
Issoudun
194.5 km
mardi 14 juillet
La route du Tour de France représente pour beaucoup de spectateurs une occasion de découvrir les richesses du territoire. Le guide touristique, édité cette année en version électronique, recense sur chaque étape les sites qui se démarquent par leur patrimoine culturel ou architectural.
Télécharger le guide touristique de l’étape(.pdf, 11 pages)
Avec un peu plus de 730 000 habitants, le Limousin est la deuxième région la moins peuplée de France métropolitaine après la Corse. La région est longtemps restée isolée des grands axes et sa démographie était en baisse constante au cours du siècle écoulé. Mais le Limousin rattrape son retard. La mise en service de l’autoroute A20 reliant Paris à Toulouse et l’ouverture de la A89 transversale Bordeaux-Clermont-Ferrand ont largement désenclavé l’ensemble du Massif Central. La mise en place d’une ligne à grande vitesse Poitiers-Limoges, ainsi que la création de plusieurs lignes aériennes vers l’Angleterre et la Belgique ont accentué la tendance.
Le Limousin a su en effet tirer parti de ses handicaps apparents, en attirant une population de touristes à la recherche d’authenticité et de calme. Cette filière offre de grandes perspectives de développement dans une région où la production bovine – on compte plus de bovins que d’habitants – incite aux plaisirs de la table.
Au-delà du cliché des immenses champs de blé de la Beauce, qui en font la première région céréalière de France, la région Centre dispose d’une grande diversité de paysages et de milieux naturels : forêts, étangs, landes, tourbières ainsi que la Loire et ses bancs de sables. La forêt d’Orléans est ainsi la plus grande forêt domaniale de France, alors que des milliers d’étangs sillonnent la Sologne et la Brenne.
Cette diversité est bien entendu rythmée et dictée par la Loire, qui traverse la région d’est en ouest et abreuve la région de ses nombreux affluents.
Outre l’industrie céréalière, la région Centre est en pointe pour l’industrie pharmaceutique et celle des cosmétiques. On a ainsi qualifié l’axe Orléans-Chartres de Cosmetic Valley en raison de la fréquence des entreprises de ce secteur.
Les châteaux de la Loire et les vins fins et fruités de Touraine font de la région un pôle d’attraction touristique, qui abrite trois parcs naturels régionaux : la Brenne, Loire-Anjou-Touraine et le Perche.
Pour se plonger dans l’univers du XIXème siècle et découvrir la vie des célèbres « maçons de la Creuse », le village propose une scénovision baptisée Marion la Bénéventine.
George Sand passa l’essentiel de sa vie dans une gentilhommière du village, qui est maintenant gérée par le centre des monuments nationaux.
Préfecture : Limoges
Sous-préfectures : Bellec, Rechechouart
Nombre d’habitants : 367 000
Préfecture : Guéret
Sous-préfecture : Aubusson
Nombre d’habitants : 125 000
Préfecture : Châteauroux
Sous-préfectures : Le Blanc, La Châtre, Issoudun
Nombre d’habitants : 240 000
Frédéric Forte© Presse Sports
Frédéric Forte, ancien meneur de jeu de Limoges, compte 75 sélections en équipe de France de basket, 3 titres de champion de France et une Coupe d’Europe avec Limoges. Âgé de 39 ans, il est désormais président du club de basket limougeaud.
« J’ai passé sept années en tant que joueur à Limoges et j’y ai connu mes plus belles émotions. En 2004, quand le CSP a déposé le bilan, je me suis dit que l’aventure ne pouvait pas s’arrêter comme ça. Et là, le feu est en train de rependre. Nous sommes repartis en Nationale 1, nous voilà désormais en Pro B, avec 4 000 spectateurs de moyenne et des finances saines. L’attachement à ce club vient aussi de mon rapport à Limoges. On y a tous les avantages d’une grande ville, sans les inconvénients. En cinq minutes, je suis en pleine campagne, au milieu des bois et des rivières, avec mes filles et mon chien.
Tous les dimanches, nous partons à l’aventure, avec une préférence pour le plateau des Mille Vaches. J’aime aussi flâner dans les rues piétonnes, la place des Bancs ou les Halles. Sinon, j’adore un restaurant qui s’appelle la Chapelle Saint-Martin : là encore, à dix minutes du centre-ville, à Nieul, on se retrouve dans une vieille demeure bourgeoise avec une grande véranda et un parc d’arbres bicentenaires. Comme beaucoup de Français, je suis le Tour de France, tout en étant pris dans des sentiments contradictoires : d’un côté, une difficulté à percevoir la véracité des sentiments du coureur et de l’autre du respect devant la dureté de son effort. Enfant, je faisais beaucoup de vélo sur les côtes normandes. Mes parents m’achetaient un nouveau bidon et avec mon frère, on se mettait des « bonifications » en haut des côtes. Le fait d’en parler me renvoie vingt ans en arrière. »