En bref

Vainqueur d'étape StĂ©phane BONSERGEN
David VERDONCK
David VERDONCK
Wahab SAWADOGO A.
Wahab SAWADOGO A.
Martinien TEGA
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Liste des partants | Itinéraires horaires

Tous les classements

Étape
Individuel temps
Général
Individuel temps
Individuel points
Meilleure équipe

 

Étape par étape

1 mercredi 25 octobre 91 km 
   Ouagadougou > Manga
2 jeudi 26 octobre 121 km 
   Manga > (PĂ´) > TiĂ©bĂ©lĂ©
3 vendredi 27 octobre 140 km 
   PĂ´ > Ouagadougou
4 samedi 28 octobre 129 km 
   BoussĂ© > Ouahigouya
5 dimanche 29 octobre 150 km 
   Yako > ZiniarĂ©
6 mardi 31 octobre 136 km 
   Kokologo > Boromo
7 mercredi 1er novembre 83.5 km 
   Bobo Dioulasso > Banfora
8 jeudi 2 novembre 121 km 
   Bobo Dioulasso > Bobo Dioulasso
9 vendredi 3 novembre 115 km 
   Boromo > (Sabou) > Koudougou
10 samedi 4 novembre 96 km 
   Linoghin > Pouytenga
11 dimanche 5 novembre 88 km 
   Loumbila (Barrage) > Ouagadougou
Total 1270.5 km 

 

© A.S.O.

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La course

vendredi 3 novembre 2006
étape 9 | Boromo > (Sabou) > Koudougou - 115 km précédente   suivante

Bonsergent, au bluff

© A.S.O.

Longtemps convaincus de leur seule capacité à s’illustrer dans le registre des victoires d’étape, les Belges se découvrent avec David Verdonck un nouveau destin. Unis derrière leur leader, ils appliquent une stratégie d’équipe efficace et ont réussi à contenir la menace de Julien Gonnet (Fra / Bretagne) et de Martinien Tega (Cam) dans la redoutable étape de Koudougou et son final sur piste. La journée est toutefois fructueuse pour la Bretagne qui signe une cinquième victoire grâce à un beau numéro de Stéphane Bonsergent.

le film de l'étape

© A.S.O. Barboza ne change pas
Au dĂ©part de Boromo, tous les coureurs, ont la mĂŞme angoisse : la portion sur piste entre Sabou et Koudougou, « l’enfer rouge » du Tour du Faso. La plupart d’entre aux ont chaussĂ© pour l’occasion des pneus spĂ©cifiques, tous s’accrochent Ă  leurs diverses expĂ©riences en cyclo-cross, en VTT ou sur cette mĂŞme piste les annĂ©es passĂ©es, mais chacun se sent menacĂ© par la chute ou la crevaison. MickaĂ«l Barboza, conscient de la difficultĂ© de l’échĂ©ance, ne change pas pour autant ses habitudes matinales. Le SĂ©nĂ©galais attaque au kilomètre 4, puis se retrouve vite accompagnĂ© de six coureurs. Au 25ème kilomètre, le groupe compte 1’05’’ d’avance sur le peloton mais perd StĂ©phane Cuvier (Fra / Yvelines).

Marocains et Belges, chefs d’orchestre
Avec trois Burkinabè, un Camerounais, un Sénégalais et un Japonais, l’échappée continue de progresser et tient même un écart de deux minutes au kilomètre 60, malgré une allure particulièrement élevée (plus de 44 km/h de moyenne). Mais les Marocains et Belges, chefs d’orchestre du peloton depuis le début de l’étape, décident de mener la poursuite. L’odeur de la latérite précipite les ambitions. Juste avant l’entrée sur le secteur de piste, les aventuriers du jour n’ont plus que 30’’ d’avance. Pendant ce temps les Burkinabè, qui courent toujours après leur première victoire d’étape cette année, subissent un nouveau coup dur avec la crevaison de Saïdou Rouamba.

