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Édito

Tout est encore possible

La fin de la saison cycliste, avec ses parfums d’au revoir et son ambiance d’inventaire, annonce aussi une bonne nouvelle aux amateurs de vélo : le jour de Paris-Tours approche.

Dans la tournée des grandes classiques, le prestige de cette longue ligne droite doit aussi à sa position dans le calendrier. Pour ceux qui ont une revanche à prendre, une campagne printanière ou estivale à oublier, Paris-Tours se pose comme un ultimatum, une injonction à exceller.

Laisser une trace en caractère gras dans les bilans de l’année, en se démarquant sur un des derniers grands rendez-vous, reste un honneur qui fait bouillonner d’envie les champions de l’élite mondiale. C’est précisément cette profusion d’ambitions qui rend le scénario de Paris-Tours imprévisible. Le profil essentiellement plat, la longue ligne droite finale de l’avenue de Grammont et le poids de l’histoire invitent à dresser la liste des sprinteurs en forme au moment de choisir son favori. Le raccourci est pourtant trop rapide. Les attaquants les plus irrévérencieux, inspirés par un dimanche d’automne où tout est possible, ont de nombreuses fois bouleversé l’ordre établi pour arracher une nouvelle heure de gloire. Que l’on soit grimpeur, sprinteur ou baroudeur, il est peut-être un peu plus vrai qu’ailleurs que sur Paris-Tours, chacun des coureurs a sa chance.

Christian PRUDHOMME
Directeur du Tour de France