
Bourg-les-Valence - 184.5 km
jeudi 15 juillet
C’est dans les parcours reculés et en élevage que les bergers mènent leurs troupeaux pâturer à loisir l’herbe des prairies de la Crau jusqu’au hauts alpins. Cette qualité d’élevage confère à l’agneau de Sisteron ses caractéristiques : agneau jeune, à la viande claire, d’une douceur et d’une tendreté exceptionnelles. Il bénéficie d’un label rouge depuis 1995 et d’une IGP depuis 2007. Sisteron accueille en outre le premier abattoir municipal de France spécialisé dans les ovins. La ville, au cœur de la principale zone de consommation d’agneau en France, produit 20 % du marché du sud-est avec 8 500 tonnes par an. L’abattoir a obtenu en 2001 le certificat ISO 9001 qui atteste de sa capacité à satisfaire aux exigences des différents labels de qualité (label rouge, agneau biologique, agneau de Manon), d’hygiène et de traçabilité puisque les agneaux abattus à Sisteron sont suivis de leur entré en bergerie jusqu’à la mise en frigo.
Véritable raison d’être de Sisteron, la Citadelle qui couronne la ville, ensemble d'ouvrages d'époques très diverses résultant de modernisations et de reprises successives, rend un hommage particulier à Napoléon Bonaparte. Aménagée dans une casemate, une salle du musée de la forteresse rappelle ainsi, au travers d’une soixantaine d’objets, l’épopée du retour de l’empereur de l’île d’Elbe en 1815. La prise de Sisteron par les 700 hommes qui l’accompagnaient et dirigés par le fidèle Cambronne, était en effet essentielle, la ville étant acquise aux royalistes et la route impériale pouvant être définitivement stoppée si l’on faisait sauter le pont de la Baume. Sisteron conquise le 8 mars, la route du retour vers Paris était ouverte. En ville, Napoléon fut reçu à l’hôtel du Bras d’Or par le grand père du poète Paul Arène. En moins de six jours, Napoléon est ses fidèles gagnèrent Grenoble depuis Golfe Juan par des chemins de muletiers, parcourant plus de 350 km. La route construite en 1930 sur le parcours du retour de l’île d’Elbe prit tout naturellement le nom de route Napoléon. Le 19 mars, soit 18 jours après son débarquement à Golfe Juan, Napoléon était de retour à Paris. Trois mois plus tard, la défaite de Waterloo mettait fin aux « Cent Jours », dont le huitième avait été passé à Sisteron.
Si les concurrents de Paris-Nice connaissent bien Sisteron, qui y a fait régulièrement étape, c’est une première pour le Tour. Et cela tombe bien, car la ville a eu, sur la Course au Soleil, l’étrange particularité de sacrer à trois reprises un coureur qui remportait ainsi sa première victoire pour sa nouvelle équipe... En 1999, Jacky Durand signait ainsi son premier succès sous les couleurs de l’équipe Lotto. Deux ans plus tard, c’est Alex Zülle qui signait son unique victoire pour la formation Team Coast. Enfin le dernier vainqueur d’une étape de Paris-Nice à Sisteron, Carlos Barredo, n’avait jamais remporté la moindre course pour sa formation Quick Step... Avis aux ambitieux toujours en quête d’un premier succès au sein de leur formation.
Pour ce départ, la caravane pourra découvrir le panorama vertigineux de la citadelle et les suiveurs goûter au savoureux agneau qui fait la réputation gastronomique de la « porte de la Provence ». Quant aux coureurs, ils penseront peut-être au poète Paul Arène, enfant du pays et auteur d’un ouvrage intitulé Des Alpes aux Pyrénées.
En mai 2009, la Sisterone, une cyclotouriste organisée en collaboration avec Stephen Roche et Lucien Aimar avait réuni 2 000 concurrents. Elle ne sera pas organisée en 2010 en raison du passage du Tour.
| Epoque romaine | La voie domitienne par Sisteron. |
| VIe siècle | Création du diocèse de Sisteron. |
| XIe siècle | Sisteron devient la capitale des comtes de Forcalquier. |
| 1483 | La Provence, dont Sisteron, est léguée à Louis XI et intègre la France. |
| 1572 à 1594 | Catholiques et protestants se disputent la ville. |
| 1590 | Jean Errard, sans doute assisté d’architectes italiens, conçoit la citadelle actuelle. |
| 1639 | Sur ordre de Richelieu, Jean Casimir de Pologne est enfermé dans la citadelle. |
| 1815 | Napoléon Bonaparte s’arrête à Sisteron de retour de l’île d’Elbe. |
| 1829 | Construction du pont suspendu au-dessus de la Durance. Il est fermé en 1959. |
| 1944 | Les 15 et 17 août, la ville est en partie détruite par des bombardements. |
Préfecture : Valence
Sous-préfectures : Die, Nyons
Population : 473 500 hab.
