Guide touristique

étape 18 - Bourg-d'Oisans Saint-Étienne 196.5 km
jeudi 24 juillet

Le nez à la fenêtre

  • BOURG D’OISANS
    L’histoire de la commune est liée à celle du Tour. Placée au pied de la montée vers l’Alpe d’Huez, elle annonce généralement un des temps forts de la course. C’est aussi la ville de la minéralogie.
  • VIZILLE (km 28,5)
    Le château de Vizille a été le site d’un des épisodes majeurs de la révolution française : le 21 juillet 1789, une assemblée de représentants des trois ordres a donné une impulsion décisive au mouvement de réforme fiscale et politique.
  • GRENOBLE (km 43)
    Le musée d’art rassemble une des plus importantes collections de France, de la peinture classique à l’art contemporain en passant par les antiquités égyptiennes.
  • SAINT-ÉTIENNE
    Cité industrielle, Saint-Étienne est longtemps restée la capitale de la fabrication d’armes. La manufacture est maintenant devenue un repère de premier ordre en matière de design.
 

Le Tour en visite chez…

Chantal Montellier, née en 1947 près de Saint-Étienne, est dessinatrice et scénariste de bande dessinée. Son activité s’étend également au dessin de presse. Elle a notamment passé sept ans à l’école des beaux-arts de Saint-Étienne.

« Il se trouve que je suis petite fille de coureur cycliste ! Un champion, parait-il. Un prix aurait même porté son nom : Louis Montellier. Opportuniste, il s’est embourgeoisé pendant la première guerre mondiale, en prenant la place d’une victime de la grande boucherie. La veuve du malheureux soldat, Maria Guichard, possédait une rutilante boulangerie-pâtisserie en centre ville, près de la place Dorian.

Mais le nouveau mari ne s’y connaissant guère en pâte à choux, les époux troquèrent la boulangerie contre un magasin de cycles baptisé pompeusement « palais des sports ». Sur les publicités de l’époque on peut lire : « Vélos et motos Ravat, articles pour tous sports, fournitures et accessoires, ventes à crédit… Pneus Bergougnou, Michelin, Hutchinson, Dunlop… Maison de confiance. »

Pendant que Maria vendait les vélos, motos, machines à coudre et voitures d’enfant, Louis organisait des courses, quand il n’y participait pas. Une division des tâches fort égalitaire : le travail pour l’une, les plaisirs pour l’autre et ça jusqu’en… 68. »