Guide touristique

Étape 10 : ChamberyGap - 179 km
mercredi 14 juillet
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Étape 10
 
Chambery
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CHAMBÉRY AUJOURD’HUI

CHAMPIONNE DE LA LECTURE PUBLIQUE

Chambéry vient en tête des villes françaises pour ses actions en matière de lecture publique (dépenses par habitants). Le nombre de prêts de documents y est trois fois plus élevé que dans la moyenne des autres villes de sa catégorie. Sa bibliothèque multiplie les initiatives pour suivre l’évolution des attentes (première borne de téléchargement gratuit en Rhône-Alpes, bibliothèque hors les murs, bibliothèques de quartier, carte de bébé lecteur attribuée gratuitement à chaque enfant né à Chambéry, espace Médiavue ouvert aux personnes handicapées, « donneurs de voix » pour la lecture d’ouvrages pour les non-voyants.
Jean-Jacques Rousseau, l’un des plus célèbres hôtes de la cité des Ducs de Savoie, serait assez fier de sa ville d’adoption, qui a donné son nom à sa médiathèque.

CHAMBÉRY : GROS PLAN

LE COMTE DE BOIGNE, AVENTURIER CHAMBÉRIEN

Fils d’un commerçant en fourrures de Chambéry, Benoît Leborgne est fasciné, enfant, par les animaux exotiques (fauves, éléphants) peints sur la devanture de la boutique paternelle. Ils lui donneront le goût de l’aventure. Enrôlé dans le régiment irlandais de Louis XV, il parcourt l’Europe et écoute les récits des anciens qui ont combattu aux Indes. Engagé dans le régiment du comte Orlov, il est capturé et réduit en esclavage par les Turcs pendant quelques semaines. Libéré, il se rend à Smyrne où des marchands le convainquent de se rendre en Inde pour y faire fortune. Recommandé par Orlov, la tsarine Catherine II et des amis officiers anglais, il arrive en Inde après un voyage mouvementé. Après des débuts difficiles, il entre au service de souverains locaux. A Lucknow, il change son nom de Leborgne en De Boigne et officie pour le compte de Mahadaji Sindhia, qui règne sur l’empire marathe. Devenu général, il entraîne et commande une force de près de 100 000 hommes organisée sur le modèle européen qui permet à la Confédération marathe de dominer l'Inde du nord et de rester le dernier État autochtone de l'Hindoustan à résister aux Anglais. Au soir de cette vie mouvementée, Benoît de Boigne revint en Europe, d'abord en Angleterre, où il se remaria avec une émigrée française après avoir répudié sa première épouse d'origine persane, puis à Paris et enfin en Savoie. Devenu notable, il consacra la fin de sa vie à des œuvres de bienfaisance au profit de Chambéry, sa ville natale, où il meurt en 1830. Le roi de Piémont - Sardaigne lui attribua le titre de comte.