Site web : www.ladrome.fr
Montagnarde dans le Vercors et le Dévoluy, provençale au Sud, active et dynamique en plaine, à Valence, Romans ou Montélimar, la Drôme est un résumé à elle seule de toute la région Rhône-Alpes.
Si sa vocation industrielle (agroalimentaire, habillement, aéronautique) ne faiblit pas et s'adapte aux réalités modernes, le département conserve une agriculture de haute qualité à l'image de ses vins (Hermitage, clairette de Die), de son huile de Nyons ou de ses truffes.
Pour le touriste, les raisons de visiter la Drôme sont nombreuses. Le département marque déjà la frontière avec le sud ensoleillé et les sites remarquables sont légion : château de Grignan, palais idéal du facteur Cheval, village de Mirmande. Mais c'est peut-être encore la nature qui constitue le principal fleuron du département, dans le Vercors notamment.
C'est en décembre 1975 que Jansac a été rattaché à Recoubeau. L’Église Saint-Baptiste, qui était celle d'une commanderie de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, fut unie à celle de Valdrôme au XVIe siècle.
Le Château de Recoubeau se trouve sur un rocher qui a donné son nom au village (Ricobellum). Acheté par les Arthaud d’Aix en 1241, brûlé en 1574... ayant, par la suite, différents propriétaires, c’est en 1929, qu’il sera cédé à la Congrégation des pères du Saint-Esprit (qui avait une maison des vocations à Allex) devenant, alors, une annexe de l'école apostolique d'ALLEX et une résidence de vacances pour les élèves coloniaux. Le château fut alors transformé et exhaussé. En 1960, La Croix Rouge en fit l’acquisition pour y installer un IMP (Institut Médico-Pédagogique) puis un CAT (Centre d’Aide par le Travail).
Au pied du massif des Vercors, en bord de Drôme, surveillée par la montagne de Glandasse, faisant partie du Parc Naturel Régional du Vercors et du Pays Diois (Communauté de 52 communes englobant 4 cantons). Capitale du Diois, berceau de la Clairette de Die.
On trouve de belles maisons d’époque Renaissance, surtout dans le quartier Saint-Vincent. Le musée de Die et du Diois présente d'étonnantes collections archéologiques et historiques (préhistoire du Diois) et raconte le Moyen âge de cette cité épiscopale et les ravages des guerres de Religion, des remparts romain des IIIe et IVe siècles (3 mètres d’épaisseur sur 2 km de long), la Porte Saint-Marcel, porte principale de la ville, romaine fortifiée a été érigée avec les remparts.
La Tour de Purgnon. Il reste des vestiges d'un château épiscopal transformé en chapelle mariale au XIXe siècle.
La Cathédrale Notre-Dame. L’évêché de Die a existé du IVe siècle à 1801. À cette date, il était en grande partie rattaché à celui de Valence. La cathédrale a été construite entre le XIe et le XIIIe siècle, avec les débris de monuments romains.
De ce monument, il ne subsiste plus aujourd'hui que le porche, une partie du clocher et la muraille de grand appareil de la rue Notre-Dame, qui évoque la majesté des grands édifices romains. Toutes les autres parties ont été détruites pendant les guerres de Religion. Pendant plus d'un quart de siècle, le culte catholique eut lieu sous le porche, seul abri qui restait. Ce ne fut qu'en 1673 que l’évêque de Die, Daniel de Cosnac, fit restaurer l'église, les guerres de religion terminées. Son successeur l'enrichit d'ornements de style Louis XIV et la dota d'une magnifique chaire. Une mosaïque romane, « Les Quatre Fleuves », dans la Chapelle Saint Nicolas, représente symboliquement l’univers. Elle fait l'objet d'un classement au titre des Monuments Historiques, depuis 1840
Petit village vinicole, où se cultive l’ancestrale Clairette de Die, qui fut longtemps un point stratégique de la région. Le donjon surplombe le village. Le château, bâti vers 1200, contrôlait l’accès vers la haute vallée de la Drôme. Détruit partiellement au XVIe siècle, il ne reste que ce donjon éventré, ceinturé par deux restes de courtine.
