
Pau - 199,5 km
mardi 20 juillet
Chaque année, en février, les professionnels des médias audiovisuels se réunissent à Luchon pour récompenser le meilleur de la création télévisuelle française. Le Pyrénées d'or est la récompense suprême décernée à la création qui reçoit les suffrages du jury. Des prix d'interprétation, des révélations, des scénarios et des séries sont également remis chaque année depuis la création du festival en 1999.
Le festival, dont le jury était présidé cette année par Claude Chabrol, entend promouvoir l’excellence de la fiction française en présentant en avant-première les meilleures créations de la saison à venir. Il est présidé par le réalisateur Serge Moati, référence en matière de télévision exigeante. Le festival de Luchon est aussi une chance de réunir de façon conviviale tous les professionnels de l’audiovisuel aussi bien pour des tables-rondes, des rendez-vous de travail, que pour des balades à ski.
Chaque année, un coup de projecteur est porté sur une télévision étrangère.
Puisqu’il existe un alpinisme, pourquoi pas un pyrénéisme ? C’est ce qu’ont pensé dès la fin du XIXe siècle des pionniers de la découverte des sommets pyrénéens, attirés non seulement par l’aventure et l’exploit sportif, mais tout autant par l’aspect romantique et poétique des sommets des Pyrénées. Le mot pyrénéiste apparaît pour la première fois en 1898 sous la plume d’Henri Beraldi. C’est l’époque où les plus grands noms de la littérature et des arts fréquentent les Pyrénées et ses stations thermales, Lamartine, Hérédia, Maupassant… Béraldi est un habitué de Luchon, un randonneur émérite, qui affirme avoir franchi à plusieurs reprises le port de Vénasque. Sa somme de sept tomes Cent ans aux Pyrénées recense avec passion et érudition tous les textes écrits à cette époque sur ces montagnes. Avant lui, d’autres pionniers de l’exploration des Pyrénées, comme Ramond de Carbonnières, étaient sans doute pyrénéistes sans utiliser ce mot. Figure de Bagnères-de-Bigorre plutôt que de Luchon, Ramond fut le premier à gravir le Mont Perdu et donna son nom à plusieurs sommets pyrénéens. Parmi ses disciples, les plus célèbres furent Emilien Frossard, Charles Packe ou Henry Russell, qui réalisèrent tous de nombreuses premières. Octave Lapize, qui franchit le premier le Tourmalet en tête dans le Tour en 1911, était à sa façon un « pyrénéiste ».
A Luchon, les futurs vainqueurs du Tour se sont souvent offert la part du lion : Octave Lapize, Firmin Lambot, Ottavio Bottecchia, Nicolas Frantz, Antonin Magne, Sylvère Maes, Jean Robic, Hugo Koblet, Federico Bahamontes, Eddy Merckx et Luis Ocana. Il fait bon gagner à Luchon ! Enfin, presque toujours...
En 1983, réalisant un formidable numéro dans l’étape reine des Pyrénées, Pascal Simon est persuadé que la règle va jouer : « J’ai fait un grand pas vers la victoire finale », assure le vainqueur 1982 du Tour de l’Avenir.
Et patatras. Le lendemain, en route vers Fleurance, le Champenois s’étale du côté de Lannemezan. Omoplate cassée, il va subir un long calvaire de cinq jours, Maillot Jaune sur le dos. Un Maillot Jaune qu’il souffre terriblement à enfiler, tandis que son co-équipier Frédéric Brun s’occupe de son ravitaillement en course. Au bout de la souffrance, Pascal Simon finit par abdiquer dans l’étape qui s’achève à l’Alpe d’Huez. Il ne retrouva jamais une telle chance. Sa 7e place l’année suivante sera sa meilleure en 11 participations.
