
Revel - 196 km
samedi 17 juillet
L’esplanade du Foirail et le jardin public de Rodez, couvrant une surface totale de 5,6 hectares ont un positionnement stratégique au cœur de la ville. Situés idéalement entre le centre historique et le nouveau quartier de Bourran, entre le stade Paul Lignon et le Vallon des sports, l’esplanade du Foirail et le Jardin public vont connaître une profonde mutation. La requalification du périmètre va redessiner l’ensemble autour de grands projets structurants dans le domaine de l’animation et de la culture. Ainsi sur le Foirail un multiplexe de 10 salles, associé à des espaces de loisirs et de restauration, verra t-il le jour, avec à deux pas, la construction d’une salle des fêtes, conçue pour accueillir des animations en intérieur et extérieur. En complémentarité de ces équipements de loisirs, la Communauté d’agglomération du Grand Rodez va porter la construction du musée Soulages, équipement culturel dédié à l’œuvre du peintre contemporain, natif de Rodez, dont la renommée mondiale n’est plus à démontrer. Ce musée sera doté d’une salle d’exposition temporaire de 500m2 et d’un espace restauration. Chacune de ces structures sera intégrée au sein d’un jardin arboré, embelli et agrandi, qui prolongera la perspective depuis la cathédrale et permettra aux Ruthénois et aux visiteurs de profiter d’un cadre de verdure en plein centre ville.
Rodez fut, en 1817 et 1818, le théâtre de la plus célèbre affaire criminelle en France au cours du XIXe siècle, l’affaire Fualdès, qui a entaché pendant longtemps et fort injustement la réputation de la ville et de l’Aveyron. La nuit du 19 mars 1817, l’ancien procureur impérial Antoine Bernardin Fualdès fut sauvagement assassiné et saigné à blanc au son d’un orgue de barbarie joué pour couvrir ses cris. Il est ensuite jeté dans l’Aveyron. Ce meurtre terrible est rapidement imputé à des proches et des voisins de Fualdès. Lors du premier procès, quatre condamnations à mort sont prononcées, dont trois sont confirmées en appel à Albi l’année suivante. Le procès passionne la France par ses nombreuses zones d’ombre, par la minceur des mobiles, et par son aspect politique, le procureur étant un ancien bonapartiste. Mais l’affaire a un retentissement d’autant plus grand qu’elle marque le début de la presse criminelle, voire de la presse à scandales… Tous les grands titres de la presse parisienne dépêchent en effet sur place des reporters qui ne se privent pas de donner de Rodez une vision aussi fantaisiste que vendeuse. Près de deux siècles après l’assassinat de Fualdès, la seule vérité qui ait pu être établie est bien celle-ci : il fait bien meilleur vivre à Rodez que ne le prétendaient les paparazzi de l’époque !
En 1984, rien ne résiste aux Renault-Elf-Gitanes de Cyrille Guimard sur la route du Tour. Pierre-Henri Menthéour s’impose à Rodez alors que, la veille, Pascal Poisson l’a emporté à Blagnac. Auparavant, Pascal Jules avait déjà enlevé une étape, et les Renault logiquement remporté le contre-la-montre par équipes. Quant au Maillot Jaune, il est sur les épaules d’un autre de leurs équipiers, Vincent Barteau. Bientôt, il le cèdera au leader de la formation, Laurent Fignon, qui remporte avec maestria son deuxième Tour de France. Repoussé à dix minutes, Bernard Hinault a cédé devant ces coups de boutoir répétés et Laurent Fignon admet que sa forme est telle que « faire du vélo dans ces conditions, c’est un enchantement ». Rodez a aussi été une arrivée classique du défunt Grand-Prix du Midi Libre.
| Ve siècle avant JC | Rodez est un oppidum fondé par les Rutènes. |
| 725 | Rodez est mise à sac par les Maures après une série d’invasions successives, des Wisigoths et des comtes d’Aquitaine et de Toulouse. |
| 1112 | Fondation du comté de Rodez par le vicomte Richard. Le comte s’oppose à l’autorité de l’évêque et deux villes distinctes cohabitent. |
| 1443 | Les comtes de Rodez s’opposent au Roi de France, Charles VII. Le Dauphin, futur Louis XI, vient soumettre Rodez et le comte Jean IV. |
| 1473 | Le compte Jean V se rebelle contre Louis XI et est tué lors de l’assaut de Lectoure, avec la majorité de la population. |
| 1589 | Henri IV, comte de Rodez, devient roi et rattache la ville à la France. |
| 1790 | Rodez devient préfecture de l’Aveyron et supplante Villefranche-de-Rouergue. |
| 1971 | Ouverture de l’aéroport de Rodez-Marcillac. |
| 1990 | Construction du viaduc et du quartier de Bourran. |
Préfecture : Rodez
Sous-préfectures : Millau, Villefranche-de-Rouergue
Population : 274 000 hab.
