
Huy
199.5 km
mercredi 23 avril
Déjà deuxième de la Flèche Wallonne en 2005, le Luxembourgeois Kim Kirchen a gravi la marche qui le fait rentrer dans le clan des vainqueurs de grande classique. Le groupe d’échappés, constitué de 19 coureurs, dont Philippe Gilbert et Aleksandr Kolobnev, n’ayant pas pu résister au retour des favoris, l’explication finale a eu lieu comme l’exige la tradition dans le redoutable Mur de Huy. L’Australien Cadel Evans, plus prompt que les puncheurs les plus en vue, a mené la course durant la partie la plus dure de l’ascension, avant de céder face à l’accélération de Kirchen.
Peloton compact pour le premier Mur
Agités en début de course, les nombreux attaquants qui tentent de fausser compagnie au peloton sont systématiquement repris. Le rythme rapide donné à la course n’a pas pour seule conséquence la difficulté à constituer une échappée. Au km 37, une chute importante provoque l’abandon de trois coureurs et la cassure provisoire du peloton en deux groupes. Toutefois, après 65 kilomètres de route, pour le premier passage sur la ligne d’arrivée, aucun groupe n’est parvenu à se détacher.
19 coureurs en tĂŞte
C’est dans la côte d’Ereffe qu’une association se dessine, avec une quinzaine de coureurs dans un premier temps. Le groupe constitué prend de l’ampleur dans la deuxième ascension du Mur de Huy, où quatre coureurs, dont Kolobnev et Gilbert, opèrent la jonction. Il y a alors 19 coureurs en tête : Fothen, Moletta (GST), Garcia Acosta (GCE), Fernandez de la Puebla, V.Efimkin (ALM), A.Schleck, Sorensen, Kolobnev (CSC), Martens (RAB), Spilak (LAM), Tschopp (BTL), Mourey, Gilbert (FDJ), Pauriol (C.A), Engels (QST), Bileka, Van den Broeck (SIL), Pinotti (THR) et Duyn (TSL).
V.Efimkin tente sa chance
L’échappée creuse l’écart jusqu’à obtenir un avantage de 2’50’’ au km 115, mais le peloton, notamment emmené par des coureurs de Cofidis, entame progressivement un travail de poursuite. Conscients que la menace se précise, trois coureurs choisissent de prendre leur destin en mains dans la côte de Thon : A.Schleck, Sorensen et Van den Broeck ont un défi long de 50 km à relever. Mais dix kilomètres plus loin, le groupe subit une recomposition susceptible de le condamner, l’écart avec le peloton n’étant plus que d’une trentaine de secondes. Une nouvelle tentative est menée par V.Efimkin et Sorensen, qui prolongent l’aventure en duo, puis avec Van den Broeck et Engels, alors que leurs anciens compagnons de route réintègrent le peloton.
Wegmann entretient l’espoir
Suite à une contre attaque de Maxime Montfort dans la côte de Bohisseau, le quatuor récupère de nouveaux associés. Parmi eux, Grivko se lance dans un projet solitaire à 25 km de l’arrivée. Mais il fait les frais, à 12 km de la ligne, d’une contre attaque de Larsson (CSC), qui inspire également Wegmann (GST) et A.Efimkin (QST). C’est sur chute que Larsson perd sa place dans le trio. Fabian Wegmann entretient l’espoir, et passe même seul en tête sous la flamme rouge, mais l’explication finale se prépare déjà entre les favoris dans le peloton.
Evans à l’attaque
Repris à mi-ascension, Wegmann laisse la vedette aux favoris désignés de la course. Moins attendu que les Rebellin, Valverde ou Cunego, l’Australien Cadel Evans tente de prendre la course à son compte dans la portion la plus raide du Mur, à 400 mètres de la ligne. Mais la réplique de Kirchen, qui fournit son effort à 150 mètres de l’arrivée est imparable.
1. Kirchen
2. Evans
3. Cunego
4. Gesink
5. Dekker
Le Luxembourgeois a accéléré dans les 150 derniers mètres pour doubler Evans
Il reste 200 m, il y a aussi Kirchen...
Le coureur australien mène un petit groupe de neuf coureurs, il reste 300 m
Le peloton fond sur Efimkin et Wegmann...