CHAMBÉRY et le cyclisme

CHAMPION DE LEMOND

Par sa position privilégiée au pied des montagnes, Chambéry est bien évidemment une terre de cyclisme, même si elle n’a jamais accueilli d’arrivée du Tour qui privilégie de terminer au sommet qu’en plaine. En revanche la capitale des Ducs de Savoie organisa un des championnats du monde sur route les plus mémorables en 1989. Greg LeMond, qui venait de signer un retour éblouissant en enlevant la Grande Boucle pour huit secondes devant Laurent Fignon, confirmait sur le circuit de Chambéry que 1989 était sa grande année. Avec dans sa chair les séquelles de l’accident de chasse qui avait failli mettre fin à sa carrière quelques mois plus tôt, l’Américain se payait le luxe de répondre à une attaque de Laurent Fignon (décidément !) dans la côte de la Montagnole, pour s’imposer en finisseur devant Dimitry Konyshev et Sean Kelly. Six ans après son premier sacre mondial, LeMond était bien, cette année-là, un ressuscité... Le triple vainqueur du Tour donna d’ailleurs le nom de Chambéry à l’un des modèles de vélos qu’il commercialisa par la suite.
Dans le Tour, Chambéry se contentait jusqu’ici du départ en 1996 d’une étape conduisant le peloton aux Arcs. Luc Leblanc s’était imposé au terme d’une journée mouvementée, qui avait vu Stéphane Heulot perdre son Maillot Jaune au profit d’Evgueni Berzin, Miguel Indurain abandonner ses dernières illusions tandis que Johan Bruyneel se faisait une belle frayeur en basculant dans un ravin. La ville a pourtant une longue tradition cycliste puisqu’elle accueillit le Critérium du Dauphiné Libéré à vingt reprises et y vit gagner Jacques Anquetil, Bernard Thévenet ou Bernard Hinault. De 1991 à 2004, la défunte Classique des Alpes servit également de préambule aux grandes ascensions de l’été.
Chambéry est également le siège de l ‘équipeAG2R-La Mondiale et de son centre de formation, le Chambéry Cyclisme Compétition, club qui date de 1886. Vincent Lavenu fait d’ailleurs partie, avec Gilles Delion, vainqueur d’une étape du Tour 1992, des coureurs professionnels que la ville a produits.

CHAMBÉRY : les grandes dates

XIe siècle Apparition du vocable Camberiac pour la localité installée sur ce qui fut sans doute un oppidum gaulois puis un castrum romain.
1232 La ville passe aux mains de la maison de Savoie.
1295 Chambéry devient la capitale des Ducs de Savoie.
1452 à 1578 Le Saint-Suaire, propriété des Ducs de Savoie, est exposé dans la cathédrale.
1729 Jean-Jacques Rousseau s’installe à Chambéry.
1838 Inauguration de la fontaine des Eléphants, qui rappelle les exploits en Inde du général de Boigne, bienfaiteur de la ville.
1860 La ville devient définitivement française.
1944 Importantes destructions dans le cadre des bombardements du 26 mai.
1979 Création de l’université de Savoie.

CHAMBÉRY : à voir

LE CHATEAU DES DUCS DE SAVOIE.
Construit à l'extrémité de la colline de Montjay, le Château des Ducs de Savoie fut la résidence principale de la maison de Savoie de 1295 à 1563. Incendié à plusieurs reprises, la dernière fois en 1997, il se compose aujourd'hui d'un ensemble de bâtiments dont les constructions s'échelonnent du XIVe au XIXe siècle, et accueille les locaux de la Préfecture.

LA FONTAINE DES « 4 SANS CUL ».
Elle a été érigée en 1838 par le sculpteur grenoblois Pierre-Victor Sappey, qui commémore les exploits en Inde des Marathes du Comte de Boigne (1751-1830) après sa mort en 1831. Quatre éléphants réunis par la croupe, réalisés en fonte de fer, jettent l’eau par la trompe dans un bassin de forme octogonale. Ils portent chacun une tour de combat surmontée d’un bas-relief ou d’une inscription. Au-dessus se trouvent une grande variété de trophées. La fontaine est devenue le symbole de Chambéry.


Une fois étape du Tour en 1996 (départ)
Préfecture de la Savoie.
Population : 60 000 habitants (Chambériens, Chambériennes)
Économie : services, agroalimentaire, transports.
Personnalités : Jean-Jacques Rousseau, Renaud et Gautier Capuçon (virtuoses), Yann Bartes (Canal +), Jean-Claude Blanc (Pdt Juventus Turin), Gregory Lemarchal (chanteur), Philippe Gardent (handballeur), Ahmed Mouici (chanteur).
Sports : Chambéry Savoie Handball, Stade Olympique chambérien rugby, Chambéry escalade.
Festivals : Festival de la BD (l’un des premiers de France), Festival du 1er Roman, Nuits de la Roulotte (musique tsigane).
Labels : Ville d’Art et d’Histoire, ville fleurie (3 fleurs), tourisme et handicap, Science et culture, innovation, pôle d’excellence cœur de ville, écharpe d’Or de la Prévention Routière.
Spécialités : couteaux Opinel, pâtes Alpina Savoie, crozets (petits carrés de pâtes au sarrasin), truffes en chocolat, vermouth, liqueurs et sirops, cafés Folliet.
 

