrai. |
| 1917 | La bataille de Cambrai voit pour la première fois l’utilisation massive de tanks. |
LA CITADELLE CHARLES QUINT.
Bâtie au XVIème siècle, elle cache 300 km de galeries souterraines, dont 10 km peuvent être visités.
LA CHAPELLE DES JÉSUITES.
Edifiée entre 1678 et 1694, c’est un chef-d’œuvre de l’art baroque, comme en témoigne la profusion des sculptures sur la façade et à l’intérieur de l’édifice.
LA CATHEDRALE NOTRE-DAME.
Cette ancienne abbaye du Saint-Sépulcre reconstruite entre 1696 et 1702 est un très bel édifice de style classique. Elle conserve de superbes peintures en grisailles du XVIIIème siècle, une icône byzantine et le tombeau de Fénelon sculpté par David d’Angers en 1824.
LE BEFFROI.
Inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco dans le cadre de la reconnaissance des beffrois du nord de la France et de Belgique.
Préfecture : Lille
Sous-préfectures : Avesnes-sur-Helpe, Cambrai, Douai, Dunkerque, Valenciennes
Population : 2 565 000 hab.
Site web : www.cg59.fr
Bordé par la frontière belge, le département du Nord est formé d'une étroite bande s'allongeant d'ouest en est, de la mer du Nord aux premières hauteurs du massif de l'Ardenne. Le Nord est, après la région parisienne, le département où la densité de population est la plus élevée. Il compte plus de 2,5 millions d’habitants. Grâce à l'amélioration des sols et à une utilisation scientifique des terres, il arrive au tout premier rang des ressources agricoles. De même occupe-t-il le premier rang du point de vue industriel (ressources minières, sidérurgie, métallurgie, textile, industries chimique et alimentaire). Les difficultés liées à la crise ont compromis l'avenir du bassin minier, mais l'ardeur et la volonté de rénovation restent intactes dans ce département qui dispose d'une richesse humaine inégalée (les fameux Chtis !). Deux éléments confèrent au Nord un cachet tout particulier : d'une part les moulins à eau ou à vent, nombreux et souvent bien conservés ; et d'autre part les beffrois, symboles des libertés communales (Lille, Valenciennes, Douai) et les hôtels de ville d'architecture flamande (Hondschoote, Douai), ou néo-flamande (Armentières).
Le château d'Esnes est un château du XVe siècle reconstruit au XVIIIe siècle, entouré de douves avec deux tours rondes médiévales encadrant le porche, une grosse tour, un pigeonnier, le cachot, une très belle façade intérieure du XVIIe siècle.
Préfecture : Laon
Sous-préfectures : Château-Thierry, Saint-Quentin, Soissons, Vervins
Population : 538 000 hab.
Site web : www.cg02.fr
Le département de l'Aisne doit son nom à la rivière qui le traverse de l'est à l'ouest et qui y baigne la ville de Soissons. Il a été formé, en 1790, de territoires appartenant à deux des provinces qui constituaient alors la France : l'Ile-de-France et la Picardie.
De Clovis à Soissons au Chemin des Dames, en passant par le traité de Villers-Cotterets qui imposa le français comme langue administrative, l'Aisne est une terre chargée d'Histoire et de souvenirs. La terre d’Alexandre Dumas ou du peintre Corot se classe à la quatrième place des départements français pour le nombre de monuments recensés. On dénombre 1100 édifices dont 800 sont classés ou répertoriés à l’inventaire des monuments historiques.
Si l’agriculture a toujours été le fer de lance de son économie (la betterave notamment), l’Aisne peut également compter sur un savoir-faire industriel fort, à l’origine de l’implantation de nombreuses entreprises manufacturières. A côté de pôles d’excellence éprouvés (agro-alimentaire, textiles, cosmétiques) se développent aujourd’hui de nouvelles sociétés à technologies nouvelles.
Henri Matisse demeura pendant une vingtaine d'années dans une maison du centre-ville, où sa famille s'installa en 1870. Sa présence dans cette ville a formé son goût pour les textiles et leurs représentations plus tard sous le soleil du Sud. Il collectionnait les tissus dans son « petit musée d'échantillons ». Durant son enfance, il regarda travailler ses voisines dans les gigantesques ateliers de tissage. Les motifs et les couleurs des étoffes imprimées, notamment pour la maison de couture Rodier, ont exercé sans conteste, sur son oeil d'artiste, une influence déterminante.
La ville de Guise possède un château fort sur ses hauteurs, vestige des fortifications du nord de la France du temps des ducs de Guise. La forteresse, bâtie au Xe siècle, fut très abîmée pendant la Première Guerre mondiale lors de la bataille de Guise (1914).
Guise est également la ville natale de l’avocat révolutionnaire Camille Desmoulins, ami de Robespierre, guillotiné en avril 1794. Une statue lui rend hommage en ville.
