
Plumelec
197.5 km
samedi 5 juillet
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Jo Le Guen, né en 1947 à Brest, s’est illustré dans de nombreuses traversées de l’extrême, à la voile d’abord, puis à la rame. Ses expéditions sont guidées par un objectif écologique, porté par son association « Keep it blue ». Ce petit fils de marin-pêcheur évoque sa ville, ses souvenirs du Tour de France.
« Brest pour un marin c’est la sortie de la rade, la porte ouverte vers le monde. À chaque fois que je passe en voiture sur le pont de Plougastel au fond de la rade, je n’oublie jamais de regarder vers l’ouest, là où la ligne d’horizon s’inscrit entre les falaises. J’ai souvent regardé la mer le long des quais en me disant qu’il suffisait de monter sur un bateau pour aller au bout du monde. P’têt bien que pour un marin, un peu d’eau salée sera toujours un point de départ, une ouverture, une libération.
Quand j’étais petit, comme beaucoup de gamins de ma génération, on traçait un circuit dans la terre ou le sable devant la maison, on prenait des capsules de bouteilles de bière, on inscrivait le nom d’un coureur dans chaque capsule et on jouait notre Tour de France. Deux noms me restent de ces courses : Rudi Altig et Rik Van Looy. Mais mon souvenir le plus marquant, c’est celui d’une étape à Saint-Nazaire, et surtout d’une chute dans le peloton à l’arrivée. Darrigade avait gagné l’étape et revêtu le maillot jaune, en 1958. »