Guide touristique

étape 13 - Narbonne Nîmes 182 km
vendredi 18 juillet

Le nez à la fenêtre

  • CAPESTANG (km 14)
    L’architecture du village est marquée par son somptueux château. Capestang est aussi une halte nautique importante sur le canal du Midi, qui relie l’Atlantique à la Méditerranée.
  • CANET-EN-ROUSSILLON (km 83,5)
    325 jours de soleil par an, 9 km de sable fin, une capacité de 1 000 bateaux pour son port de plaisance : la station balnéaire a de sérieux arguments. L’étang de Saint-Nazaire, classé « Natura 2000 », constitue une raison de plus de s’y arrêter.
  • PIC SAINT-LOUP (km 126)
    La légende raconte qu’un amoureux dépité aurait terminé sa vie en ermite au sommet de ce rocher. Sans envisager un séjour aussi long, la promenade qui y mène mérite le détour.
  • NÎMES
    La Rome française, qui fut une des cités les plus actives de la Gaule romaine, se distingue à nouveau par son dynamisme dans les années 2000.
 

Le Tour en visite chez…

Claude Viallat, est né en 1936 à Nîmes et a grandi à Aubais, fief de la tauromachie. Formé aux beaux-arts à Montpellier, il fut en 1969 l’un des inspirateurs du mouvement Support/Surfaces. Son œuvre s’articule autour d’un motif unique, entre palette, bonhomme et haricot. Une rétrospective de son art fut organisée en 1982 au Centre Pompidou et il a été récompensé en 2007 du prix de la Fondation Simone et Cino Del Duca.

« Je n’ai qu’un seul souvenir du Tour de France : mon père m’avait emmené au Ventoux voir une étape. Je me souviens plus de la caravane et des produits dérivés que des coureurs ! On m’a dit : « Robic est passé ! », et c’était fini. Il est passé le temps d’un tour de tête. La caravane, en revanche, je m’en souviens. Le bruit, les couleurs… Aujourd’hui, je n’ai guère de rapport avec le vélo, si ce n’est mon assistant, qui est un passionné et se déguise en capitaine Flam pour monter sur sa bicyclette !

Ma passion à moi, c’est la tauromachie, bien sûr. Et même si, comme le vélo, c’est une activité parfois décriée, je ne vois pas de grand rapport entre les deux. La tauromachie, c’est vraiment l’homme qui se met en danger face à la bête, la beauté du geste en complicité avec le taureau.

Nîmes, en y revenant, j’y ai retrouvé mes racines. C’est une ville agréable à tous points de vue, jamais démesurée contrairement aux grandes villes que j’ai habitées, comme Marseille… Dans ma vie, j’ai noué et dénoué beaucoup de fils et au final, cela a donné un cocon qui est Nîmes. Et je pense que je suis revenu pour être plus près des taureaux ! »