DÉPARTEMENT DE LA SAVOIE


Préfecture : Chambéry
Sous-préfectures : Albertville, Saint-Jean-de-Maurienne
Population : 405 000 hab.
Site web : www.cg73.fr


La Savoie, ce sont 405 000 habitants répartis sur 6 257 km2, structurés en sept territoires, eux-mêmes divisés en 37 cantons. L'activité touristique constitue le moteur de l'économie depuis de longues années. Notamment grâce aux 60 stations de sports d'hiver qui génèrent 21 millions de journées touristiques en hiver, aux trois parcs (Vanoise, Bauges et Chartreuse) ou aux six stations thermales du département : Aix-les-Bains, Aix Marlioz, Challes-les-eaux, Brides-les-Bains, la Léchère, Salins-les-Thermes. Sans oublier le plus grand lac naturel de France, le lac du Bourget. Au tourisme s'ajoutent des activités métallurgiques et énergétiques ainsi que des échanges transfrontaliers avec la Suisse. Ce qui explique un taux de chômage relativement bas (6% en 2008). Au-dessus des villes ou les villages de montagne se dresse un étonnant patrimoine architectural rappelant le riche passé historique du Duché de Savoie, et dont le château de Chambéry constitue le plus beau fleuron. Classé monument historique en 1881, il abrite le siège de l'hôtel du département et de la préfecture. La Savoie a accueilli en 1992 les Jeux olympiques d'hiver à Albertville et dans les stations de la Tarentaise.

APREMONT

KM 3,5 : APREMONT (960 hab.)

Dans la nuit du 24 novembre 1248, un retentissant éboulement du Mont Granier façonna à jamais le paysage de la Cluse de Chambéry. C'est ainsi qu'est né ce terroir d'exception, parsemés de bloc de rochers qui confèrent au vignoble une réelle spécificité.
Situées à une altitude moyenne de 350 m et baignées par le soleil levant, les vignes d'Apremont sont travaillées depuis des siècles.
Le cru Apremont s'étend sur trois communes (Apremont, Saint-André-les-Marches et Saint-Baldoph) ce qui représente au total 400 hectares. Il est le cru le plus important des vins de Savoie.

 
Isere

DEPARTEMENT DE L’ISÈRE


Préfecture : Grenoble
Sous-préfectures : La Tour-du-Pin, Vienne
Population : 1 178 000 hab.
Site web : www.cg38.fr, www.isere.fr


Au cœur des Alpes, à moins de trois heures de Paris en TGV, ce département présente un profil géographique singulier, qui se décline des hauts sommets du massif de l'Oisans jusqu'aux rives du Rhône, de Vienne la « romaine » et de ses parfums du Sud. Parmi ses richesses à découvrir, le domaine de Vizille, qui comprend au sein d'un parc de 100 hectares le château du duc de Lesdiguières, construit au XVIIe siècle. Ce dernier abrite le musée de la Révolution française. Mais aussi Saint-Antoine l'Abbaye, haut lieu de la foi catholique au Moyen âge, un village touristique fréquenté pour son architecture médiévale. Baignée par le Rhône, Vienne est de son côté imprégnée de son passé gallo-romain. Adossé aux pentes rocheuses du mont Pipet, le théâtre romain accueille depuis plus de vingt ans le célèbre festival Jazz à Vienne. Impossible d'oublier la préfecture, Grenoble, ville étudiante, cosmopolite, cultivée, pionnière avec son célèbre téléphérique urbain et sa maison de culture. Le département, qui ne comporte pas moins d'un parc national (les Ecrins) et de deux régionaux (Chartreuse et Vercors), 11 réserves naturelles et plus de 4.400 hectares d'espaces naturels sensibles, attire en masse les touristes. Fort de ses 466.00 emplois pour 1.150.000 habitants, l'Isère affiche un taux de chômage restreint (6,4%) et constitue notamment le premier pôle de recherche publique français, après Paris.

