En bref
| Vainqueur d'étape | Jean-Luc DELPECH |
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Abdelati SAADOUNE |
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Lionel SYNE |
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Julien GONNET |
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Ahmed RASHAD |
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Gueswende SAWADOGO |
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Abdelati SAADOUNE |
| » Le descriptif des maillots | |
Tous les classements
| Étape |
|---|
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Individuel temps |
| Général |
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Individuel temps Individuel points Meilleure équipe |
Étape par étape
| 1 | mercredi 25 octobre | 91 km |
| Ouagadougou > Manga | ||
| 2 | jeudi 26 octobre | 121 km |
| Manga > (Pô) > Tiébélé | ||
| 3 | vendredi 27 octobre | 140 km |
| PĂ´ > Ouagadougou | ||
| 4 | samedi 28 octobre | 129 km |
| Boussé > Ouahigouya | ||
| 5 | dimanche 29 octobre | 150 km |
| Yako > Ziniaré | ||
| 6 | mardi 31 octobre | 136 km |
| Kokologo > Boromo | ||
| 7 | mercredi 1er novembre | 83.5 km |
| Bobo Dioulasso > Banfora | ||
| 8 | jeudi 2 novembre | 121 km |
| Bobo Dioulasso > Bobo Dioulasso | ||
| 9 | vendredi 3 novembre | 115 km |
| Boromo > (Sabou) > Koudougou | ||
| 10 | samedi 4 novembre | 96 km |
| Linoghin > Pouytenga | ||
| 11 | dimanche 5 novembre | 88 km |
| Loumbila (Barrage) > Ouagadougou | ||
| Total | 1270.5 km | |


La course
vendredi 27 octobre 2006| étape 3 | PĂ´ > Ouagadougou - 140 km |
|---|
Un cadeau rêvé pour Delpech
La route vers Ouagadougou est riche d’enseignements pour les Ă©volutions de la hiĂ©rarchie du vingtième Tour du Faso. Premièrement, les Burkinabè, malgrĂ© un sĂ©vère coup reçu dans l’étape prĂ©cĂ©dente, n’ont pas rĂ©visĂ© leur ambition de dĂ©part, Ă savoir conserver le titre « au pays ». Deuxièmement, les Marocains ont les ressources nĂ©cessaires pour contrĂ´ler le peloton et empĂŞcher les hold-up. Troisièmement, l’équipe de Bretagne attaque dĂ©cidĂ©ment fort son premier Tour : le jour de ses 27 ans, Jean-Luc Delpech s’offre une victoire d’étape. Enfin, il faudra beaucoup de dĂ©termination Ă ceux qui voudront enlever le maillot vert des puissantes Ă©paules de Lionel Syne.
le film de l'étape
Le Maroc derrière Saadoune
L’étape de la veille a laissé des traces sur la feuille de départ, d’où sont absents cinq coureurs arrivés hors-délais, dont la moitié de l’équipe mixte Bénin-Togo-Niger. La série de crevaison entamée la veille sur la piste se poursuit en début d’étape, et s’abat sur les plus costauds. Lionel Syne, prend du retard dans les tout premiers kilomètres, mais réintègre le peloton à la force des mollets. Le maillot jaune Abdelati Saadoune est lui aussi touché à la roue arrière. Ses cinq coéquipiers l’attendent pour assurer au leader un retour plus paisible.
J.Ouedraogo n’a pas abdiqué
Une offensive menée au kilomètre 12 par une dizaine de coureurs donne le ton de la journée. Malgré le retard pris la veille, les Burkinabè n’ont pas rendu les armes. Pointé à 8’55’’ de Saadoune au départ de l’étape, le tenant du titre Jérémie Ouedraogo mène l’échappée. Mais le Maroc veille au grain : ils assurent le tempo en tête de peloton et reprennent les attaquants au kilomètre 15. L’épisode se répète entre le vingtième et le trentième kilomètre, J.Ouedraogo étant cette fois-ci accompagné de Saïdou Tall (Bur), qui représente, à moins de deux minutes au général, une menace encore plus importante pour Saadoune.
18 coureurs en tĂŞte
Après le sprint intermédiaire de Nobéré (km 42), les attaquants sont rejoints, mais pas découragés pour autant. Le groupe de tête qui se forme progressivement comprend notamment J.Ouedraogo (Bur), Syne (Bel), Pattyn (Bel), S.Rouamba (Bur), A.W.Sawadogo (Bur), le maillot rose Julien Gonnet avec un allié, ainsi qu’une triplette d’Egyptiens. Au total, 18 coureurs prêts à défier l’armada marocaine, contrainte de maintenir un rythme élevé en tête de peloton. Ils atteignent un écart maximal de 1’40’’ après 60 kilomètres de course.
