EN BREF
| Vainqueur d'étape | Bernhard EISEL |
| Tom BOONEN | |
| Tom BOONEN | |
| Matti BRESCHEL |
TOUS LES CLASSEMENTS
| Étape |
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Individuel temps Individuel points Meilleur jeune Meilleure équipe |
| Général |
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Individuel temps Individuel points Meilleur jeune Meilleure équipe |
ÉTAPES PAR ÉTAPES
| 1 | lundi 30 janvier | 131.5 km |
| Khalifa Stadium > Al Khor Corniche | ||
| 2 | mardi 31 janvier | 138 km |
| Camel Race Track > Al Khor Corniche | ||
| 3 | mercredi 1er février | 160 km |
| Sealine Beach Resort > Khalifa Stadium | ||
| 4 | jeudi 2 février | 144 km |
| Al Zubarah > Qatar Olympic Committee | ||
| 5 | vendredi 3 février | 151.5 km |
| Al Thakhira > Doha Corniche | ||
| Total | 725 km | |

LA COURSE
jeudi 2 février 2006| étape 4 | Al Zubarah > Qatar Olympic Committee - 144 km |
|---|
Eisel surprend Boonen !
C’est encore un sprint qui a ponctué la 4ème étape mais sur la Corniche ensoleillée de Doha, le jeune Autrichien Bernhard Eisel (Française des Jeux) a battu Tom Boonen.
LE FILM DE L'ÉTAPE
Départ ultra rapide !
Dès le 2ème kilomètre, le peloton se fractionne en trois éventails à la faveur d’un début de course très nerveux. Le regroupement s’opère au km 10 après une série de crevaisons. Les tentatives d’échappées se succèdent ensuite jusqu’au premier sprint-bonifications de Madinat al Shamal (km 21,5) remporté par Zabel, devant Vierhouten (déclassé pour sprint irrégulier) et Clerc.
Steegmans trouve l’ouverture
A l’initiative des hommes de CSC, un éventail de 24 coureurs se dégage au km 47, avec sept coureurs de l’équipe CSC et les porteurs des trois maillots distinctifs notamment. Après avoir compté 18 secondes de retard, le peloton réagit et fait la jonction au km 54. Au km 61, Steegmans place un contre et entraîne avec lui Fisher, Galdos, Eeckhout et Veneberg. Les cinq comptent 1’35’’ d’avance au km 65. Cinq kilomètres plus loin, l’écart passe à 5 minutes.
Les Phonak mènent la chasse
L’avance maximale des échappés est de 7’10’’ au ravitaillement sur North Road (km 80) avant que les coureurs de Phonak n’engagent la poursuite. Au deuxième sprint-bonifications d’Umm Suwaiya, remporté par Fischer, devant Galdos et Eeckhout, l’écart tombe à 6’15’’ puis à 5’40’’ à l’entrée d’Al Khor, à 50 km de l’arrivée.
Fischer et Eeckhout insistent
Une pause dans la poursuite permet aux hommes de tĂŞte de bien rĂ©sister au peloton ; encore 4’25’’ d’avance Ă 25 km de l’arrivĂ©e et 3’40’’ Ă 20 km. C’est alors que le peloton, sous l’impulsion des Quick Step, accĂ©lère brutalement, le « maillot or » Tom Boonen payant de sa personne. L’écart fond très vite : 1’55’’ au km 130 tandis que plusieurs attaques brisent la solidaritĂ© du groupe de tĂŞte, oĂą Fischer et Eeckhout se dĂ©tachent Ă 10 km de l’arrivĂ©e.
Boonen battu !
Au moment où les cinq échappés se regroupent, à 5 km de l’arrivée, le peloton est sur leurs talons : 35 secondes. Le sprint est de nouveau inévitable malgré un ultime démarrage d’Eeckhout. Pourtant bien emmené par les Quick Step, Tom Boonen s’incline dans les derniers mètres devancé par l’Autrichien Bernhard Eisel et Erik Zabel.
LE MAGAZINE
Il a battu Boonen mais...
Invaincu depuis les championnats du monde, vainqueur du Grand prix de Doha et irrĂ©sistible sur les routes du Tour of Qatar, Tom Boonen apparaissait comme l’homme Ă battre de ce dĂ©but de saison. D’ailleurs, humblement le champion belge affirmait « qu’il est difficile de gagner le Tour du Qatar et surtout de remporter toutes les Ă©tapes. Je suis un homme et pas un robot. Tous les sprints sont diffĂ©rents et tout gagner c’est difficile. » L’homme qui a rĂ©ussit l’impensable se nomme Bernhard Eisel et Ă©volue sous les couleurs de la Française des Jeux. DĂ©jĂ dominateur de Boonen lors du dernier Tour de Suisse, le jeune Autrichien met donc un terme Ă la sĂ©rie victorieuse de Boonen. « C’est la deuxième fois que je le bats c’est vrai mais il n’y a pas de secret pour battre Boonen. Il a eu un problème mĂ©canique ; il a fait le sprint avec le 53/12, et moi j’avais le 11. C’est ce qui a fait la diffĂ©rence ! C’est une surprise pour moi car ces derniers jours j’étais très limite mĂŞme si hier j’étais un peu mieux. Je m’étais dit que je voulais faire un bon classement lors de ce Tour of Qatar mais je n’avais pas dans la tĂŞte de pouvoir gagner. Ce matin, j’ai parlĂ© avec Cancellara sous les tentes avant le dĂ©part, et je lui ai dit je n’ai aucune chance pour la gagne. Il m’a rĂ©pondu que tout Ă©tait dans la tĂŞte, et il avait raison ! »
Pour John Lelangue, manager gĂ©nĂ©ral de l’équipe Phonak « il est impossible sur ce Tour of Qatar de battre Tom Boonen d’homme Ă homme, Ă la rĂ©gulière. Plus tard dans la saison, lorsque les autres Ă©quipes auront rodĂ© leur train, cela changera peut-ĂŞtre la donne. On n’est pas dĂ©faitiste. Il a remportĂ© de belles victoires qui ne doivent rien Ă personne. Terminer derrière lui est satisfaisant. Il est le plus fort ! » De son cĂ´tĂ©, Alain Gallopin, pense que seul « le vent ou un problème technique peut battre Boonen. On a pu le voir l’annĂ©e dernière, son Ă©quipe a contrĂ´lĂ© la course durant deux jours et ensuite, Ă©puisĂ©e d’avoir luttĂ© contre le vent, elle a finalement cĂ©dĂ© la victoire. Le Boonen de cette annĂ©e est effectivement imbattable. L’annĂ©e dernière, Ă la rĂ©gulière il Ă©tait aussi imprenable mais c’est son Ă©quipe qui a Ă©tĂ© battue. Pas lui. Dans son registre, il est actuellement le plus grand coureur du monde. Maintenant, il faut attendre de voir oĂą en sont Petacchi et McEwen. » Ultime hommage rendu au champion du monde, celui de son adversaire numĂ©ro un sur ce Tour of Qatar, Erik Zabel : « Il est impossible de le battre. Il n’y a aucune chance ! »