PONTCHARRA

KM 17 : PONTCHARRA (7 500 hab.)

Construit à partir de 1404, le Château Bayard, situé à Pontcharra, domine de sa colline la vallée du Grésivaudan. Il est classé au titre des Monuments historiques depuis 1915. Le musée Bayard y a été créé en 1975 et présente la vie et le mythe de Pierre de Terrail, seigneur de Bayard, le célèbre chevalier « sans peur et sans reproche ». Pontcharra est également la ville natale du pilote automobile René Arnoux.

URIAGE-LES-BAINS

KM 59,5 : URIAGE-LES-BAINS (4 800 hab. pour SAINT-MARTIN)

Découverte par les Romains, Uriage-les-Bains devra attendre le XVIIIe siècle pour que soient reconnues les propriétés uniques de son eau. L'eau thermale jaillit de la source à 27°. Elle est salée, riche en oligoéléments et en plancton. Elle est chlorurée, sodique, sulfurée et possède une particularité unique au monde, l'isotonie : sa concentration moléculaire est semblable à celle du sérum sanguin, ce qui permet une excellente tolérance.
Uriage a joué un rôle important pour la Résistance française durant la guerre, grâce à l'École des cadres d'Uriage (dont fit partie Hubert Beuve-Méry, fondateur du Monde). Cette école s'installa dans le Château d'Uriage qui surplombe le village.

VIZILLE

KM 65 : VIZILLE (7 700 hab.)

Point de passage important entre l’Italie et Grenoble, Vizille fut à l’origine un oppidum gaulois. Les Romains durent renoncer souvent à ce passage, repoussés par les Allobroges. Elle devint Castra Vigiliae, station militaire sur la voie romaine. Possession de l'abbaye de Cluny au Xe siècle, elle fut prise par les protestants au XVIe siècle, puis par les catholiques. Lesdiguières, devenu lieutenant général du Dauphiné, acquit le vieux château et le fit reconstruire.
Le 21 juillet 1788, faisant suite à la Journée des Tuiles (7 juin), des notables de la région de Grenoble organisèrent l'Assemblée de Vizille réunissant 50 prêtres, 165 nobles et 276 représentants du tiers-état. L'assemblée réclame la réunion des États généraux et leur vote par tête. Bien que donnant une apparence démocratique annonçant la Révolution française, l'Assemblée de Vizille est d'abord l'expression de l'opposition des classes privilégiées aux tentatives de réformes, notamment fiscales, de Brienne.
Thierry Claveyrolat, meilleur grimpeur du Tour 1990, était surnommé « l’aigle de Vizille ». Vainqueur de deux étapes du Tour, il s’est donné la mort dans le village proche de Notre-Dame-de-Mésage.

Domaine départemental de Vizille
Le domaine comprend le Château de Vizille, anciennement château du Duc de Lesdiguières, qui devint une résidence des présidents de la République française avant d'être revendu au Conseil général de l'Isère.
Le château abrite depuis 1984 un musée de la Révolution française. Les jardins du Parc du Domaine départemental de Vizille s'étendent devant le château sur une centaine d'hectares. Ils étaient autrefois territoire privé de chasse du Duc de Lesdiguières. Ils comprennent de larges étendues de pelouses bordant un canal, des parterres à la française, une forêt avec des arbres centenaires aux essences multiples, une roseraie et un parc animalier d'une soixantaine d'hectares.

LAFFREY

KM 76,5 : LAFFREY (357 hab.)

