Guide touristique

étape 14 - Nîmes Digne-les-Bains 194.5 km
samedi 19 juillet

Le nez à la fenêtre

  • BEAUCAIRE (km 18)
    Au Moyen-Âge, la ville était un centre important que les comtes de Toulouse prenaient pour résidence. Berceau des courses camarguaises, Beaucaire est aussi une ville où l’on érige des statues aux taureaux.
  • SAINT-RÉMY-DE-PROVENCE (km 37)
    Dans la capitale des Alpilles, Vincent Van Gogh a réalisé plus de 150 peintures. On visite maintenant la chambre dans laquelle il a séjourné, et un circuit permet de voyager à travers les reproductions de ses œuvres.
  • FORCALQUIER (km 129,5)
    Du sommet de la Citadelle, on profite d’un panorama grandiose sur les plaines du Lubéron d'un côté, sur la montagne de Lure de l’autre.
  • DIGNE-LES-BAINS
    Pour un voyage à travers la Provence, direction la gare : le train des Pignes, qui rejoint Nice après 151 km, emprunte 50 tunnels, viaducs et ponts, le tout à moins de 70 km/h.
 

Le Tour en visite chez…

René Frégni, né à Marseille en 1947, vit à Manosque. Auteur de romans noirs et tendres, il a souvent été présenté comme un héritier de Jean Giono, le chantre des Alpes provençales.

« Quand j’étais gamin, j’habitais le quartier de Château-Gombert à Marseille, et tous les étés, je montais dans les Alpes sur mon vélo demi-course. Cela faisait exactement 100 km. Pour moi, cette montée vers les Alpes, c’était la montée vers la lumière, la montée vers la liberté. J’imagine que pour les coureurs, qui vont prendre un peu le même chemin que moi, c’est plutôt la montée vers les difficultés. Mais pour moi, cette région reste celle de la liberté, des vacances. C’est pourquoi je suis revenu y habiter, tout près du village où mes parents avaient un cabanon. Ce chemin que nous prenions était superbe ; le charme de ces paysages des Alpes de Hautes-Provence ne m’a jamais lassé.

Mon frère avait un vélo couleur or, et moi couleur parme, un peu comme les lavandes que nous croisions en chemin. À peine arrivé dans le petit village de Saint-Maime, où mes parents avaient cette maison, nous organisions tous les soirs des courses d’une dizaine de kilomètres vers Forcalquier (kilomètre 129,5 de l’étape). Chaque gamin prenait le nom d’un coureur célèbre : moi, j’étais Louison Bobet ! »