Le temple est l’ancienne chapelle du château. Devenue temple à la Réforme (deuxième moitié du XVIe siècle), cette chapelle reviendra au catholicisme sous le nom d’église Saint-Apollinaire avant la révocation de l’Édit de Nantes, en 1685. Sauvée de la démolition (qui fit disparaître tous les temples de France), elle sera église réformée après la Révolution Française.
La tour carrée (XVIIe), accotée au mur intérieur Nord (XIIIe) présente 2 cadrans, l’un à l’Est, l’autre à l’Ouest, d’une horloge à aiguille unique. De style roman provençal, la façade Est surplombe la Drôme, présentant 2 chapelles en bretèches du XIVe siècle. Classée monument historique. Beau maître-autel du XVIIe, fresques du XVe siècle, chaire mobile en bois de noyer.
Le nom de la ville vient de sa position : la cité ancienne est posée sur l'extrémité d'une crête rocheuse. Crest est célèbre pour sa tour, le plus haut donjon de France avec 52 mètres. La tour de Crest est la trace d'un imposant château qui fut détruit par Louis XIII, qui le trouvait potentiellement dangereux. La tour fut épargnée et a servi par la suite de prison : y seront enfermés des libertins, des protestants lors des guerres de religion, des opposants au coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte.
Placée aux portes des pré-Alpes, proche du Diois, Crest est une ville de passage pour tous les habitants de la vallée de la Drôme. C'est un centre touristique qui accueille plusieurs festivals : Crest Jazz Vocal, Futura…
À l’époque féodale, Chabeuil fait partie des possessions du prince de Royans, Ismidon II, puis Guidelin qui partit en croisade avec de nombreux seigneurs de la région en 1188. Son fils, Gontard (qui donna son nom à la colline des Gontardes qui domine Chabeuil), fit plusieurs dons à l'abbaye de Léoncel ainsi qu'aux Templiers de Valence.
En 1247, Chabeuil passa aux Dauphins de Viennois. En 1349, le Dauphiné fut rattaché à la France. Au début de la Révolution française, Chabeuil fut choisi pour abriter la préfecture de la Drôme, qui fut déplacée à Valence dès 1790. L’aéroport de Valence se trouve sur la commune de Chabeuil, qui est aussi la ville où l’auteur pour la jeunesse Paul Jacques Bonzon fut instituteur.
Un des exemples les plus septentrionaux des villages perchés que l'on retrouve tout autour du bassin méditerranéen mais qui, au Nord, ne franchissent pas l’Isère. Dès le début du XIIe siècle, Montélier (à l'origine appartenant à une famille éponyme) fut une terre du fief des évêques de Valence, qui y détiennent les droits de justice et y perçoivent les redevances féodales. Territoire malmené par les guerres de religion, le village n'a pas non plus échappé à la terrible peste de 1586.
La magnifique Église Saint-Prix (1892-1902) se situe à l’emplacement de l’ancienne église romane. Elle a été construite en 2 temps. La nef, en majeure partie en pierre de Saint-Paul, d'une belle couleur blanche, fut construite en premier. À l'intérieur, on utilise la pierre de l'Échaillon pour certains chapiteaux et la pierre de Sauzet pour les marches du choeur. La deuxième campagne de travaux a concerné la construction du superbe clocher. Par mesure d'économie, on a remplacé la pierre de Saint-Paul par de la pierre « factice » en ciment.
Le Château de Monteynard. La famille Sassenage a fait élever à la fin du XVe siècle une demeure désignée sous le nom de la Rotonde de Montmusard, en remplacement du vieux château affaibli par les guerres féodales. Avec sa grosse tour et ses tourelles, il n'a gardé de ses origines que son aspect général. Propriété de la famille de Monteynard depuis 1843, il ne se visite pas sauf ses jardins, au moment de la kermesse annuelle de l’école du village.
Dans la source proche du nouveau château se fixa, selon la légende, la fée Mélusine, la femme-serpent dont les Sassenage prétendaient descendre.
