En bref
| Vainqueur d'étape | Abdelati SAADOUNE |
![]() |
Abdelati SAADOUNE |
![]() |
Abdelati SAADOUNE |
![]() |
Julien GONNET |
![]() |
Wahab SAWADOGO A. |
![]() |
Wahab SAWADOGO A. |
| » Le descriptif des maillots | |
Tous les classements
| Étape |
|---|
|
Individuel temps |
| Général |
|
Individuel temps Individuel points Meilleure équipe |
Étape par étape
| 1 | mercredi 25 octobre | 91 km |
| Ouagadougou > Manga | ||
| 2 | jeudi 26 octobre | 121 km |
| Manga > (Pô) > Tiébélé | ||
| 3 | vendredi 27 octobre | 140 km |
| PĂ´ > Ouagadougou | ||
| 4 | samedi 28 octobre | 129 km |
| Boussé > Ouahigouya | ||
| 5 | dimanche 29 octobre | 150 km |
| Yako > Ziniaré | ||
| 6 | mardi 31 octobre | 136 km |
| Kokologo > Boromo | ||
| 7 | mercredi 1er novembre | 83.5 km |
| Bobo Dioulasso > Banfora | ||
| 8 | jeudi 2 novembre | 121 km |
| Bobo Dioulasso > Bobo Dioulasso | ||
| 9 | vendredi 3 novembre | 115 km |
| Boromo > (Sabou) > Koudougou | ||
| 10 | samedi 4 novembre | 96 km |
| Linoghin > Pouytenga | ||
| 11 | dimanche 5 novembre | 88 km |
| Loumbila (Barrage) > Ouagadougou | ||
| Total | 1270.5 km | |



La course
jeudi 26 octobre 2006| étape 2 | Manga > (PĂ´) > TiĂ©bĂ©lĂ© - 121 km |
|---|
Saadoune a frappé
L’examen des étapes de la 20ème édition laissait prévoir des événements décisifs entre Manga et Tiébélé, qui accueillait pour la première fois le Tour du Faso. L’équipe du Maroc a profité de circonstances favorables pour porter un coup dur au Burkina-Faso. Piégés par une bordure, le tenant du titre Jérémie Ouedraogo et le capitaine des Etalons Saïdou Rouamba ont subi la cadence imposée en tête de course par une association egypto-marocaine. Sur la portion de piste finale, le festival marocain orchestré par le maestro Abdelati Saadoune a fonctionné à merveille. Le vainqueur 2002 s’empare d’autorité du maillot jaune, alors que quatre Marocains sont classés dans les sept premiers au général.
le film de l'étape
Peloton scindé en trois
Le programme du jour est copieux, mais les plus entreprenants du peloton ne perdent pas de temps pour se faire remarquer. Dans la roue de Gueswende Sawadogo (Bur), Conan (Fra / Bre), Teguimaha (Cam), Tall (Bur), Barboza (Sen), Jeloul (Mar) et Verdonck (Bel), distancent provisoirement le peloton au quatrième kilomètre de course. Ils sont certes repris après cinq kilomètres passés dans cette configuration, mais bénéficient de leur position au moment où la cadence s’accélère. De nombreux coureurs sont distancés, et après dix kilomètres de course, le peloton est déjà scindé en trois morceaux.
L’Afrique du Nord en pole
Vingt-six coureurs forment le premier paquet, où figurent tous les aventuriers de la première heure, à l’exception de Barboza. Au kilomètre 20, l’avance est de 2’10’’ sur un peloton où est notamment resté coincé le porteur du maillot vert. Mais Roosen n’est pas le seul perdant dans cette affaire : parmi les ténors burkinabè, seuls Abdul Wahab Sawadogo reste dans le coup. Exit, Jérémie Ouedraogo et Saïdou Rouamba. En revanche, l’équipe d’Egypte se trouve au grand complet dans l’échappée, et le Maroc n’a laissé qu’un seul courer à l’arrière. L’occasion est trop belle pour ne pas en profiter. L’Afrique du Nord s’allie contre le reste du monde et mène à vive allure ce groupe, où sont également présents le maillot jaune Lionel Syne (Bel) et le maillot rose Julien Gonnet (Fra / Bre).