Laffrey est une localité touristique, à 30 km au sud de Grenoble, célèbre pour ses lacs. Le 7 mars 1815, de retour de l’île d’Elbe, Napoléon Bonaparte rencontre à Laffrey un bataillon envoyé par Louis XVIII pour l'arrêter. Napoléon s'avance seul au-devant des troupes sur ce qui est désormais nommé la « Prairie de la Rencontre ». Devant l'indécision des soldats lui faisant face, il s'approcha à portée de fusil, entrouvrit sa redingote et s'écria: « S'il est parmi vous un soldat qui veuille tuer son Empereur, me voici.» A ces mots, le bataillon mit bas les armes et se précipita vers Napoléon en pleurant. Après cet épisode, Napoléon dit au général Cambronne : « C'est fini. Dans huit jours nous serons à Paris ».
Une statue équestre rappelle l’événement sur la Prairie de la rencontre.

 

DÉPARTEMENT DES HAUTES-ALPES


Préfecture : Gap
Sous-préfectures : Briançon
Population : 132 000 hab.
Site web : www.cg05.fr


Le département le plus haut de France en moyenne est baigné par la Durance, qui constitue l’épine dorsale de son territoire. Le haut et le moyen bassin de la Durance constituent une voie de passage (d'Espagne en Italie, selon l’expression consacrée) et une limite climatique entre les Alpes du Nord et les pré-Alpes méridionales, déjà méditerranéennes. Enclavé jusqu’à l’arrivée du chemin de fer, le département a appris dans ces conditions souvent difficiles à vivre en quasi-autarcie, ce qui s’est révélé un atout dans les périodes les plus dures de son histoire. Le département, essentiellement rural (forêts, pâturages, fruits, élevage, vigne dans la vallée de la Durance, lait) fait depuis quelques années de sérieux efforts en vue de développer le tourisme d'été, notamment autour du lac de Serre-Ponçon, et celui d'hiver dans des stations bien équipées, parmi lesquelles Montgenèvre, Serre-Chevalier, Vars, les Orres, Risoul, Ceüze).

 

Gap aujourd’hui

LES PRETRES CHANTEURS DE GAP

Evêque de Gap et d’Embrun depuis 2003, Mgr Jean-Michel De Falco a trouvé une jolie idée pour financer la construction de la future église Notre Dame de Laus, dans les Hautes-Alpes. S’inspirant de l’exemple du groupe irlandais The Priests, l’ancien porte-parole de l’église de France a décidé de faire chanter, dans le meilleur sens du terme, trois membres du clergé de son diocèse. Les Prêtres ont depuis sorti un album Spiritus Dei, qui rencontre un vrai succès. Jean-Michel Bardet curé du centre de Gap, était déjà musicien, tandis que Charles Troesch, ordonné prêtre en 2009, avait fait partie des Petits chanteurs à la Croix de bois. Le troisième homme du groupe, Dinh NGuyen Nguyen, est séminariste. Les recettes de l’album iront également à l’informatisation d’une école catholique à Madagascar.
Outre des classiques du répertoire sacré, comme Ave Maria ou Minuit Chrétien, les Prêtres interprètent également Quand on a que l’amour de Jacques Brel ou le Hallelujah de Leonard Cohen. Nos trois prêtres remplissent également les sales de concert.

Gap : gros plan

LE JARDIN ALPIN

Adossé à la montagne qui surplombe la ville de Gap, le domaine de Charance s’étend de 100 m à 1903 m d’altitude, où il offre un panorama exceptionnel. Le site abrite depuis 2004 le Conservatoire botanique national alpin, qui étudie, protège et fait connaître au public la flore alpine. L’amoureux de la nature peut se promener autour du lac, dans le jardin à l’anglaise et flâner dans le jardin en terrasses, label « jardin remarquable », qui regroupent de nombreuses variétés de plantes. De nombreuses animations, conférences, manifestations, stages, expositions sont proposés par le service d’animation ainsi que des visites accompagnées dans les jardins ou dans le musée agricole. Loin d’être fermé et accessible aux seuls scientifiques, ce site de culture des plantes rares et menacées, qui attisait la curiosité de nombreux promeneurs du Domaine de Charance, s’ouvre aux beaux jours au grand public au travers d’animations pédagogiques. En partenariat avec la ville de Gap et grâce à une forte implication de six structures d'éducation à l'environnement du département, deux programmes d'animations sont proposés au grand public et aux scolaires.