La ville de Guise a profité de l'expérience sociale de Jean-Baptiste André Godin, fondateur de l’usine d'appareils de chauffage qui a assuré le développement de la ville jusqu'à nos jours. L’industriel y fit construire un phalanstère, lieu de vie communautaire imaginé au XIXe siècle par Charles Fourier : le familistère.
Le Familistère : Jean-Baptiste André Godin (1817-1888), fondateur de la manufacture des fameux poêles Godin, imaginait une société offrant à ses employés les « équivalents de la richesse ». Il réalisa pendant la seconde moitié du XIXe siècle le Familistère ou « Palais Social ». On peut découvrir le Familistère à travers un musée de site, l'appartement témoin, les cours des pavillons d'habitation, le jardin d'agrément, les économats, le Théâtre du Familistère et la buanderie-piscine.
Ce petit village possède une longue histoire à propos de la Vierge noire, dont la statue est visible un peu partout dans la ville. Cette statue est vénérée sous le vocable « Notre Dame de Liesse, source et cause de notre joie ». Un pèlerinage est organisé depuis le XIIe siècle.
Le château de Marchais fut construit vers 1540 par Nicolas de Longueval, comte de Bossut, surintendant des finances de François Ier, gouverneur de Champagne et de Brie. Il fut acheté en 1854 par l'épouse du prince Charles III de Monaco, la princesse Antoinette de Monaco, née Antoinette de Mérode-Westerloo. Il appartient toujours à la famille Grimaldi de Monaco.
Préfecture : Charleville-Mézières
Sous-préfectures : Rethel, Sedan, Vouziers
Population : 285 000 hab.
Site web : www.cg08.fr
Le département des Ardennes est pluriel. Ses paysages sont d’une étonnante diversité : pâturages à l’ouest, forêts au nord et au nord-est, cultures au sud, le tout parcouru par 3 500 kilomètres de cours d’eau ! Les savoir-faire industriels de ses habitants sont aussi d’une singulière variété : on y travaille la fonte, l’acier, le cuivre ou l’aluminium, mais aussi le bois et depuis peu le cuir fin. Terre de labeur, les Ardennes, qui ont vu naître le poète Arthur Rimbaud, sont également une terre d’histoire. Les témoignages du passé y abondent. Mais les Ardennais regardent surtout vers l’avenir. Ils sont d’autant plus confiants qu’aujourd’hui leur pays, grâce à l’autoroute A34, peut se prévaloir d’être une porte ouverte vers l’Europe du Nord.
Préfecture : Châlons-en-Champagne
Sous-préfectures : Epernay, Reims, Sainte-Menehould, Vitry-le-François
Population : 566 000 hab.
Site web : www.cg51.fr
Le département de la Marne se situe dans la partie est du Bassin parisien, où le relief de côtes est le plus marqué. La production de champagne dans la région de Reims et d'Epernay a fait la réputation de la province dans le monde entier, au point qu’elle vient au premier rang des exportations de produits alimentaires. Parallèlement, l'industrie s'est diversifiée (métallurgie, chimie, mécanique, électronique). Peuplé à l'époque de la colonisation romaine par les Rèmes et les Catalaunes, le territoire de l'actuel département fut incorporé à la Belgique au IIe siècle, avec Reims pour capitale. L'art gothique s'est épanoui très tôt, dans une région de faible tradition romane : l'école gothique champenoise a été l'une des plus brillantes. Ainsi, la cathédrale de Reims est l'un des plus beaux et des plus importants monuments de France. On trouve la marque de son influence dans l'Europe entière.
Ce petit village doit une partie de son nom à la ville australienne de Sydney, qui l’a aidé à la fin de la première guerre mondiale. En effet, la ligue franco-australienne, fondée en 1914 par la communauté française de Sydney, et principalement par des familles d’acheteurs de laine, fit don de 5 000 francs-or, en 1918. Poilcourt devint officiellement Poilcourt-Sydney le 17 mars 1921 (après acceptation des habitants, par référendum, le 30 avril 1919). L’horloge de la Mairie est un don de la ville australienne.
Le musée des Beaux-arts de Reims abrite l’une des plus prestigieuses collections des musées de France en région. Il illustre les plus grands mouvements artistiques du XVe au XXe siècle, à travers peintures, sculptures, mobiliers et objets d’art. Fondée en 1794 à partir des saisies révolutionnaires, la collection du musée fut complétée par des dons et legs de collectionneurs privés, dépôts de l’Etat et achats de la Ville. Le musée est installé depuis 1908 dans les bâtiments du palais abbatial de l’ancienne abbaye Saint-Denis. Ce site prestigieux est cependant aujourd’hui trop exigu pour permettre au musée de mettre en valeur ses nombreux chefs-d’œuvre comme sa collection de portraits des Cranach père et fils, la mort de Marat de David et des toiles de Poussin, Courbet, Delacroix, Corot, Gauguin, Monet ou Matisse. Le don privé le plus important fut celui effectué par Henry Vasnier, ancien directeur de la maison de champagne Pommery, qui souhaitait un grand musée pour sa ville, place du Boulingrin. Un siècle plus tard, son vœu va sans doute être exaucé puisqu’un déménagement de grande ampleur est prévu pour 2013 dans un nouveau bâtiment pour lequel la ville s’est engagée à hauteur de 50 millions d’euros.
