En bref

Vainqueur d'étape David VERDONCK
David VERDONCK
David VERDONCK
Julien GONNET
Ahmed RASHAD
Gueswende SAWADOGO
Abdelati SAADOUNE
     » Le descriptif des maillots

 

Liste des partants | Itinéraires horaires

Tous les classements

Étape
Individuel temps
Général
Individuel temps
Individuel points
Meilleure équipe

 

Étape par étape

1 mercredi 25 octobre 91 km 
   Ouagadougou > Manga
2 jeudi 26 octobre 121 km 
   Manga > (PĂ´) > TiĂ©bĂ©lĂ©
3 vendredi 27 octobre 140 km 
   PĂ´ > Ouagadougou
4 samedi 28 octobre 129 km 
   BoussĂ© > Ouahigouya
5 dimanche 29 octobre 150 km 
   Yako > ZiniarĂ©
6 mardi 31 octobre 136 km 
   Kokologo > Boromo
7 mercredi 1er novembre 83.5 km 
   Bobo Dioulasso > Banfora
8 jeudi 2 novembre 121 km 
   Bobo Dioulasso > Bobo Dioulasso
9 vendredi 3 novembre 115 km 
   Boromo > (Sabou) > Koudougou
10 samedi 4 novembre 96 km 
   Linoghin > Pouytenga
11 dimanche 5 novembre 88 km 
   Loumbila (Barrage) > Ouagadougou
Total 1270.5 km 

 

© A.S.O.

© A.S.O.

© A.S.O.

© A.S.O.

La course

dimanche 29 octobre 2006
étape 5 | Yako > ZiniarĂ© - 150 km précédente   suivante

Verdonck, l’enfant du pays

© A.S.O.

Après les réprimandes d’usage des Marocains, qui ont fait comprendre à tous les éventuels rivaux de Saadoune qu’une échappé au long cours leur était interdite, un groupe cohérent a longtemps semblé en mesure de parvenir au but. Mais parmi les neuf coureurs en question, seul Charif Abdulah (Egy) était encore à la lutte sur la ligne d’arrivée. David Verdonck (Bel), plus frais et performant dans le final, efface la déception de sa deuxième place de la veille et remporte sa deuxième victoire à Ziniaré, où il s’était déjà imposé en 2005. Il se positionne par ailleurs au quatrième rang du classement général à mi-course, à 26 secondes de Saadoune.

le film de l'étape

© A.S.O. L’étape la plus longue
La journée commence mal pour le maillot vert Lionel Syne (Bel), qui crève sa roue arrière dès le premier kilomètre de course. Pendant ce temps, les attaquants sont déjà à l’œuvre. Il s’agit de la journée de travail la plus longue du Tour, avec 150 km au programme. Pas de quoi décourager Kiba (Bur), Tshabalala (Zim) et le Franco-Sénégalais Mickaël Barboza, qui lancent un premier mouvement. Le groupe s’étoffe ensuite légèrement, mais la présence de Teguimaha (Cam) et de Tall (Bur), qui figurent tous deux dans le Top 10, compromet les chances de réussite de l’échappée. Ils sont repris au kilomètre 15.

Les Camerounais interdits de sortie
Dans la foulĂ©e, une violente accĂ©lĂ©ration en tĂŞte de course aboutit Ă  la constitution d’un groupe de 27 coureurs. Mais cette fois-ci, Teguimaha est accompagnĂ© de son coĂ©quipier Martinin Tega. Les Marocains, qui se mĂ©fient de ses dangereux rivaux (trois Camerounais dans les huit premiers du gĂ©nĂ©ral !), organisent sans attendre la poursuite. Au kilomètre 33, le peloton est Ă  nouveau groupĂ©.

Barboza en jambes
Juste après le cinquantième kilomètre de course, un quatuor moins menaçant pour les leaders se dégage, avec le tenant du titre Jérémie Ouedraogo, Mickaël Barboza, décidément en jambes, Aurélien Guilhon (Fra / Sarthe) et Kouamé Lokossué (Civ). Ils sont plus tard rejoints par une poignée de contre-attaquants qui portent le total à neuf coureurs avant la traversée de Ouagadougou, où l’avance sur le peloton monte à 3’25’’. Ouedraogo a maintenant le renfort de deux compatriotes, Ilboudo et Sanfo, mais doit composer avec de sérieux nouveaux venus, comme Karel Pattyn (Bel) et Charif Abdulah (Egy).

