Les temps forts 2006
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Absente de marque de l'édition 2005, la tranchée d'Arenberg, de nouveau praticable, constitue l'objet de beaucoup d'attention à l'entame de ce Paris-Roubaix 2006. [01] Posthuma, Portal, ici en équilibre sur le bas-côté, Schreck et le vétéran Konyshev sont les premiers à s'échapper de manière significative. [02] Derrière, Iker Florès [03] demeure de longs kilomètres en « chasse-patate » sans pouvoir recoller au groupe de tête, en dépit de l'aide de Berges et Righetto. |
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De son côté, le vainqueur sortant et grand favori, Tom Boonen, préfère prendre les choses en main dans la tranchée d'Arenberg, dans laquelle se découvrent finalement tous les costauds. [04] Dès lors, les événements se précipitent. Après la chute de George Hincapie dans le secteur de Mons-en-Pévèle, treize hommes font la course en tête. [05] L'enfer du nord ne va alors plus tarder à donner son verdict. Dans le secteur de Camphin-en-Pévèle, Gusev place une attaque. [06] |
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Cancellara prend la roue, lorsque les autres favoris semblent marquer le pas. L'espoir de la Discovery Channel ne résiste pas à l'épreuve du Carrefour de l'Arbre et à l'accélération du Suisse. Cancellara file alors seul vers la victoire, [07] suivi de Gusev, Hoste et Van Petegem, lesquels se disputent la deuxième place sur le vélodrome de Roubaix, [08] du moins le croit-on à cet instant. Car le groupe des battus, composé de Boonen, Flecha et Ballan a pris soin de s'arrêter au passage d'un train de marchandises, [09] précaution que n'avaient pas prise les poursuivants du vainqueur du jour. |
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Boonen, qui s'impose dans le sprint pour la cinquième place, [10] attend la décision des commissaires et des organisateurs. [11] Finalement, c'est bien le champion du monde qui est déclaré deuxième, derrière Fabian Cancellara, [12] fier de brandir ce pavé du Nord qu'aucun Suisse n'avait plus soulevé depuis Henri Suter en 1923. |
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