Guide touristique

étape 17 - Embrun L'Alpe-d'Huez 210.5 km
mercredi 23 juillet

Le nez à la fenêtre

  • EMBRUN
    La Cathédrale Notre-Dame du Réal domine la ville. C’est l’édifice religieux le plus important des Alpes. Côté détente, le lac de Serre-Ponçon, deuxième retenue d’eau d’Europe, remplit parfaitement son rôle.
  • BRIANÇON (km 42)
    La plus haute ville d’Europe a été fortifiée par Vauban.
  • VALLOIRE (km 96)
    Le skieur Jean-Baptiste Grange, révélation française de la saison, y a appris à descendre les pistes. C’est aussi à pleine vitesse que les coureurs passeront, après avoir franchi le Galibier.
  • ALPE D’HUEZ
    La station de sports d’hiver est née en 1936, avec la mise en service de la première remontée mécanique débrayable. Pour le Tour de France, la célèbre ascension, avec ses 21 virages, est apparue en 1952. Fausto Coppi a été le premier à la dompter.
 

Le Tour en visite chez…

Luc Alphand, né à Briançon, a gagné le globe de cristal général de la coupe du monde de ski en 1997, avant d’entamer une deuxième carrière, de pilote automobile dans laquelle il a déjà atteint l’excellence en remportant le Dakar.

« Je voyage huit ou neuf mois par an depuis que je fais de la compétition, mais c’est bien le coin que je connais le mieux au monde. Je suis né à Briançon et j’ai grandi à Serre-Chevallier. C’est là que je me ressource, c’est là que j’aime revenir, je considère que c’est réellement une chance de vivre dans cet environnement. J’aime beaucoup la vallée de la Vallouise, par exemple. C’est dans ce secteur que nous fabriquons notre bière, avec mon frère, depuis 1999. L’année dernière, je me suis remis au ski de randonnée, avec les peaux de phoques. Ce sont des journées que j’adore, comme quand je vais faire de l’enduro l’été. Je tiens à signaler que dans cette région, nous avons une identité très marquée : je me sens surtout Alpin du sud, c’est-à-dire plus provençal que savoyard. J’aime bien aussi le côté isolé de cette région. La première autoroute est à 100 bornes de chez moi, ce n’est pas donné à tout le monde.

Je me rappelle de la première fois où je suis allé voir passer les coureurs du Tour, dans la montée vers l’Izoard. Ma tante m’avait emmené, et nous nous sommes retrouvés bloqués à un endroit, que nous avons donc choisi pour attendre la course. Quelques heures plus tard, les coureurs sont arrivés, mais dans le sens de la descente ! Plus tard, j’ai eu la chance de passer une étape dans la voiture de Christian Prudhomme, et je me suis régalé du spectacle. Je fais moi-même à peu près 5 000 km par an, et je sais ce que c’est de monter tous ces cols. Alors quoi qu’on dise, j’ai énormément de respect pour la souffrance et l’engagement que cela exige. »