Depuis ce jour de 1910 où Lapize triompha des Pyrénées, le Tour revint dans la station thermale à 50 reprises pour mieux attaquer les ascensions proches, Peyresourde d’un côté, le Portillon de l’autre… Le dernier vainqueur d’étape y fut l’Italien Rodolfo Massi en 1998. Depuis un quart de siècle, la station thermale a souvent accueilli des départs : cinq sur six visites depuis 1986. Cette étape sera d’ailleurs le septième Luchon-Pau depuis la Guerre et cette « classique » a sacré de prestigieux vainqueurs : Jean Robic, Federico Bahamontes ou Bernard Hinault.
| Epoque romaine | Un légionnaire de Pompée « découvre » les vertus thérapeutiques des eaux de Luchon. |
| En 25 avant JC | Tibère Claude développe les thermes qui s’enorgueillissent d’être les meilleurs au monde après ceux de Naples. |
| Moyen âge | Terre frontalière, à l’écart des querelles du temps, Luchon pratique un catholicisme « adapté », fait de bonne chère et de meurs légères. |
| 1200 | Les Templiers installent une maison à Luchon pour accueillir les pèlerins sur cet « itinéraire bis » vers Saint-Jacques de Compostelle. |
| 1759 | L’intendant de Gascogne, le baron Antoine Mégret d’Etigny, remet Luchon au pas et réorganise les thermes. |
| 1763 | Le duc de Richelieu se rend aux bains. Il y revient en 1769 accompagné d’une grande partie de la Cour. Les bains sont lancés. |
| 1854 | L’impératrice Eugénie lance la vogue du thermalisme. Toute la « jet set » du temps vient à Luchon prendre les eaux. |
| 1880 | Construction du casino. |
| 1911 | En pleine vogue du pyrénéisme, création de la station de Superbagnères. |
Préfecture : Toulouse
Sous-préfectures : Saint-Gaudens, Muret
Population : 1 203 000 habitants
Site web : www.haute-garonne.fr
Au sein de la région Midi-Pyrénées, la Haute-Garonne a Toulouse pour chef lieu et compte 1 135 000 habitants. Ce département est traversé par la Garonne sur 200 kilomètres. Il offre une diversité de paysages et surtout de cultures : citadine autour de Toulouse, campagnarde avec un terroir authentique et enfin une culture montagnarde symbolisée par quatre stations de ski (Luchon-Superbagnères, Peyragudes, le Mourtis Bourg d'Oueil) ou les hauts sommets frontaliers avec l'Espagne. Des atouts qui expliquent que le tourisme emploie de façon permanente plus de 10 500 personnes toutes activités confondues pour un chiffre d'affaires de 457 millions d'euros. Au-delà du foie gras et du magret de canard, le fameux cassoulet de Toulouse est un classique. La saucisse de Toulouse, qui entre dans la préparation du cassoulet, trône parmi les meilleures réussites de la charcuterie française. Enfin l'économie locale repose essentiellement sur l'industrie aéronautique et spatiale.
Préfecture : Tarbes
Sous-préfectures : Argelès-Gazost, Bagnères-de-Bigorre
Population : 235 000 hab.
Site web : www.cg65.fr/
Les Hautes-Pyrénées comptent 220 000 habitants pour une superficie de 4 464 km2. Trois secteurs distincts composent les paysages du département : la montagne et ses vallées qui recouvrent la moitié du territoire, les coteaux et les plaines. Au sud, les Pyrénées forment une barrière d'altitude élevée avec la frontière espagnole : 35 pics y dépassent les 3.000 mètres. Le tourisme constitue la principale activité économique du département, notamment grâce à Lourdes, deuxième centre mondial de pèlerinage, ou au cirque de Gavarnie, inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.
Le Pic du Midi culmine à 2.877 mètres. On y accède par téléphérique au départ de La Mongie pour découvrir 600m2 de terrasses panoramiques qui offrent un spectacle époustouflant sur les sommets. Les stations de sports d'hiver sont nombreuses (12 au total dont Cauterets, Luz-Ardiden, Hautacam ou Saint Lary, bien connus des suiveurs). Sans oublier l'activité thermale (Argelès-Gazost, Barèges-Barzun, Beaucens).
Enfin un véritable menu bigourdan commence toujours par la garbure, une soupe composée de haricots tarbais, d'os de jambon, de morceaux de canard ou d'oie confit, de chou, de poireau, de carottes, de navets, d'oignons et d'ail.
Capitale des Quatre-Vallées de la Vallée d’Aure, ses habitants sont appelés les Arrois. La commune est une plaque tournante sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, et fut un important centre drapier jusqu'à la Révolution.
L’église Notre-Dame, du XIIe siècle, a été bâtie dans le style romanogothique, avec un clocher-tour à baies géminées du XVIe siècle. Elle servait à la défense du village. Dans la tour, se trouvait d'ailleurs une salle d'arme.