Une partie pour les costauds
A 20 km de la ligne, Barboza et les autres s’accrochent toujours à une vingtaine de secondes d’avance, mais sont repris deux kilomètres plus loin. Entre glissades, crevaisons, chutes et accélération brutale du rythme par les Marocains, la partie n’intéresse plus que les costauds. Le peloton ne compte plus qu’une petite trentaine de coureurs, mais le maillot jaune David Verdonck, le maillot vert Julien Gonnet et le maillot rose Abdul Wahab Sawadogo sont toujours candidats.

Bonsergent durcit le rythme
La Bretagne se trouve une nouvelle fois en force avec trois reprĂ©sentants et dĂ©pĂŞche l’un d’entre eux Ă  l’avant pour durcir le rythme et provoquer une nouvelle sĂ©lection, pour faire craquer les devanciers de Julien Gonnet au gĂ©nĂ©ral. StĂ©phane Bonsergent n’envisage pas une percĂ©e solitaire durable en s’exposant Ă  15 km de l’arrivĂ©e. Pourtant, il n’y a toujours pas de rĂ©elle rĂ©action et Ă  10 km de la ligne, son avance est toujours de 10’’, puis 12’’ Ă  5 km. Le projet pet alors prendre forme, le Breton donne toute son Ă©nergie pour finir en solitaire. L’opĂ©ration « classement gĂ©nĂ©ral » a Ă©chouĂ©, mais la Bretagne signe sa cinquième victoire d’étape.

LE MAGAZINE

Les Samouraï dans l’objectif

© A.S.O. Le Tour du Faso, version japonaise, sous-titrage italien ! Giovanni Giommi, documentariste, suit sur l’épreuve l’équipe japonaise avec un staff de cinq personnes. Après une première expĂ©rience africaine au Kenya, oĂą il a rĂ©alisĂ© un film sur les enfants des rues de Nairobi, Giommi a voulu dĂ©couvrir le Burkina en utilisant le rendez-vous cycliste comme porte d’entrĂ©e. Admirateur inconditionnel de William Klein (Ali, The Greatest), qu’il considère humblement comme un modèle, le rĂ©alisateur fait le pari de l’esthĂ©tisme, avec la dimension sportive en toile de fond.

Comment est nĂ©e l’idĂ©e de suivre cette Ă©quipe du Japon sur le Tour du Faso ?
L’idée de départ était surtout de venir sur le Tour pour porter un regard sur le pays. Mais en cherchant nous nous sommes aperçus que le sujet avait déjà été utilisé par d’autres équipes de production françaises, néerlandaises ou espagnoles. Il a donc fallu rétrécir l’angle, trouver quelque chose de pertinent et d’original à la fois. En voyant qu’une équipe japonaise participait, je me suis dit qu’il serait intéressant de naviguer dans cet univers, au cœur d’un grand écart culturel. J’ai voulu fouiller.

Quelles relations entretenez-vous maintenant avec ces coureurs atypiques dans le peloton ?
Il est très difficile d’instaurer un dialogue, puisqu’aucun d’entre eux ne parle français à part le coach, deux disposent de quelques mots d’anglais, pas plus. Comme nous sommes très limités en japonais, nous ne parlons pas. Cela peut paraître dangereux, mais cela donne aussi la certitude qu’il n’y pas de triche. Tout est pur, sans mise en scène. Toutefois nous avons passé une semaine avec aux en Normandie avant de venir et nous poursuivrons ensuite au Japon pendant une dizaine de jours. Jusqu’ici tout va bien.

Qui sont les « hĂ©ros » du film ? Les Japonais, la course, les Burkinabè ?
Nous racontons des histoires, courtes, qui permettent de rentrer dans une atmosphère. Par exemple, le jour où Yamamoto a lourdement chuté, il était au cœur de notre travail, mais nous essayons aussi de nous situer à la périphérie du Tour. Il m’est arrivé de poser la caméra à côté d’un paysan pour voir de quelle manière le monde se transforme quand le Tour débarque dans sa vie. Nous avons également passé un long moment avec le journaliste de télévision Alexis Konkobo, alors qu’il s’intéressait justement aux coureurs japonais. Cela pourrait ressembler à une série de portraits, de courts-métrages, qui auront comme lien cette épopée japonaise sur le Tour du Faso. J’appelle cela du cinéma d’improvisation.