
Nîmes
182 km
vendredi 18 juillet
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Claude Viallat, est né en 1936 à Nîmes et a grandi à Aubais, fief de la tauromachie. Formé aux beaux-arts à Montpellier, il fut en 1969 l’un des inspirateurs du mouvement Support/Surfaces. Son œuvre s’articule autour d’un motif unique, entre palette, bonhomme et haricot. Une rétrospective de son art fut organisée en 1982 au Centre Pompidou et il a été récompensé en 2007 du prix de la Fondation Simone et Cino Del Duca.
« Je n’ai qu’un seul souvenir du Tour de France : mon père m’avait emmené au Ventoux voir une étape. Je me souviens plus de la caravane et des produits dérivés que des coureurs ! On m’a dit : « Robic est passé ! », et c’était fini. Il est passé le temps d’un tour de tête. La caravane, en revanche, je m’en souviens. Le bruit, les couleurs… Aujourd’hui, je n’ai guère de rapport avec le vélo, si ce n’est mon assistant, qui est un passionné et se déguise en capitaine Flam pour monter sur sa bicyclette !
Ma passion à moi, c’est la tauromachie, bien sûr. Et même si, comme le vélo, c’est une activité parfois décriée, je ne vois pas de grand rapport entre les deux. La tauromachie, c’est vraiment l’homme qui se met en danger face à la bête, la beauté du geste en complicité avec le taureau.
Nîmes, en y revenant, j’y ai retrouvé mes racines. C’est une ville agréable à tous points de vue, jamais démesurée contrairement aux grandes villes que j’ai habitées, comme Marseille… Dans ma vie, j’ai noué et dénoué beaucoup de fils et au final, cela a donné un cocon qui est Nîmes. Et je pense que je suis revenu pour être plus près des taureaux ! »