Gap et le Cyclisme

ARMSTRONG LE VETETISTE

L’image restera à jamais associée aux arrivées du Tour à Gap. Neuvième étape du Tour 2003, à 4 km de l’arrivée à Gap, dans la descente de la Côte de la Rochette, la roue arrière de Joseba Beloki, surchauffée par le bitume, se vrille, entraînant l’Espagnol au tapis juste devant Lance Armstrong, qui évite la chute en se lançant dans une descente à travers champs pour regagner la route... Ses talents d’acrobate ont permis à l’Américain d’éviter la catastrophe et d’aller remporter son sixième Tour de France. Quant à Joseba Beloki, cette chute a pour ainsi dire marqué la fin de sa carrière.
En vingt visites à Gap, la Grande Boucle a vu les victoires de coureurs de la trempe de Raphaël Geminiani, Gastone Nencini, Jean-François Bernard, Erik Zabel ou Alexandre Vinokourov. Mais la préfecture des Hautes-Alpes fut aussi le départ d’étapes de légende vers Briançon, qui virent s’imposer successivement Louison Bobet, Fausto Coppi et Federico Bahamontes. Depuis, le départ de Gap s’est plutôt fait vers l’Alpe d’Huez, comme en 1991 (victoire de Gianni Bugno) ou en 2006 (Frank Schleck).

Gap : les grandes dates

20 av. JC Création de la via Cottia, reliant Turin à Valence. Un camp romain est installé sur le site de Gap.
XIVe siècle L’installation des papes à Avignon multiplie les voyages entre la France et l’Italie et Gap prospère grâce à la laine et aux tanneries.
1626 Mort de François de Bonne de Lesdiguières, dernier connétable de France. Son mausolée se trouve dans le musée de Gap.
1692 Les troupes de Victor-Amédée II du Piémont, en guerre contre Louis XIV, ravagent la ville, vidée de ses habitants.
1790 Gap devient la préfecture des Hautes-Alpes.
1802 Le baron de Ladoucette, préfet des Hautes-Alpes sous Napoléon 1er, développe la ville et crée le musée de Gap.
1815 Napoléon, de retour de l’île d’Elbe, passe à Gap.
1875 Arrivée du chemin de fer.
1548 Création de l’université de Reims par le cardinal de Lorraine.
1983 Le 4e régiment de chasseurs s’installe à Gap.

Gap : à voir

LA CATHEDRALE.
Dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, elle a été classée Monument Historique le 9 août 1906. La cathédrale fut construite de 1867 à 1905 sur les plans de l'architecte Charles Laisné qui a su harmoniser les styles roman-provençal et gothique des édifices antérieurs. Elle fut consacrée en 1895. Certaines des maisons situées derrière la cathédrale, place aux Herbes et place Gavotte sont les plus anciennes du centre ville.

LA STATUE DU BARON LADOUCETTE.
Jean Charles François Ladoucette, baron d'Empire (Nancy 1772-Paris 1848) fut le deuxième préfet des Hautes Alpes. De 1802 à 1809, il contribua activement à l'essor du département. C'est en mémoire de ses bienfaits qu'un décret impérial du 29 novembre 1861 autorisa l'élévation de sa statue réalisée par Jean Marcellin.








20 fois ville étape
Préfecture des Hautes-Alpes
Population : 37 000 habitants (Gapençais, Gapençaises)
Économie : services, garnison, tourisme, BTP.
Personnalités : Guillaume Farel, Baron de la Doucette, Gilles Grimandi.
Sports : Rapaces de Gap (hockey sur glace), Gap FC (CFA).
Festivals : festival international de danses folkloriques.
Spécialités : champagne, biscuits roses de Reims, nonnettes.
Labels : trois fleurs.
Surnom : capitale douce.