Site web : www.cg12.fr
Avec ses 274 000 habitants, l’Aveyron est l’un des départements les moins peuplés de France, mais il retrouve depuis une vingtaine d’années et son désenclavement progressif une vraie attractivité. Formé de trois plateaux, l’Aubrac, le Lévézou et le Larzac, l’Aveyron est riche de ses magnificences naturelles, comme le Parc national des Cévennes ou les lacs du Lévézou, tout autant que de son patrimoine architectural comme le château de Najac ou l’abbaye de Bonneval. La modernité vertigineuse du viaduc de Millau permet d’apprécier d’autant mieux les vertus traditionnelles des produits locaux comme le roquefort ou les couteaux de Laguiole.
Le château de Planèzes, situé à proximité du lac, fut construit au XVe siècle et appartient aujourd'hui à la famille de La Malène, dont l’un des membres, Christian, fur ministre dans les années 60. Il a été inscrit monument historique en 1992.
L’abbaye de Bellecombe est fondée en 1167 par les Cisterciens qui y demeurent jusqu’en 1791. Très imposante, elle a été victime de nombreuses dégradations lors de la Révolution, avant d’être restaurée par des moines trappistes à partir de 1889. Ces moines trappistes quittent Bonnecombe en 1965. Depuis mai 1998, elle est occupée par une communauté charismatique (les Béatitudes) et peut être visitée. Elle accueille également pour des journées ou des séjours.
Préfecture : Albi
Sous-préfectures : Castres
Population : 369 500 hab.
Site web : www.tarn.fr
Par sa superficie et sa population, le département du Tarn est le second de la région Midi-Pyrénées. Aux limites du Sud-Ouest et du Midi, le Tarn a l’avantage de bénéficier d’un climat alliant la verdure et la fraîcheur des paysages atlantiques au climat doux et lumineux de la Méditerranée toute proche.
Avec 369 500 habitants, le Tarn concentre sur 5 758 Km2 de superficie, qualité et douceur de vie : richesses patrimoniales, culturelles et naturelles exceptionnelles, dynamisme économique, vitalité et créativité artistique…
Le tissu économique tarnais est essentiellement composé d’établissements de moins de 50 salariés. L’importance des petites entreprises caractérise l’industrie tarnaise à côté de quelques grands groupes tels que les laboratoires Pierre Fabre. Les emplois de l’industrie se répartissent (80 %) dans la chimie pharmacie, l'agroalimentaire, le verre et les matériaux de construction, le cuir, la métallurgie et le textile.
Le commerce et les services aux particuliers sont principaux pourvoyeurs d’emplois dans le tertiaire.
L’agriculture demeure une valeur sûre, une activité qui compte dans la vie des campagnes.
Le site est le résultat des caprices du Tarn. La rivière fait épingle sur elle-même, un méandre de 3 kilomètres. Sur l'isthme ainsi créé, sans doute le plus étroit d'Europe, elle sépare le village en deux. Cette presqu'île est rattachée à la vallée par une mince enfilade de rochers.
Ambialet le bas
L’église Saint-Gilles, gothique, a été incendiée en 1568 et restaurée en 1994-95. Au-dessus, on trouve le Prieuré et son église, Notre-Dame d’Oder. La porte de l’Holmière protège le village des crues du Tarn et permet d’accéder à la rive droite en empruntant la passerelle. La première digue fut construite en 1291 par les moines du prieuré qui édifièrent en même temps un moulin à l'emplacement de l'actuelle centrale électrique.
Ambialet le haut
En face de la chapelle de Notre-Dame de l’Oder, s’élèvent les ruines majestueuses d’un château-fort, berceau de la famille des Trencavel qui s’opposèrent aux Comtes de Toulouse pendant la Guerre des Albigeois.
C’est le 12 mars 1272 sous Philippe le Hardi roi de France, que Guillaume de Cohardon fonde une bastide royale qu’il nomme Réalmont. Le territoire sur lequel la ville de Réalmont fut établie avait appartenu à Bernard de Boissezon, riche seigneur de l’Albigeois. Il le tenait en arrière-fief du baron de Lombers et en fut dépossédé par les jugements de l’Inquisition pour cause d'hérésie. Par ailleurs le roi de France avait besoin d'accroître son prestige dans la région où l'autorité des seigneurs locaux était grande. C’est pourquoi Philippe le Hardi décida de faire défricher les forêts qui couvraient le Réalmontais et d'y fonder une nouvelle bastide dans laquelle se regroupaient les défenseurs de la foi catholique et du pouvoir royal contre les Cathares. En 1629, le prince de Condé ravagea la ville en réaction à la prise d’armes des protestants.
