
Prato Nevoso
183 km
dimanche 20 juillet
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Éric Boyer, manager de la formation Cofidis, vit à Embrun. C’est un vrai amoureux de sa ville d’adoption et des paysages qui l'’entourent, comme des cols méconnus que va emprunter le Tour.
« Les cols de cette région sont peu connus parce qu’ils traversent la frontière, et qu’il n’est pas facile de trouver une ville à proximité. S’embarquer pour une sortie, c’est tout de suite accepter de rouler 250 km ! Ces cols, comme le Col de Larche, sont situés dans une région absolument désertique, tout aussi magnifique, dans laquelle il faut se rendre lorsqu’on aspire à la solitude. Ce sont des côtes longues et difficiles, qui gagnent vraiment à être connues.
Embrun est également à découvrir. C’est une ville qui a su rester préservée, une ville authentique, pas dénaturée. Elle se développe, mais sans buildings, en respectant l’environnement. On y trouve beaucoup d’écolos, de gens respectueux de la nature, comme mon cousin. Il est berger, et fait encore de la transhumance. Maintenant, c’est vrai que la commune manque un peu de capacité hôtelière et qu’elle est enclavée. Ce n’est pas facile d’y venir depuis Lyon ou Paris, contrairement à la Savoie. Les Marseillais sont plus chanceux, qui ont l’autoroute jusqu’à Tallard. C’est aussi une ville qui s’est développée touristiquement autour des activités nautiques de la retenue d’eau du barrage de Serre-Ponçon. Les Embrunais reconnaissent qu’ils aimeraient attirer plus de touristes. Le triathlon d’Embrun, c’est déjà un bel événement, mais là, avoir non pas une mais deux étapes du Tour, on se demande ce qui nous arrive ! »