Édito

Nouveau look, nouvelle donne

Cette 44e édition du Tour de l’Avenir représentait un défi. Parler d’avenir, parier sur les jeunes, revêt à l’heure actuelle un caractère militant qui définit notre démarche. Plus que la performance, nous attendions de cette génération de l’espoir, un état d’esprit, une attitude. C’est pourquoi une nouvelle formule a été imaginée, avec l’engagement des coureurs par équipes nationales. La plus grande satisfaction vient pour nous de l’implication totale des coureurs dans cette compétition au format unique. Ils ont tous joué le jeu ; ils ont tous été parcourus par les frissons qui s’attachent aux grandes épreuves ; ils ont tous fait de ce Tour de l’Avenir un succès.

Les 21 équipes présentes au départ de Belle-Île-en-Mer, réunies dans un peloton doté du supplément d’élégance que peuvent apporter les maillots nationaux, ont peut-être transformé à leur mesure le visage d’un cyclisme en mouvement. Durant les dix étapes au programme, les coureurs ont simplement livré une belle partie de sport, avec ce qu’il faut de coups d’éclat et de rebondissements. Le palmarès retiendra le nom du Hollandais Bauke Mollema, qui a su mêler panache et sens tactique. La petite histoire fera une place à part au Tunisien Rafaa Chtioui, premier vainqueur d’étape africain sur le Tour de l’Avenir. Un signe du destin ?

Christian PRUDHOMME