Ce joli village médiéval tient une partie de son renom des Toulouse-Lautrec-Monfa, l’une des plus vieilles familles de France, dont l’un des membres fut le peintre Henri de Tououse-Lautrec, célèbre pour ses tableaux post-impressionnistes et son rôle clef dans l’apparition de l’art nouveau à la fin du XIXe siècle.
Victime d’une maladie des os, la pycnodysostose, qui l’empêche de grandir, il devint « l’âme de Montmartre », mena une vie de bohème qui eut raison de sa santé. L’alcoolisme et la syphilis l’emportèrent à l’âge de 37 ans.
On sait moins que Toulouse-Lautrec fut un fanatique de cyclisme qui produisit une centaine d’affiches pour les chaînes Simpson ou les grands vélodromes de l’époque. Très proche de Tristan Bernard, qui était le directeur du vélodrome Buffalo, il l’accompagnait partout et dessinait des croquis de coureurs qu’il utilisait pour ses affiches.
C’est la ville natale de l’explorateur Jean-Louis Etienne.
Aux portes de la Montagne Noire, le village est construit sur un puy (puech ou puèg, en occitan). Place forte Cathare, elle fut occupée par Simon de Montfort et ses croisés au XIIIe siècle. Elle se situe en « Pays de cocagne » et prospéra, grâce au pastel. Ces fameuses cacanhas du pastel, en donnant ce fameux « bleu » à toute l'Europe, ont fait la richesse et le renom de la région. Les molins pastilièrs (moulins pasteliers) propices à la diffusion des idées, favorisèrent le développement du protestantisme.
Durant les Guerres de Religion presque tous les habitants de la cité fortifiée sont disciples de Calvin. En 1660, elle devient « la Genève du Haut-Languedoc » par le transfert, dans ses murs, de l'Académie protestante de Montauban. Pendant 25 ans, près de 200 élèves vinrent y recevoir un enseignement. En 1685, la révocation de l'Édit de Nantes entraîna la fermeture de l'Académie et la destruction du temple.
Dans le village naquit et vécut Guillaume Lavabre, cordonnier troubadour, qui en octobre 1792 baptisa la toute jeune république du nom de Marianne. Sa chanson La Garison de Marianna fait donc date et permet au village de se revendiquer « Berceau occitan de la Marianne républicaine ».
C’est aussi la ville natale de George Frêche, le président de la région Languedoc-Roussillon.
Préfecture : Toulouse
Sous-préfectures : Saint-Gaudens, Muret
Population : 1 203 000 hab.
Site web : www.haute-garonne.fr
Au sein de la région Midi-Pyrénées, la Haute-Garonne a Toulouse pour chef lieu et compte 1 135 000 habitants. Ce département est traversé par la Garonne sur 200 kilomètres. Il offre une diversité de paysages et surtout de cultures : citadine autour de Toulouse, campagnarde avec un terroir authentique et enfin une culture montagnarde symbolisée par quatre stations de ski (Luchon-Superbagnères, Peyragudes, le Mourtis Bourg d'Oueil) ou les hauts sommets frontaliers avec l'Espagne. Des atouts qui expliquent que le tourisme emploie de façon permanente plus de 10 500 personnes toutes activités confondues pour un chiffre d'affaires de 457 millions d'euros. Au-delà du foie gras et du magret de canard, le fameux cassoulet de Toulouse est un classique. La saucisse de Toulouse, qui entre dans la préparation du cassoulet, trône parmi les meilleures réussites de la charcuterie française. Enfin l'économie locale repose essentiellement sur l'industrie aéronautique et spatiale.
Il s’agit d’un village perché. À la Butte des Moulins, où un château est mentionné au XIe siècle, un village se développa autour, et c'est là que se tint le premier concile cathare en 1167 en présence du patriarche bulgare Nicetas. Pris par Simon de Montfort 1211. Ensuite, une bastide fut fondée au XIIIe siècle par Eugène de Beaumarché.
Le village passa en 1257 à la Couronne. Il fut le siège du parlement de Toulouse, lorsque la cité fuyait la peste en 1482. Assiégé par les protestants en 1570. Occupé par les Anglais en 1814.
On y trouve des passages couverts, des maisons à colombage, un ancien logis collégial avec façade du XIVe siècle à portes sculptées et fenêtres à meneaux. Les halles du XIVe siècle sont surmontées d'une salle et d'un beffroi.
Le château de Saint-Félix avec un donjon du XIVe siècle découronné, un logis remanié au XVIIIe siècle. Il reste des remparts et une tour ronde.
