
Sedan
197 km
mardi 8 septembre
Margny-les-Compiègne – Sedan. 194 km. Surpise à Sedan où l’on s’attendait à un sprint massif pour la victoire. C’est en solitaire que Vinther s’impose au terme d’une étape vive, animée par de nombreuses offensives mais toujours contrôlée par les équipes de France. Bérard conserve le maillot jaune.
Le soleil donne des ailes au peloton qui attaque cette
quatrième étape bille en tête. Les premières offensives ne donnent rien mais au
kilomètre 20, onze coureurs font le trou (Ostergaard, Gretsch, Bonnafond,
Atapuma, Tratnik, Boeckmans, Rowe, Carlsen, Castroviejo, Maasing et Schnyder).
Ils comptent un avantage maximum de
au kilomètre 31. Mais le peloton réagit à l’approche du sprint-bonification de
Trosly-Loire (km 36,5) et sur la ligne, les échappés, emmenés dans l’ordre par Boeckmans,
leader du classement par points, Gretsch et Atapuma devancent le peloton de
28’’ petites secondes. Ils sont d’ailleurs repris au kilomètre 38. Le peloton
franchit alors la côte de Saint-Gobain (km 44,5) groupé sous la conduite de
Keinath, Sicard, Teklehaimanot et Zingle.
Au kilomètre 46, Degenkolb et Kasa se portent en tête et
creusent rapidement l’écart. Leur avantage augmente jusqu’à 5’25 (km 86) avant
de se stabiliser à
à l’entrée de la zone de ravitaillement (km 92,5). Les équipes
alors en tête du peloton pour organiser
les échappés résistent et conservent 4’10 au sommet de la côte de Givron (km
132,5. Passage dans l’ordre : Kasa, Degenkolb et Keinath en tête du
peloton). Au kilomètre 136, les échappés franchissent la côte de Draize dans le
même ordre alors que le peloton emmené par Keinath pointe à 3’50. Sur la ligne du
sprint-bonification de Lalobbe (km 139,5) Degenkolb devance Kasa. Valls Ferri
passe en troisième position avec 15’’ d’avance sur le peloton qui accuse 4’05
de retard. Au sommet de la côte de Signy-l’Abbaye (km 146,5), Kasa confirme son
intention jouer les premiers rôles au classement de
en tête devant Degenkolb. Keinath est pointé en troisième position à 3’45 mais
il est immédiatement déclassé pour avoir bénéficié de l’aide irrégulière d’un
coéquipier dans l’ascension.
Dans la descente, treize coureurs partent en contre
(Guldhammer, Hans, Gallopin, Martinez, Atapuma, Furdi, Starodubtev, Vanmarcke,
Carlsen, Van Gaderen, Kreder, Kruijswijk et Schnyder). Au sprint-bonification
de Jandun, Kasa prend le meilleur sur Degenkolb. Hans emmène quant à lui le peloton
à 2’40. Mais Kasa, perclu de crampes se relève au kilomètre 156 et laisse
Degenkolb poursuivre l’aventure seul.
Progressivement le peloton se rapproche et reprend Kasa. Vinther,
Furdi et Stetina sortent alors et se rapprochent à 50’’ de l’homme de tête à
peloton accélère en vue d’une arrivée au sprint. Mais les trois hommes partis
en contre résistent. Ils reprennent Degenkolb à
Furdi peut alors plus tenir le rythme
infernal imprimé par Vinther et Stetina pour contenir le retour du peloton. Il
se relève à
kilomètres de l’arrivée. A cet instant, le peloton
navigue à moins de 30’’ des échappés. A
et Vinther comptent toujours 20’’ d’avance. Ils accélèrent encore et Vinther en
profite pour lâcher Stetina au passage sous la flamme rouge. Il s’impose donc
avec une poignée de secondes d’avance sur l’Américain alors que Martinez (FRA)
règle le sprint du peloton. Bérard conserve quant à lui la tête du classement
général.
« Depuis que j’ai appris en août que je ferai le Tour de l’Avenir cette année, je me suis préparé pour cette objectif. L’an dernier j’avais fait plusieurs places d’honneur sans réussir à en claquer une, alors je suis vraiment content. L’étape a été difficile, les Français ont bien contrôlé, il a donc fallu patienter pour saisir la bonne occasion. On s’est vite retrouvé à deux devant avec Stetina. Il ne restait plus beaucoup de kilomètres et le peloton revenait fort. On s’est dit fallait serrer les dents et on a résisté. Après, à la flamme rouge, c’est chacun pour sa peau. J’aurai pu tenter ma chance au sprint parce que je suis assez rapide. Mais j’ai préféré attaquer. Et je crois que j’ai eu raison. En tous cas, je suis heureux d’avoir pu gagner une étape parce que je ne suis pas un très bon grimpeur et les étapes qui viennent risquent d’être plus accidentées. »