La chapelle de Saint-Exupère a un porche roman du XIe siècle, un clocher octogonal, un portail roman (chrisme, chapiteaux historiés), une nef et un chœur gothique flamboyant du XVIe siècle, des clefs de voûte sculptées. Saint-Exupère était un paysan né au IVe siècle, à Arreau. Évêque à Toulouse, il s'éteint en 418 à Blagnac. Un sanctuaire fut dans un premier temps construit en sa mémoire, à l'emplacement de la chapelle actuelle.
Le village aux toits d'ardoise, avec sa place centrale, est dominé par sa jolie
Mairie. La place accueille également un marché tous les jeudis sous les arcades. L’édifice municipal est relativement récent (1930), mais il s'intègre parfaitement avec le style architectural des demeures plus anciennes. En se promenant, on trouve également de belles maisons à colombages.
Le château des Nestes (XVe-XVIIIe siècles) se situe au confluent des deux Nestes : la Neste d’Aure et du Louron. Ce château rappelle par son architecture dix siècles de l’histoire de la vallée d’Aure. Il servait de protection au sanctuaire voisin dédié à Saint-Exupère. Réhabilité en 1989, dans le cadre des grands travaux du Président François Mitterrand, il est classé Monument Historique. Outre la beauté de cette ancienne commanderie, le musée comporte une curiosité unique dans la région, avec une partie consacrée aux « Cagots », ces êtres exclus de la société, sorte d’intouchables de l’époque médiévale, omniprésents dans la région et en Béarn.
Station de sports d’hiver située à mi-pente de l’ascension du Tourmalet, La Mongie est un haut lieu aussi bien du cyclisme que du ski : traversée par la route du Tour à chaque fois qu’il emprunte le grand col pyrénéen, la station a également accueilli des épreuves de Coupe du monde de ski en 1985.
Située au pied du Pic du Midi de Bigorre, l’ensemble que la Mongie forme avec Barèges offre le plus vaste domaine skiable de la chaîne pyrénéenne côté français, avec 69 pistes balisées et 42 remontées mécaniques.
Le nom de la station provient de « Monge », dû à la présence de moines retirés au Moyen âge à l’ombre du Pic du Midi de Bigorre. Au début du XXe siècle, lorsque le Tour y passe pour la première fois, seules existent quelques cabanes de bergers. Le ski débute timidement vers 1920, mais en 1945, le premier téléski fait son apparition, résultat des efforts de Pierre Lamy de la Chapelle, le véritable créateur de la station.
Le domaine s'étend entre 1 400 et 2 500 mètres d'altitude, de part et d'autre du Col du Tourmalet : Barèges occupe le versant ouest, La Mongie le versant est. La liaison entre les deux domaines skiables est effective depuis 1973.
L’autre curiosité de la station est le téléphérique qui monte au pic du Midi de Bigorre (2 872 m).
Dirigée aujourd’hui par l’ancien capitaine du XV de France, Jean-Michel Aguirre, grand amateur de vélo, La Mongie a accueilli trois arrivées d’étape du Tour de France et trois grands vainqueurs : Bernard Thévenet (1970), Lance Armstrong (2002) et Ivan Basso (2004).
COL DU TOURMALET
Avec 75 passages au sommet, le Tourmalet est le col le plus souvent franchi par les coureurs, mais il est aussi, à 2 115 mètres, l’un des toits du Tour, puisque y fut jugée la quatrième plus haute arrivée d’étape de la Grande Boucle, en 1974 (victoire de Jean-Pierre Danguillaume).
Parcouru de tous temps par les bergers, les pèlerins ou les marchands ambulants, ce col qui signifie « mauvais détour », fait parler de lui en 1675, où Madame de Maintenon le passe pour la première fois en chaise à porteurs. La route de Luz à Barèges étant coupée par une crue, il ne lui restait plus que cette solution pour aller « prendre les eaux » à Barèges afin de soigner le duc du Maine. C’est d’ailleurs Madame de Maintenon qui donna son nom à la localité de Barèges, dont le véritable nom à l’époque était Bourg des Bains.
La modernisation du col est entreprise au Second Empire, où les travaux, financés par Napoléon III, aboutissent le 30 août 1864 à l’ouverture de la « route thermale ».
