Guide touristique

étape 19 - Bourgoin-Jallieu Aubenas 178 km
vendredi 24 juillet

La route du Tour de France représente pour beaucoup de spectateurs une occasion de découvrir les richesses du territoire. Le guide touristique, édité cette année en version électronique, recense sur chaque étape les sites qui se démarquent par leur patrimoine culturel ou architectural.

La région

Rhône-Alpes

Deuxième par sa taille, par son poids économique et sa population, la région Rhône-Alpes est aussi la 6e d’Europe. Ce vaste espace de 43 698 km² pour plus de six millions d’habitants s’articule autour de quatre pôles principaux : Lyon, Grenoble, Saint-Étienne et même Genève qui, par sa proximité avec la région, joue un rôle important dans l’économie et les échanges de la région.

Par sa taille et la spécificité des huit départements qui la composent, la région, articulée autour de la vallée du Rhône entre Massif Central et Alpes, est d’une extrême diversité : montagnarde à l’est (Savoie, Haute-Savoie, Isère), urbaine et industrielle au centre et au nord, rurale et déjà provençale au sud (Ardèche, Drôme).

Dans ce vaste ensemble se trouvent rassemblées de nombreuses industries, mais la région n’oublie jamais sa vocation agricole, sa production de fruits et de grands vins. Sur le plan touristique, l’offre de Rhône-Alpes est également extrêmement variée. La région concentre les stations de ski les plus célèbres de France, mais est aussi largement ouverte au tourisme vert, dans l’Ain comme dans l’Ardèche ou la Drôme. La gastronomie est, à l’image de Lyon, sa capitale, à l’honneur dans l’ensemble de la région.

Sur la route…

Romans-sur-Isère

La ville s’est développée grâce à l’industrie de la chaussure. Si l’activité a fortement décliné, Romans reste célèbre pour ses inégalables ravioles.

Privas

Il s’agit de la seule préfecture de France où l’on ne peut accéder par le train. Elle reste néanmoins le point d’accès privilégié à tous les somptueux sites naturels du département, et la capitale mondiale du marron glacé.

 

Les départements

Isère

Préfecture : Grenoble
Sous-préfectures : La Tour-du-Pin, Vienne
Nombre d’habitants : 1 172 000

Drôme

Préfecture : Valence
Sous-préfectures : Die, Nyons
Nombre d’habitants : 467 000

Ardèche

Préfecture : Privas
Sous-préfectures : Largentière, Tournon-sur-Rhône
Nombre d’habitants : 307 000

 

Le Tour en visite chez…

Laurent Paganelli© Presse Sports

Laurent Paganelli, natif d’Aubenas, a joué notamment à Saint-Étienne où il fut champion de France de football en 1981. Désormais consultant et homme de terrain sur Canal +, il participe à l’émission « Les Spécialistes ».

« Je suis né à Aubenas, je me suis marié à la mairie et ma tante Adrienne y vit toujours. J’en garde des souvenirs merveilleux : mes premiers tournois de foot dans la région, les parties interminables sur le parking des Blaches, le quartier Saint-Antoine où j’ai grandi, la rue des Cordeliers où l’on piquait des bonbons chez l’épicier. Pour des gosses, Aubenas et l’Ardèche étaient des coins fantastiques, avec la nature partout. Tout le monde se connaît, c’est festif, il n’y a pas de querelles de voisinage. Cette ambiance est restée, avec beaucoup de solidarité entre les gens. D’ailleurs, quand je suis aux abords d’un stade de Ligue 1 et que quelqu’un me dit : « Je suis d’Aubenas », je m’arrange toujours pour le faire rentrer.

Sur le plan économique, la ville a connu des difficultés. Mon père a par exemple dû partir à Avignon pour aller travailler à la SNCF. Mais aujourd’hui, les jeunes ne vont plus à Valence ou ailleurs : le commerce, les services et les zones industrielles leur assurent du travail, sans pour autant tuer le centre-ville. Je conseille d’aller visiter le château. Le chanteur Jean Ferrat vit juste à côté, il a ses ruches, joue au poker. Je le connais un peu. Mon cousin Yves Paganelli, chanteur et écrivain, est aussi une figure locale.

C’est super que le Tour passe chez nous, car c’est une région qui aime le vélo. Quand j’étais môme, j’adorais assister au Grand Prix d’Aubenas, une course sur un circuit à parcourir soixante fois, avec deux côtes. Il y avait plein de sprints intermédiaires, les commerçants donnaient de l’argent et nous on admirait le spectacle perchés sur le toit des maisons. »