24 pour en découdre
Pendant que Julien Gonnet soigne sa tunique en récoltant quelques points chauds sur les sprints intermédiaires, son coéquipier Roger Cren baisse de rythme, tout comme Mahamadi Balima (Bur). A l’entrée de la portion sur piste, qui constitue le gros morceau de la journée entre Pô et Manga (26,5 km), ils ne sont plus que 24 à s’observer, prêts à en découdre, avec plus de 2’20’’ d’avance sur leurs premiers poursuivants.
Saadoune en démonstration
La sélection se commence. Tout se joue à la résistance, à la science de l’évitement des cailloux et à la bonne fortune de chacun. Julien Gonnet est le premier à crever, et deux autres Bretons peinent à suivre les leaders. Après dix kilomètres de poussière et de pierres coupantes, quinze coureurs sont toujours concernés par la victoire d’étape. Il ne reste plus qu’un Egyptien, mais les cinq Marocains continuent d’impressionner. Et Adelati Saadoune, vainqueur du Tour 2002, n’a pas fini sa démonstration. A cinq kilomètres de la ligne, il place une attaque redoutable à laquelle personne ne répond. D’ailleurs aucun coureur ne recollera à sa roue jusqu’à la ligne d’arrivée. Surtout pas le maillot jaune sortant Syne, qui connaît la déveine d’enchaîner deux crevaisons dans le final.
LE MAGAZINE
Le nouveau défi de Roger De Vlaeminck
Roger De Vlaeminck, triple vainqueur de Paris-Roubaix, répartit maintenant son temps entre le Zimbabwe et la Belgique. Après avoir notamment coaché Mario Cipollini au début des années 90, le maître des classiques s’occupe maintenant du destin des coureurs zimbabwéens, qui découvrent cette année le Tour du Faso. Une expérience qui enthousiasme l’ancien cycliste belge.
Comment cette aventure a-t-elle débuté ?
C’est une proposition qui est venue d’une société de production de programmes pour la télévision VTM. Ils ont eu l’idée de faire découvrir le cyclisme, et plus précisément le cyclo-cross, à des coureurs africains qui n’ont aucune culture de ce sport. Il leur fallait quelqu’un pour encadrer et éduquer ces jeunes, le tout filmé sur le mode de la télé-réalité. J’ai tout de suite été séduit, et cela fait maintenant trois ans que je me donne dans ce projet. Maintenant, je les considère un peu comme mes enfants.
Comment se sont passés les premières rencontres ?
La première année, nous nous rendus au Zimbabwé pour mener une campagne de détection et de sélection. Au bout d’un mois, nous avons trouvé cinq garçons qui semblaient prometteurs. Ils sont venus passer trois mois en Belgique et ont ensuite pris part aux championnats du monde cyclo-cross, pour apprendre. Depuis, il y a eu plusieurs allers et retours, l’effectif de l’équipe a été légèrement modifié, et cet été, ils ont participé à la saison de critériums, où ils se sont plutôt bien comportés.
Quel est leur réel potentiel et quelles sont leurs perspectives ?
Parmi eux, j’en vois un vraiment talentueux, c’est Brian Zengeni, qui n’a pourtant commencé le vélo qu’il y a six mois. Ensuite, j’encourage aussi Tshabalala et Martin à poursuivre. Ils sont avec nous depuis le début, et je les pense capables de pouvoir vivre de ce sport, ce qui est déjà beaucoup lorsque l’on sait d’où ils viennent. Ils n’auront pas les moyens de gagner de grandes courses et de devenir des stars du cyclisme, mais ils ont toutes les qualités, à la fois physiques et mentales, pour faire de bons équipiers.