Pour beaucoup, le sport à Reims se résume au football et à la grande époque où le Stade de Reims dominait le football français et européen. Pourtant, la vocation sportive de la capitale de la Champagne est bien plus ancrée qu’on ne le pense. En 1907, le Marquis Melchior de Polignac, proche de Pierre de Coubertin qui dirige alors les champagnes Pommery, décide la création d'un véritable parc des sports dont il confie la réalisation à l'architecte paysagiste rémois Edouard Redont : 22 hectares sont alors consacrés aux jeux et aux sports. Cette installation est alors unique en France et très rare en Europe. On vient admirer de partout le parc Pommery (aujourd’hui Parc de Champagne) et son collège d’athlètes. Les Polignac invitent le lieutenant de Vaisseau Georges Hébert à venir expérimenter à Reims sa « méthode naturelle » d’entraînement gymnique et sportif. L’hébertisme deviendra plus tard la doctrine quasi officielle de l'enseignement de l'éducation physique en France. Une véritable École supérieure de formation des professeurs de gymnastique est alors créée, qui préfigure un peu notre actuel INSEP, et disparaît après la Guerre. En 1937, Reims inaugure le palmarès de ville la plus sportive de France lancé par l’Auto (aujourd’hui l’Equipe).
Reims est loin d’avoir abandonné cette vocation : les installations du stade Delaune et du complexe sportif René Tys perpétuent la tradition lancée voilà un siècle par Melchior de Polignac, qui fut membre du CIO de 1914 jusqu’à sa mort en 1951. Le marcheur Yohann Diniz, vice-champion du monde en 2007 est natif d’Épernay, mais licencié à l’EFSRA Reims, le club de la championne du monde de saut en longueur Eunice Barber.
Reims, on le sait, fut dix fois ville étape du Tour et organisa à deux reprises le championnat du monde sur route, sacrant Theo Middelkamp en 1947 et Ercole Baldini en 1958. On sait moins en revanche, que la ville des sacres décerna la première couronne mondiale à une femme. Et ce premier maillot arc-en-ciel recouvrit les épaules de la Luxembourgeoise Elsy Jacobs, qui restera à jamais la première championne du monde sur route. Trois ans plus tard, cette Jeannie Longo du Grand Duché montera à nouveau sur le podium en prenant la 3e place des Mondiaux de Berne. Elsy Jacobs, qui fut également médaillée d’argent de la poursuite sur piste en 1959, fut championne du Luxembourg sans discontinuer de 1959 à 1974 – elle avait alors 41 ans. Elle passa la fin de sa vie à Loudéac, dans les Côtes d’Armor, où elle s’éteignit en 1998. Depuis 2008, le Grand Prix Elsy Jacobs lui rend hommage.
| 80 avant JC | Les Rèmes installent un oppidum sur le site de Durocortorum qui deviendra Reims. Cité fédérée, la ville est fidèle à Rome et prospère. |
| IVe siècle | Une première cathédrale est construite, mais c’est au siècle suivant qu’elle est bâtie sur le site actuel. |
| 496 | Clovis est baptisé par Saint Rémi. Reims devient la ville du sacre des rois de France. |
| 719 | Reims est démolie par Charles Martel. |
| 804 | Charlemagne y reçoit le pape Léon III. |
| 1114 | Rédaction de la grande charte champenoise qui marque le début de la vogue des vins de Champagne. |
| 1119 | Concile de Reims. |
| 1211 | Débuts de la construction de la cathédrale Notre-Dame de Reims. |
| 1548 | Création de l’université de Reims par le cardinal de Lorraine. |
| 1962 | Le général De Gaulle et Konrad Adenauer participent à une messe de réconciliation dans la cathédrale de Reims. |
LA CATHEDRALE
Notre-Dame de Reims est une cathédrale du XIIIe siècle. Consacrée à la Vierge Marie, elle a été achevée au XIVe siècle lorsqu'on l'agrandit pour pouvoir accueillir les personnes présentes aux sacres royaux. Il s'agit de l'une des réalisations majeures de l'art gothique en France, tant pour son architecture que pour sa statuaire qui ne compte pas moins de 2 303 statues. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1991. Depuis le sacre de Louis 1er en 816, la quasi-totalité des sacres royaux eurent lieu dans la cathédrale de Reims en souvenir du baptême de Clovis par Saint-Rémi, évêque de Reims.
LA BASILIQUE SAINT-REMI
Après la cathédrale, qu'elle égale presque en taille, la basilique Saint-Remi est l'église la plus célèbre de Reims. Construite entre le XIe et le XVe siècle pour accueillir les reliques de Saint-Rémi, qui baptisa Clovis en 496, elle fut longtemps rattachée à une importante abbaye.