Abdulah tente en solo
La composition du groupe et l’avance dont il dispose Ă  25 kilomètres de la ligne (2’40’’) laisse penser que l’aventure peut se rĂ©vĂ©ler payante. Mais au moment de rentrer sur le secteur final de route non goudronnĂ©e, le peloton a entrepris une remontĂ©e, sous l’impulsion des coureurs… marocains : il n’y a plus que 30’’ d’écart Ă  8 km de l’arrivĂ©e. Abdulah prend son destin en main et s’attaque seul aux sept dernières bornes. Derrière lui, ses ex-compagnons d’échappĂ©e rĂ©intègrent progressivement le peloton, alors que deux combattants plus frais que les autres dĂ©cident de s’en extraire : David Verdonck (Bel) et Julien Gonnet (Fra / Bre).

Verdonck, le plus frais
Le duo revient rapidement sur l’homme de tĂŞte, un final Ă  trois se prĂ©pare. Encore une fois malchanceux, le maillot rose crève quasiment en vue de la ligne, il laisse donc Abdulah et Verdonck se disputer la victoire d’étape. Le Belge, plus puissant, s’impose pour la deuxième fois Ă  ZiniarĂ© et s’empare du mĂŞme coup du maillot vert, perdu sur un nouveau coup de dĂ©veine par Lionel Syne, qui a lui aussi percĂ© dans le final. C’était sa troisième crevaison du jour !

LE MAGAZINE

« ContrĂ´le, c’est comment en MorĂ© ? »

© A.S.O. Pour la première fois de son histoire, le peloton du Tour du Faso fait l’objet de contrôles anti-dopage quotidiens commandités par l’UCI, comme sur toutes les courses de l’élite mondiale du cyclisme. Michel Rivière, commissaire international qui officie également en tant que président du jury sur des courses européennes, a été nommé pour effectuer les contrôles tout au long de l’épreuve. Si le règlement reste le même que sur toutes les autres compétitions, l’inspecteur doit savoir s’adapter au contexte pour mener à bien sa mission.

Quelles sont les modalitĂ©s des contrĂ´les effectuĂ©s cette annĂ©e sur le Tour du Faso ?
Ce sont exactement les mĂŞmes que pour toutes les autres courses du monde. Il se trouve que cette annĂ©e, il a Ă©tĂ© placĂ© sur la liste A des Ă©preuves internationales oĂą les contrĂ´les doivent ĂŞtre effectuĂ©s au quotidien, alors qu’auparavant seuls quelques jours de contrĂ´le avait eu lieu en fin de Tour. C’est d’ailleurs Ă  cette occasion qu’en 2003, le Burkinabè Amado Pafadnam, qui Ă©voluait dans une Ă©quipe espagnole, avait Ă©tĂ© testĂ© positif. Pour le reste, il s’agit d’échantillons d’urine prĂ©levĂ©s Ă  l’issue de chaque Ă©tape : le vainqueur et le leader du classement gĂ©nĂ©ral sont systĂ©matiquement convoquĂ©s, ainsi que quatre coureurs tirĂ©s au sort. Les Ă©chantillons seront ensuite analysĂ©s par le laboratoire accrĂ©ditĂ© de Chatenay-Malabry.

Les conditions rendent peut-être les contrôles plus difficiles à organiser…
Oui, car nous devons ĂŞtre scrupuleusement respectueux des règles pour ĂŞtre Ă  l’abri de toute contestation. Les textes prĂ©cisent par exemple que l’organisateur doit mettre Ă  disposition deux pièces Ă  proximitĂ© de la ligne d’arrivĂ©e pour le contrĂ´le : une salle d’attente, une autre pour le prĂ©lèvement. Le lieu prĂ©vu doit aussi ĂŞtre Ă©quipĂ© d’un point d’eau et de sanitaires. Comme il est impossible de trouver un camping car de ce genre au Burkina, nous faisons les contrĂ´les dans une chambre d’hĂ´tel la plupart du temps. Mais inutile de vous dire que dans un village comme TiĂ©bĂ©lĂ©, oĂą se disputait l’arrivĂ©e de l’étape 2, il n’y a aucun hĂ´tel qui rĂ©ponde Ă  ces exigences. Nous nous sommes donc dĂ©placĂ©s jusqu’à PĂ´, Ă  une trentaine de kilomètres de piste, pour pouvoir l’effectuer dans les règles.

Hormis les conditions matĂ©rielles, quelles sont les particularitĂ©s de l’exercice de votre fonction sur ce Tour ?
Je remarque que les contrĂ´les prennent souvent plus de temps qu’en Europe. L’explication est d’ailleurs assez simple. Avec la chaleur qu’il fait ici, les coureurs sont rapidement dĂ©shydratĂ©s et Ă©liminent Ă©normĂ©ment pendant la course. Donc ceux qui ne prennent pas garde Ă  boire en grande quantitĂ© ont beaucoup de mal Ă  uriner. Cela permet de discuter un peu plus longtemps, car l’ambiance est dans l’ensemble très bonne avec les coureurs. J’ai juste quelque fois besoin de l’aide de mon collègue, le Docteur Liliou, pour assurer la traduction du français en MorĂ© !