
Fayence
191 km
samedi 14 mars
SANCHEZ Luis-Leon (GCE)© A.S.O.
SANCHEZ Luis-Leon (GCE)© A.S.O.
La bataille pour le maillot jaune n’était donc pas terminée au sommet de la Montagne de Lure. Après son festival la veille, Alberto Contador a été victime d’une défaillance que son compatriote Luis Leon Sanchez a parfaitement exploité dans le final de l’étape du jour. L’équipe Caisse d’Epargne a dans un premier temps provoqué une sévère sélection dans l’ascension vers le col de Bourigaille. Elle a ensuite laissé le soin à LL.Sanchez, remarquable descendeur, de régler un groupe de six coureurs dans lequel figuraient également Chavanel, Contador, Schleck, Colom et Voigt. A l’arrivée, Luis Leon Sanchez remporte sa troisième étape sur Paris-Nice et endosse le maillot jaune, avec 1’09’’ d’avance sur Chavanel, nouveau maillot vert, et 1’21’’ sur Schleck.
Haussler en reconquĂŞte
Dès les premières côtes du jour, Tony Martin s’applique à soigner son avantage au classement des grimpeurs. Une bataille parallèle se joue sur le sprint intermédiaire de Riez (km 29), où Heinrich Haussler prend virtuellement l’avantage sur Mirco Lorenzetto au classement par points. Le rythme rapide du peloton bouche ensuite l’horizon des attaquants qui souhaitent se détacher. Ce n’est qu’au kilomètre 62 qu’un groupe de dix coureurs parvient à creuser l’écart, avec Christophe Riblon (ALM), Juan Antonio Flecha (RAB), Sébastien Joly (FDJ), Karsten Kroon (SAX), Roman Kreuziger (LIQ), Stéphane Augé (COF), Alexandre Pichot (BTL), Joan Horrach (KAT), Maxime Bouet (AGR) et Martin Velits (MRM).
Columbia protège Martin
Mais les Ă©chappĂ©s n’ont pas la libertĂ© de prendre le large. La prĂ©sence de StĂ©phane AugĂ© Ă l’avant, qui pourrait constituer une menace pour Tony Martin, irrite les coureurs de Columbia, qui rĂ©agissent rapidement : de 3’20’’ au km 77, l’écart tombe Ă 1’25’’ au km 100. En s’apercevant que le coureur de Cofidis nĂ©glige les points Ă prendre sur les sommets, Columbia High Road relâche la pression et cède la responsabilitĂ© du contrĂ´le de la course Ă Astana. L’état d’urgence n’étant pas dĂ©clarĂ©, le groupe atteint un avantage maximal de 3’25’’ au km 130, mais la situation se retrouve totalement chamboulĂ©e Ă la perspective de la montĂ©e vers le col de Bourigaille.
Velits tente sa chance
Dans le groupe de tête, Martin Velits sent venir le danger et part en solitaire au km 151. Son entreprise lui permet de passer seul en tête la ligne d’arrivée… mais il reste un tour de circuit, où la réelle explication débute. La formation Caisse d’Epargne précipite la sélection dès les premières pentes vers le col de Bourigaille. L’effet escompté se produit immédiatement : l’élite se réduit à 8 coureurs à mi-pente, puis deux attaques successives de Colom (KAT) continuent de réduire le groupe des favoris du jour à 4 coureurs. A 2 km du sommet, il n’y a plus que Schleck, Contador, Colom et LL.Sanchez derrière Velits.
LL.Sanchez, le descendeur
Velits bascule en tĂŞte au col, mais un trio 100% espagnol avec Colom, Contador et LL.Sanchez fond sur lui. C’est quelques kilomètres plus loin dans la descente que Chavanel, F.Schleck et Voigt effectuent la jonction (18km de l’arrivĂ©e). Le groupe de tĂŞte comporte donc six coureurs, dont les quatre premiers du classement gĂ©nĂ©ral. MalgrĂ© la surveillance de Contador, le redoutable descendeur LL.Sanchez quitte le groupe Ă 15 km de l’arrivĂ©e. Dix kilomètres plus loin, le coureur de Caisse d’Epargne a non seulement pris une sĂ©rieuse option sur la victoire, et menace de surcroit le maillot jaune de Contador, avec 1’ d’avance.
La défaillance de Contador
Après l’accélération de Colom à 4km de l’arrivée, Alberto Contador sombre durant toute la fin de l’étape. Il laisse Schleck, Chavanel, Voigt et donc Colom se charger en vain de la poursuite de LL.Sanchez. Le vainqueur 2007, victime d’une défaillance fatale à son maillot jaune, est ensuite rattrapé, puis dépassé par le peloton. A l’arrivée, il n’est plus classé que 4ème dans la hiérarchie de l’épreuve, avec 1’50’’ de retard sur le nouveau patron.
SANCHEZ Luis-Leon (GCE)© Presse Sports
Je connaissais cette étape depuis le Tour Méditerranéen et le Tour du Haut Var. C’est une étape dont le profil convenait à mes qualités. Nous avions prémédité notre offensive et tout s’est déroulé exactement comme prévu.
Je ne sais pas ce qui s’est passé pour Alberto. Mais cela prouve que les grands champions peuvent avoir leurs jours sans et qu’il ya de la place pour aller chercher des victoires. Nous restons bons amis, mais c’est la compétition. L’important, finalement, est que le maillot reste en Espagne.
Le coureur de Caisse d’Epargne remporte sa troisième victoire d’Ă©tape sur Paris-Nice, et s’empare pour la première fois du maillot jaune de l’Ă©preuve
Le maillot jaune a été repris puis distancé par le peloton
LL.Sanchez s’apprĂŞte Ă remporter une nouvelle Ă©tape sur Paris-Nice. Le maillot jaune est peut-ĂŞtre au bout Ă©galement
Il est passĂ© avec 1’30’’ de retard sur LL.Sanchez Ă 2 km de l’arrivĂ©e
LL.Sanchez, toujours en tĂŞte, est en position de prendre le maillot jaune Ă l’arrivĂ©e Ă Fayence...