La collégiale Saint-Félix. L’église a été érigée en collégiale sous le pape avignonnais Jean XXII. Du XIVe siècle, gothique, remaniée au XVIe siècle avec un clocher octogonal, des cloches de 1523 et 1760 et des orgues de Rabiny.
Le cluster « Bio Vallée Lauragais » (regroupement d’entreprises) s’inscrit dans le cadre de l’économie verte au sein du Lauragais, région à fort potentiel agricole. Ce projet répond aux nouveaux besoins des consom’acteurs en produits naturels et biologiques, qui ne trouvent pas toujours les produits qu’ils recherchent. En s’appuyant sur des agriculteurs et éleveurs très engagés, petites et moyennes entreprises pourront assurer leur développement économique tout en valorisant la qualité et la biodiversité du terroir. Bio Vallée Lauragais propose de mettre en commun initiatives et énergies humaines afin d’œuvrer pour un développement durable associant authenticité et innovation.
Cette zone de production bio s’étendra sur un périmètre de 60 km autour de Revel et ne se contentera pas de fournir des produits alimentaires, mais également des cosmétiques ou des matériaux de construction.
Même si l’entreprise a quitté Revel en 1991, le Get 27 reste l’un des fleurons de Revel, où cette crème de menthe fut inventée en 1796 par un distillateur de la ville, François Pons. D’abord employés de la distillerie, Jean Get, qui épouse la fille du patron, et son frère Pierre Get prirent le contrôle de l’entreprise en 1853. A l’origine baptisée Pipermint Get, la boisson se vit bientôt accoler le chiffre de sa teneur en alcool, qui a d’ailleurs baissé régulièrement au cours des ans et n’est plus aujourd’hui que de 21 degrés.
Une autre version de la boisson, destinée aux amateurs d’alcool blanc, est le Get 31, qui chiffre à... 24 degrés mais tire son nom de l’expression « se mettre sur son 31 » ou encore de son département d’origine.
Connue pour son goût, mais aussi pour la forme caractéristique de sa bouteille (lancée en 1860 et inspirée d’une lampe à pétrole), la crème de menthe Get est aujourd’hui distribuée dans 122 pays. Fort de son succès, Jean Get sera même maire de Revel en 1858 et le restera vingt ans.
L'ancienne usine Get à Revel est aujourd'hui un centre culturel : elle abrite une médiathèque, une école de danse et une salle de cinéma, le Ciné-Get. La célèbre bouteille orne la façade du bâtiment qui jadis, diffusait dans Revel son odeur particulière.
Les huit haltes du Tour de France à Revel depuis 1966 ont toujours consacré un baroudeur, de Rudi Altig à Paolo Savoldelli, sans oublier Joachim Agostinho, Charly Mottet ou Erik Dekker.
Charly Mottet pourra y fêter les vingt ans de son premier succès d’étape sur la Grande Boucle. Maillot Jaune pendant six jours en 1987, le coureur de Sallanches avait avoué après ce solo à Revel qu’il ne briguait plus la victoire finale dans le Tour, pour se consacrer aux victoires d’étape. Le Drômois tint parole et remporta deux autres étapes l’année suivante, où il termina pour la deuxième fois 4e à Paris.
Revel sur le Tour, c’est aussi la victoire en 1969, dans un contre-la-montre en circuit autour de la ville, du bolide le plus fameux de l’époque, Eddy Merckx. Le Belge remportait là son deuxième chrono individuel de cette édition pour aller décrocher son premier Tour de France. Le lendemain, la course prenait un raccourci par rapport à l’édition en 2010 en se rendant à Luchon, Raymond Delisle en tête.
| 1342 | Le roi Philippe VI de Valois fonde la bastide de Lavaur sur la Via tolosane. |
| XVIe siècle | Revel devient une place forte des Huguenots. |
| 1629 | La place forte huguenote est démantelée après la paix d’Alès. |
| 1667 à 1672 | Construction par Pierre-Paul Riquet du barrage et du Lac de Saint-Ferréol. |
| 1790 à 1795 | Revel devient chef-lieu de district. |
| 1796 | Invention à Revel du Get 27. |
| 1884 | Naissance à Revel de Vincent Auriol, futur président de la IVe République. |
MUSEE & JARDINS DU CANAL DU MIDI
De 1660 à 1680, Revel fut le quartier général de Pierre-Paul Riquet, constructeur du Canal du Midi. Situé à proximité de la digue de Saint-Ferréol, entre cascades et arbres tricentenaires, le Musée & jardins du Canal du Midi retrace la vie de cet ingénieur de génie et les différentes étapes de la construction de cet ouvrage.