Le Tour de France achève de donner au col ses lettres de noblesse. Franchi pour la première fois en 1910, le Tourmalet a pour premier conquérant Octave Lapize, et consacra dès lors les plus grands noms du peloton.
Depuis Sainte-Marie de Campan, l’ascension est de 16,9 km à 7,2% de moyenne. Au sommet, une stèle rend hommage à l’ancien directeur du Tour de France, Jacques Goddet. En juin 2010, une plaque en hommage à Octave Lapize a été posée à l’initiative de l’Amicale du cyclisme, des Sénateurs adhérents au groupe des Amis du Tour de France, du Conseil général des Hautes-Pyrénées et d’A.S.O.
Le journaliste, écrivain et producteur Jacques Chancel y possède une belle demeure, le Château de Miramont, bâti au XVIIIe siècle et modifié au XIXe siècle, qui domine le village.
La chapelle Notre-Dame-de-Piétat est classée Monument Historique. À 700 mètres de l’abbatiale Notre-Dame-de-l’Assomption, elle domine toute la vallée. La plus ancienne mention connue la concernant remonte à 1493. Elle était à cette époque, et ce jusqu’à la Révolution Française, lieu de culte et de prière à la Confrérie de Notre-Dame-de-Piétat. Au XVIIIe siècle un grand nombre d’agrandissements et d’embellissements ont transformé le lieu : 1740, construction d’une chapelle et de la sacristie ; 1754, agrandissement de la nef et construction du clocher. La superbe voûte en bois peint de la nef (XVIIIe siècle) est aussi connue comme la « voûte aux oiseaux ».
Ses habitants sont appelés les Argelésiens. C’est la capitale du Lavedan, au confluent du Gave de Pau et de celui d’Azun. La spécialité gastronomique y est le Pastis, qui est ici un gâteau.
Cette vieille ville pittoresque aux ruelles raides ou en escalier, anciennement nommée Ourout, puis Argelès, accola à son nom celui de Gazost, pour ses eaux thermales. C’est en effet une station climatique et thermale (phlébologie et ORL) avec un établissement thermal au parc à l'anglaise (eaux sulfureuses, sodiques, iodobromurées)
L’église Saint-Saturnin fut construite en 1854. On y a rajouté un très beau lambrissage du choeur (1896).
Personnalités liées à la commune :
René Billières (1910-2004), ancien Ministre d'État de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports
Clément Dupont (1899-1993), joueur de l’équipe du XV de France (16 sélections) de rugby. Il fut, après Adolphe Jauréguy (1898-1978), le second français à vaincre les
4 Nations britanniques, avant-guerre.
Préfecture : Pau
Sous-préfectures : Bayonne, Oloron-Sainte-Marie
Population : 643 000 hab.
Site web : www.cg64.fr/
Formé en 1790 à partir des terres du Béarn, de trois provinces basques et de terres gasconnes, les Pyrénées Atlantiques comptent un peu plus de 643 000 habitants. Entre Golfe de Gascogne et Pyrénées, c’est le 10e département français par sa superficie. Au sud, la chaîne des Pyrénées dresse ses cimes élancées ; au nord, le piémont, zone de coteaux, de collines boisées, de vallons verdoyants et de landes basses, est constitué d'alluvions. Les gaves y découpent des vallées étroites et profondes avant de s'élargir en de larges plaines. Le Béarn connut jusqu'à la Révolution une période économique brillante, suivie d'un déclin au XIXe. Le XXe a marqué le début d'une nouvelle ère de prospérité, caractérisée par l'adhésion à la société industrielle. La vigne produit d'excellents vins traditionnels. La découverte du gisement de gaz de Lacq a considérablement modifié le visage du Béarn, entraînant la création d'un vaste complexe pétrochimique. Les stations thermales sont célèbres depuis l'antiquité.
Sur la rive droite du Gave d’Ossau, la commune est formée avec Aast, Assouste, Gourette et de multiples lieux-dits et hameaux. La station thermale (ORL, rhumatologie) est connue dès le XVIe siècle et relancée par les travaux de Théophile de Bordeu au XVIIIe siècle. L'Impératrice Eugénie, comtesse de Téba (1826-1920), en fit sa station attitrée. Les eaux y sont sulfurées, chlorurées, sodiques et calciques. Mais les Eaux-Bonnes acquirent surtout du crédit et de la réputation par la guérison des blessures (de coups d’arquebuse) de plusieurs seigneurs béarnais qui avaient suivi Henri II, roi de Navarre, à la bataille de Pavie, en 1525. Les Eaux-Bonnes reçurent la dénomination d'Eaux d'arquebusade, par Jean d’Albret, compagnon de François Ier.
