
Paris Champs-Élysées
164 km
dimanche 26 juillet
La route du Tour de France représente pour beaucoup de spectateurs une occasion de découvrir les richesses du territoire. Le guide touristique, édité cette année en version électronique, recense sur chaque étape les sites qui se démarquent par leur patrimoine culturel ou architectural.
Télécharger le guide touristique de l’étape(.pdf, 12 pages)
Rebaptisée Île-de-France depuis 1976, après s’être appelée Région parisienne, c’est la première région de France en termes de population et de PIB. Ses quelque 11,7 millions d’habitants sont répartis sur huit départements : Essonne, Hauts-de-Seine, Paris, Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Yvelines. Au sein de cette région, l’agglomération de Paris ne s’étend que sur 20 % de sa surface.
Avec 18,4 % de la population française métropolitaine et une population active de 5,5 millions d’habitants, l’Île-de-France est la première métropole européenne en termes de PIB et la cinquième au monde, derrière Tokyo, New York, Los Angeles et Osaka.
Même si 83 % des emplois sont créés dans le tertiaire, l’Île-de-France demeure la première région industrielle de France, mais aussi une très importante région agricole (céréales). Le tourisme, Paris restant la première destination mondiale, est également prépondérant.
De façon indirecte, le Tour doit beaucoup au plus célèbre des anciens habitants de Bry-sur-Marne : Louis Daguerre, inventeur du daguerréotype, est le lointain ancêtre de tous les photographes qui ont immortalisé l’épreuve.
Vestiges d’une atmosphère parisienne d’antan, on trouve encore à Champigny, sur les bords de Marne, des guinguettes qui accueillent les amateurs de « vintage », pour un repas au bord de l’eau.
Préfecture : Melun
Sous-préfectures : Fontainebleau, Meaux, Provins, Torcy
Nombre d’habitants : 1 250 000
Préfecture : Bobigny
Sous-préfectures : Le Raincy, Saint-Denis
Nombre d’habitants : 1 500 000
Préfecture : Créteil
Sous-préfectures : L'Haÿ-les-Roses, Nogent-sur-Marne
Nombre d’habitants : 1 300 000
Jean-Christophe Rosé
Jean-Christophe Rosé, documentariste passionné de sport, a notamment réalisé « Marcel Cerdan » (2008), « Maradona, un gamin en or » (2006), « Pelé-Garrincha, dieux du Brésil » (2002), « L’odyssée du coureur de fond » (1997) ou « l’Équipée Belle », en 2001, qui lui a permis de découvrir le Tour de France de l’intérieur.
« Je trouve que Paris est une ville qui a un ciel, un beau ciel chargé et un peu dense, qui se marie parfaitement avec le gris de la pierre. Et puis, posséder un fleuve, en l’occurrence la Seine, ça représente un atout. Car je suis sensible à l’harmonie des couleurs entre l’eau, l’air et la terre. Très Germanopratin, j’aime mon quartier au coin de la rue du Bac et du boulevard Saint-Germain. J’ai découvert cette ville à 12 ans, en arrivant de Genève. Au début, j’ai trouvé que c’était un gros trou noir. Je me réfugiais au Parc des Princes, pour son ciel et sa pelouse et bien sûr, afin d’admirer des athlètes un peu mythiques. Car, à l’époque, il y avait trois ou quatre clubs de foot résidants et du cyclisme, avec l’arrivée du Tour.
En 2000, j’ai tourné un film sur la Grande Boucle et l’équipe Cofidis qui s’appelle « L’Équipée Belle ». Dans le vélo, les coureurs sont issus de milieux populaires et quand on ne fait pas partie de leur monde, ils sont méfiants. Même si je me suis bien entendu avec Massimiliano Lelli, le capitaine de route de Cofidis, en partie parce que je parle italien. J’ai trouvé que le Tour était une ruche avec une multitude de familles. Je trouve aussi qu’Indurain puis Armstrong ont étouffé le Tour. Anquetil dominait mais pouvait avoir de grosses défaillances. L’épreuve en elle-même est plus forte que les coureurs. Le fait qu’il n’y ait plus de patron ne constitue donc pas un handicap, bien au contraire. »