Plus que cinq à dix kilomètres
La route est encore longue et le retour du peloton paraît acquis. Une partie des aventuriers manque de punch et regagne le peloton au kilomètre 70. Seuls dix courageux résistent, notamment les deux précédents vainqueurs du Tour du Faso, A.W.Sawadogo et J.Ouedraogo. A dix kilomètres de l’arrivée, alors que le peloton se rapproche (20’’ de retard) une accélération provoque la cassure. Cinq d’entre eux auront le privilège de se disputer la victoire d’étape, à condition de ne pas se retourner.
Delpech première
Un combat de sprinteurs se prépare dans le dernier kilomètre. Longtemps à l’abri derrière Florent Gohier (Fra / Sarthe), Jean-Luc Delpech (Fra / Bretagne) donne le coup d’envoi de la bataille finale à 300 mètres. Malgré le retour de Lionel Syne, qui prend le commandement du classement par points, le Breton se montre le plus puissant. Bon anniversaire.
LE MAGAZINE
Souvenirs de Salzbourg
Les chiffres sont cruels, d’une brutalitĂ© Ă première vue difficilement acceptable. Pour leur première participation aux championnats du monde de cyclisme, les reprĂ©sentants de l’élite burkinabè sont revenus au pays avec un bilan comptable dĂ©courageant : un tour de circuit pour SaĂŻdou Rouamba, deux pour JĂ©rĂ©mie Ouedraogo, trois pour Abdul Wahab Sawadogo. Au total, les trois plus beaux « Etalons » du pays n’ont mĂŞme pas parcouru en cumul les 260 kilomètres au programme de la course de Salzbourg.
Comme souvent, c’est plutĂ´t derrière les chiffres qu’il faut aller chercher la rĂ©alitĂ© de l’expĂ©rience. Car le voyage en Autriche a plutĂ´t eu une dimension initiatique pour les intĂ©ressĂ©s. « Nous savions qu’aucun de nous ne pourrait terminer la course, car les conditions n’étaient pas rĂ©unies pour une performance qui corresponde Ă notre niveau rĂ©el », se justifie JĂ©rĂ©mie Ouedraogo. Les premières tirades de l’argumentation sont peu convaincantes, mais l’exposĂ© des dĂ©tails lui donne du poids : « nous avons appris que nous pouvions participer aux Mondiaux Ă une semaine de l’échĂ©ance, alors que notre saison n’avait mĂŞme pas commencĂ©. Et Ă deux heures du dĂ©part, nous ne savions mĂŞme pas si nous allions rentrer dans l’avion car le budget n’était pas encore dĂ©bloquĂ© pour nos billets. En termes de prĂ©paration, nous Ă©tions Ă peu près Ă zĂ©ro », poursuit JĂ©rĂ©mie. En dĂ©barquant dans la ville de Mozart, les dĂ©sillusions ont continuĂ© dès les premières sorties d’entraĂ®nement : « en repĂ©rant le parcours, nous nous sommes rendus compte qu’il Ă©tait quasiment impossible de monter les deux difficultĂ©s. Nous sommes Ă©quipĂ©s avec du 49x22, ce qui n’est pas du tout adaptĂ© Ă un parcours accidentĂ© ». L’enchaĂ®nement des cĂ´tes, ajoutĂ© au dĂ©part ultra-rapide de la course, ne laissait donc aucune chance Ă nos trois ambassadeurs burkinabè, qui n’ont passĂ© qui cinq kilomètres au sein du peloton de l’élite mondiale.
Ce n’est pourtant pas ce que Rouamba, Ouedraogo et Sawadogo retiennent de leur sĂ©jour en Europe. La première satisfaction naĂ®t de la fiertĂ© de reprĂ©senter le continent, puisque seuls deux pays, le Burkina-Faso et l’Afrique du Sud, Ă©taient qualifiĂ©s par l’UCI. Le contact avec les tĂ©nors du sport cycliste pendant ces quelques jours a surtout beaucoup appris Ă ces sans-grades : « nous Ă©tions logĂ©s au mĂŞme hĂ´tel que la dĂ©lĂ©gation kazakhe, et nous avons pu nous rendre compte de la diffĂ©rence des conditions entre le très haut niveau mondial et notre pratique du cyclisme. Pour le matĂ©riel et l’alimentation Ă©videmment, mais surtout dans l’approche gĂ©nĂ©rale. Ce n’est pas du tout la mĂŞme chose lorsque l’on a comme objectif de gagner ce genre de courses ». Vinokourov et Kashechkin, les nouveaux amis des Burkinabè, n’ont pas pu faire grand-chose pour les faire progresser en quelques jours : « Ils nous ont proposĂ© d’installer d’autres braquets sur nos vĂ©los, mais je suis Ă©quipĂ© en Campagnolo et eux en Shimano. En souvenir, il m’a tout de mĂŞme offert des gants, un cuissard et un maillot », explique Ouedraogo. Abdul Wahab Sawadogo roule pour sa part avec une paire de chaussures offertes par Kashechkin. Elles lui ont permis de prendre la troisième place de l’étape de Ouaga !