Le casino des Eaux-Bonnes est installé depuis 1873 dans un beau château aux allures d'antan.
Sur la rive gauche du Gave d’Ossau, la commune est la capitale de la vallée d'Ossau.
L’église Saint-Vivien a été bâtie aux XVe et XVIe siècles dans un style gothique flamboyant avec des voûtes à liernes et tiercerons, une abside polygonale, des chapiteaux, clés de voûte et culs-de-lampe sculptés, des colonnes gallo-romaines, des portes en accolade à écusson et un clocher carré.
La falaise des vautours
Sur les communes de Bielle, Aste-Béon, Bilhères et Castet, se trouve la réserve naturelle de nidification des vautours fauves, créée par arrêté ministériel du 11 décembre 1974. La réserve est gérée par le Parc National des Pyrénées. Deux sites sur une superficie totale de 82,3 hectares, sur une falaise à 1 000 m d'altitude, ont été protégés pour favoriser la reproduction des vautours fauves, ceux-ci ayant besoin d'une nourriture abondante et d'une tranquillité parfaite. La réserve accueille également 5 ou 6 couples de percnoptères d’Égypte.
Le Gave d’Ossau
Principal affluent, par son débit, du gave d'Oloron, il naît en altitude (Pic du Midi d’Ossau, 2 884 m). Torrent de montagne dans son cours supérieur, son lit s’élargit entre Arudy et Laruns. La vallée, longue de 35 km, s'étend de la frontière d'Espagne à la plaine de Pau, elle fait partie des 3 vallées béarnaises. C’est une vallée Pastorale avec sa transhumance et ses traditions ancestrales. Son produit phare est le fromage pur brebis dit Laruns.
La vallée d’Ossau est une vallée où le ski est à l’honneur avec ses stations d’Artouste-Fabrèges et de Gourette, une vallée où l’on peut se soigner ou se remettre en forme avec ses stations thermales. Lorsqu’on regarde les montagnes depuis Pau, du boulevard des Pyrénées, c’est le massif de l’Ossau que l’on aperçoit.
Le 400ème anniversaire de l'assassinat d'Henri IV est depuis le début de l’année prétexte à un parcours-spectacle nocturne gratuit dans les jardins du château tous les samedis avec une mise en lumière de l'édifice. Au musée national du château se tenait une exposition « Hommage des Médicis à Henri IV, roi de France et de Navarre », du 31 mars au 30 juin. En ce mois de juillet est donné un concert « Bal à la Cour d’Henri IV ». Enfin, en août, un spectacle équestre est organisé dans le parc du château. C’est le 14 mai 1610, alors qu’il est bloqué en carrosse rue de la Ferronnerie,dans le quartier des Halles à Paris, que Ravaillac, le moine fanatique, grimpe sur le marchepied et porte au roi les coups de poignard fatals. Avec la mort d’Henri IV, la France perd un roi qui, bien que controversé à cause de ses origines huguenotes, a su, après sa conversion en 1593 (« Paris vaut bien une messe ») conquérir le cœur de ses sujets. Avec l’Edit de Nantes en 1598, il a rendu aux protestants leurs droits, leurs biens et leurs privilèges. Après des années de guerres de religion, la France pleure son « Bon Roi Henri », celui que nos manuels d’histoire associent immanquablement à la fameuse poule au pot. Quant à Ravaillac, il est épouvantablement torturé en place de Grève durant une journée entière, puis ses restes sont dispersés au vent. On ne saura jamais vraiment qui a armé son bras.
Pau est fière de son histoire aéronautique. Après avoir été une des villes phares du développement de l’aérostation, grâce notamment à la présence de James Gordon Bennett et de Gaston et Albert Tissandier, Pau à reçu, en janvier 1909, les célèbres frères Wilbur et Orville Wright venus ouvrir, sur les landes du Pont Long, la première école de pilotage d’aéroplane au monde. Ils ont été imités par Louis Blériot, et les sociétés Voisin, Antoinette, Derperdussin, Morane Saulnier et Nieuport.