Bourg-lès-Valence abrite une association très active, Vice & Versa, qui développe depuis 2003 un travail de sensibilisation à la différence et au handicap ainsi que des découvertes autour des sens en direction de tous les publics sans exception. Vice & Versa organise chaque année un festival tous autour de la thématique : « Révéler la différence et éveiller les sens ».
Le Festival propose un véritable bouillon d’émotions et de rencontres, autour de nombreuses formes d’expressions : exposition, danse, théâtre, musique, conte, nouveau cirque, marionnettes, bal, jeux sensoriels, animations, photographies, arts plastiques, projections cinématographiques, sports, sciences…
Cette manifestation permet de proposer un accès à la culture à des publics de handicapés qui en sont souvent exclus, d’accueillir des artistes handicapés au sein de la programmation, mais également de favoriser les échanges entre handicapés et valides. L’association organise également une agora qui permet des rencontres et des débats autour de la différence, mais aussi des formations (braille, langage des signes) également ouvertes à tous les publics.
L'ancienne cartoucherie de Bourg-lès-Valence est devenue en mai 2009 la Cour des Images. Le bâtiment, acquis par la mairie en 1993, a été entièrement rénové par l'architecte Philippe Prost. Le défi consistait à faire des bâtiments de l'ancienne usine d'armement, classée en 2003, un pôle d'excellence lié à l'image d’animation. Après Annecy, Lyon et Lussas, Bourg-lès-Valence devient ainsi le quatrième pôle d'excellence lié à l'image dans la région Rhône-Alpes. Sur un espace de plus de 4.000 m2, la Cour des images accueille les studios Folimage, spécialisé dans le dessin animé, et la Poudrière, école européenne du film d'animation. Le site abrite également l'Equipée, association pour le développement de cette forme de cinéma. Les sociétés de production Teamto, Les Films du Nord, Fargo/Toondra, Les Tanukis et la Commission du film Drôme-Ardèche s’installent également sur le site, bâti en 1855 par l’entrepreneur fouriériste Nicolas Sanial. Véritable cloître industriel, le site ferme en 1964. Un espace est réservé au sein de la Cour des Images pour rappeler le passé ouvrier du site.
Cette arrivée est une première pour Bourg-lès-Valence, qui fait aussi bien que sa grande voisine, Valence, hôte d’une seule étape du Tour en 1996. Bourg s’est testé en 2009 en accueillant le départ d’un contre-la-montre du Dauphiné Libéré qui avait pris des allures de championnats du monde de la discipline.
Maillot arc-en-ciel sur le dos, l’Allemand Bert Grabsch s’était imposé dans cet effort de 42,4 km, devant Cadel Evans et David Millar, qui connurent tous les deux les honneurs des podiums mondiaux (même si Millar fut destitué de son titre du contre la montre en 2001). La suite du classement était tout aussi impressionnante, le Tchèque Frantisek Rabon prenant la 4e place devant Alberto Contador.
La ville dispose d’un club dynamique, le Sprinter Club, où est licencié l’ancien coureur pro Christophe Edaleine, qui participa à trois Tours entre 2002 et 2004. Rappelons par ailleurs que Charly Mottet sera tout près de ses terres natales puisqu’il est né à Valence. Autre régional dans le peloton actuel, Sébastien Joly est originaire de la Drôme.
| Epoque romaine | Bourg est un port important sur le Rhône. |
| XVIe siècle | Création des premières manufactures au bord des canaux. Influence de la famille Genas, qui possède une propriété en ville. |
| 1567 | Guerres de religion et destruction de l’église Saint-Pierre, l’une des plus anciennes du Valentinois. |
| 1853 | Construction d’une usine textile, transformée en cartoucherie nationale en 1874, qui ferme ses portes en 1964. Rachetée par la mairie en 1993, elle est, depuis 2003, inscrite à l’inventaire des monuments historiques. |
| 1955 | Construction du lycée agricole du Valentin dans un vaste domaine du XVIIe siècle. |
| 1968 | Construction de la centrale, de l’écluse et du barrage sur le Rhône. |
| 1888 | Invention de la liqueur du Mont-Corbier par l’abbé Guille. |
| 1992 | Le lycée général des Trois Sources est bâti sur le domaine du Valentin. |