En 1910, uniques constructeurs mondiaux d’aéroplanes, ils avaient leur propre école de pilotage à Pau. En 1912, l’armée française choisit Pau pour y établir la première école militaire d’aviation. Le centre militaire de Pau se transforme en école d’acrobatie en 1914, puis en école de chasse. Elle forme plus de 6 000 pilotes dont les célèbres Guynemer, Roland Garros, Védrines, ainsi que les pilotes volontaires américains de l’escadrille Lafayette. Ce passé glorieux est maintenant présenté au public, au Palais Beaumont, dans une exposition permanente.
De nos jours, le bassin de l'Adour est un pôle aéronautique important et a su se développer à partir des implantations industrielles provenant de la politique de décentralisation des industries de défense mise en œuvre à partir de 1936. La région compte plusieurs leaders mondiaux dans leur domaine : Daher-Socata, pour les monomoteurs à turbine, Dassault-Aviation, pour les jets d'affaire « haut de gamme », Messier-Dowty pour les trains d'atterrissage, et Turbomeca notamment pour les turbines d'hélicoptères.
Ces industriels perpétuent, avec les unités militaires et en particulier le 5ème RHC, basé au pont-Long, la tradition aéronautique paloise.
La cité d’Henri IV a reçu avec panache la course à 62 reprises, ce qui la place derrière Paris et Bordeaux au classement de la fidélité à l’épreuve. La liste des vainqueurs à Pau est un Who’s Who du cyclisme. Depuis Alfredo Binda, qui ouvrit le bal en 1930, Robic, Voppi, Bahamontes, Gimondi, Hinault, Kelly, Delgado, Chiappucci ou Pereiro y ont levé les bras. La victoire inaugurale d’Alfredo Binda mérite qu’on s’y arrête car elle fut l’une des deux seules que le plus grand champion de l’entre deux guerres signa sur le Tour. Il récidiva le lendemain à Luchon. Le Lombard, qui avait failli au début de sa carrière se faire naturaliser français, ne participa en effet qu’à ce Tour 1930, boudant l’épreuve pendant le reste de sa carrière. Enorme moteur, il fut l’un des premiers coureurs à rester assis dans les ascensions les plus rudes et René Vietto disait de lui : « On pourrait lui mettre un verre sur la tête et il escaladerait le Tourmalet sans renverser une goutte. » Triple champion du monde, vainqueur de 41 étapes sur le Giro, Binda gagna tout de même la Grande Boucle à quatre reprises comme directeur sportif de l’équipe d’Italie.
Pour les deux dernières visites du Tour, en 2007 et 2008, Pau avait servi de ville départ ou de journée de repos, ce qui sera encore le cas cette année.
C’est Pau qui, en 1990, vit un Soviétique, Dimitri Konyshev, s’imposer pour la première fois dans le Tour. C’est aussi à Pau que le peloton fit le deuil de Fabio Casartelli, tué la veille dans la descente du Portet d’Aspet en 1995. Une curiosité : les trois derniers vainqueurs d’une étape partie de Pau étaient Italiens.
Pau est par ailleurs la ville natale d’un certain nombre de coureurs du peloton comme Stéphane Augé, Mathieu Ladagnous ou Hervé Duclos-Lassalle.
| XIe sicle | Construction dun castelnau contrlant le gave, mi-distance entre Lescar, sige des vques, et de Morlas, fief des vicomtes de Barn. |
| 1188 | Gaston VI de Béarn réunit sa cour majour dans ce château qui porte le nom de Pau depuis le début de ce siècle. |
| XIIIe sicle | Gaston Fébus fortifie et agrandit le château. |
| 1464 | Pau devient la quatrième capitale du Béarn après Lescar, Morlaàs et Orthez. |
| 1512 | Pau devient la capitale des rois de Navarre. |
| 1589 | Henri IV est sacré roi de France. |
| 1796 | Pau devient chef-lieu des Basses-Pyrénées. |
| 1830 | Pau devient un lieu de villégiature privilégie des Britanniques. |
| 1909 | Pau accueille les débuts de l’aviation et devient la capitale de ce nouveau mode de transport. |
| 1951 | Découverte du gaz de Lacq, qui donne un nouvel essor à la ville. |